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La cuisine selon mon envie !
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20 mars 2010

Soupe de lentilles corail, patates douces & coriandre

Soupe_Lentilles_Corail_et_Patates_Douces

Il y a cinq jours, bien avant que le printemps nous prouve avec ardeur qu'il jouait encore à cache-cache avec les giboulées, j'ai eu envie de soleil et de pep dans nos assiettes. Comme les légumineuses sont légion à la maison ces temps-ci, avec les herbes et les légumes du réconfort (la suavité des patates douces répond bien à ce qualificatif) rien de plus magique qu'une soupe, faisable même sans autocuiseur, puisque le temps de cuisson des lentilles corail est extrêmement raccourci par rapport à celui des consoeurs lentilles vertes et autres petits pois sauvages.

Je suis même carrément obsessionnelle, car j'ai concocté cette soupe juste avant de me rendre à un cours de cuisine Indienne. J'allais cuisiner et déguster nos plats, tandis qu'à la maison, les heureux hommes goûtaient cet essai très concluant. Voila donc mon India Soup, tandis que vous pourrez ensuite continuer le voyage aux Indes avec l'Indian Song, de Marguerite Duras.

Les légumineuses : les lentilles corail font partie de la même famille que les lentilles vertes, les pois chiches. Originaires du continent Asiatique, les lentilles corail sont particulièrement cuisinées en Inde, avec du riz notamment, où elles forment alors un plat protéiné idéal. On les retrouve notamment dans la cuisine d'Afrique du Nord. Elles sont vendues décortiquées, d'où leur couleur, leur temps de cuisson réduit mais également leur éclatement à la cuisson. Leur saveur n'est pas très prononcée.

Les féculents : les patates douces, tubercules provenant probablement d'Amérique du Sud, très utilisées en Polynésie, ont une saveur incomparable de châtaigne et sont subtilement sucrées. La patate douce se prépare indifféremment en recette salée et sucrée. Néanmoins, elles se prêtent aux mêmes modes de cuisson que la pomme de terre, frites, en purée, sautées, en potage... Elle ravit le palais des petits commes de grands.

Les herbes arômatiques : la coriandre fraîche, a un goût frais, proche du citron, des feuilles de sauge et de céleri. Elle vient rappeler la poudre de curry dont elle est l'un des composants.

Le liant : le lait de coco.

Les épices : la poudre de curry (maison).

Pour 4 portions

Patates douces : 500 g

Lentilles corail sèches : (pré-trempage inutile) 200 g

Lait de coco : 15 ml

Ail : 2 têtes

Echalote : 1 petite

Poivre blanc du moulin : 2 tours

Eau : 1,5 litre

Coriandre fraîche : 4 brins rincés

Gros sel marin :  ½ c.s.

Curry : ¼ c.c.

Epluchez les patates douces, l'ail et l'échalote. Rincez les lentilles, les patates, taillez-les en cubes grossiers, ainsi que les aillacées.

Versez 1,5 litre d'eau froide dans une grande casserole, jetez-y tous les ingrédients sauf le lait de coco. Portez à ébullition 20 minutes, coupez le feu.

Ajoutez le lait de coco et mixez longuement pour obtenir une consistance de ruban.

Servez une grosse louche/assiette et décorez de feuilles de coriandre.

Dégustez aussitôt.

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8 février 2011

Tatin d'Endives

Tatin_d_Endives La tarte des demoiselles Tatin est traditionnellement composée de pommes caramélisées et d'une pâte brisée sucrée. Cet édifice des desserts de la gastronomie française est souvent servi avec une boule de crème glacée à la vanille... Un peu la tarte à la crème des repas dominicaux en famille mais qui mérite bien mieux que ce statut d'icône plan-plan.

Pour autant, elle se décline aujourd'hui --et comme à peu près tout-- en version salée, et l'endive se prête très bien à ce petit jeu-là. Le blanc légume est braisé à l'huile d'olive puis caramélisé au miel, pour être enfin relevé de moutarde en grains et de noix de muscade.

Pour 6 à 8 personnes :

Préparation : 15 minutes/Cuisson : 15 + 20 minutes/Pour un moule à tarte diamètre 26 cm. :
1 rouleau de pâte feuilletée pur beurre + 1 jaune d'oeuf
4 belles endives
1 cs d'huile d'olive
2 cs de miel
1 cs de moutarde en grains
1 cs de raisins secs
1/2 cc de noix de muscade en poudre
20 g de parmesan râpé
poivre noir
facultatif *: 1 cs de moutarde au miel et 1 cs de graines de sésame noir.

Couper chaque endive en 4 et ôter la partie médiane (tronçon).
Dans un wok ou une grande poële, mettre la cs d'huile d'olive et faire braiser les endives  à couvert pendant 1/4 d'heure en les retournant pour dorer chaque face. À la fin, verser le miel et la
moutarde au miel * et laisser caraméliser quelques instants.
Dans le moule à tarte, disposer les endives préalablement braisées, ainsi que les grains de moutarde, le parmesan, les raisins secs et la noix de muscade râpée. Ajouter le poivre et du sel si besoin.
Recouvrir de la pâte feuilletée badigeonnée à l'oeuf, et saupoudrer les
graines de sésame noir* puis faire cuire à four chaud 20 minutes th. 180°C puis 190°C les dernières minutes pour dorer la surface. Servir immédiatement avec une salade de mâche ou de salade d'hiver.

1 mars 2013

Gâteau Persan aux noix

Le gâteau persan aux noix, c'est une belle découverte trouvée chez Lilo, sur son mirifique blog cuisine-campagne. L'ingrédient principal -la noix- associé aux épices douces que sont la cannelle et la cardamome sont une réussite pour un gâteau simple et savoureux. À l'instar du pan salé de la cuisine perse, décidément toute en subtilité, il y a un juste équilibre des parfums. Grâce aux proportions tiers farine, tiers noix, tiers sucre, la texture est légère, et ce, même avec des farines sans gluten comme je vous le propose dans ma version. Je vous conseille de déguster ce gâteau persan aux noix une heure après la sortie du four, et, s'il en reste, de l'emballer dans du papier cellophane : vous m'en direz des nouvelles tartiné de miel de châtaigner au p'tit déj. Just perfect.

G_teau_Persan_au_noix

 

Gâteau persan aux noix, pour 8 parts généreuses. La recette que je vous présente ici est adaptée librement de celle-ci.

200 g de cerneaux de noix (de super qualité si possible)

2 oeufs

160 g de cassonade + 20 g de mascobado

1 yaourt de chèvre soit ~ 125 g

1 yaourt à la grecque (chèvre ou brebis) soit ~ 125 g

50 g de purée de noisette intégrale

100 g de farine de maïs blanche

50 g de fécule de maïs

30 g de farine de pois chiches

1 sachet de poudre à lever

3 gousses de cardamome

1 c.c. rase de cannelle

2 c.s. de chicorée

Sucre glace et noix pour la déco

Une noix de beurre pour le moule.

--------------------------------{Gâteau Persan aux noix}---------------------------------------------

Préchauffez le four à 180°C.

Mixez 100 g de noix et hachez grossièrement les 100 g restants.

Dans un saladier, mélangez les sucres et les oeufs.

Ajoutez-y les yaourts, les noix, la purée de noisette. Mélangez initiment, sans excès.

Dans un autre saladier, versez les farines et la poudre levante.

Écossez les gousses de cardamome et écrasez les graines au mortier.

Ajoutez-les aux mélange de farines, avec la cannelle et la chicorée.

Puis, mêlez le contenu des deux saladiers, brassez de façon à obtenir une pâte homogène.

Beurrez un moule de 22 cm de diamètre à bords hauts, versez-y la pâte.

Faites cuire 40 minutes à th. 7 / 180°C.

Procédez à la déco quand le gâteau est froid.

Dégustez tiède ou froid.

22 juin 2012

Petits cakes courgettes, chèvre et menthe

DSCN5646 C'est l'été... Le soleil brille avec une insolence jubilatoire -qu'on aurait voulue plus précoce tout de même- et c'est toujours valable d'employer des légumes à toutes les sauces. Cela fait tellement longtemps que j'ai déserté les pages de ce blog que je n'ai pas d'excuse à fournir ni de prétexte à chercher, c'est ainsi tout simplement. J'ai failli glisser sur la pente du dégoût pendant un temps, heureusement la nature est bien faite et malgré une période de trois mois passée loin de tout désir gustatif et des fourneaux, je reviens ici avec beaucoup d'envie, de nouvelles associations, et de gourmandise estivale (oui, celle qui vous écrit attend un enfant). Ici, je parlerai bientôt d'abricot, de curcuma, de lavande, de fruits très colorés et de yaourt de chèvre. Toujours pour évoquer des recettes faciles, pas prétentieuses mais proches du marché et d'un budget affûté.

En l'occurence, les courgettes râpées et mêlées à l'appareil de ces petits cakes sont tellement contentes de sauter du bac à légumes, où, clairement, elles attendaient inlassablement le prochain tian ou le velouté glacé. Avec cette recette, elles honorent les nappes de pique-nique et végétalisent les barbecue-parties. En guise de mise en bouche, pour réveiller les papilles et exalter les appétits, je suggère quelques livres qui donnent l'eau à la bouche et remettent en perspective les rapports intimes entre mets et mots, gourmets et passionné(e)s d'écriture et de lecture. Tout d'abord, le lexicographe Alain Rey, qui, dans Les mots de saison égrène avec un bonheur tout poétique ses connaissances érudites et gourmandes. Mention particulière aux articles consacrés à loukoum et goûter. On ne ferait plus que ça ! Ensuite, j'étais déjà complètement accro aux titres parus dans Dix de façons de cuisiner... des éditions de l'épure, voilà que je dévore leur collection Mise en appétit. Les chroniques authentiques de Sonia Ezgulian avant et pendant l'aventure de son premier restaurant pètent le feu et sont néanmoins pleines de finesse. Ça se passe dans seulement 6m² de cuisine. Puis, si la librairie est loin, il y a toujours l'option classique et nordique du Festin de Babette.

