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La cuisine selon mon envie !
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11 novembre 2008

Crème de chou-fleur

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Tout est blanc : les fleurs du grand Paulownia, arbre gigantesque et superbe ; même les tulipes, dont les massifs regorgent depuis quelques semaines. Le Jardin Botanique est désormais mon lieu de promenade quotidien (car babychou raffole des canards et aujourd'hui le cabri a grimpé sur le haut de la poussette).

Mais pour l'heure, revenons à nos moutons : la crème de chou-fleur, qui se sert en apéritif ou en entrée, c'est selon. Elle permet de consommer du chou-fleur malgré sa petite quantité, ce qui ravira les plus réfractaires.

Pour obtenir environ 1 litre de cette crème, il vous faut :

-500 g de chou-fleur

-100 g de ricotta

-1 dl de lait entier

-1 dl de bouillon de légumes (en magasins bio)

-1 pincée de noix de muscade

-1 gousse d'ail, épluchée et dégermée

-fleur de sel

-poivre noir du moulin.

Lavez les bouquets de chou-fleur, coupez-les en gros cubes, faites-les cuire à l'eau bouillante 10 minutes avec l'ail. Egouttez-les et laissez-les refroidir.

Mixez tous les ingrédients jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse. Réajustez l'assaisonnement si nécessaire. Déposez dans des verrines et maintenez au frais jusqu'au moment de servir.

Saupoudrez la crème de chou-fleur d'un peu de poivre du moulin, accompagnée de pain grillé frotté à l'ail.

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13 février 2008

Quand j'ai faim, je mange ce cake

Pour avoir toujours un petit creux dans l'estomac, j'ai déjà essayé moultes tentatives pour les combler : tartine de beurre et de confiture -avec un passage Nutella obligé à l'adolescence-, sandwich au comté, banane, müesli-yahourt copieusement arrosé de miel, milk-shakes, x viennoiseries et autres pâtisseries à teneur calorique très variable, mais à chaque fois rien n'y faisait : ce que je voulais, c'était ne plus avoir faim et non manger un super truc que j'adore et qui m'amènerait encore vers une autre gourmandise !  ... et me ferait culpabiliser davantage. Et puis, comme la biscuiterie industrielle avec ses lots de goûters tous prêts et autres huiles hydrogénées me retranche toujours un peu plus loin vers les très bonnes boulangeries, je ne veux plus être rompue à quêter infiniment quelque bonne pâte à choux pour mon quatre heures. Aussi, mon fort penchant pour le gâteau tout simple fait soi-même m'a amené à élaborer une recette de cake nourrissant, entre le pain et la brioche, légèrement soufflé. On peut l'accomoder selon ses envies. Voila qui convient à la saison et à son goût.

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Pour un moule à cake standard :

  • 200 g de farine fluide

  • 40 g de cassonnade

  • 1 sachet de levure

  • 4 oeufs

  • 20 cl d'huile d'olive

  • 100 g de noix (ou ce que vous voulez : noisettes, amandes, raisins secs, pignons, abricots secs, figues sèches)

Préchauffez le four. Dans un bol à mixer, cassez les oeufs. Incorporez les autres ingrédients et mélangez une minute. Versez cet appareil dans un moule à cake huilé. Faites cuire 30 minutes à température moyenne (th. 7, 180° C). Ce cake se conserve quatre jours emballé dans un film alimentaire.

8 avril 2011

Yaourts à la cardamome, framboises à la rose

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L'huile de coco se liquéfie à partir de 25°C et hier elle était liquide. Ce genre d'anecdote me pousse à oublier mon four* et les moules à tartes et à gâteaux pour porter mon attention sur les crèmes glacées, les salades – de légumes, de fruits ou parfois les deux mélangés-- et les yaourts améliorés.

*Malgré cette sage posture, j'ai quand même préparé à l'avance un très joli gâteau au citron pour un pique-nique.

Les saveurs orientales se faufilent toujours sous la porte de ma cuisine à la même période, je pense donc toujours à avoir sous le coude de l'eau de fleur d'oranger, de l'eau de rose et de la menthe. Et curieusement, comme je dois faire un houmous libanais pour ce pique-nique, j'ai mêlé le frais parfum de la cardamome à la suavité de la rose dans ces yaourts bien rafraîchissants.

Pour 8 pots de yaourt de 125 g chacun :

750 ml de lait de vache entier

1 pot de yaourt nature de 125 g (brassé, à la grecque...)

250 ml de lait concentré non sucré

10 gousses de cardamome

4 c.s. de sirop d'agave, de sirop de riz, de miel...

150 g de framboises

Sirop de rose

Dans un mortier, écrasez les gousses de cardamome grossièrement.

Dans une casserole, portez le lait à 40°C et stoppez le feu. Incorporez les gousses de cardamome.

Couvrez et laissez infuser 2 heures.

Dans un grand récipient (muni d'un bec verseur), mélangez le lait filtré, le yaourt, le lait concentré non sucré, le sirop sucrant (agave, riz, miel).

Répartissez la préparation dans les pots de yaourt et faites prendre à la yaourtière pendant 8 à 10 heures.

Réfrigérez les yaourts au moins 3 heures avant de les consommer.

Au moment de servir, répartissez sur les yaourts quelques framboises arrosées du sirop de rose.

2 septembre 2011

Cookies chocolat blanc et amande

DSCN5175Dans le Larousse du chocolat, Pierre Hermé confesse sa passion pour la fève cacaotée et livre surtout quelques bonnes recettes à avoir sous le coude selon les moments de la journée et les circonstances de l'existence : goûters, flans, desserts « tout simples » ou « pour impressionner ». J'ai un net penchant pour le chapitre consacré aux Goûters et petits délices tout simples, spécialement le brownie, récemment le marbré, et tout dernièrement les cookies au chocolat blanc.

Quand je les ai vus à la sortie du four, dorés et croustillants, éclatants même à la nuit tombée, j'ai immédiatement pensé aux blondies de Neneh Cherry*, au blond californien qui rappelle toujours l'été au coeur de l'hiver, et à Britney Spears. Pas parce que, comme nombre d'égéries made in L.A., la pop chanteuse cuisine à tour de bras. Pas parce qu'elle pourrait préférer les nourritures rapides aux salades verdoyantes. Parce que Jean Rolin lui consacre, très indirectement, un roman teinté d'intrigue policière [Le Ravissement de Britney Spears, P.O.L.], parce que je n'ai pas envie de fouler les tas de feuilles séchées sur les trottoirs, parce que, moi aussi, comme Alice Waters, Henry Miller ou Claude Deloffre, j'ai envie de respirer, par moments, les embruns de la côte Ouest, que j'imagine fabuleux, forcément. Ce qu'il y a de bien quand la vague gourmande me submerge, c'est que ça ne s'arrête jamais, et comme en plus, à partir de jeudi, je renoue avec la génération cantine, j'aspire plus que jamais à mille et uns plats savoureux.

Il faut réaliser la pâte entièrement au mixer, ce qui ôte toute sensualité dans le processus de fabrication, mais rien à la blondeur Britneyenne des cookies au chocolat blanc de Pierre Hermé. Saint Pierre, le Picasso de la pâtisserie, a-t-il les clés du paradis gourmand ? Personnellement, j'ai trouvé, grâce aux Inrockuptibles mon livre de la rentrée littéraire et grâce à Pierre Hermé mon biscuit du goûter de rentrée.

Pour 30 cookies au chocolat blanc (portions généreuses) :

200 g de chocolat blanc

190 g de cassonade

135 g d'amandes**

170 g de beurre doux mou, en morceaux

1 oeuf et demi (75 g)

260 g de farine tamisée

5 g de levure chimique

3 g de bicarbonate de sodium

5 g de fleur de sel

Mixez le beurre jusqu'à obtention d'un mélange crémeux.

Incorporez cassonade + sel, mixez.

Incorporez l'oeuf, mixez encore 3 minutes.

Hachez grossièrement les amandes.

Coupez le chocolat blanc en petits morceaux.

Incorporez-les à la pâte en même temps que la farine + levure chimique + bicarbonate de sodium + sel.

Mixez encore 2 minutes.

Retirez la pâte du bol du mixer et formez une boule que vous modelez en boudin en la roulant à l'aide d'une feuille de papier sulfurisé. Le boudin doit faire environ 6 cm de diamètre. Enveloppez bien la pâte (film étirable) et mettez-la 2 heures au réfrigérateur.

Préchauffez le four à 170°C.

