mardi 31 mars 2009
Tout petit et très moelleux Gâteau Châtaigne & Chocolat
Ne vous fiez pas à sa bogue hérissée sous laquelle elle cache brillamment un maximum de suavité. Consommée grillée ou en purée, elle gagne bien des galons à être réduite en farine. Celle-ci contient au moins 75 % de glucides. Sous cette forme très énergétique elle est donc un allié idéal pour les goûters, les petits-déjeuners, bref tous les en-cas et pour les plus gourmands les desserts. Puis il y a fort à parier qu'avec elle, la pâtisserie ne sera plus jamais comme avant. Cependant, la farine de châtaigne pure ne lève pas, il faut au besoin la couper avec de la farine de blé, et ce à hauteur de 50 à 70% (en savoir plus).
Outre l'extraordinaire douceur de son goût, les vertus nutritionnelles de la farine de châtaigne méritent que son utilisation se généralise. Elle fait particulièrement bon ménage avec son cousin le cacao, mais aussi l'abricot sec ou frais. D'une façon générale, les oléagineux -spécialement le trio noix, noisette, amande- font ressortir ses propriétés gustatives, en se conformant à l'étoffe dorée et nourricière de sa palette. Pour commencer, je vais faire très simple en vous exposant une façon fondante mais prosaïque de prendre le thé entre copines gourmandes ou de varier le goûter des enfants. Le tout sans beurre ni crème et peu de sucre ajouté.
Tout petit et très moelleux Gâteau Châtaigne & Chocolat.
Pour 5 moules à muffins ou 5 collerettes :
-160
g de crème de châtaigne (en magasins bio ou en surfaces classiques : dans les 2 cas je l'ai trouvée vanillée, ce que j'espère éviter dorénavant, même si la saveur vanillée est très légère)
-50 g de chocolat noir à pâtisser
-1 gros oeuf extra-frais
-30 g de farine de châtaigne tamisée (en magasins bio)
-1 c.s. rase de sirop d'agave (l'agave est un cactus mexicain, le sirop qui en est issu est facilement digeste, fortement sucrant donc plus économe que le sucre en poudre notamment. On l'achète en magasins bio.)
-1/3 de c.c. de bicarbonate de sodium
-facultatif : vermicelles en chocolat ou copeaux de chocolat pour la décoration.

Préchauffez votre four sur th. 7 (180°C).
Faites fondre le chocolat noir au bain-marie. Pendant ce temps, dans une jatte, mélangez la farine de châtaigne et le bicarbonate. Dans un bol, battez l'oeuf à la fourchette, joignez-y le sirop d'agave et mélangez bien. Ajoutez cet appareil aux ingrédients secs. Versez enfin le chocolat en ruban, mélangez intimement.
Versez l'appareil final dans 5 moules à muffins anti-adhésifs ou dans 5 collerettes. Saupoudrez quelques vermicelles au chocolat ou quelques copeaux de chocolat sur les gâteaux à cuire.
Faites cuire 12 minutes environ à four moyen th. 6. Les gâteaux sont cuits quand leur surface craquelle légèrement : ils doivent rester fondants. Sortez-les aussitôt du four et laissez-les refroidir. Vous pouvez déguster ces gâteaux tièdes ou à température ambiante. Si vous devez les préparer la veille ou si miraculeusement il en reste, conservez-les alors dans une boîte hermétique.
Mes gâteaux avec de la Châtaigne (farine, purée, crème) :
Petit Flan à la crème de marrons.
Cette recette s'associe au Jeu "Chocolat et Souvenirs d'enfance" organisé par Sabrina, du blog Rêves de Gourmandise. C'est ici.
jeudi 15 janvier 2009
Menu franco-grec et recette de moëlleux à la pistache
Chose promise, chose dûe : le repas franco-grec est disponible dans ce billet. Reporté une fois pour cause de gros rhume, le dîner a quand même eu lieu-et je n'en veux pas aux Athéniennes qui grelottent sous nos latitudes que nous avons observé beaucoup plus clémentes, il est vrai ! En observant l'esprit des nourritures terrestres hellènes par-ci par-là, j'ai saisi l'importance des légumes frais et des assiettes mezzés. Or, l'hiver tourangeau offre pléthore de panais, de carottes et du chou sous toutes ses formes, pas vraiment de quoi faire mon bonheur pour l'occasion. Exit donc les plats trop franchouillards du type choucroute ou raclette (de toutes façons la raclette est le seul plat que je n'aime pas ...).