Pour celles et ceux qui ont goûté, voici la recette tant demandée des Petits cakes courgettes, chèvre et menthe.

Environ 20 à 24 unités : ~400 g de courgettes râpées avec la grille la plus fine - 100 g de farine de blé - 50 g de farine de riz ou de maïs - 50 g de maïzena - 1 sachet de levure = 11 g - 8 cl d'huile d'olive - 10 cl de lait végétal (noisette, épeautre, soja, riz) - 3 oeufs - 150 g de tomme de chèvre râpée - 1 poignée de menthe fraîche ciselée (~20 feuilles) - 1 c. à s. de moutarde - poivre. Facultatif : pignons de pin, brisures de cerneaux de noix.

Préchauffez à 200°C. Dans une jatte, mélangez les farines et la levure, ajoutez les oeufs, l'huile, le lait, la moutarde. Mélangez bien, sans précaution particulière. Incorporez enfin la tomme, les courgettes râpées, la menthe et poivrez. Ne salez pas trop si vous avez mis de la moutarde. Répartissez la préparation dans des petits moules (à muffins ou autre), laissez cuire une bonne vingtaine de minutes en commençant à 200°C pendant 5 minutes pour redescendre à 180°C le quart d'heure restant. Laissez refroidir, démoulez et servez ces petits cakes moelleux en apéritif, tièdes ou froids.

L'utilisation des différentes farines n'est pas obligatoire. Celle de riz apportera un croustillant léger et la farine de maïs donnera une jolie couleur jaune.

16 octobre 2012

Caviar d'aubergines blanches au cumin

[Ce billet traîne sur les messages à poster depuis début septembre, et malgré la raréfaction des aubergines sur les marchés, je ne résiste pas à publier cette bonne idée veggie à tartiner ou tout bonnement à déguster à la petite cuiller... So sweet, so delicious, and so flavoured.]

Je parie que les aubergines sont les tomates de 2013 : que j'ai été lasse de me démener entre les gouttes de sueur et d'huile d'olive au-dessus du billot pour cuisiner la belle légume violette de mille et une manières ! Heureusement, cultiver la variété des espèces est enfin au goût des autres du jour !

DSCN5868

{Caviar d'aubergines blanches au cumin}

L'aubergine blanche, voisine en tous points de sa congénère violette, la mafflue, l'hégémonique chez nous Européens, devrait prochainement tenir le haut du panier. Particulièrement à la fin août lorsque, repue de ratatouille, d'aubergines marinées et de tiramisu sucré à l'aubergine, une belle récolte d'aubergines blanches du Lot-et-Garonne s'invitait régulièrement dans mon cabas. Comme pour les autres aubergines, il est préférable de les choisir de petite taille. Leur chair n'en sera que plus consistante et plus savoureuse. Ses atouts ? La blanche se pèle facilement, sa chair cuit rapidement et tient également mieux à la cuisson. Côté palais, elle développe des arômes plus doux, plus fins. Cette variété est très utilisée dans les pays méditerranéens. Je la considère comme un super légume et cette tartinade est une vraie réussite !

Pourquoi dit-on du caviar d'aubergines ? Alors que le caviar animal est de l'oeuf d'esturgeon, les préparations à base de légumes broyés/mixés et assaisonnés pour tartiner ou tremper sont baptisés "caviar du pauvre". Tel est le cas de l'aubergine au Moyen-Orient.

Caviar d'aubergines blanches au cumin Pour un apéritif, environ 6-8 convives=> à faire la veille.

3 petites aubergines blanches
2 c.s. d'huile d'olive ou + si nécessaire
10 feuilles de menthe
1 c.c. de cumin
1 c.c. de carvi
gros sel + sel gris fin
poivre blanc du moulin
piment d'Espélette
1 c.s. de vinaigre balsamique blanc ou vinaigre de noix ou vinaigre de vin vieux.

Peler et tailler les aubergines en cubes grossiers.
Les cuire à l'eau bouillante salée et laisser égoutter au moins une heure, de préférence la veille, tranquillement, et les laisser au frais.
Le jour-même, passer au mixeur les aubergines, l'huile d'olive, le vinaigre, la menthe, carvi, cumin, poivre. Détendre avec de l'huile d'olive si besoin. Ajuster en sel et piment d'Espélette selon les goûts. Conserver au frais avant de servir avec des crackers, du pain pita etc...     

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22 avril 2011

Khoresh Iranien

Koresh_Iranien_ À quelques encâblures de Pâques, le menu ne vous est peut-être pas encore apparu. Si vous cherchez une recette épatante, facile et délicieuse, traditionnelle mais pas plan-plan, je suis prête à parier ma ration d'oeufs en chocolat que ce Khoresh d'agneau iranien pourra satisfaire vos attentes. Le Khoresh signifie plat mijoté, il s'agit d'un plat traditionnel iranien très raffiné dans ses saveurs et surprenant par la diversité de ses textures.

C'est une fois de plus dans un livre petit par son format mais grand par son contenu que j'ai pioché cette recette divine. Je m'y réfère très souvent et plusieurs fois ici j'ai évoqué petits larcins culinaires de Claude Deloffre. Même planqué sous une pile de papiers, il attire toujours mon attention. Ici le voyage forme la toile de fond. Souvenirs de lecture, recettes d'enfance et des quatre coins de la planète me transportent aux antipodes de la France. Et pourtant les recettes proposées sont si simples, si belles à regarder et toujours subtiles dans leurs goûts que tout porte à croire que moins c'est plus et que l'élégance réside dans la sobriété, (en mode comme ailleurs).

Pour cette viande d'agneau mijotée, rien de compliqué dans la réalisation mais une liste d'épicerie à prévoir puisqu'on n'a pas toujours sous la main des pistaches mondées ou des abricots secs. En revanche avec le printemps la menthe doit fleurir dans vos jardinières ou du moins, vous la trouverez aisément sur le marché. Comme la saison des oranges tire à sa fin, préparez des écorces à congeler éventuellement si vous réalisez ce Khoresh plus tard. Je vous garantie qu'un soir d'été il sera très bienvenu.

Viande fondante, écorces d'orange craquantes et riz doux, arômes qui explosent en bouche : cette recette perse mérite une vraie place au centre de toutes les tables. À mes yeux elle est un peu le curry du moyen-orient. Un plat si subtil qu'on ne l'oublie pas, qui ne requiert pas une dextérité folle et se réchauffe : il faut s'en faire un allié.

Khoresh Iranien

--------------{Pour 6 personnes :}---------------------------------------------------------------------

-3 oranges (bio car vous utiliserez aussi le zeste)

-50 g de beurre

-3 c.s. de sucre

-700 g de viande d'agneau coupée en cubes de 3 cm de côté

-huile d'olive

-20 g de beurre

-2 gros oignons jaunes (variété 'Oignon de Mulhouse') épluchés et émincés

-1 c.c. de cannelle en poudre

-½ c.c. de cardamome en poudre ou 3 capsules de cardamome verte écrasées grossièrement

-le jus d'1 citron vert

-27,5 cl de jus d'orange

-27,5 cl d'eau

-3 carottes épluchées et taillées en rondelles

-2 c.c. d'eau de fleur d'oranger

-30 g de pistaches non salées

-1 poignée de menthe

-sel, poivre

-eau bouillante

---------------{Pour accompagner}-------------------------------------------------------------------

-riz basmati ou boulgour ou semoule à couscous

----------------{Matériel}-------------------------------------------------------------------------------

-zesteur ou couteau très aiguisé

-cocotte en fonte

-petite casserole

----------------{Progression}---------------------------------------------------------------------------

Prélevez le zeste des oranges : qu'ils soient de la taille d'une allumette.

Blanchissez les à l'eau bouillante 3 minutes, égouttez-les.

Dans une petite casserole, faites fondre 50 g de beurre auquel vous ajoutez les écorces taillées et saupoudrez du sucre. Laissez légèrement caraméliser. Réservez.

Faites dorer l'agneau en cocotte avec un peu d'huile d'olive. Réservez sur une assiette.

Dans la même cocotte, mélangez 1 cs d'huile d'olive, 20 g de beurre, faites fondre les 2 oignons jaunes émincés.

Saupoudrez de cannelle, de cardamome, cuire encore 1 minute.

Ajoutez le jus du citron vert, pressez le jus d'oranges pour obtenir 27,5 cl, ajoutez 27,5 cl d'eau et l'agneau.

Salez, poivrez, portez à ébullition, mettez sur feu très très doux et faites mijoter environ 1h15.

Pelez et émincez 3 carottes.

Coupez la chair des 3 oranges en morceau, retirez les parties blanches.

Versez les carottes dans la cocotte 20 minutes avant la fin de la cuisson et les morceaux d'orange 10 minutes avant. Au dernier moment, déchirez quelques feuilles de menthe avec les doigts et parsemez-en le plat.

Servez ce Khoresh avec 2 cc d'eau de rose, de la menthe déchirée, les pistaches et accompagnez d'un riz ou autre.

Recette issue de Petits larcins culinaires (balade dans ma bibliothèque idéale), Claude DELOFFRE, p. 63, Tana Éditions, collection Foood, 2009.

29 octobre 2010

Cake sucré à l'indienne

CakeSucre_L_Indienne Un petit morceau d'Épure à ma mesure … Marier carotte et épices ou une manière indienne d'aborder le très anglais Carrot Cake. Tout cela pour contrer intelligemment –et délicieusement-- les premières injonctions de l'automne. Dans son opus la carotte – dix façons de la préparer, l'auteure Caline Augé présente l'antique apiacée sous son meilleur jour : riche en bêta-carotène, sa consommation rendrait bien portant. Expression que je traduis par affable et aimable. Outre ses vertus presque spirituelles, la belle ombellifère fait des émules chez les enfants. Qui n'a pas croquer une rondelle de carotte, à la dérobée, au moment du repas presque préparé ? Couleur, odeur, saveur, la carotte des jardins est le légume du pauvre, aussi polyvalent qu'économique. Un légume qui a aujourd'hui enfin regagné ses lettres de noblesse, un incontournable, qui se prépare cru et cuit.