Sortez la pâte, coupez-la en tronçons réguliers d'1 cm d'épaisseur et disposez les galettes obtenues sur des plaques de cuisson anti-adhésives.

Faites cuire 12 minutes à 170°C et sortez-les immédiatement du four.

Laissez refroidir puis dégustez.

Les cookies se conservent 2 à 3 jours dans une boîte hermétique.

Recette tirée de : « Les goûters et petits délices tout simples », in Larousse du chocolat, Pierre Hermé, p.135, Larousse éd., 2009.

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*Sa version des Brownies, inversion des rôles.

**Les noix de pécan vont aussi très bien dans ces cookies.

22 juillet 2011

Salade d'aubergines pimentées

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Je ne résiste pas à vous présenter encore les bienfaits de l'aubergine, star pourpre adulée par les adeptes du régime méditérranéen une fois qu'on l'a défaite de son mythe –avéré-- de pompe à huile*. Quand j'étais enfant, je croyais que la pompe à huile était l'autre nom de la fougasse. Définition acceptable pour qui a grandi dans les vertes et épaisses forêts* où ne pénètrent guère de paniers de légumes du soleil. Mais la découpe en forme de feuille du fameux pain du sud m'évoque toujours un air de garrigue parfumée au thym, romarin et origan. *Du massif jurassien dont j'ai conservé de ses terres rudes un goût prononcé pour les aliments roboratifs, penchant qui me vaut toujours interrogations et curiosité.

L'aubergine est un légume vieux d'environ 5000 ans, donc connu au moins depuis le milieu du Néolithique moyen. Apparue sur le continent africain, elle a traversé l'Inde, la Chine et le monde Arabe, dans le sillage duquel elle atteint la façade ibérique et tout le continent européen. Elle est une excellente source d'inspiration pour les épicuriens au point que la cuisine turque se targue de l'accomoder de pas moins de mille manières...

Côté linguistique, le terme aubergine fait son apparition en français au milieu du 18e siècle et est repris depuis lors dans de nombreuses autres langues. En Écosse effectivement j'avais dégusté une excellente « ratatouille with toasted aubergines ». Certains préfèrent la débarrasser de sa peau pour la consommer, mais c'est perdre autant de précieux anti-oxydants. Et si sa chair abonde en nutriments (manganèse, cuivre...), elle possède en outre une consistance qui sert de substitut aux produits carnés de l'avis des végétariens.

Comment cuisiner l'aubergine ? Pour éviter l'écueil bien connu*, fut-ce à l'aide d'une excellente huile d'olive, plusieurs possibilités sont offertes, parmi lesquelles : coupée en 4, la faire cuire à la vapeur/la faire dégorger dans du gros sel une petite demi-heure/la huiler légèrement au pinceau, la couvrir de papier aluminium et la dorer au four une bonne demi-heure. Ici, associée à la menthe fraîche, au citron et à une pointe de piment, elle se porte comme un charme.

Pour 4 personnes :

600 g d'aubergines non traitées

1 cc rase de carvi moulu

1 cs rase de sel

un demi citron jaune non traité

2 cs d'huile d'olive

1 grosse poignée de menthe fraîche

piment d'Espélette

Rincez les aubergines, coupez-les en 3 tronçons chacune, puis chaque troçon en 8. 

Plongez-les, avec la gousse d'ail en chemise, dans 1 litre d'eau bouillante additionnée de sel et de la moitié du citron jaune. Laissez bouillir 10 minutes.

Égouttez les aubergines au moins 1 heure.

Placez-les dans un plat de service et assaisonnez-les de piment, huile d'olive et menthe fraîche rincée et ciselée. Mélangez délicatement.

Couvrez, laissez tiédir et reposer 12 heures à température ambiante pour que les arômes se développent au maximum.

Vous pouvez aussi mettre le récipient au réfrigérateur 2 heures avant de servir.

Réajustez l'assaisonnement si besoin, servez bien frais, tel quel ou avec du pain grillé.

-----------Dicton ottoman « Rêver de trois aubergines est signe de très grand bonheur »-------

 

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10 juin 2011

Poulet en Römertopf

Poulet_R_mertopf  Tout autour de l'église Saint-Aubin à Toulouse chaque dimanche matin s'y déroule un magnifique marché. Comme tous les goûts sont dans la nature, au nord on trouve les étals d'import, au sud tous les producteurs locaux, bio. Vers 11h si vous n'avez pas un kopek en poche, autant vous retourner vers le distributeur de billets le moins proche, car celui de la Poste voit défiler une vingtaine d'imprudents venus sans argent. Car on ne s'aventure pas jusqu'à Saint-Aubin sans caddie à roulettes ou sans sac à dos, sans plusieurs billets de vingt euros. Poulet, pintade, veau et cochon du Lauragais voisins sont tellement inimitables qu'on prend de quoi manger pour la semaine à venir et autant à congeler. Ben oui, la bonne chère est ainsi faite : bien née, bien traitée, bien congelée et bien cuisinée, elle ne vous posera pas de lapin gustatif.

Tout commence le long du Canal du midi, où joggeurs et gourmands se côtoient, tout à leur affaire et concentrés sur un seul but : les bienfaits sur la santé. Entre un footing bien senti le dimanche matin et un marché hardiment arpenté, mon choix est désormais fait.

Aux vacances de Pâques c'était une pintade qui, contre toute donnée traditionnellement établie, nous avait épatée. Là, j'ai un beau poulet fermier bio qui mijote au Römertopf. Le thym du balcon, l'ail rose de Lautrec, quelques grains de sel, de lamelles d'oignon doux et un filet d'huile d'olive accompagnent la volaille. Miss aubergine l'attend sur la plaque, découpée, légèrement huilée et assaisonnée au cumin et citron.

J'y trouve : tous les produits de bouche, des fleurs coupées, des herbes arômatiques, des épices, des bijoux et des chapeaux artisanaux.

1 beau poulet fermier bio de votre région entier

2 têtes d'ail en chemise

1 oignon doux épluché & émincé

1 poignée de thym frais

3 cs d'huile d'olive

gros sel.

Avant la cuisson, laisser de l'eau un quart d'heure dans le Römertopf.

Vider cette eau, placer la volaille dedans, disposer tout autour les arômates, thym, ail, oignon, gros sel et quelques gouttes d'huile d'olive.

Verser ensuite un petit verre d'eau et refermer.

Faire cuire une heure et demi à deux heures à four bien chaud th. 7/180°C.

Le poulet ainsi cuit se déguste chaud, tiède, froid avec une belle mayonnaise maison, des tartines de tapenade...

6 avril 2012

Sauce verte à l'avocat

Sauce_verte___l_avocatL'avocat est un peu le meilleur copain végétal des gourmandes. Riche en "bon gras", savoureux et facile à déguster à la petite cuillère, il prend la forme qui nous arrange : tantôt fruit pour la botanique, tantôt légume pour la cuisine. Côté arrangements sucrés, cela vaut surtout hors de nos latitudes car en Amérique Latine, l'avocat, beau fruit bien parfumé, se prête particulièrement aux desserts. Vous pouvez à ce propos essayer cette recette simple mais surprenante d'Alain Passard : l' avocat au chocolat, dans laquelle l'avocat est cuit. C'est à ma connaissance une des rares utilisations de l'avocat cuit.

Sans chercher bien loin, l'avocat est aussi une mine d'or dans une salade de fruits (j'y reviendrai dans quelques semaines) où on fait intervenir de la menthe ou de la menthe poivrée et quelques gouttes de jus de citron afin d'éviter qu'il noircisse. Pour les affinités salées, il fait merveille dans les 'dips' et autres tartinades, grâce à sa texture onctueuse qui assouplit, lie et apporte du velouté à n'importe quelle préparation. Par exemple, pour Pâques j'envisage assez bien de refaire cette entrée fraîche et dans le ton, cette entrée primesautière. En cas de panne pour l'assaisonnement des asperges, pour apporter une sauce à une assiette de crudités, ou avec un poisson poché servi froid, je fais cette sauce toute simple et réconfortante. En fait, elle va avec tout !

Sauce verte à l'avocat

-1 avocat bien mûr (si vous choisissez un avocat exotique, doublez les dosages de tous les autres ingrédients)

-1 oeuf cuit dur

-sel gris

-poivre noir du moulin

-huile d'olive ou d'avocat

-2 brins de coriandre fraîche rincée et ciselée

-1 cc de jus de citron

-1 robot mixer.

