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La cuisine selon mon envie !
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15 décembre 2009

Petits Costauds de l'Hiver : Gingembre-Chocolat

Petits_Costauds_de_l_Hiver___Gingembre_ChocolatDans ma boulangerie favorite, me voir proposer chaque fois que j'achète une simple baguette de pain la pâtisserie du jour était devenu un authentique supplice. L'accepter par trois fois au moins relevait de la gourmandise pure et simple... Alors, à plusieurs reprises, j'ai transporté dans le fin papier qui des chouquettes, qui des pains aux deux chocolats, qui des gâteaux individuels surmontés de pépites. Ceux-ci ont retenu toute mon attention car j'y trouvai à peu près les ingrédients magiques des jours de grand froid comme aujourd'hui : chocolat noir intense, miel, et gingembre qui réchauffent, et amande pour bien tenir au corps. Ces divins ingrédients me sont chers car avec eux, le plus simple des appareils ne reste jamais nu.

En alternance avec le fruit, pour mon Quatre Heures, j'aime parfois me laisser aller à des petites sucreries. La chose  devient vraiment merveilleuse à compter du 1er décembre, lorsque l'on s'apprête à essayer mille et une recettes de biscuits pour les déguster réussis à Noël. Et pour les offrir. Quand en plus un petit bonhomme friand de gourmandises réclame chaque jour du pain et des gâteaux au chocolat, je n'ai vraiment pas résister à en créer moi-même.

A l'image du gourmand en culottes courtes qui s'en délecte, je les ai baptisés Petits Costauds de l'Hiver. Pour les goûters, les en-cas du matin, les fins d'après-midi retour de balade, retour de virée shopping-cadeaux ou retour glacé de séance de ski.

Petits Costauds de l'Hiver : Gingembre-Chocolat

-65 g de beurre demi-sel ramolli

-70 g de sucre roux

-30 g de miel

-50 g de farine

-100 g de poudre d'amande

-2 oeufs entiers

-30 g de gingembre confit détaillé en petits dés

-30 g de chocolat noir en pépites ou 6 carrés coupés en 4.

Battez le beurre et le sucre en pommade. Ajoutez les jaunes d'oeufs 1 à 1, mélangez bien. Ajoutez le miel, la farine, la poudre d'amande, mélangez bien jusqu'à obtenir une pâte en ruban. Incorporez délicatement les blancs d'oeuf battus en neige. Mélangez intimement à l'aide d'une spatule. Versez l'appareil dans 8 moules à muffins puis parsemez de pépites de chocolat et de gingembre confit.

Faire cuire 30 minutes à feu doux (th. 6).

Sortez-les du four, laissez refroidir et servez à température ambiante, seul, avec un soupçon de crème épaisse battue sucrée, une boule de crème glacée à la vanille ou même au chocolat.

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11 juin 2008

Verrine sablée

DSCN1568Avec son étendard tricolore dans les tonalités ocres, j'aurais pu aussi la nommer Verrine des Sables, tant la texture granuleuse du specullos titille l'aspect lisse de la purée et autre faisselle. Mais voilà, je n'ai pas de fennec ni de chameau à portée de main, et si l'oasis de thé à la menthe étanche ma soif, alors je m'en tiendrai à cette appellation que je trouve très juste au demeurant. Quelques temps auparavant, la Soupe mangue-gingembre avait eu du succès. Une soudaine envie de réitérer trop précipitamment a failli conduire deux palais en feu à la Caserne la plus proche.

Ainsi, pour 2 mangues il ne faut pas mettre plus d'1/4 de cuillerée à café de gingembre moulu ou bien avalez dans la foulée un bol de riz blanc pour calmer le gosier. La bêtise étant déjà faite, on m'a conseillé d'adoucir ce petit brasero sucré. Et comme il faut bien illustrer les adages, en l'occurence celui selon lequel "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", cela donne lieu à l'impromptue Verrine sablée qui vient grossir la liste déjà fournie des idées-recettes pour verrine en réponse au jeu concours de 750g.com.

La mangue convient bien aux verrines et à tout autre dessert d'ailleurs, on l'aimera en morceaux dans une salade de fruits, servie à la chinoise (taillée en carrés), réduite en purée ou liquifiée en coulis. Elle ne privilégie pas le circuit court, certes, puisqu'elle est souvent importée d'Afrique ou d'Amérique du Sud, en revanche elle offre une source importante de magnésium, de vitamines A et C. En ce moment, cette drupe me botte. Je pense d'ailleurs utiliser le reliquat de cette purée très épicée dans un chutney, dont je m'évertue à trouver LA recette qui, semble-t-il, comme celle du curry, est un mirage. Je vous disais que le désert est à deux pas.

Pour les palais affamés par contre, ma Verrine sablée n'est pas un miroir aux alouettes, alors voici la caravane à suivre pour 4 personnes :

  • 2 belles mangues arrivées à maturité, épluchées et sans leur noyau (au total, cela équivaut en moyenne à 480 g de chair dudit fruit)

  • 200 g de faisselle égouttée (faites égoutter au frais pendant plusieurs heures si vous avez le temps et récupérez toujours le petit lait, c'est très bon à la santé)

  • 16 speculoos (biscuits au sucre candy et à la cannelle)

  • 1/4 de cuillerée à café de gingembre moulu

  • 4 fraises pour décorer (facultatif)

Mixez les speculoos pour en faire du sable. Disposez au fond de chaque verrine.

Mixez les mangues de façon à les réduire en purée. Ajoutez le gingembre, mixez encore. Réservez au frais.