La première fois que je l'ai réalisé, j'ai eu un peu peur en voyant l'appareil très compact de ce gâteau au moment de le verser transvaser dans le moule à cake. Et pour cause : dense, pas très gras, rempli de fruits secs et d'oléagineux, il finit par donner un superbe goûter raffiné ou rustique, selon qu'il est servi avec un thé ou une limonade (faite maison). Ses ingrédients type « super foods » auront raison des fringales les plus incontrôlables, et il fait bonne figure au p'tit-déj' vu comme un brunch. 

Il m'a déjà servi de « gâteau de voyage » et dans ce cas-là le glaçage peut être conçu et étalé sur place, si vos LaCarotteEpurehôtes ne sont pas de sombres inconnus. Ils comprendront bien cette mesure de précaution. L'intérêt : ce cake se fait 48 heures à l'avance en le gardant au réfrigérateur. Il se conserve encore 48 autres heures, toujours au frais à cause du glaçage. La caution : même les réfractaires aux gâteaux –si, si ça existe-- (l'homme de la maison est de ceux-là, ne vénérant que les desserts au chocolat noir et les tartes au citron, argh) ont approuvé de conserve. A vos râpes !

Cake sucré à l'indienne, recette librement adaptée de La carotte-dix façons de la préparer, Caline Augé, Les Éditions de l'Épure, p.3, 2006.

Pâte :

-150 g de carottes râpées

-50 g de farine du mélange riz et millet -en magasins bio-

-50 g de farine de petit épeautre

-50 g de farine bise

-50 g de farine de kamut

-80 g d'amandes mondées grossièrement écrasées

-80 g de raisins secs

-100 g de figues sèches coupées en petits morceaux

-1 c.c. de canelle en poudre

-1 sachet de levure (bio sans phosphates)

-170 g de cassonade

-2 oeufs

-20 cl d'huile (olive, noix...)

-1 pincée de sel

Glaçage :

-170 g de fromage frais type Saint-Morêt

-25 g de cassonade.

Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients secs.

Dans un autre, battez vivement les oeufs, l'huile, le sucre.

Incorporez ce mélange fluide dans le grand saladier, battez longuement, puis incorporez les carottes râpées.

Mettez cet appareil dans un moule à cake beurré et chemisé, démarrez la cuisson à four très chaud pour 5 minutes puis baissez le thermostat à 6/180°C pour une heure.

Laissez le cake refroidir, puis laissez le au réfrigérateur pour 2 jours, recouvert d'un papier aluminium.

Avant de servir, préparez le glaçage en mélangeant à la fourchette le fromage frais et le sucre. Etalez sur le dessus du cake.

----------------------{et encore des super gâteaux à la carotte}--------------------------------------------

Carrot Cake Trois étoiles

Carrot Cake. 

20 octobre 2010

Nid de betterave crue, oeuf poché & sauce tahini

Nid_de_betterave_crue__oeuf_poch__et_sauce_tahin Légume-racine habitué des tables d'hiver, la betterave rouge peut fournir matière à un débat pour gourmands et gourmets : crue, elle divise, alors que l'habitude de la consommer cuite est bien établie. Achetée sous vide, elle me laisse de marbre, voire m'écoeure, mais la betterave crapaudine trouvée sur les stands des petits producteurs a beaucoup de potentiel : savoureuse et légèrement régressive sous sa peau fripée, c'est la meilleure façon de la déguster en salade, râpée, en rondelles fines ou en dés.
Pour l'oeuf poché, rien ne vaut l'inratable méthode en images de Chef Simon, et, comme il insiste également, des oeufs extra-frais seront nécessaires. La vinaigrette à base de tahin (=purée de sésame blanc) rappelle à merveille les notes profondes de la betterave.  N'oubliez pas qu'avec elle, l'ail, les noix, le poivre, la moutarde (le condiment ou les graines comme en Inde notamment) et tous les vinaigres sont au paradis. Elle s'encanaille avec des allumettes  de lard fumé rissolées, se rafraîchit en compagnie de la pomme-fruit. Les raisins secs renforcent son côté sucré. Elle se laisse prendre en sandwich dans des mini-hamburgers de betterave cuite avec un pain complet grillé et des fromages à pâte persillée (Fourme d'Ambert, Roquefort...). Cette association betterave et oeuf est très appréciée dans la communauté Amish, paraît-il, où les oeufs dépourvus de leurs coquilles se colorent plusieurs jours près de la betterave...
Pour 2 personnes en entrée :
-150 g de betterave crue, épluchée et rincée
-2 beaux oeufs de ferme ou bio extra-frais
-1 c.c. rase de tahini (purée de sésame)
-1 c.s. de velours de balsamique
-2 c.s. d'huile d'olive
-poivre noir, curcuma.

Râpez finement les morceaux de betterave. Réservez.

L'oeuf poché peut se servir tiède ou chaud pour cette recette, et je vous conseille de suivre la méthode simple et efficace de Chef Simon, ici. Réservez-les.

Préparez la vinaigrette au tahini : dans une coupelle, mélangez vivement le tahini, l'huile et le velours de vinaigre balsamique. Poivrez légèrement.

Dressez les assiettes en disposant la betterave râpée comme un nid, en posant dessus l'oeuf et un peu de poudre de curcuma pour le contraste coloré. Nappez la betterave de la sauce et servez aussitôt.

N.b. : vous pouvez réaliser le velours de balsamique en laissant réduire 20 ml de vinaigre balsamique additionné d'un tour de moulin à poivre. Laissez réduire à feu très doux 5-8 minutes et laissez refroidir  juste 5 minutes avant de vous en servir.

1 avril 2011

Saupoudrez vos assiettes : Brochettes de dinde marinées au curry

Brochettes_de_dinde_marin_es_au_curryRien de plus volatile que les épices et le discours sur elles ? Les mélanges courants, d'autres plus détonnants ou carrément exaltants forcent l'emploi des poudres magiques dans nos assiettes. Ça fait une bonne décennie que j'initiai ma découverte des épices et autres condiments en lisant La Maîtresse des Épices qui décrit leurs usages culinaire, thérapeutique, sanitaire ou aphrodisiaque. Une autre Indienne du Kérala, elle, superpose divinement la cuisine occidentale à celle plus chamarrée de son Inde natale.
Depuis quelques années, je fais mon propre curry, en assez petites quantités pour ne pas que les arômes s'échappent et, de cette façon, je peux en doser la force.
Devenue inconditionnelle des graines toastées, j'aime aussi en ajouter au dernier moment dans certains massala (signifie mélange d'épices en Inde) comme les graines de sésame noires ou blanches, les graines de pavot bleu ou de nigelle. 
Si dans le cochon tout est bon, dans la volaille aussi, abats, sot-l'y-laissent, jetez le bec et garnissez vos couettes de plumes mais ayez régulièrement une petite pensée pour la marinade. Facile, économe en temps, en argent et en calories, elle est vraiment là pour simplifier l'existence. Après un bon bain parfumé, la viande peut être rôtie, saisie, léchée (par les flammes) ou mijotée... À bas l'embarras du choix avec ce dossier mensuel de Fureur des Vivres consacré à la Cuisson. 
Brochettes de dinde marinées au curry
Pour 4 portions
-1 cc rase de mélange de poudre à curry (coriandre-cumin-curcuma-fenugrec-gingembre-céleri-poivre noir-cannelle-clou de girofle-carvi-fenouil-cardamome-sel)
-400 g de blanc de volaille coupé en gros cubes
-3 cs de sauce soja sucrée
-1 gousse d'ail écrasée
-quelques lamelles d'oignon rouge
-3 cs d'huile de sésame
-quelques zestes de citron jaune (facultatif)
-fleur de sel.
12 heures à l'avance, préparez la marinade : dans un saladier, mettez la viande en cubes et mélangez-la aux ingrédients de la marinade de façon à bien imbiber toutes les faces de la viande. Couvrez et laissez reposer au frais.
Ôtez la gousse d'ail. Préparez les brochettes en piquant les cubes de viande sur 4 brochettes ou 8 plus petites, dépend de la taille des piques.
Huilez légèrement une poële et saisissez les brochettes sur tous les côtés. Baissez le feu, faites cuire doucement encore 10 minutes.
Servez très chaud avec un raïta bien frais et un riz long grain nature.

Petit lexique :
Massala ou masala : en Inde désigne tout mélange d'épices (piment-moutarde-fenugrec-assa-foetida). Ils sont légion.
Curry-carry : mélange d'épices traditionnel de l'Océan Indien. Curry en Inde, Carri/-y à la Réunion, la souche est la même. Ces épices en constituent la base : coriandre-cumin-curcuma-fenugrec-gingembre-céleri-poivre noir-cannelle-clou de girofle-carvi-fenouil-cardamome-sel**. Mais il existe presque autant de sortes de curry que de cuisinièr(e).

*Livres à dévorer :------------------------------------------------------------------------------------------------------
La Maîtresse des Épices, Chitra Banerjee Divakaruni, Éditions Philippe Picquier, 1999.
Culinary Artistry, Andrew Dornenburg, Karen Page, Van Nostrand Rheinold, 1996.
**Les Miscellanées Culinaires de Mr. Schott, Ben Schott, Éditions Allia, 2007.