Couper l'avocat en 2 dans le sens de la longueur et prélever sa chair.

La mettre dans le bol du robot avec l'oeuf écalé, le jus de citron, la coriandre, un peu d'huile.

Mixer progressivement, jusqu'à obtenir une pâte grumeleuse et souple mais pas trop lisse.

Transvaser la sauce obtenue dans un récipient, puis goûter pour rectifier l'assaisonnement.

Conserver cette sauce 2 jours maximum dans un récipient hermétique et au réfrigérateur.

 

11 novembre 2010

Gâteau pour Mélanie, Elodie et les autres

G_teau_pour_M_lanie__Elodie_et_les_autres1Petit clin d'oeil au cinéma de Claude Sautet dans mon intitulé. Dans mon entourage immédiat, familial et amical confondus, octobre marque le début des réjouissances commémorant les naissances. C'est pas parce qu'aujourd'hui l'armistice prend le dessus qu'il faut oublier les choses plus gaies dirais-je. Aussi, depuis mardi, et au moins jusqu'à la mi-décembre, les gâteaux d'anniversaire et leurs bougies pulluleront autour de moi. Pour le dessert, pour un goûter, avec les gâteaux au chocolat, il y a toujours une façon de s'amuser...

Et si vous hésitez pour le plat, pourquoi ne pas prendre une idée génialement économique, savoureuse et qui tordra le cou aux idées reçues sur les abattis en téléchargeant l'application pour i-phone dédiée aux "produits tripiers" ? Ils sont de saison, ils sont bons, ils sont peu coûteux... régalez-vous, surtout ! Mon penchant va à la tendresse de la joue de porc, toujours meilleure marinée.------------------

Gâteau pour Mélanie, Elodie et les autres
-4 oeufs, les blancs séparés des jaunes
-125 g de chocolat noir
-100 g de beurre doux en dés
-110 g de noisettes en poudre
-110 g de cassonade
-1 pincée de sel
-sucre glace
-motif de pochoir au choix (coeur, étoile, ourson...)
-un paquet de Mikado (les biscuits, pas les baguettes de bois).

Battre les blancs en neige très ferme, ajouter une pointe de sel et la moitié du poids du sucre à mi-montage. Réserver.
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Quand il est presque complètement fondu, ajouter le beurre coupé en dés, lisser.

Dans un saladier, verser le mélange chocolat/beurre, les jaunes d'oeufs un à un en mélangeant bien à chaque fois. Ajouter la poudre de noisette et le sucre restant, mélanger bien.

Incorporer les blancs en neige doucement à la spatule, comme pour macaronner, l'appareil doit être homogène et lisse, sans avoir trop retombé.

Verser l'appareil obtenu dans un moule carré ou rond, à charnière ou dans un moule chemisé.

Cuire 30 minutes à four chaud th. 6/180°C. Laisser refroidir avant de démouler.

Au dernier moment, décorer à l'aide des pochoirs et du sucre glace, placer autant de Mikado que d'années à fêter !

----------{Vive le chocolat}---------------------------------------------------------------------------------------

24 juin 2011

Tarte ibérique i su tinto-Vendredis du vin#37

DSCN4999Pour ce vendredi du miam et du glou, j'ai choisi une tarte salée, qui se déguste comme on veut, ni vraiment chaude ni totalement froide-mais bien cuite. J'ai repris dans cette recette des ingrédients incontournables de la cuisine espagnole. Parmi les spécialités de l'Espagne orientale* il y a ici les poivrons rouges marinés –piquillos--, l'oignon doux, la charcuterie incarnée par le chorizo et une pointe de piment d'Espélette ou, à défaut, de paprika fumé dont on parfume traditionnellement les chorizos. Elle évoque la cuisine savoureuse et relevée, quoique simple et terrienne avec les oeufs, typique des contrées orientales ibériques. N'oubliez pas de faire un tour chez Tiuscha qui anime aussi un blog cuisine pour les enfants.

Tarte, pour 6-8 parts :

1 rouleau de pâte feuilletée

100 g de chorizo

250 g de ricotta

2 oeufs entiers + 2 jaunes

250 g de poivrons rouges cuits, émincés

1 oignon doux émincé

1 pincée de piment d'Espélette

sel

Étaler la pâte dans un moule à tarte et la piqueter.

Dans un saladier, battre les jaunes d'oeuf, ajouter ensuite la ricotta.

Monter les 2 blans en neige très ferme. Les mélanger délicatement à la ricotta+jaunes.

Émietter les tranches de chorizo et les incorporer dans l'appareil.

Ajuster en sel et piment.

Disposer les lamelles d'oignon sur le fond de tarte.

Recouvrir de l'appareil.

Cuire 25 à 35 minutes à four chaud.

Servir chaud, tiède ou froid avec quelques pignons grillés et une salade d'herbes. Pour l'accompagner, un vin rouge de La Rioja sera parfait. Choisir plus particulièrement un vin de la sous-région de La Rioja Alavesa, qui produit des vins charnus, typés, mais subtils. Ce tinto** ne sera pas intimidé par les arômes forts du chorizo et du poivron.

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*Catalogne, Aragon, Communauté Valencienne et Murcie.

**Vin rouge en espagnol.

13 mai 2011

Curry doux de lapin en Römertopf

Curry_de_lapinUn Römertopf déniché en vide-grenier et c'est parti pour des détours au four : ratatouille confite, pommes de terre nouvelles rôties au thym, et là curry de lapin.

Comme à l'accoutumée, j'ai fait la poudre de curry avec les composants habituels. Ce mélange-ci est particulièrement doux. Il convient donc aux gastronomes en culotte courte qui, même s'ils sont curieux, ne tolèrent guère le piquant avant quelque années. Pour donner un petit croquant supplémentaire à ce curry doux, j'ai ajouté une pincée de mélange d'épices panch phoran : sur ce billet de Beena vous trouverez tout sur le panch phoran. Et dans cet article de Clotilde aussi.

La cocotte Römertopf est un récipient en argile qui va au four. Elle permet de cuire tous types d'aliments et quasiment sans ajout de matière grasse si l'on choisit cela. De par sa matière poreuse, elle fait fonction de cuit-vapeur, et conserve un milieu humide et aéré où les aliments cuisent bien, dans le sens où ils peuvent y rester longtemps sans jamais brûler.

Pour 4 personnes :

1 lapin entier découpé

1 cs rase de poudre de curry doux

1 gros oignon doux épluché, émincé

4 gousses d'ail rose de Lautrec épluchées

200 ml de lait de coco

quelques tronçons de gingembre frais

1 cs rase de mélange panch phoran toasté (facultatif)

1 lichette d'huile d'olive

Sel fin.

Tapissez le fond du plat d'huile d'olive.

Diposez dessus : les lamelles d'oignon, les morceaux de lapin, l'ail, le gingembre frais, la poudre de curry et le lait de coco. Salez modérément. Recouvrez avec le couvercle.

Placez la cocotte dans un four froid puis commencez la cuisson à 180°C, que vous poursuivez 1 bonne heure et demi. 

Préparez un riz long grain dans un très grand volume d'eau salée, égouttez-le et servez aussitôt.

Servez très chaud.

5 janvier 2011

Yahourts crémeux pâte de pistache et cerises noires

Yahourt_cr_meux_pistache_cerise_noireTraditionnellement, la frangipane se loge dans la galette idoine, celle de l'Epiphanie. Toujours assez vite repue de ce dessert de début d'année, j'ai en revanche une super madeleine, goûtée dans une pâtisserie bisontine [qui a depuis changé x fois de propriétaires]. J'ignore où elle est en aujourd'hui, mais je me souviens que voilà presque sept ans je m'y étais délectée d'une savoureuse Galette de l'Epiphanie fourrée à la pistache et aux griottes, ces délicates petites griottes sauvages imbibées de kirsch et de liqueur selon la typologie de la principale maison fabricante, sise à Fougerolles. En effet cette spécialité haut-saônoise est ab-so-lu-ment divine. Elle mérite à elle seule le titre de trésor national ou quelque couronnement au nom des arts culinaires et du terroir, des lettres de noblesse au minimum.

Donc de faire pour 2011 qui débute une adaptation de cette galette des rois à la pistache et aux cerises griottes. Avec une pâte de pistache maison calquée sur la recette de Pascale, des cerises noires entières confites mais dépourvues d'alcool, ma version était plutôt satisfaisante pour un coup d'essai.