Alors comme j'ai toujours un appétit féroce en fin d'après-midi (on verra ce qu'en dira mon jean préféré dans quelques années), j'ai fait un grand plat de tartinades composé d'une belle tapenade aux olives noires et de canapés garnis d'oeufs de lompe rouge. Question boisson, l'amour très largement partagé du Bourgogne sous notre toit ne s'est pas démenti, notamment avec une très belle bouteille d'Aloxe-Corton 2000 qui ne demandait qu'à libérer ses arômes ! Ensuite tendron de veau sauce au poivre noir, pommes de terre et champignons sautés. Les Grecs adorent le cresson que j'ai remplacé par de la mâche, en salade mêlée de noisettes, raisins secs, huile d'olive, vinaigre balsamique. Malheureusement, mes amis n'aiment pas le fromage, sinon je me serais bien lancée dans un repas sur ce thème. Résultat, j'ai comblé avec un bon dessert bien gourmand que j'ai copié chez Requia: le moëlleux aux pistaches et au chocolat blanc. Depuis longtemps enfoie dans mon carnet de recettes, j'attendais l'occasion idoine pour la tester. Je les ai réalisés dans des moules en forme de coeur glanés aux soldes le matin-même. Je craignais le goût doucereux des gâteaux à cause du chocolat blanc toujours très sucré, ainsi j'ai fait un coulis aux myrtilles qui se marie particulièrement bien aux pistaches et relève le tout. Comme de mon côté j'avais mis un peu trop de crème dans l'appareil, on était sauvés -mais on ne pouvait pas trop sourire, effet violet sur les dents pas sexy !
Pour la recette des moëlleux aux pistaches et au chocolat blanc, je vous laisse voir ici.
Réaliser un coulis, rien de plus simple : choisissez des fruits frais ou congelés, qu'il vous suffit de mixer avec du sucre glace et en ajouter jusqu'à obtenir la consistance et la saveur désirées. Pour les myrtilles, il faut mettre pas mal de sucre pour contrer leur légère aigreur.
mardi 9 décembre 2008
Clafoutis au chocolat et à l'orange d'Hugo Desnoyer
Encore une fois, mon lundi fut éclairé par les saintes papilles d'Elisabeth Scotto, grande prêtresse des mémorables fiches-cuisine de ELLE et experte ès gastronomie s'il en est. Sainte Elisabeth, priez pour nous, pauvres gourmands, car les repas augrent toujours quelque chose de définitivement meilleur en votre patronage. L'instigateur des belles manières culinaires de ce n° 3284 n'est autre qu'Hugo Desnoyer, excellent boucher parisien*. Si je note que le monsieur est gourmet, il est aussi gourmand, et dans cette Mecque de la viande, les douceurs ne sont pas oubliées. C'est sa version hivernale du clafoutis qui a retenu toute mon attention : le clafoutis au chocolat et à l'orange. Association classique, certes, mais à part les sarments du Médoc, (ou orangettes) je souhaite appeler le 24 décembre un peu tous les jours, comme un Calendrier de l'Avent.
Avec cette solution ultra-facile, vous pouvez vraiment vous régaler en moins de deux et épater votre petit monde (si, si). Alors pour si peu de difficultés, respectez bien les consignes et vous serez ravis.
Clafoutis au chocolat et à l'orange d'Hugo Desnoyer
-100 g de chocolat noir à 70%
-2 oranges non traitées
-7 oeufs
-100 g de beurre
-200 g de sucre semoule
-100 g de farine
-4 dl de crème liquide
-1 cl de rhum
J'ai utilisé du rhum ambré qui donne un peu plus de pointu à l'ensemble. Pour la marche à suivre, comme je suis un peu grippée, je vous encourage à filer sur ELLE à table.
*Boucherie Desnoyer
45 rue Boulard
Paris-14°.
dimanche 16 mars 2008
Tarte chocolat noir, coulis de poivrons rouges
Le mois dernier, je vous proposais la Tarte chocolat noir, confit de poivrons rouges dont je suis assez fan. Aujourd'hui, je l'ai revue et corrigée et elle devient alors la Tarte chocolat noir, coulis de poivrons rouges, dont les proportions varient légèrement mais apportent d'agréables changements.
Pour la pâte brisée :
200 g de farine
100g de beurre fin ramolli en morceaux
5 cl d'eau froide
Pour l'appareil :
200 g de chocolat noir
15 cl de lait
20 cl de crème fraîche
4 jaunes d'oeuf
Pour le coulis:
- 1 beau poivron rouge
- 3 c.s. bombées de sucre
- 20 g de beurre
Confectionnez la pâte : faites un puits dans la farine, mettez-y le beurre, pétrissez bien, ajoutez la quantité d'eau que vous jugerez nécessaire. Formez alors une boule de cette pâte, étalez-la dans un moule de 22 cm de diamètre, faites-la cuire à blanc, au four th. 7, 180° C, durant 15 minutes. Préparez l'appareil : dans un bain-marie, faites fondre le chocolat en morceaux. Dans une autre casserole, faites chauffer doucement le lait et la crème, lorsqu'ils sont chauds, ajoutez les jaunes d'oeuf, battez bien et laissez chauffer encore 10 minutes à feu très doux. Quand le chocolat est fondu, mélangez lui l'appareil produits laitiers-oeufs, mélangez vite et vivement. Versez l'appareil entier dans le moule, faites cuire encore 15 minutes à 180° C.