1 novembre 2010

Echalotes confites au vinaigre balsamique

  Voici la vidéo que j'ai réalisée pour illustrer la recette des Echalotes confites au vinaigre balsamique, présentée par les Editions Solar dans le cadre des Nouvelles Variations Gourmandes. La recette en détails, telle qu'elle est présentée aux Editions Solar :

Pour 4 pots de chutney :
   900 g d’échalotes nouvelles
160 g de sucre cristallisé
30 cl de vinaigre balsamique
1 cuill. à soupe de coriandre moulue
1 cuill. à café de cumin moulu
1/2 cuill. à café de curcuma
1 pincée de cannelle moulue
2 clous de girofle
1/2 cuill. à café de sel fin   
Temps de total de préparation et de cuisson: 1h15 

Echalotes nouvelles confites au vinaigre basalmique
Cette préparation convient aussi très bien aux petits oignons nouveaux. Vous pouvez remplacer la moitié de la coriandre et du cumin moulus par des graines entières. 

   Retirez la peau fine extérieure et les petites racines des échalotes, puis coupez l’extrémité verte de la tige. Émincez-les en rondelles épaisses.

Mettez les échalotes dans une casserole avec les épices et le sel, saupoudrez-les du sucre et versez le vinaigre. Chauffez doucement en remuant pour faire fondre le sucre, puis amenez à très petite ébullition et faites cuire à feu aussi doux que possible pendant 40 minutes environ, jusqu’à ce que les échalotes soient translucides. Rajoutez éventuellement un peu d’eau de temps en temps pendant la cuisson si l’évaporation est trop importante.

Quand la préparation a la consistance d’une compote épaisse, retirez du feu et mettez en pots. Couvrez et laissez reposer pendant au moins 48 heures avant de consommer.   

8 mars 2010

Cupcake vanille, rose et framboise

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Les derniers frimas sont juste là ? ... Bien sûr, je le souhaite aussi fort qu'une récolte de fraises exceptionnelle, mais quand le vent me transperce à l'instant même où je décide d'arpenter ma rue dans laquelle toutes les bourrasques s'engouffrent, je rêve de petits gâteaux réconfortants rien qu'en les regardant. Sur le chemin du retour,  les doigts frigorifiés, une folle envie de rose s'abat sur moi, une coulée de peinture qui jaillirait comme un rayon de soleil en hiver. Le parfum, la touche colorée, les cristaux de sucre déco,ratifs j'ai posé du rose partout sur ces derniers cupcakes. La recette adoptée pour ceux-ci ?

Ils mettent à l'honneur le rose --son chromatisme, sa saveur-- (sirop de rose), la douce fraîcheur des fruits rouges (framboises) et la touche crémeuse du frosting au chocolat blanc, sur fond de vanille.

Des conseils supplémentaires donnés par l'auteure du blog Cupcakista, passionnée de sucreries made in England, m'ont été fort utiles. Elle présente plusieurs fois par semaine sur son blog gourmand un florilège de gâteaux de fées tous aussi merveilleux et inventifs les uns que les autres. Je suis restée fidèle à l'ADN des Fairy Cakes sucrés de Clotilde, qui me satisfont toujours pour un goûter autour d'un thé.

L'appareil (recette de Clotilde Dusoulier, ELLE à table, numéro 59, juillet/août 2008, page 20) :

Avec ces proportions, j'obtiens entre 12 et 16 cupcakes que je réalise dans des moules à muffins en silicone remplis aux deux-tiers.

-125 g de sucre en poudre

-2 gros oeufs très frais

-4 c.s. d'huile végétale (huile de tournesol)

-50 g de beurre demi-sel fondu

-150 g de farine

-1/2 sachet de levure (5,5 g)

-15 g de fécule de maïs

-125 ml de lait tiède

-1/2 gousse de vanille fendue en deux dans le sens de la longueur, infusée deux heures dans le lait chaud.

Le glaçage :

-30 g de beurre aux cristaux de sel de Guérande très mou

-100 g de chocolat blanc fondu

-1 c.s. de sirop de rose

-paillettes de sucre coloré rose

-1 framboise/cupcake (congelée en hors saison).

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Préchauffez le four à th. 6.

Beurrez des moules à cupcakes ou prenez des moules à muffins en silicone. Fouettez le sucre et les oeufs. Ajoutez le beurre, l'huile, mélangez bien. Dans un autre récipient, mêlez la farine, la fécule de maïs, la levure. Incorporez la moitié de ce mélange au premier, mêlez bien, versez progressivement le lait tiède et le restant de farine/fécule/levure en mélangeant bien.

Remplissez de cette préparation chaque moule aux deux-tiers et faites-les cuire 20 minutes à four moyen, température 170°C maximum.

Laissez refroidir au moins ½ heure, démoulez-les.

Préparez le glaçage : fouettez le beurre ramolli, le chocolat blanc fondu et le sirop de rose. Nappez chaque cupcake de ce glaçage avec le dos d'une cuillère, surmontez d'une framboise et saupoudrez de paillettes en sucre rose.

Vite un tour chez Dorian pour découvrir les Cupcakes en folie du 2nd Cupcake's day !

 

27 août 2010

Lapin aux saveurs du sud

R_bleDeLapinSaveaursDuSud Mes premiers souvenirs carnivores remontent à ma très tendre enfance, au temps où en culottes courtes j'adorais donner de la paille aux lapins pour mieux les déguster ensuite, en un civet particulièrement réussi par ma grand-mère. Elle savait qu'il fallait me réserver une bonne louche de sauce, certes, mais aussi les morceaux peu charnus, près des os. Ma façon de déguster le gibier et la volaille est d'ailleurs aujourd'hui encore identique : de la peau bien grillée, peu de viande et des os à ronger.

Si je ne peux plus profiter des produits des clapiers fermiers de mon enfance, j'apprécie également le lapin. Et pour satisfaire ma coquetterie, le râble ou le baron (les 2 cuisses + le râble) sont vraiment bienvenus. Que l'on préfère la partie charnue ou les os à ronger, déjà découpés, ces morceaux sont parfaits.

Pour 4 personnes-cuisson 30 minutes-peut se préparer à l'avance :

-le râble d'un lapin découpé

-2 c.s. d'huile d'olive

-3 échalotes épluchées et émincées

-1 oignon jaune éluché et émincé

-½ oignon rouge épluché et émincé

-5 gousses d'ail épluchées et émincées

-1 c.s. de farine blanche

-2 tomates pochées, épluchées, coupées en dés

-1 c.s. de concentré de tomates

-1 c.s. de vinaigre balsamique blanc

-4 brins d'estragon frais rincés et émincés

-1 c.s. de graines de moutarde

-sel, poivre.

Dans une sauteuse à fond épais, faire chauffer l'huile, ajouter oignons et échalotes, couvrir et laisser jusqu'à ce qu'ils deviennent translucides.

Réserver.

Rouler les pièces de lapin dans la farine et les faire dorer dans l'huile restante à feu vif durant 5 minutes, en prenant soin de dorer toutes les faces.

Baisser le feu, ajouter alors les  oignons et échalotes, l'ail, et tous les autres ingrédients en mélangeant délicatement le tout. Saler, poivrer.

Couvrir et laisser mijoter 20 minutes.

Servir avec des tagliatelles ou des haricots blancs.

19 avril 2010

Tarte légère aux jeunes poireaux et deux sésames

TarteJeunesPoireauxS_sameL_g_re Voilà quelques temps de cela, je décrivais une tarte aux poireaux, noix et tahin dont je ne me lasse pas, alors pour la rendre plus 2010' j'ai réinterprété son look sage en ajoutant des graines, du curcuma et alléger sa tenue. Les légumes primeurs charment les passants sur les marchés, il faudrait être plein de mauvaise volonté pour ne pas les entendre susurrer de les acheter, les cuisiner et se régaler.

La tarte se déguste aussi bien chaude que tiède et est encore meilleure le lendemain, réchauffée.

Tarte légère aux jeunes poireaux et deux sésames

-1 rouleau de pâte feuilletée pur beurre

-3 jeunes poireaux émincés, rincés, cuits vapeur

-1/2 oignon jaune émincé

-200 g de ricotta

-120 g de yahourt de brebis

-2 oeufs entiers et 2 jaunes

-les feuilles de 6 branches de persil plat rincées et émincées

-1 c.s. rase de graines de sésame noir

-2 c.s. bombées de pâte de sésame complet

-noix de Pécan

-sel, poivre, muscade, curcuma.

Préchauffez le four th. 6/180°C.

Etalez la pâte dans un moule à tarte, parsemez-la de l'oignon émincé, des rondelles de poireaux, salez et poivrez.

Préparez l'appareil à tarte en battant les oeufs, ajoutez ensuite la ricotta, le yahourt de chèvre et la pâte de sésame, battez bien pour obtenir une pâte homogène. Elle restera épaisse néanmoins.

Ajoutez une pincée de noix de muscade moulue et de poudre de curcuma, le persil plat.

Versez l'appareil sur le fond de tarte préparé, parsemez de graines de sésame noir et de noix de Pécan.

Enfournez 30 minutes à four chaud th.7/th.210°C.

Servez aussitôt avec une salade de mâche et endives ou tiède pour un pic-nic.

3 février 2009

Cheesecake sans cuisson + 1rst Cupcake Day by Dorian

cheesecakesanscuissonMode étatsunien* pour les sucreries. Le calendrier gastro(-nomique) vibre selon le tempo calendaire grégorien, et chacun-chacune peut vérifier à l'aide de son blue-jean préféré que les occasions de se réjouir la panse se concentrent véritablement entre Noël et Pâques. A peine sorti(e)s d'une bombance que l'on enchaîne sur une autre.  Ce n'est pourtant pas une raison suffisante pour faire taire son fouet (de cuisine) ni rabrouer toute envie sucrée, encore moins, chères primipares, de devoir attendre la prochaine grossesse pour succomber à des tentations douces, certes, mais bien enrobantes.