Ô bonheur, il reste quelques cuillerées de cette fameuse pâte de pistache, et naturellement, le recyclage s'impose. En yahourt, ma foi, la version plaît aussi : dessert gourmand et onctueux, il ravive cette flamme des fêtes finissantes sans ajouter à ma gourmandise la culpabilité de la pâte feuilletée beurrée.

Pour 8 yahourts :

-8 pots (en verre) + leurs couvercles + 1 yahourtière

-750 ml de lait entier tiède

-1 sachet de ferments lactiques ou 1 yahourt nature 'du commerce' bien crémeux, qui a de la tenue

-80 g de confiture de cerises noires d'excellente qualité

-80 g de pâte de pistache maison*

-1 c.s. de purée d'oléagineux (amande, noisette)

-1 c.s. de crème liquide légère

Dans un verre mesureur ou un bol à bec, délayez le yahourt ou les ferments lactiques avec le lait à peine tiède. Au bain-marie, assouplissez la pâte de pistache avec une c.s. de crème liquide et ajoutez-y la purée d'oléagineux (amande, noisette...). Déposez au fond de chaque pot la pâte de pistache, une c.c. de cerises, terminez par le lait. Laissez prendre 8 à 10 heures en yahourtière. Réfrigérez au moins 2 heures avant de servir.

*La recette de la pâte de pistache pas à pas se trouve sur le blog de Pascale, d'Eglantine ou encore de Mercotte.

Estérelle donne de très bonnes recettes et d'imparables astuces pour réussir vos yahourts maison même et, surtout, sans yahourtière, dans ce petit opus très bien fait dont elle a le secret : Yaourts.

{Yahourt Tonka, chocolat, caramel au beurre salé--------------------------------------------}

Il me reste à vous souhaiter à toutes et tous une chaleureuse et riche année 2011, sereine, joyeuse, féconde et libre. Bonne lecture et bonnes aventures !

2 juillet 2010

Risotto Espagnol

RisottoEspagnolLe risotto fait souvent son incursion sur ma table, comme une alternative facile et colorée, une  composition équilibrée et roborrative qui s'adpate à toutes les saisons, et se prête au jeu du salé comme du sucré. Qu'il soit vert, rouge ou aux couleurs de l'Espagne, le risotto peut bien se servir en entrée si les portions sont petites, en plat principal si elles sont plus copieuses et en dessert conséquent, pour varier sur le thème du riz tout en changeant du riz au lait -qui figure hit parade des desserts tradi'-trendy-. Puisque mon pèlerinage annuel à Barcelone est repoussé, je me console avec cette version personnelle et rapidement élaborée du terroir terre et mer propre à la Catalogne hispanophone. Un bouillon, une échalotte et quelques lardons composent la base de ce risotto épicé, adouci par des calamars moëlleux.

Pour 3 personnes :

-180 g de riz pour risotto -variété carnaroli-

-750 ml de bouillon chaud

-150 g de lard fumé taillé en allumettes

-1 échalotte cuisse de poulet émincée (ou 2 petites)

-1 c.s. d'huile d'olive

-½ c.c. de pâte de piment

-50 g de tomates concassées

-1 pincée de curcuma en poudre (facultatif)

-50 g de parmesan râpé

-300 g de calamars.

Pour accompagner :

Purée d'olives noires

-100 g d'olives noires dénoyautées

-4 c.s. d'huile d'olive vierge extra

-poivre du moulin.

Mixer longuement le tout jusqu'à obtention d'une pâte homogène.

A faire ½ heure avant de servir :Dans une sauteuse, faites revenir l'échalotte dans l'huile d'olive avec les lardons, puis jetez le riz et et laissez jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Versez le bouillon brûlant, la tomate, la pâte de piment, et laissez cuire à couvert jusqu'à absorption complète du liquide.

Saupoudrez de curcuma, incorporez le parmesan et mélangez bien.

Servir très chaud avec les calamars revenus à la poële, à part, et accompagner d'un trait de purée d'olives noires.

N.B. : ne pas trop saler le risotto qui le sera forcément avec les lardons, le fromage et la purée d'olives noires.

5 octobre 2010

Yahourt gourmand fève Tonka, chocolat et caramel au beurre salé

YahourtGourmand J'aime quand les pots de yahourt voient la vie en verre, que mes poubelles soient toujours moins pleines d'ordures ménagères, alors je fais fonctionner ma yahourtière ! Comme mon fils, j'adore la volupté du yahourt nature, dégusté à la place du fromage, juste avant le café serré et son carré de chocolat –il n'est pas du genre à racler le pot des petits suisses aux parfums arômatisés aux fruits ! Pour une première approche, des yahourts maison à la vanille, peu sucrés, permettent d'appréhender le mariage des épices et de la voie (ga)lactique. En mêlant la légère amertume du chocolat noir, la suavité du caramel au beurre salé aux notes chaudes de la fève Tonka, le yahourt se fait gourmand, tout en subtilité.

Yahourts gourmands au chocolat noir, fève Tonka et caramel au beurre salé, pour 8 pots de 125 g :

-1 litre de lait entier

-1 yahourt ou 1 dose de ferments lactiques

-100 g de chocolat noir

-20 g de crème fraîche entière épaisse

-30 g de caramel au beurre salé

fève Tonka râpée

-pistaches pour la décoration.

Versez le lait dans une casserole, portez-le à 40°C, pas davantage, puis arrêtez le feu et laissez-le revenir à température ambiante.

Une fois fait, mélangez le yahourt (ou les ferments lactiques) au lait, saupoudrez de fève Tonka râpée, battez bien.

Faites fondre le chocolat au bain-marie.

Dans un bol, mélangez le chocolat fondu, la crème fraîche, le caramel au beurre salé.

Répartissez ce mélange dans le fond des pots, versez ensuite le lait.

Fermez la yahourtière et laissez prendre 9 heures.

Fermez avec les couvercles avant de réserver les yahourts au frais pendant 3 heures.

Décorez de quelques pistaches non salées, dégustez aussitôt.

Ces yahourts se conservent jusqu'à 5 jours au réfrigérateur.

20 octobre 2009

Soupe de carottes au gingembre

Soupe_de_Carottes_au_Gingembre

L'entrée en matière se fait tout en fraîcheur pour cet automne 2009 qui m'avait habitué à mieux côté mercure. Tellement mieux mais tellement inhabituel aussi ! Ô combien il fut bon d'expérimenter tous azimuts mille et unes sortes de cakes, muffins, tartes salées et sucrées à l'heure de pic-nics inespérés sous le soleil mordoré des belles après-midi de septembre. J'ai passé de belles heures en cuisine à enfourner, démouler, réchauffer des pièces de boulangerie et de pâtisserie et je ne compte pas en rester là, mais le légume  "pauvre" revient en force et, devant quelques carottes je craque pour ... tant de simplicité, de gaieté, de facilité !

J'ai trouvé un moyen de redonner un coup de fouet à mon système immunitaire en prenant chaque matin une cuillère à café de pollen, ce qui, avant le thé vert et les céréales, donne à songer à la vie des abeilles qui le produisent, mais me donne surtout envie de prolonger cet acte de manger-santé à chaque moment de la journée. Je ne fais pas une obsession de cet aspect de l'alimentation, mais à cette période de l'année, je ressens ce besoin un peu tellurique de me remettre sur le bon chemin de la forme.

J'agrémente les plats qui s'y prêtent de gingembre frais râpé, la main leste toutefois.

Cette soupe, si simple et si bonne, va ensoleiller les placards à épicerie de l'automne-hiver.

Pour 4 personnes, soit une belle casserole de soupe dont il peut même rester un fond pour le lendemain :

1,5 kg de carottes pelées, lavées et coupées en rondelles

1 gros  oignon jaune pelé, émincé

4 gousses d'ail pelées, dégermées et coupées en 4

1 c.c. rase de gros sel

1 cm de gingembre frais pelé et râpé

½ c.c. rase de curcuma en poudre

1 tour de poivre blanc du moulin

2 c.s. d'huile d'olive.

Dans une cocotte-minute, faites colorer sans les couvrir les oignons et les aulx dans l'huile d'olive pendant 10 minutes.

Ajoutez les carottes et tous les autres ingrédients, couvrez juste d'eau, puis laissez cuire 12 minutes sur feu doux à partir du sifflement de la cocotte.

Stoppez le feu, laissez la soupape faire son travail et juste avant de servir, mixez très finement la soupe de carottes.