Pour le coulis, épépinez et épluchez le poivron, à l'aide d'un économe, faites des lamelles que vous laissez carmélisez dans le beurre et le sucre une heure environ à couvert. Mixez et réservez au frais.
Laissez la tarte refroidir deux heures avant de déguster.
Servez la tarte avec une c.s. de coulis.

lundi 25 février 2008
Tarte chocolat noir, confit de poivrons rouges
L'association des deux vous surpend ? Non, depuis Pierre Hermé et les grands manitouts de la nouvelle pâtisserie, on crée des mariages de desserts et de légumes tous plus alléchants les uns que les autres : carotte, avocat, courgette, tomate, betterave... Bref, il est autant question de renouvellement esthétique que gustatif, mais n'est-ce pas le grand dessein de toute aventure gastro-culinaire ? J'ai goûté (au sens littéral du mot) par un après-midi d'automne, dans un resto Bisontin, un merveilleux gâteau. A la vérité, il s'agissait exactement d'un dôme de chocolat noir très pourvu en noirceur et en poivrons, le tout bien lissé de chocolat. Les premières cuillerées m'ont tout à fait plu, puis les suivantes se sont révélées trop riches, autant en choc' qu'en poivron. Assez dubitative quant à la confection de ce dôme "en rouge et noir", je n'ai pas insisté pour découvrir l'alchimie de cette friandise. Comme je préfère la tarte au chocolat, j'ai tenté et ma foi, ce fut un succès, apprécié même par un réfractaire au poivron.
Tarte chocolat noir, confit de poivrons. Indications pour 4 personnes
La pâte brisée sucrée
200 g de farine fluide
100 g de beurre fin mou
1 c.s. rase de sucre en poudre
5 cl d'eau froide
L'appareil
400 g de chocolat noir à pâtisser
3 jaunes d'oeuf
25 ml de lait
25 ml de crème fraîche épaisse
3 c.s. rases de sucre en poudre
1 c.s. rase de cacao en poudre non sucré
Le confit de poivrons
2 beaux poivrons rouges lavés, équeutés, épépinés, coupés en quartiers
6 c.s. rases de sucre en poudre
Une demi-journée environ avant de déguster ce dessert, confectionnez la pâte brisée : dans un grand bol, mettez la farine, le sucre et le beurre en morceaux. Effritez. Puis, versez l'eau froide et mélangez alors le tout sans pétrir jusqu'à former une boule de cette pâte qui doit rester souple, mais pas molle. Etalez cette pâte dans un moule à tarte de 24 cm de diamètre et laissez-la reposer une demi-heure au réfrigérateur. Faites cuire à blanc (recouvrez la pâte d'un papier sulufrisé et de légumes secs) th. 6 pendant 15 minutes. Sortez du four, ôtez le papier et les légumes secs.
Pour réaliser l'appareil : battez bien le sucre et les jaunes d'oeuf, que le mélange devienne mousseux. Dans une jatte, cassez le chocolat en carrés, faites le fondre au bain-marie. A mi-parcours, ajoutez-lui le lait et la crème, mêlez soigneusement à l'aide d'une spatule pour obtenir un ruban très lisse. Versez doucement la poudre de cacao, mélangez à nouveau. Etalez l'appareil sur le fond de tarte, cuisez 15 minutes à four très doux (th. 4-5). Sortez du four, laissez refroidir dans un endroit qui ne soit pas le réfrigérateur (de même pour la conservation).
Avant de réaliser le confit de poivrons, il faut peler ces derniers. Cette opération peut paraître fastidieuse : l'exercice est très académique. Il consiste à placer les poivrons juste sous le grill du four durant 40 minutes (th. 5), et de les retourner tous les quarts d'heure. Après quoi, passez-les sous l'eau froide, vous devez retirer la peau aisément. L'on peut aussi les enfermer dans un sachet plastique pour qu'ils refroidissent et les peler alors.
Ici débute la cuisson du confit : placez-les dans une casserole (en cuivre si possible) avec le sucre, faites mijotez sans couvercle pendant 45 minutes, à feu minimum. Vous obtenez des lamelles bien caramélisées : ne laissez pas durcir, répartissez aussitôt une cuillerée à soupe de ce confit dans les assiettes avec une part de tarte/personne.