Y'a des jours où le four fait comme mine de battre en retraite (je voudrais que ça arrive plus souvent mais la gourmandise est une fidèle compagne). Entre trop-plein dominical et pyrolyse, l'endroit le plus chaud de ma cuisine commencerait-il une période ascétique, jurant de rendre la pareille à l'ascétique Carême, avec 21 jours d'avance ! Ce n'est pas parce qu'hier c'était Chandeleur qu'aujourd'hui c'est ceinture. Et entre nous, franchement, la grève des fourneaux n'est pas pour demain, mais cette fois j'ai cuisiné un dessert SANS me servir de mon four chéri, ce qui en plein hiver, sans beaucoup de fruits et toujours sans congélo relève de l'exploit pour moi et recouvre assez d'importance pour être souligné. Au XXI° s. vivre sans micro-ondes ni congélateur  est un phénomène rare, cependant la privation du premier est un acte volontaire, du second un acte contraint : petite cuisine vite remplie demande extension de son espace vital... sur le balcon, par exemple ? Vous avouerez que pour les sorbets dont on se délecte volontiers tout l'été cette option ne fait guère l'affaire.

Je vivrais en revanche très mal ou drôlement différemment sans un mixer, et grâce au Dieu de l'électroménager l'ancien a rendu l'âme -sus aux complexantes écotaxes et autres- et j'en suis fort aise car le tout nouveau tout beau et efficace mignon Micro qui m'avait tant plu pendant les vacances de Noël trônant  sur l'antique billot de beau-papa a fait mieux que me tendre les bras, il m'accompagne désormais. Coloris rouge pep's et gabarit ultra-compact, rien qu'à sa vue j'ai des envies d'houmous et de guacamole pas vraies.  Sa lame coupe extrêmement bien, je me suis déjà entamée l'index alors si je ne veux pas finir avec des mains de cuisinier toutes entaillées, j'ai intérêt à me calmer. Il n'empêche j'adore réduire en purée, en pesto, en pâte aussi je me donne à fond pour trouver un dessert idoine. Fan de produits laitiers, mon étendard de gazophile en berne, je tente sans grands risques mais avec plaisir un petit cheesecake qui ne demande pas de cuisson, juste un peu de beurre fondu, et comme vous avez sans doute un micro-ondes... voici comment procéder pour régaler 4 personnes que vous aimez beaucoup :

Cheesecake sans cuisson

-200 g de biscuits Petit-Beurre (toujours penser à achalander son placard à épicerie d'un ou plusieurs paquets de cette icône du style sucré que les bambins vénèrent)

-1 c.s. bombée de sucre roux

-30 g de beurre doux fondu

-500 g de yahourt nature = 4 yahourts (faisselle préalablement égouttée, yahourts brassés...)

-60 g de fromage frais type Saint-Morêt

-3 c.s. de sucre roux ou de mascobado

-1 c.s. d'eau de rose

-1 c.s. de confiture de figues noires/personne pour décorer (les confitures de la marque Eric Bur sont peu sucrées et assez savoureuses).

Mixez ensemble les biscuits et le sucre jusqu'à obtenir une pâte très friable, du sable en fait. Ajoutez-lui le beurre fondu et mélangez à la spatule en soulevant bien le tout. Etalez cette pâte dans un moule à bords hauts chemisé de papier sulfurisé et lissez le dessus. Réservez au frais.

Dans une casserole à bords hauts, mettez les produits laitiers et le sucre, fouettez bien et faites chauffer à feu doux sans atteindre le stade de l'ébullition pendant 5 minutes. Incorporez le sucre. Laissez refroidir. Versez l'eau de rose, mélangez, disposez cet appareil très lacté sur le fond maintenu au frais et laissez de nouveau au frais au moins 5 heures.

Au moment de servir, démoulez avec le papier sulfurisé, découpez 4 carrés, disposez sur assiette et ajoutez une cuillerée de confiture de figues noires. Bon appétit.

*Ouh, qu'il est vilain ce mot - mais c'est si drôle !

D'autres recettes avec de l'eau de rose :

-Gâteau figue-rose

-Cup-cakes à l'eau de rose

-Sekerpare (pâtisserie ottomane).

...et comme le mot cupcake ne se promène jamais seul (vous avez remarqué, ce sont toujours des naissances multiples) j'ajoute à ce billet la recette des Cupcakes aux Graines de Pavot et au Limoncello qui fit l'objet d'un post précédent mais qui participe là au 1rst Cupcake Day lancé par Doriannn... Mais pourquoi ? ouvert jusqu'au 1er Mars 2009.

Pour l'appareil (recette de Clotilde Dusoulier, ELLE à table n° 59 (juillet/août 2008) page 20) :

-150 g de sucre (j'ai mis du sucre de canne)

-2 gros oeufs

-4 c.s. d'huile végétale

-50 g de beurre demi-sel fondu

-150 g de farine

-1/2 sachet de levure

-15 g de fécule de maïs

-125 ml de lait (je le fais toujours tiédir pour un meilleur mélange)

-également 2 c.c. d'extrait de vanille (mais moi je n'en mets pas)

Pour le parfumer, j'ai choisi :

-2 c.s. rases de graines de pavot (chez les marchands d'épices)

-2 c.s. rases de Limoncello (épiceries Italiennes, grandes surfaces aussi)

Mon glaçage façon "cream cheese" :

-4 portions individuelles de fromage frais type Saint-Morêt

-le zeste d'un citron jaune non traité

-sucre glace.

def200Ces petis cupcakes-là se dégustent frais. Préchauffez le four à th. 6. Beurrez des moules à cupcakes ou sortez des moules à muffins en silicone que vous garnissez de caissettes de papier. Fouettez le sucre et les oeufs. Ajoutez le beurre, l'huile, mélangez bien. Dans un autre récipient, mêlez la farine, la fécule de maïs, la levure. Incorporez la moitié de ce mélange au premier, mêlez bien, versez progressivement le lait tiède et le restant de farine/fécule/levure en mélangeant bien.
Remplissez de cette préparation chaque moule aux deux-tiers et faites-les cuire 20 minutes à four moyen. Laissez refroidir totalement, démoulez et préparez un glaçage au Saint-Morêt : fouettez les 4 portions de Saint-Morêt, le zeste de citron et incorporez peu à peu le sucre glace jusqu'à obtenir une consistance ruban. Nappez chaque cupcake de ce glaçage avec un pinceau à pâtisserie et maintenez-les au frais jusqu'au moment de servir.

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25 janvier 2009

Poulet épicé aux amandes et haricots lingots

pouletamandeslingot Manger des légumes secs est devenue la marotte de toutes les foodistas et aucun d'eux ne leur échappe : lentille verte ou corail, pois chiche ou cassé, la marmite bouillonne incessamment de ces divins alliés hivernaux. Je suis reconnaissante à ces féculents d'être aussi bons chauds que froids, en salade ou en poëlée, tout ce qui s'y frotte s'adoucit et révèle pleinement ses saveurs ! En plus grâce aux recettes de MaryAthènes tous font leur entrée par la grande porte de la cuisine méditerranéenne.
Un fond de haricots lingots perdu au fond du placard à épicerie me tendait les bras depuis un bon bout de temps, sauf que je ne voulais pas les accomoder en mode saucisse, ni les manger froids, ce qui leur va pourtant aussi à ravir. Ce midi, après un passage chez le volailler et un rapide tour d'horizon de mes bocaux, j'ai opté rapidement pour un plat riche en goût et nourrissant, saison oblige, dans lequel les épices relèvent le poulet et révèlent de façon inhabituelle les lingots. Ils ne sont pas d'or, enfin, on peut s'y méprendre. Les proportions pour 4 personnes :

Poulet épicé aux amandes et haricots lingots

-4 cuisses de poulet fermier ou bio

-5 c.s. d'huile d'olive

-10 têtes d'ail épluchées

-une bonne pincée de chaque épice suivante : colombo, cannelle, muscade, cumin, cardamome

-40 g d'amandes effilées

-15 g de beurre doux

-3 c.s. de sucre roux

-sel, poivre du moulin

-240 g de haricots lingots secs à faire tremper 6 heures ou une nuit

-2 branches de thym

-2 feuilles de laurier

-1 oignon doux épluché : la moitié émincée et l'autre piquée de 3 clous de girofle

-1 c.c. de gros sel

Vous avez prévu ce plat depuis la veille ou le matin-même car les haricots lingots secs nécessitent 6 heures de trempage et une cuisson de 30 minutes en cocotte-minute ou 1 heure en cuisson classique à la casserole. Donc faites déjà tremper les haricots durant 6 heures dans un grand saladier d'eau froide. Rincez-les bien, égouttez-les. Placez-les dans votre cuiseur, cocotte-minute ou casserole, recouvrez-les largement d'eau froide et incorporez le bouquet garni = thym + laurier + oignon piqué de girofle + gros sel. Fermez et respectez le temps de cuisson indiqué plus haut ou sur l'emballage des légumes.

Pendant ce temps, occupez-vous du poulet : dans une sauteuse, mettez 2 c.s. d'huile d'olive et faites-y dorer les cuisses sur leurs 2 faces, pendant 5 minutes. Baissez le feu et incorporez alors les aulx, le demi-oignon émincé, et faites cuire à couvert doucement durant 20 minutes.

Faites revenir les amandes dans une poële anti-adhésive avec le beurre et le sucre pendant 10 minutes en mélangeant bien et en maintenant un feu assez vif pour caraméliser légèrement les amandes. Arrêtez le feu.

Jetez les épices sur le poulet, salez et poivrez. Prolongez la cuisson 10 minutes toujours à couvert. Puis mélangez doucement les amandes au poulet.

A ce moment-là, les haricots sont cuits si vous avez utilisé la cocotte, aussi égouttez-les bien, retirez le bouquet garni, et incorporez-les délicatement à la viande. Ajoutes les 3 dernières c.s. d'huile d'olive, laissez à feu très doux pendant 5 minutes pour que le mélange des saveurs opère. Goûtez. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.

Servez sans plus attendre.