Enfin, dégustez immédiatement, mais sachez qu'elle est aussi délicieuse froide que chaude.

9 septembre 2010

Ma Meilleure soupe de Potiron

MaMeilleureSoupeDePotiron

Depuis Ratatouille, bijou d'animation, tout cuisinier de 7 à 77 ans connaît le risque de préparer quelque chose d'aussi simple qu'une soupe, ce joyau déclinable à l'infini, concentré de vitamines et de bienfaits. C'est une équation fort simple qui évidemment ne souffre pas le moindre ratage mais endosse paisiblement les essais sans broncher. Avec la soupe, pas de tricherie possible, il faut jouer carte sur table. Trop de sel ou trop de poivre, des légumes trop fibreux ou un mauvais mélange ne pardonne pas.

Le premier potiron de la nouvelle saison est rentré par le panier du marché. Sur le Carreau des Halles, mon stand chouchou signalé par un grand parasol bleu, est celui d'un petit producteur qui travaille ses plates-bandes sans leur infliger de traitements. Une fois ces beaux produits cuisinés, le résultat savoureux et nutritif se fait aussitôt sentir. Si quelques bottes de radis, deux ou trois courgettes ou de dodues aubergines remplissent encore fièrement les caissettes, les légumes qui sentent l'automne occupent le haut de mon panier –dans le vestiaire, les bottes aussi tentent de sortir de leurs boîtes, et pas seulement pour les cueillettes en forêt-- sans doute pour faire écho à la rentrée.

La chair tendre du potiron se prête aux préparations culinaires les plus diverses –gratins, tartes, paillassons, gâteaux ...-- mais mon péché mignon est de goûter ce nectar rutilant en soupe bien chaude, qui n'a pas son pareil pour exalter la saveur muscadée du potiron.

Elle s'accompagne de lardons, de fromage râpé. Ou pour coller à une tendance sans vouloir "faire genre" parce que vraiment c'est très bon, on peut réaliser un velours de balsamique, ce réduit de vinaigre au riche bouquet arômatique, qui n'a pas son pareil pour réveiller une soupe chaude ou même froide. Quelques gouttes parsemées sur chaque portion juste avant de servir apportent une note légèrement acide très agréable.

Pour choisir un potiron, prérérez toujours des petits bien colorés à des plus gros, leur chair sera plus dense et plus savoureuse. Pour couper le potiron, taillez des quartiers dans la chair non pelée, ôtez les pépins puis faites des cubes plus ou moins importants que vous éplucherez avec un couteau bien tranchant. Travaillez toujours en appui sur le plan de travail pour éviter de vous blesser.

Ma meilleure soupe de Potiron (pour 4 personnes) :

-800 g de chair de potiron (préparé comme ci-dessus)

-1 oignon jaune doux type oignon de Mulhouse émincé

-1 c.s. d'huile d'olive

-1/3 c.c. de noix de muscade moulue

-10 feuilles de persil plat rincé

-1 petite pomme de terre (épluchée ou bien lavée) en cubes pour lier

-eau.

Dans une casserole ou une cocotte-minute, faites rissoler les lamelles d'oignon dans l'huile d'olive à couvert pendant 5 minutes.

Incorporez-y la chair du potiron, la pomme de terre, le persil, la pincée de noix de muscade moulue, recouvrez à peine d'eau.

Faites cuire 15 minutes à partir de l'ébullition.

Mixez très finement, salez et poivrez à votre convenance.

Dégustez aussitôt.

Mes autres recettes avec du potiron :

17 mai 2010

Eton Mess, my version allégée. Cruciverbiste vs. Gastronome.

EtonMessAllegeMyVersion

Le cruciverbiste qui sommeille en nous peut réagir à la vue du mot Eton, quatre lettres si faciles à caser dans la grille, car elles tracent le nom du fameux collège anglais qui remonte à Henri VI.

Le gastronome qui sommeille –mais vraiment rarement-- en nous a les papilles qui frétillent à la vue d'un grand bazar à Eton. Si, littéralement, Eton Mess signifie un grand désordre à Eton, il qualifie surtout un dessert anglais traditionnel à base de crème fouettée sucrée, de meringues sèches et de fraises. Pascale expose tout ça avec brio.

Servie dans une coupe, la base de crème fouettée sucrée est suffisamment généreuse pour accueillir des fraises et des éclats de meringue sèche.

Ce dessert tire son origine de ce que les familles apportaient un Pavlova pour déguster avec leur fils lors de la cérémonie de remise des diplômes à Eton. Le Pavlova s'écrase durant le transport, et se transforme in an awful mess, natif d'Eton, voilà ce que cela donne. Il a depuis quitté le cocon du panier pic-nic, pourtant très élaboré outre-manche, et a gagné en « francitude » et en variantes, puisque toutes sortes de fruits, pas forcément rouges, peuvent venir prêter main forte aux meringues. Comme en témoigne mon illustration, ce n'est vraiment pas le mess qui règne mais plutôt un sage ordonnancement. Toutefois, le résultat veut répondre au critère lancé par Damien : une version light de l'Eton Mess.

Avec de la gélatine (bio) et de la faisselle j'obtiens au final une base assez britannique en vérité, et fort appréciée.

Pour 4 personnes (4 coupes) :

-400 g de faisselle à 40% m.g. légèrement égouttée

-5 cl de crème fraîche épaisse

-15 g de sucre roux vanillé

-½ c.c. de vanille en poudre

-5 c.s. de sirop d'agave

-6 g de gélatine soit 3 feuilles de 2 g (en magasin bio)

-500 g de fraises d'excellente qualité (un mélange de Manille, Ciflorette, Gariguette, Mara des Bois ... est parfait)

-Quelques meringues sèches.

La veille ou 4 heures à l'avance, préparez la faisselle :

-dans une jatte, battez la faisselle, la crème épaisse, les sucres et la vanille à l'aide d'un fouet.

-faites ramollir la gélatine dans de l'eau froide (à moins de 20°C) durant ¼ d'heure, puis faites-la se dissoudre dans 5 c.s. d'eau chaude et incorporez-la de suite au mélange. Fouettez de nouveau.

-répartissez le tout dans 4 coupes.

-réfrigérez au moins 4 heures.

Le jour-même, dressez les desserts : disposez les fraises rincées et équeutées en quartiers, puis les meringues, entières ou brisées.

-servez immédiatement.

10 mai 2010

Crème au chocolat blanc et confiture d'olives noires, de Vanina Herraiz

Cr_meChocolatBlancConfitureOlivesNoiresLors de ses nombreux allers-retours entre Tours et la Ville Rose, mon cher et tendre a eu l'excellente idée -- et la délicate attention -- de me rapporter un opus des précieuses Editions de l'Epure, Tapas sucrées, de l'argentine Vanina Herraiz. Après que j'aie détaché chaque page à l'aide d'un coupe-papier, le petit volume a enfin déployé ses trésors  gourmands. A un cérémonial succède un autre. Je lis ensuite la marche à suivre pour dix recettes, comme le veut cette collection de la maison de Sabine Bucquet. Je découvre alors qu'elles sont ici plutôt faciles et vraiment pas communes, teintées d'une pointe d'exotisme à la fois chantant et terrestre, bien propre aux esprits ibériques.

L'auteure ne manque pas de préciser que les tapas servent avant tout à exprimer un condensé des recettes traditionnelles, un court mais dense  hommage à telle inspiration gourmande. Elles sont les guillemets d'un discours, le point d'exclamation qui jaillit,  mais certainement pas le lien en demi-teinte comme autant de virgules à l'enchaînement des plats. Historiquement, deux écoles s'affrontent mais on en doit la consommation officielle et généralisée à Alphonse, roi d'Espagne. Pour Alphonse XI (qui régna au XIIIe siècle) la consommation d'alcool devait s'accompagner de quelque chose de solide afin de réduire les effets des degrés de la boisson. A la fin du XIXe siècle, Alphonse XIII, quant à lui, se vit servir du vin au verre surmonté d'une tapa* (une tranche de jambon), littéralement couvercle. Si traditionnellement, les bodegas et les bars espagnols regorgent de tapas salées dégustées tandis que le tinto coule à flot, il y a aussi toute la place pour les tapas sucrées.

Mes yeux et mon estomac se sont immédiatement arrêtés sur la Crème au chocolat blanc et confiture d'olives noires. J'imaginais un beau contraste graphique entre les deux couleurs, une rencontre au sommet de la douceur. Pas moins.