5 mai 2009

Le Boulou de Yaël Naïm

BoulouYaelNaimEntre deux eaux (j'habite entre la Loire et le Cher...), la tête encore dans l'herbe verdoyante de mes vacances franc-comtoises et les pieds bientôt nus sur le macadam Montpelliérain, je prends toujours cinq bonnes minutes pour feuilleter la presse, le lundi c'est ELLE et ses incontournables fiches-recettes*. Et la page Vie Privée-Cuisine que je prends pour parole d'évangile quand c'est  Estérelle qui la rédige. Mais y'a tellement à faire en ce moment avec le buzz de la cuisine qu'un dossier entier est consacré aux "(...) People [qui] nous font la popote". Certes toute foodista est rompue à ce genre de lecture trendy, personnellement je ne sais jamais trop sur quel pied danser avec ce type de recettes, et desfois, oh ! Une pépite brille là, rien que pour soi.

Pas facile à rassasier, très exigeante avec ce que je mange, un peu pénible, quoi !, je frétille d'impatience devant le Boulou, non pas la ville mais le petit pain servi traditionnellement à l'issue de Kippour dans la culture juive. La recette est donnée par la chanteuse Yaël Naïm et rien que pour cette Madeleine je me convertirais. A bon entendeur, salut ! Le pitch : une merveille qui se situe entre le pain et le gâteau, agape bien plus nourrissante que divertissante. Moi qui, depuis bientôt trente ans, vis chaque petit-déjeuner comme la sortie d'un jeûne, alors vaille que vaille, j'essaie cette recette un tantinet régressive. Verdict : l'essayer c'est l'adopter.

Point numéro 1 : la réalisation est un jeu d'enfant, notamment j'obtiens illico la consistance adéquate. A la cuisson, le Boulou prend un joli teint légèrement doré, et se creuse de petites alvéoles couleur or qui trahissent la présence de matières grasses qui le différencient à jamais d'un vrai pain sans rien.

Point numéro 2 : que c'est bon. Vraiment - un goût agréable, une matière nourrissante, à la première bouchée émission d'un message de satisfaction pour mon cerveau : tu n'auras pas faim avant midi. Réel soulagement. Bienfait assuré et respect de l'adage diététiquement correct "Petit-déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant".

Point numéro 3 : ça se conserve plusieurs jours à l'abri dans un linge ou du papier aluminium. Pas mal comme roue de secours quand on a 3 pains devant soi malgré une coupe sombre dans les proportions. 

J'ai lu diverses choses sur l'histoire de cette recette, entre autres qu'il s'agit d'un dessert créé à Sfax (Tunisie), à réaliser avec de la semoule et absolument pas de farine, avec du fenouil ou de la badiane. Quoi qu'il en soit, le résultat est 100% garanti collation super protéinée, savoureuse et de belle facture, même si je n'avais pas de graines de sésame pour la touche finale. Comment faire ? Rien de plus simple :

Ingrédients pour 6 petits pains Boulou: 

-1 kg de farine

-3 sachets de levure = 33 grammes (je la choisis bio sans phosphates)

-1 verre et demi de sucre (je mets toujours du sucre roux)

-6 oeufs

-le jus d'une orange fraîchement pressée

-1 verre d'huile neutre (pour ma part j'ai mis de l'huile d'olive car même si elle n'est pas tout à fait neutre, elle a l'avantage de se marier parfaitement avec l'orange. C'est même très bien en vinaigrette).

-1 verre de raisins secs

-1/2 verre d'amandes hachées

-2 c.s. de graines de sésame blond.

Mélangez tous les ingrédients secs dans un grand saladier. Y verser tous les autres ingrédients dans leur ordre d'apparition sur la liste op. cit., mélanger jusqu'à obtenir une pâte de consistance souple, ni trop ferme ni trop molle. Si un des deux cas se présente, ajouter alors du jus d'orange ou de la farine et mélanger un peu. Formez 6 petits pains ovales et glissez-les sur la plaque du four, préalablement recouverte de papier sulfurisé. Faites cuire 40 minutes environ à four chaud th. 6. Les miens ressemblent à des cookies mais leur diamètre est de 20 cm, à partager donc !

Source : magazine ELLE n° 3304 - 25 avril 2009, page 92.

*Bientôt je ne résisterai pas à consacrer un billet sur leur genèse.

24 mars 2009

Verrine fraîche, comme en été, mais pour le printemps

verrineavocatfaisellepersill_e2 Le temps de porter des jupes sans collants revient comme l'ère des verrines "fraîcheur", confectionnées à l'aide d'aliments bruts, sans cuisson si possible et bien dressées dans leur écrin translucide. Je crois que quand on tombe dans cette brèche gourmande, on n'en sort pas si facilement que cela... heureusement, c'est sans danger. L'attraction visuelle et papillaire joue à fond dans cette présentation, C.Q.F.D. leur succès jamais démenti depuis l'intervention miraculeuse de Philippe Conticini. A mon échelle, je reprend sans attendre ce chapitre  du salé que j'avais jusque-là inexplicablement cantonné aux belles saisons.

L'intérêt supplémentaire de cette présentation verticalement correcte des aliments est de séduire les petits comme les grands. Tous, sans exception, raffolent de ces préparations genre take-away, où j'en déduis que l'absence d'assiette efface prodigieusement toute idée de contrainte dans l'acte de se nourrir. Mais c'est pas parce que ça ressemble à du snacking que c'est à laisser, bien au contraire. En plus, les herbes arômatiques fraîches ouvrent de nouvelles portes aux saveurs, garantissant un apport gustatif et nutritionnel non négligeable. Basant ma verrine sur un mélange faisselle-ciboulette aillée, j'ai bien failli crier Eurêka en goutant le résultat de la mixture*. Au final, le trio faisselle-avocat-crevette fait bon ménage parce que la légère note acidulée que le citron donne à l'avocat répond en choeur à la douce faisselle et à la tendre crevette. Pour faire 4 verrines en guise d'entrée ou de 8 à sevir en apéritif vous avez besoin de :

-400 g de faisselle bien égouttée (à noter que les portions individuelles de 100g qu'on laisse égoutter au réfrigérateur plusieurs heures avant de confectionner la verrine sont bien pratiques)

-10 brins de ciboulette lavée et ciselée

-1 gousse d'ail violet épluchée, dégermée, émincée très finement

-2 avocats bien mûrs (un petit séjour avec des bananes et des pommes et/ou dans un sac en papier kraft fait promptement mûrir l'avocat = 1 jour suffit)

-1 c.c. de jus de citron jaune

-100g de crevettes roses

-du pain pita ou des galettes souples détaillées en lamelles pour le décor.

Préparez vos verrines juste avant de les servir. La faisselle doit être bien froide. Dans une jatte, mélangez la faisselle à la ciboulette et à l'ail, salez légèrement, poivrez. Dans une assiette creuse, écrasez bien les avocats à la fourchette, additionnez-les de jus de citron. Dressez les verrines dans l'ordre suivant : faisselle-purée d'avocats-crevettes. Dégustez aussitôt.

*absolument délicieux et dépourvu de cet effet élastico-mou-chewingumesque inénarrable de certaines pâtes à tartiner persillées galvaudées depuis mon enfance.

Recettes de verrines pour le printemps et l'été :

Verrine primesautière

Verrine de concombre mentholée aux deux cosses.

9 juillet 2008

Concombre au curry

DSCN1678 Certaines associations culinaires paraissent déroutantes au premier abord, et un beau jour, pour peu qu'on y ait goûté, un nouveau monde s'ouvre devant soi. Rompue à l'utilisation redondante des légumes, surtout les 'gumes verts,  je m'abonne au concombre durant des semaines dès que la saison bénie s'ouvre et si le soleil y met du sien,  c'est le concombre masqué qui me poursuit !

Le plus souvent il accompagne mes salades et humidifie les grains de semoule de mes innombrables taboulés, mais c'est rarement qu'il occupe pleinement le devant de la scène. Devant cet injuste coup du sort, je tente de me rattraper en lui présentant des ami(e)s révélateurs de talents : à la menthe et au sel, au citron et au yahourt bulgare. Mais là, je voulais faire souffler un petit vent d'exotisme sans faire d'infidélités aux copains d'avant. Pour des papilles lassées des accomodations classiques infligées au concombre, je vous conseille vivement cette recette simplissime, fraîche, et savoureuse. Mon gourmet de mari a vraiment adoré. Pour moi, c'est une caution, une vraie. A vous de convertir vos foules affamées et fines bouches en tous genres ! Pour 2 personnes :

Concombre au curry

-1 concombre épluché et coupé en dés
-1/2 pot de yahourt brassé = 65 g 

-50 g de fromage frais type Saint-Morêt

-une pincée de curry en poudre
-une pincée de curcuma
-10 feuilles de menthe fraîche lavée et ciselée
-1 c.s. de jus de citron vert
-1 c.c. rase de graines de lin

Dans un petit saladier, mélangez le yahourt et le fromage à la fourchette. Incorporez le jus de citron, le curry, le curcuma. Brassez bien et lissez la surface à la fourchette. Disposez les dés de concombre, la menthe, les graines de lin. Servez aussitôt.
Nota bene : ce mélange peut s'utiliser en dip sur du pain noir.

26 août 2008

Velouté froid de poivrons rouges

velout__poivron_rouge

Le mercredi, c'est pas ravioli, non, non, pour moi ce sera Yoga. En effet, en fin de journée, pour moi, le jour des enfants rime avec bol d'air très apprécié, car pendant cette heure et quart-là je suis toute en émoi sur mon tapis de future yogi(e). Comme je rentre à 22 heures, je préfère éviter de retarder encore plus l'heure du repas, et je sais que mon chéri apprécie en général tout moment de tranquillité dans une semaine toujours très chargée. Il ne m'est donc pas permis de faillir à la préparation du dîner, et en ce moment PRECIS les effluves du velouté de ce soir me chatouillent indécemment les narines. Alors, pour combler ma gourmandise, je bois... de la tisane aux fruits rouges, très désaltérante et ô combien savoureuse, car je laisse infuser pendant des lustres. Sinon, je serais encore tributaire des innombrables thés qui peuplent ma cuisine et mon imaginaire théophile. Moi qui de surcroît vide mes fonds de boîte et renifle les parois des vieux sachets ces temps-ci, je me vois bien en virée thés, cafés, tisanes avant ... le début de la semaine prochaine. Connaissez-vous Orléans ? Dans le centre, je ne connaîs qu'Angers, Blois, Amboise, mais je viens de découvrir une adresse que je me dois d'essayer quand je m'y rendrai.    