Mon instinct ne m'a pas trompé, car cette petite recette vaut vraiment le détour. L'extrême suavité de la crème vanillée, rappelant les goûts libérés par une crème anglaise, et qui est à base de jaunes d'oeuf et de lait --chocolat blanc, crème liquide et lait-- nous a fait complètement fondre de gourmandise ultra-régressive. Et ce ne sont pas les olives lentement compotées qui ont contredit ce nuage de bancheur piqueté de vanille.

Crème au chocolat blanc et confiture d'olives noires, de Vanina Herraiz.

Recette donnée pour 12 tapas = 12 portions dans des petits verres :

pour la crème au chocolat blanc:

-150 g de chocolat blanc haché

-2,5 dl de lait demi-écrémé

-2,5 dl de crème liquide entière

-220 g de jaunes d'oeufs (environ 10 jaunes)

-75 g de sucre semoule

-1 gousse de vanille –n'en ayant plus, j'ai pris ½ c.s. de vanille en poudre achetée en magasins bio.

pour la confiture d'olives noires:

-100 g d'olives noires dénoyautées

-75 g de sucre

-100 cl d'eau.

Récupérez les graines de la gousse de vanille et réservez-les.

Dans une grande casserole, versez le lait, la crème, la gousse et les graines de vanille. Portez à ébullition et laissez infuser environ ¼ d'heure et filtrez.

Dans une jatte, fouettez les jaunes d'oeufs, avec le sucre puis ajoutez-les au lait infusé. Faites cuire sur feu doux jusqu'à l'obtention d'une crème. Hors du feu, pendant que cette crème est encore chaude, ajoutez le chocolat blanc. Laissez refroidir puis réfrigérez.

Coupez les olives en quatre, faites-les bouillir trois fois en changeant l'eau à chaque ébullition. Faites ensuite cuire les olives pendant une heure à feu doux dans l'eau et le sucre.

Remplissez les verres de la crème au chocolat blanc et disposez dessus la compotée d'olives noires.

*Littéralement tapa signifie couvercle, de tapear = couvrir.

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Recette donnée dans Tapas sucrées, Vanina Herraiz, Editions de l'Epure, septembre 2007.

3 mai 2010

Le boulou de Yaël Naïm

Billet précédemment publié le 05/05/2009.

BoulouYaelNaim 

Pas facile à rassasier, très exigeante avec ce que je mange, un peu pénible, quoi !, je frétille d'impatience devant le Boulou, non pas la ville mais le petit pain servi traditionnellement à l'issue de Kippour dans la culture juive. La recette est donnée par la chanteuse Yaël Naïm et rien que pour cette Madeleine je me convertirais. A bon entendeur, salut ! Le pitch : une merveille qui se situe entre le pain et le gâteau, agape bien plus nourrissante que divertissante. Moi qui, depuis bientôt trente ans, vis chaque petit-déjeuner comme la sortie d'un jeûne, alors vaille que vaille, j'essaie cette recette un tantinet régressive. Verdict : l'essayer c'est l'adopter.

Point numéro 1 : la réalisation est un jeu d'enfant, notamment j'obtiens illico la consistance adéquate. A la cuisson, le Boulou prend un joli teint légèrement doré, et se creuse de petites alvéoles couleur or qui trahissent la présence de matières grasses qui le différencient à jamais d'un vrai pain sans rien.

Point numéro 2 : que c'est bon. Vraiment - un goût agréable, une matière nourrissante, à la première bouchée émission d'un message de satisfaction pour mon cerveau : tu n'auras pas faim avant midi. Réel soulagement. Bienfait assuré et respect de l'adage diététiquement correct "Petit-déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant".

Point numéro 3 : ça se conserve plusieurs jours à l'abri dans un linge ou du papier aluminium. Pas mal comme roue de secours quand on a 3 pains devant soi malgré une coupe sombre dans les proportions. 

J'ai lu diverses choses sur l'histoire de cette recette, entre autres qu'il s'agit d'un dessert créé à Sfax (Tunisie), à réaliser avec de la semoule et absolument pas de farine, avec du fenouil ou de la badiane. Quoi qu'il en soit, le résultat est 100% garanti collation super protéinée, savoureuse et de belle facture, même si je n'avais pas de graines de sésame pour la touche finale. Comment faire ? Rien de plus simple :

Ingrédients pour 6 petits pains Boulou: 

-1 kg de farine

-3 sachets de levure = 33 grammes (je la choisis bio sans phosphates)

-1 verre et demi de sucre (je mets toujours du sucre roux)

-6 oeufs

-le jus d'une orange fraîchement pressée

-1 verre d'huile neutre (pour ma part j'ai mis de l'huile d'olive car même si elle n'est pas tout à fait neutre, elle a l'avantage de se marier parfaitement avec l'orange. C'est même très bien en vinaigrette).

-1 verre de raisins secs

-1/2 verre d'amandes hachées

-2 c.s. de graines de sésame blond.

Mélangez tous les ingrédients secs dans un grand saladier. Y verser tous les autres ingrédients dans leur ordre d'apparition sur la liste op. cit., mélanger jusqu'à obtenir une pâte de consistance souple, ni trop ferme ni trop molle. Si un des deux cas se présente, ajouter alors du jus d'orange ou de la farine et mélanger un peu. Formez 6 petits pains ovales et glissez-les sur la plaque du four, préalablement recouverte de papier sulfurisé. Faites cuire 40 minutes environ à four chaud th. 6. Les miens ressemblent à des cookies mais leur diamètre est de 20 cm, à partager donc !

Source : magazine ELLE n° 3304 - 25 avril 2009, page 92.

17 mars 2009

Tarte poireaux-noix avec Ricotta & Tahini

TarteHiverPoireauxNoixJuste avant de larguer les derniers poireaux de l'hiver, de ceux qu'on consomme en potages et pas en vinaigrette, ces poireaux king size bientôt contre les bottes jolies, j'ai réussi à inscrire sur mes tablettes une tarte aux poireaux et noix qui fait le pari d'être sans crème fraîche. Je traque cette oie blanche, sans doute sous l'effet des dossiers Régime qui éclosent plus vite que les jonquilles dès le premier rayon de soleil. Bon en réalité c'est plus par goût, je commence à me lasser vraiment de cet inséparable adjuvant culinaire de la ménagère française. Alors essayer de lui trouver un ersatz c'est mon nouveau dada. Heureusement, en découvrant les purées d'oléagineux j'ai replongé dare-dare dans le monde des bio-consommateurs, et restitué pléthore de bienfaits vraiment authentiques, osons le terme, aussi calibrés que délicieux, aussi nourrissants que dépaysants. Je tartine carrément le confit d'amandes complet les jours de grande famine, et j'adore mettre une pointe de Tahini (ou Tahin) soit dans une vinaigrette au miel pour salade d'endives, soit dans cet appareil à tarte salée.

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Tarte poireaux-noix avec Ricotta & Tahini. Ingrédients pour 8 parts.
-1 pâte feuilletée pur beurre

-1 beau poireau lavé, découpé en tronçons : servez-vous des plus belles parties
-250 g de ricotta
-1 oeuf
-1 bûche de fromage de chèvre (vous n'utiliserez sans doute pas sa totalité)
-10 cerneaux de noix
-1/2 c.c. de Tahin (pâte de sésame)

-1 pincée de noix de muscade
-1 pincée de poivre du moulin

-sel (facultatif).
Faites cuire les tronçons de poireaux à la vapeur pendant 5 minutes.
Préparez l'appareil : dans une jatte, mêlez intimement la ricotta, l'oeuf, le tahini, le poivre, la muscade.
Disposez la pâte à tarte feuilletée sur un moule de 26 cm de diamètre, piquetez-la avec une fourchette, posez dessus les morceaux de poireau, étalez l'appareil et recouvres des cerneaux de noix et de tranchettes de bûche de Chèvre. Faites cuire 25-30 minutes à 180° C (th.6). Servez chaud avec une mâche assaisonnée d'huile de noix par exemple.

Mes autres recettes de Tartes Salées :

Tartelette du Soleil

Tarte courgettes-brousse.

9 juin 2009

Pizza verte courgettes et PPP (pesto de persil plat & pistaches)

PizzaCourgettes_PestoPPP

Style télégraphique ou presque pour le titre de ce post qui vient contredire entièrement mes présupposés en matière de prévisions météorologiques un poil trop optimistes. La semaine passée, sandales aux pieds, tout était voué à la fraîcheur de circonstance, à grand renfort de fraises et de fèves primeurs. Idéalement, je pensais jeter par-dessus bord, pour quelques semaines trop chaudes, les desserts au four et les cuissons mitonnées... que nenni ! Depuis lors, j'ai repris le chemin des gourmandises à grand renfort de clafoutis et autres tartelettes aux fruits ...

Sans faire l'impasse sur le salé. Aficionado inconditionnel de la pizza, le gourmand qui partage ma table chaque jour ne peut guère passer plus d'une semaine sans déguster une de ces spécialités italiennes qui ont fait le tour de la galaxie. A tour de rôle, on passe le tablier du pizzaïolo-a, mais c'est comme on l'entend, il n'y a pas d'orthodoxie en la matière sous notre toit. Lorsque c'est mon tour, la dominante chromatique ne laisse que peu de place à l'improvisation ou à la surprise : vert. Heureusement, la palette est vaste du vert pâle au vert sapin. Début juin, la courgette tombe sous le sens, et je la marie avec un pesto maison, qui égaye grandement la pâte desfois lasse de se voir couvrir de pulpe de tomates.

Pour le pesto, tout est permis. Le traditionnel alla genovese comprend basilic frais, pignons de pin, parmesan et huile d'olive. Quand on a fait le tour de cette base simplissime, on y va de sa bonne intuition et on varie les plaisirs. Pour les herbes arômatiques, la coriandre, le persil plat, sont quelques-uns des possibles. Question oléagineux, la liste est longue avec les noix, les amandes, les noisettes pour ne citer qu'elles. En revanche, parmesan et huile d'olive me semblent immuables pour conforter le côté méditerranéen à l'exquis adjuvant. Dernièrement, j'avais un gros bouquet de persil plat à utiliser rapidement, et quelques pistaches non salées qui attendaient leur sort au fond de leur boîte. Proportions données pour obtenir 4 parts.

Pour le pesto :

1 bouquet de persil plat lavé

60 g de pistaches mondées non salées

60 g de parmesan râpé

1 gousse d'ail

huile d'olive

sel (selon votre goût)

Placez tous les ingrédients + 3 cs d'huile d'olive dans un mixer et procédez à plusieurs impulsions pour réduire le tout en fine purée. Au fur et à mesure, ajoutez 4 cs d'huile d'olive, davantage s'il faut détendre encore le pesto. Vous pouvez très bien l'allonger d'un tout petit peu d'eau s'il est encore trop épais. Conservez-le au réfrigérateur dans un bocal en verre bien fermé,  et nappez le dessus d'huile d'olive pour éviter que le pesto ne se déssèche.

Pour la pizza :

250 g de pâte à pizza (surgelée ou prête à réaliser rayon farines)

1 belle courgette détaillée en tranches fines

1 gousse d'ail

1 cs d'huile d'olive

sel

1 boule de mozzarella de bufflonnes (~130 g)

du pesto au persil plat et pistaches (cf. plus haut)

Faites griller les tranches de courgettes dans une poële chaude huilée. Retournez-les au bout de 5 minutes, poursuivez la cuisson du même temps de l'autre côté. Salez. Réservez.

Préparez la pâte, étalez-la sur votre plaque de cuisson.

Garnissez-la de pesto : prélevez-en une c.s. puis étalez-la très finement, continuez ainsi jusqu'à en recouvrir toute la pâte. Coupez des tranches de mozzarella, disposez-les sur le pesto en les espaçant, terminez par les tranches de courgettes.

Faites cuire 15 minutes à four très chaud (th. 7-8). Dégustez la pizza bien chaude, accompagnée d'une salade roquette ou mâche.

11 septembre 2008

Soupe glacée carottes-châtaignes

soupeglaceecarottechataigneUn après-midi de chien, vous connaissez ? Bon, eh bien c'est à peu près  l'ambiance brumeuse dans laquelle je me suis sentie baignée aujourd'hui, tout du moins au niveau météorologique. Ce genre d'ondées intempestives a l'art de générer chez moi une furieuse envie de tirer les rideaux pourvu qu'enfin le soleil réapparaîsse coûte que coûte. Et bien que nous n'ayons pas encore atteint les confins de l'été, j'ai mitonné une entrée froide bien appropriée à cette journée grise qui avait pourtant commencé sous les meilleures hauspices. Grande fan des lectures culinaires en tous genres, je constate que la saisonnalité  règne en maîtresse parmi les derniers titres des revues. On nous parle de prunes, nous les brunes, qui n'en sommes pas (des prunes, oui !), des charmes infinis de la douce pomme, et pour finir les hottes de raisin vendangé nous grisent d'avance. Parmi ce camaïeu de brun-violacé, je m'en tiendrai là à un mélange pas mal  du tout pour commencer un repas  de tous les jours : la carotte et la châtaigne. Une fois réduites en purée, elles ont en commun une consistance, qui se prête à pas mal de fantaisies du goût, un aspect nutritif indéniable, des valeurs papillaires amies, et comme qui se ressemble s'assemble, une folle envie de faire plus ample connaissance. Rehaussée d'un zeste de citron confit, leur rencontre donne un tout très séduisant. Et d'ajouter qu'un certain pot de purée de châtaignes acheté par un gourmand n'attendait qu'une utilisation en bonne et dûe forme. Voilà qui est accompli. Pour quatre personnes :

Soupe glacée carottes-châtaigne

500 g de carottes cuites (à l'eau)
100 g de purée de châtaigne (se trouve en magasins bio et en supermarchés)
2 tranches de citron confit (tranches de citron + sucre glace à couvert sur feu très doux 10 minutes)
1 dl de bouillon de légumes (bio)
1 lichette de crème fraîche
4 feuilles de persil plat lavé + 2 tiges de céleri rave (facultatif : pour servir de paille décorative)

Mixez les carottes avec la purée de châtaigne, le citron confit, incorporez le bouillon de façon à obtenir une consistance onctueuse, qui ne doit cependant pas atteindre l'état liquide d'une soupe. Ajoutez un peu de crème fraîche, selon votre goût. Rectifiez l'assaisonnement en sel, poivrez un peu. Réfrigérez deux heures. Servez bien froid dans des verres, décorez du persil et d'une tige de céleri.
Accompagnez de pain toasté (pain au petit-épeautre ou pain à la graine de courge). Bon appétit !

Bientôt, une nouvelle recette avec de la purée de châtaigne.

Plus de soupes d'automne :

-Velouté de potiron et ses croquets aux lardons
-Douce de potiron

-Soupe de potiron aux carottes.

30 septembre 2008

Salade d'haricots blancs aux anchois

DSCN1785Les haricots, coco, moi j'aime ça. Surtout quand ils sont là où l'on ne les attend pas. C'est à dire en-dehors de la casserole de cassoulet toulousain, blancs sans beurre, rouges sans Chili con Carne, verts sans persillade. Et comme je situe les salades-repas en bonne place au firmament de mes assiettes préférées, alors les deux conjugués donnent naissance à une salade de haricots blancs aux anchois. Certes, ce libellé évoque un ragoût froid pour qui craint l'usage frais du haricot, mais ne nous y trompons pas : ici, point de notes gustatives bizarres ou de mésusage savoureux. Juste un dosage bien senti que j'envoie au concours de salades du site gourmandissime 750g.com.

Et si on a tendance à nous répéter à tout vent qu'il faut consommer davantage de légumes secs, je rétorque qu'en général c'est aisé durant l'hiver, mais que cette opération qu'on pourrait tenir comme une mesure de salut public se corse les beaux jours venus. Car si l'on ne se casse pas un minimum la tête pour sortir des sentiers battus de la cuisine on risque fort de passer à côté de belles découvertes au quotidien. Même si on n'oulie pas de servir de l'houmous à chaque occasion de dips-parties, il faut reconnaître qu'à cette saison le légume sec est un peu une cause perdue. Alors que les tomates suffisent à réveiller ce bel endormi. Démonstration.

Salade de haricots blancs aux anchois, pour 4 personnes

250 g de haricots lingot secs (dosage moyen : 60 g/personne)
100 g d'anchois cuits marinés au vinaigre
4 belles tomates lavées, par exemple la variété coeur de boeuf est la plus goûteuse actuellement
1/2 poivron vert épépiné, lavé
1 oignon frais
3 c.s. d'huile d'olive vierge extra
1 c.s. de vinaigre de framboise
1 c.s. de vinaigre de Xérès
1 tour de poivre du moulin (baies roses)
gros sel et 2 clous de girofle pour la cuisson des haricots lingot.