Revenons à nos poivrons, puisque ce sont eux qui passent à la casserole. Oui, ils ne sont pas de saison, tout comme les fraises, mais tant pis, je persiste et signe. Pour vous mettre l'eau à la bouche, et à moi aussi par la même occasion, je me dois de vous livrer sans plus attendre les ficelles d'une recette que j'inaugure en ce moment-même. L'exercie est périlleux, certes, car je ne l'ai pas goûtée, mais j'aime vivre (un peu) dangereusement. Allons-y !

Velouté froid de poivrons rouges pour 2 personnes

1 beau poivron rouge

25 cl de bouillon (bio)

20 cl de crème fraîche liquide

2 oignons nouveaux

1 ail rose

huile d'olive

1 c.s. bombée de concentré de tomates

le jus d'un demi-citron

pignons de pin pour décorer (facultatif)

1 c.c. rase de paprika ou de Piment d'Espelette®

Pelez le poivron. Emincez l'ail, les oignons, faites-les suer 2 minutes dans 1 c.s. d'huile d'olive. Ensuite, ajoutez les poivrons, le concentré de tomates, couvrez et laissez à feu très doux 5 minutes. Versez la crème, faites encore réduire 10 minutes, pas plus. Laissez refoidir. Ajoutez le paprika ou le Piment d'Espelette®. Mixez avec le bouillon, et le jus de citron, rectifiez l'assaisonement si nécessaire, laissez encore au frais jusqu'au moment de servir. Disposez dans des assiettes creuses et décorez de pignons. On peut accompagner de tartines de tapenade noire. 

Ledit velouté a été dégusté, à vitesse grand-V, le verdict peut tomber : super bon. Hormis le fait qu'il se consomme froid, avec les températures actuelles, ce n'est peut-être pas recommandé aux frileux, mais je vous garantis que ça requinque, surtout avec la pointe épicée.

28 juillet 2010

Courgettes rondes farcies à ma façon

CourgettesRondesFarciesAmaFa_on Les tomates, aubergines, avocats, poivrons, betteraves et courgettes sont parfois considérés  comme des fruits, répondant à la double appellation légèrement compliquée et imprécise de 'légumes-fruits'. En réalité, au sens de la botanique il s'agit de fruits mais selon l'angle de la consommation et de l'usage qui leur est réservé, ce sont des légumes. Cette acception peut être mise à mal par certaines pâtisseries qui les considèrent comme des fruits et cette ribambelle de belles pièces fait alors merveille notamment dans l'union très sacrée -et sucrée- avec le chocolat noir.

Elles sont vertes, tigrées, fermes, et couleur pastel à l'intérieur : les courgettes font partie de mes légumes (ou fruits selon les cultures) préférés. Les légumes farcis font partie des plats préférés de mon cher et tendre. Le riz remporte les suffrages de l'enfant, juste derrière les pâtes néanmoins.

On rêve de pesto alla Genovese mais sentir le basilic buissonneux qui pousse sous la balcon de ma voisine c'est comme ouvrir un tube de peinture au milieu d'un jardin des simples en Provence.

On veut faire simple.

Alors, on prend, pour 4 personnes :

-8 petites courgettes rondes de Nice

-240 g d'escalope de dinde ou de poulet en lanières

-2 tranches fines de jambon cru effilochées ou 40 g de lard fumé en allumettes

-40 g de pignons de pin

-10 belles feuilles de basilic frais, lavées et émincées

-200 g de riz rond

-60 g de parmesan en poudre

-20 cl de vin blanc sec

-4 cl d'huile d'olive

-2 gousses d'ail épluchées et émincées

-sel, poivre

-1 litre d'eau.

Dans un plat à gratin -ou tout plat à bords hauts-, posez les courgettes lavées et évidées.

Remplissez-les d'un peu de riz, de poulet, de basilic et de parmesan, mouillez avec un peu d'eau.

Disposez au fond du plat la chair des courgettes, l'ail, le riz, le jambon effiloché, le poulet restant, le parmesan, saupoudrez avec les pignons, salez, poivrez.

Mouillez avec les liquides : eau, vin, huile.

Couvrez à l'aide d'un papier d'aluminium.

Enfournez pendant 1 heure à four chaud th. 6 / 180C.

Dégustez aussitôt, très chaud !

8 mars 2013

Salade minute de fenouil à l'orange, coriandre et sel fumé {quand l'hiver a un goût de printemps...}

Même si ce n'est pas le printemps ici, il y a quelques bonnes choses à faire avant la mi-mars : remiser les chandails -ô délice des dénominations désuètes- et, au passage, couper l'herbe sous le pied de l'adage qui dit qu'"en avril, on ne se découvre pas d'un fil", vénérer les dernières oranges sanguines en habit sirupeux et poursuivre la mise à mort du poil ennemi [comme en témoignent l'ardeur qu'y mettent les espagnoles, ainsi que l'atteste la photo ci-dessous prise à Gérone, Catalogne] en vue de l'exposition prochaine des gambettes blanches vouées à ne pas le rester.

ByeByePelos

Plus prosaïquement, à la maison, allaitement oblige, les appétits sont encore très aiguisés mais je suis plus en plus friande de verdures, et avec cet hiver sans fin, je ne suis pas la seule à le clamer ! Hier encore, je faisais soupe de tout bois. Mais là... Exit les choux, à bas les cucurbitacées, plus de panais sous mon nez. Le mot d'ordre, le fil conducteur tant attendu, sera le légume vert : émeraude, bouteille, olive, de terre, pâle, sapin, amande, à soie, canard, tendre, luisant, pomme... et aux moments les meilleurs, viendra enfin le légume primeur. Depuis l'arrivée de notre deuxième enfant, je ne pensais pas que le temps serait à ce point compté. Plats uniques et salades bien senties ont plus que jamais une raison d'être et le soir, elles égaient n'importe quelle assiette. La salade minute que je partage aujourd'hui est une bénédiction grâce à la fraîcheur du fenouil anisé et la volupté de la chair molle de l'avocat. Oh, je mange les beaux jours ! Une pointe de sel fumé Maldon embellit le tout, simplement !

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Salade minute de fenouil à l'orange, coriandre et sel fumé {quand l'hiver a un goût de printemps...} Pour 4 personnes.

1 fenouil - 1 avocat bien mûr (éventuellement un avocat tropical) - quelques brins de coriandre fraîche lavée - 2 cs d'huile de noix* - 2 cs de jus d'orange pressée - piment en poudre (piment d'Espélette) - sel gris ou sel fumé Maldon.

Préparez le fenouil et l'avocat : après avoir ôter les éventuelles parties noires, émincez les 2 légumes finement. Disposez-les dans un plat, agrémentez de coriandre ciselée (quantité à doser selon vos goûts), d'huile de noix et de jus d'orange. Mélangez, ajoutez le piment et quelques grains de sel ou de flocons de sel Maldon. Dégustez dans la minute !

*Privilégiez de l'huile de noix fournie en circuit court, car elle se conserve peu de temps et elle apporte de tels bénéfices qu'elle mérite bien que vous vous y attardiez un peu, non ?

30 septembre 2011

Betterave crue mariée aux noix

Betterave_et_noix_en_salade Je n'ai pas oublié de n dans le titre, il s'agit bien dans ce billet de souligner l'excellent accord que constitue celui de la betterave rouge et de la noix de Grenoble. Vraiment, l'automne apporte, en plus des superbes produits de saison, la transition en douceur vers les feuilles mortes et l'odeur des pommes dans leur panier. Et puis cette année, cela m'inspire particulièrement, sans doute parce que j'ai profité pleinement des fruits et légumes de juillet-août et que l'été indien donne à l'environnement une chaleur très inhabituelle. Alors le dimanche au marché Saint-Aubin, on trouve toujours de belles betteraves en forme de toupies, très goûteuses, dont les feuilles se consomment aussi. Elles se préparent exactement comme les jeunes pousses d'épinard. Ciselées comme des herbes arômatiques ou incorporées à des galettes végétales, notamment, leur saveur sucrée mêlée à une pointe d'acidité habille un plat, sans parler du joli rapport coloré vert-magenta.

C'est ainsi que dès avant le Vè siècle précédant notre ère, les Grecs consommaient déjà l'intégralité de la betterave rouge, de la feuille à la racine en passant par les tiges. -----{Je n'avais pas de recette sous la main pour inclure les tiges, mais promis, j'essaie bientôt.}----- La betterave est un légume-racine dont le nom désigne simplement la bette (plante cultivée pour ses feuilles) associée à la rave (plante cultivée pour sa racine). C'est un mot-valise . Elle offre des saveurs opposées selon qu'elle est cuite ou qu'elle est crue. Tous les palais ne sont pas d'accord sur les intérêts gustatifs de la betterave présentée crue : de texture croquante avec une saveur terreuse dominante, elle devient tendrissime et sucrée une fois cuite. J'apprécie les deux manières et l'aimer crue n'est pas une réaction contre les betteraves cuites-achetées-sous-vide auxquelles je n'ai jamais donné une once de crédit.

Betterave crue mariée aux noix pour 2 personnes en plat principal ou 4 en entrée

500 g de betterave crue bio, non traitée, rincée et épluchée - 10 cerneaux de noix - 1 gousse d'ail rose - 1 c.s. de moutarde aux noix - 2 c.s. de vinaigre (1 de noix, 1 de balsamique) - huile de noix ou huile d'olive* - poivre noir - une grosse poignée de menthe fraîche rincée et ciselée.