Facultatif :

sel de sésame = Gomasio
graines de lin.

Faites tremper les haricots blancs 6 heures avant de les faire cuire le jour-même pendant 30 minutes en cocotte-minute, dans une eau additionnée de gros sel et de 2 clous de girofle. Egouttez-les bien.

Emincez les tomates, l'oignon, le poivron.

Disposez les haricots dans un grand saladier, ajoutez les anchois, les tomates, l'oignon, le poivron, assaisonnez avec l'huile et les vinaigres. Poivrez. Rectifiez selon le goût. Brassez, réfrigérez 1/2 heure. Servez.

Nota bene : Les haricots absorbent beaucoup d'eau, n'hésitez pas à ajouter une tomate si vous aimez les salades plus "mouillées".

15 avril 2011

Menu de Pâques

En ce temps pré-pascal il est de bon aloi de s'inquiéter du menu de Pâques, non que j'entende cette fête comme un acte chrétien mais plutôt comme l'occasion de réunir ses ouailles autour d'une table bien composée. Depuis trois ans on se pourlèche avec des souris d'agneau façon gigot de sept heures sans jamais être déçus. Mais au bout de trois ans et après un déménagement, il faut retrouver un excellent fournisseur de viande d'agneau. Chose vraiment exigeante dans la course à la bonne viande. Dans le Lauragais très proche d'excellentes fermes labellisées bio proposent des volailles au top de leur forme : ces viandes bien traitées pourraient donner du grain à moudre à Jonhatan Safran Foer ou Marcela Iacub. Espérons-le.

Soyons clairs, ne nous voilons pas la face : maintenant que consommer des viandes est devenu un enjeu voire presque une guerre, on ne passe plus tout à fait incognito dans la rue avec son sac de la boucherie parsemé de rose vichy... Quel drôle de carnivore mal-intentionné pourrait bien se cacher derrière le détenteur dudit sac à petits carreaux rose layette ? Pas si innocent ? ... Qu'importe, l'important étant de bien choisir son fournisseur : pour cela, rien de tel qu'un tour éclairé des boucheries de quartier et des étals de marché. Ou de feuilleter l'ouvrage de Michael Pollan qui fait la synthèse intelligente et incarnée entre le besoin humain --on est omnivore, ma foi !-- et les conditions pas très humaines d'élever, abattre et préparer les viandes aujourd'hui. Tout mangeur de viande slow-food a ici sa chapelle : le Dilemme de l'omnivore.

Personnellement, je me suis complètement faite à l'idée de cuisiner des viandes très peu souvent* mais de mieux les cuisiner quand je sais que je m'offre des pièces issues d'animaux qui ont eu une vie respectable et donnent le meilleur du carné dans une assiette. Leurs chairs ne réduisent pas à la cuisson, elles sont fermes et tendres, leur goût est prononcé. Donc pour ma part cet apport se concentre sur le temps du week-end où, plus nombreux, avec des enfants, il faut de la viande. Mijotées, rôties, aller-retour ou grillées, tout le monde se régale et n'est point dégoûté.

À force de réduire notablement la portion quotidienne de protéines animales j'en suis venue à sortir du dilemme : que vais-je manger ? Là, pléthore de solutions qui sauvent : légumineuses, céréales complètes, légumes racines. En revanche, éliminer totalement la viande de ma vie serait une hérésie : formidable source de fer, elle redonne un punch fou … et mon organisme épuisé me demande à point une côte de boeuf saignante, un foie de veau ou un boudin noir, véritables concentrés de vie et d'énergie.

*Tout simplement parce que cela a un coût, vous me direz que les légumes extra bons aussi, mais en fait il est devenu fou et furieusement mode de courir après le producteur local-bio le dimanche au marché après son footing ... après quoi courons-nous ...

--------------------------{Menu de Pâques 2011}-------------------------------

Soupe_Avgolemono_ Je servirai deux entrées : des asperges vertes agrémentées d'une délicieuse mayonnaise maison ainsi qu'une soupe Avgolémono. Ce consommé grec à base de riz et de citron représente une façon exotique et fraîche d'apporter du soleil sur la table, je la décris ici. Ce n'est pas une recette traditionnelle grecque pour Pâques puisque pour rompre le jeûne, les grecs prennent une soupe de foies. La soupe avgolémono est pratique puisqu'elle se sert chaude ou froide, et, partant, peut donc se préparer la veille. À base d'oeuf et de riz, parfumée au citron, elle est assez nourrissante : prévoyez de petites quantités pour vos convives, le reste du repas n'en sera que plus apprécié.

Puis pour satisfaire les appétits et les traditions, encore une fois cette année on aura

SourisAgneauGigotSeptHeures__

des souris d'agneau façon gigot de sept heures. Je préparerai une timbale de févettes à l'ail et de la polenta grillée au citron confit pour les accompagner.


Pour finir, il faudra compter avec une tarte au chocolat et une tarte au citron meringuée. Tarte_au_citron_meringu_e_TarteChocolatNoirConfitPoivronsRouges_

18 novembre 2011

Cake potiron-marron

Pour un goûter assorti aux tonalités de la saison, caloriquement plutôt bien sous tous rapports, et sainement élaboré, mon cake à la courge et aux châtaignes est une alternative sympa à la pomme reinette.

Accompagné d'un thé fumé, d'une tisane ou d'un chocolat chaud, il réchauffe le couer à quatre heures. À défaut de potiron, la carotte ou le panais se fondent dans le décor. Si vous adorez le chocolat, glissez-en quelques carrés dans la pâte, ils resteront fondants.

CakePotironCh_taigneCake sucré potiron-marron

Pour 8-10 parts :

150 g de potiron / 60 g de cassonade / 30 g de purée d'amande complète / 50 g de farine / 10 g de maïzena / ½ c.c. de bicarbonate de soude / ½ fève Tonka râpée / 3 cl d'huile de pépin de raisin / 2 gros oeufs / 50 g de marrons entiers cuits.

Découpez le potiron en gros dés et râpez-le.

Dans un saladier, versez les ingrédients secs, puis les oeufs. Mélangez bien.

Ajoutez l'huile et la purée d'amande, le potiron râpé et les marrons grossièrement brisés.

Brassez le tout avec une cuillère en bois.

Huilez un moule à cake et versez-y l'appareil, faites cuire 25 à 30 minutes sur thermostat 7/180°C.

Sortez le cake du four, laissez-le refroidir sur une grille ¼ d'heure et dégustez tiède.

7 octobre 2011

En Chine "Six kakis", trois coings ici.

DSCN5205 Parmi mes souvenirs artistiques les plus tenaces, figure les "Six kakis"*, découvert au lycée. Ce lavis à l'encre de chine de MuQi, artiste chinois, laisse apparaître six formes sphériques immortelles et terriblement contemporaines. Joli petit fruit de couleur orangée lorsqu'il est à maturité, le kaki possède une peau lisse, qui renferme une chair orange vif, extrêmement tendre, douce et très parfumée. Des notes florales la caractérisent. Le terme japonais de kaki renvoie aussi à l'hindi khâki qui signifie couleur de poussière. Suite à ce cours théorique --c'était en classe de seconde-- il avait fallu exécuter un dessin d'observation portant sur les fruits. À l'époque, le kaki, juste après la mangue et avant la nèfle**, figure pour moi au tableau des fruits inconnus, sans passer par la case "fruits exotiques". J'avais alors choisi de représenter la figue pour sa texure veloutée et ses reflets moirés violet-noir.

       Le coing [kwe~] est un fruit qui ensoleille l'automne, tout été indien qu'il fût. Ce fruit piriforme, cotonneux en surface, est jaune et odorant quand il est mûr. Connu dans la Grèce Antique comme la pomme de Kydonia, le coing tire son nom actuel de son origine crétoise. En 1170, on relève l'occurence de cooing en langue romane. Ses caractéristiques inspirent des expressions humoristiques, telle celle d'Honoré de Balzac : "Madame Grandet était une femme sèche et maigre, jaune comme un coing" ***. Le coing se consomme cuit, il développe là sa belle palette arômatique. Une saveur de fond de pomme et poire mêlées qui s'accorde avec les viandes blanches, le porc, ainsi qu'avec l'oignon et la vanille ou la cannelle.  

*Circa 1200-1260.

**Jacques Serena, Sous le néflier, Éditions de Minuit, 2007.

***Eugénie Grandet, 1834, page 36.

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