À faire au dernier moment : épluchez la betterave, râpez-la assez finement. Réservez dans le plat de service. Ajoutez-y l'ail épluché et émincé, les cerneaux de noix grossièrement écrasés et la menthe ciselée. Préparez la vinaigrette que vous servirez à part. Cette salade n'a pas besoin d'être réfrigérée avant d'être servie, mais s'il en reste, enveloppez-la d'un papier aluminium et entreposez-la au réfrigérateur jusqu'à 2 jours.

*Pour la vinaigrette, si vous n'avez pas tous les ingrédients avec de la noix, contentez-vous du vinaigre à la noix. L'essentiel étant de renforcer la note de noix présente dans les ingrédients. Un ou deux ingrédients sur les trois de la vinaigrette suffisent.

9 septembre 2011

C'est la rentrée, lisez !

DSCN5178 C'est la rentrée ! ... pour ne pas oublier qu'il y a encore une dizaine de jours nommément consacrés à l'été, lisez :

-des bandes dessinées en noir et blanc ou colorées,

-des romans de la rentrée, choisis et emballés par votre libraire préférée,

-des journaux bien frais, avec des nouvelles roses ou moroses,

-des recueils de poèmes, où les mots prennent une toute autre saveur.

Mais comment faire pour lire ET cuisiner ? Là, je ne cuisine pas, en savourant une journée sans, en me sustantant d'un sandwich bien fait, léger mais complet, pris au soleil, en terrasse –celle-ci peut se trouver chez vous, dans le prolongement du living-room ou appartenir à un café. La bonne vieille terrasse de café à laquelle le sirotage d'une bière finement mousseuse et le café qui précède la douloureuse n'attend que vous.

Sandwich avec les moyens du bord :

-pour contenir : du pain, de la baguette ou un bun

-pour garnir : roquette-tomates confites-comté extra-vieux-amandes concassées-poivre.

Ouvrir le pain, de façon à former un sandwich.

Disposer la roquette, le comté en lamelles, les tomates confites, poivrer et terminer par quelques morceaux d'amandes.

Refermer et croquer à pleines dents.

Vous tenez dans l'autre main un bon bouquin.

Voilà, bonne rentrée !

13 novembre 2010

Houmous de betterave

Houmous_de_betteraveEn food comme ailleurs, je crois de plus en plus que "less is more".
Une petite tartinade libanaise bien tradi  comme le houmous se révèle sous un nouveau jour grâce à la graphique et très colorée betterave rouge. Ce légume-racine exquis apporte aussi le petit  côté délicatement sucré dont lui seul a le secret.
 
Pour procéder, on choisit soit une betterave déjà cuite du marché, pour la saveur, c'est quand même meilleur, soit une crue qu'on fait cuire à la cocotte-minute comme ça, recouverte d'eau, pendant 30 minutes à partir de la rotation de la soupape. Ensuite, on l'épluche --la peau part toute seule-- et on mixe.
J'ai utilisé une betterave crue parce que j'en avais marre des betteraves râpées, mais cela ne change rien à l'affaire.
Côté proportion entre les 2 ingrédients principaux (pois chiches et betteraves) mieux vaut faire moitié-moitié voire 2/3-1/3 si la betterave est votre amie.
Houmous de betterave, dip, tartinade :
-1 boîte de pois chiches cuits (200 g environ)
-1 betterave cuite épluchée (200 g)
-3 gousses d'ail rose épluchées, dégermées
-3 c.s. d'huile de sésame
-2 c.s. bombées de tahini (pâte de sésame)
-sel, poivre
-le jus d'un demi-citron.
Mettre tous les ingrédients dans le bol du mixer et mixer jusqu'à obtention d'une pâte homogène. Au besoin, allonger avec un filet d'eau pour avoir une consistance souple mais "tartinable".
Réserver 2 heures minimum au réfriégrateur.
Pour décorer le houmous de betterave, j'ai utilisé du sel de lave mais des graines germées --poireaux, moutarde-- ou encore des graines de sésame noir conviennent également.
A servir en dips sur des tranches de baguette de campagne passées au grill, des tacos ou des pitas.

21 juin 2008

Risotto vert pour Véronèse

DSCN1624Les jokers de certains midis apparaîssent comme des alliés bien plus sympathiques qu'on ne peut le croire. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'écris bien certains midis car, depuis notre arrivée à Tours, la situation veut que nous déjeunions ensemble, mon cher et tendre et moi, et cela jusqu'à ce que la configuration astro-professionnalo-cantinesque se modifie. Un seul écrou de déplacé et chacun se retrouvera devant sa lunch-box, son bento ou sa fiambrera, bref sa gamelle-repas. Un tel défi ne m'effraie pas, et ô bonheur ! Cléa est là pour nous sauver de tout faux pas. Ce n'est pas à elle que j'emprunte la recette d'aujourd'hui mais à mes placards, bac à légumes et panier d'allicées, car ces petits endroits regorgent toujours de mille et un ingrédients peu usités, d'innombrables fonds de boîte et autres épices amoureusement accumulées, telles des icônes savoureuses, bientôt sacrifiées sur l'autel intergalactique de la gourmandise. Depuis la venue dans notre foyer des riz noir, rouge, et blanc de la marque Riso Gallo, je prends un malin plaisir à essayer plein d'accomodations de risotti. J'avoue qu'en la matière, la bible que constitue La cuillère d'Argent m'a servi une seule fois, pour mon premier-né. Comme je ne suis pas forcément studieuse à toute heure, je préfère de loin vagabonder au plus près des couleurs, odeurs, saveurs, textures de mes ingrédients chéris.

Très encline à l'emploi du vert en cuisine, j'ai pu marier oignons nouveaux (une botte entière y passa, total look Italie, je vous dis), fèves (hum...), courgettes, fenouil, laurier et persil plat. Voilà pour l'apparence. Le riz, matière première, demeure blanc, de grain arborio, dont les 7 millimètres sont expressément utilisés pour le risotto et toute recette à base de légumes. Une confession s'impose : le risotto a révolutionné ma perception du riz, que jusqu'alors je n'ai consommé que par phases exclusives : petite, je ne l'aimais que rond, salé, avec du comté et du Tomacoulis acheminé par wagons chaque semaine. Puis, je fuyais définitivement cette attitude peu scrupuleuse vers vingt ans, ne le supportant que blanc, long grain, sans sel du tout du tout, tout juste bon à éponger un curry ou un rougaï à se décrocher les papilles gustatives. Beuh, oui j'aime l'aventure dans mon assiette.

Dorénavant, j'apprécie, non, j'exige que les repas de midi allient rapidité d'exécution, justesse des saveurs, et rapport nutritionnel irréprochable pour éviter toute ruade intempestive sur les comestibles avant, disons, les 17 heures (je me retenais depuis longtemps pour ne pas avaler un morceau de ce Carrot Cake fameux arrosé d'un surprenant et non moins fameux thé à la Zubrowka que j'adore-mais je viens de craquer). Et j'emprunte ces mots à Michel Guérard qui estime que le risotto est le déjeuner parfait en ce sens qu'il permet de se caler jusqu'à 19 heures sans avoir un pavé sur l'estomac (sous-entendez "les hanches"). L'apôtre de la Nouvelle Cuisine, qui prône des recettes minceur, prodigue toujours, de mon point de vue, d'excellents conseils, mais nous, pauvres mortel(le)s pouvons-nous les mettre en oeuvre ? Car encore faut-il, comme toujours, disposer de temps. Je me demande à ce propos si le risotto ne peut pas se réaliser la veille ? A voir. 

Risotto vert,  ingrédients pour 2 personnes en plat complet :

  • 160 g de riz arborio

  • 1/2 litre de bouillon de légumes très chaud (fait maison, cf. La cuillère d'Argent ou bien acheté en cube bio, pour mettre définitivement un terme aux infâmies glutamatiques)

  • 1/2 verre de vin blanc sec

  • 1/2 c.c. rase de gros sel, selon les goûts

  • 1 feuille de laurier séché ou frais

  • quelques feuilles de fenouil séchées ou fraîches

  • un brin de persil plat séché ou frais

  • 1 botte de petits oignons nouveaux avec leurs tiges, coupés en deux

  • les fèves de 5 cosses

  • 1 courgette en rondelles

  • beurre (20 g) ou huile d'olive (2 cl) pour amorcer le risotto

  • 1/4 de c.c. d'anis vert en poudre

  • poivre blanc

  • parmesan vieux à râper (repère à champignons qui traîne facilement dans le réfrigérateur)

Maintenez le bouillon au chaud jusqu'au moment de le verser dans le risotto.

Dans une sauteuse, faites chauffer la matière grasse et ajoutez les oignons, laissez dorer 2-3 minutes, pour ensuite verser le riz qui doit devenir translucide. Mêlez bien avec une cuillère en bois. Ajoutez le vin, laissez le s'évaporer. Mettez le laurier, le fenouil, le persil, l'anis, le sel.

Commencez alors à verser le bouillon, petit à petit, il vous faut en remettre dès absorption. Continuez ainsi jusqu'à la fin du bouillon. Avec cette variété de riz, il faut compter une cuisson de 40 minutes à feu très doux, incorporez donc les fèves et les courgettes à mi-parcours, en mélangeant régulièrement, environ toutes les dix minutes.

Goûtez le riz pour connaître sa cuisson. Si nécessaire, prolongez de quelques minutes en ajoutant de l'eau.

Donnez un tour de moulin à poivre. Ajoutez  du parmesan râpé, couvrez 5 minutes et servez aussitôt.

Nota bene : Des petits pois frais, des brocoli ou des asperges vertes peuvent remplacer ou allonger la liste des ingrédients donnée ci-dessus, car en matière de risotto, rien n'est plus amusant ni délicieux que d'improviser. Bon appétit !

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