Juste avant de servir, répartissez la faisselle dans chaque verrine, la purée de fruit, surmontée d'une fraise juste rincée. Dégustez bien frais.

15 octobre 2008

Muffins poires séchées-amandes

muffinspoiress_ch_esLors de la dernière Fête de la Tomate, en septembre, j'ai été ravie de goûter de délicieux Muffins à la Tomate séchée. En la matière, les blogs ne laissent rien au hasard, et cette recette vient grossir le flot déjà nombreux. Mais qu'importe, c'est la saison des poires, et plus que jamais délectons-nous des fruits secs et des oléagineux pour nous prémunir contre les attaques hivernales.
Le Muffin est couramment aux pépites de chocolat, équation réconfort assuré pour le goûter ou bombe énergétique au p'tit déj'. Cette soul food Outre-Atlantique permet des tas de variantes au gré des envies. Pour la préparation de base, je me suis fiée aux conseils très avisés de Pascale Weeks. Ensuite, je brode en fonction de l'humeur du jour. Et comme une frénétique nécessité (purement et simplement physiologique, j'imagine) me pousse à consommer des monceaux de fruits secs en ce moment, j'ai opté pour ce duo poires séchées-poudre d'amandes dont le partenariat est bien établi. Le tout donne un spécifique gâteau nourrissant, pas que pour l'esprit, et délicatement parfumé sans être trop sucré.

Muffins poires séchées-amandes, pour 12 pièces :

2 oeufs
75 g de beurre liquide
1 pincée de sel
3 poires séchées détaillées en dés
50 g de poudre d'amande
300 g de farine

100 g de sucre type Mascobado

11 g de levure chimique
25 cl de lait entier
1 cuillère à soupe de sirop d'érable ou de miel
12 moules à muffins et des collerettes en papier ou 12 moules en silicone.

Préchauffez le four sur th. 6. Mêler les ingrédients secs. Ajoutez les poires, puis le reste. Le secret de la réussite tient en la tenue de la pâte qui doit conserver un aspect friable, grumeleux. Pour ce faire, il ne faut pas mélanger vigoureusement les ingrédients mais les soulever doucement et pas trop. Répartissez la pâte dans les 12 moules et  faites cuire 30 minutes. Laissez refroidir sur une grille et dégustez aussitôt, ils sont meilleurs frais. D'autres idées pour accompagner votré ? Il n'y a qu'à demander, voyez.

23 août 2008

Cup-cakes limoncello et graines de pavot

DSCN1984 Que les inconditionnels du sucré se rassurent : la cup-cake mania n'est pas tombée en désuétude, oh ! non. Vraiment, la kyrielle de billets, blogs, sites, entièrement dévolus à ce divin petit gâteau encourage définitivement la survie de l'espèce. Que les défenseurs de l'appellation "fairy cake" ne s'offensent pas, j'oublie souvent cette merveilleuse terminologie faute de perles et de paillettes. Mes réalisations n'ont certes pas l'aspect bling-bling des charmantes sucreries  outre-manche ni l'outrance colorée des cakes outre-atlantique, pour l'heure je leur confère une couverture sobre, assez éloignée des bijoux fantaisies qui règnent en la matière. Or ce glaçage simplissime convient bien à cette recette moëlleuse mais pas molle, fondante mais pas mièvre. De mes premières tentatives, je garde le souvenir grisant de l'adorable pâtisserie que l'on façonne à sa guise, si petite que l'on peut en varier les saveurs, le glaçage ou encore les nuances.

En plus, les enfants adorent ... tant et tant que j'ai essayé avec une recette différente pour l'appareil, que j'emprunte à Clotilde dans le ELLE à table n° 59 (juillet/août 2008) page 20. Il faut davantage d'ingrédients que dans la recette que j'utilise précédemment. Pour donner un ton estival et européen à mes cup-cakes, j'ai ajouté du limoncello à la pâte ainsi que des graines de pavot, car elles et le citron s'embellissent mutuellement, c'est une affaire entendue. Le limoncello s'apprécie de la côte Amalfitaine jusqu'en Sardaigne, tandis que les graines de pavot remplissent les pâtisseries hongroises et polonaises. Délicieusement craquantes, leur teinte noire bleutée donne tout de suite un air un peu chic, je trouve.

Pour l'appareil (recette de Clotilde ) dans le ELLE à table n° 59 (juillet/août 2008) page 20 :

150 g de sucre (j'ai mis du sucre de canne)

2 gros oeufs

4 c.s. d'huile végétale

50 g de beurre demi-sel fondu

150 g de farine

1/2 sachet de levure

15 g de fécule de maïs

125 ml de lait (je le fais toujours tiédir pour un meilleur mélange)

également 2 c.c. d'extrait de vanille (mais moi je n'en mets pas).

Pour le parfumer, j'ai choisi :

2 c.s. rases de graines de pavot (chez les marchands d'épices)

2 c.s. rases de limoncello (épiceries Italiennes, grandes surfaces aussi)

Mon glaçage façon "cream cheese" :

4 portions individuelles de fromage frais type Saint-Morêt
le zeste d'un citron non traité
sucre glace.

Préchauffez le four à th. 6. Beurrez des moules à muffins ou préparez des moules en silicone. Fouettez le sucre et les oeufs. Ajoutez le beurre, l'huile, mélangez bien. Dans un autre récipient, mêlez la farine, la fécule de maïs, la levure. Incorporez la moitié de ce mélange au premier, mêlez bien, versez progressivement le lait tiède et le restant de farine/fécule/levure en mélangeant bien.

Remplissez de cette préparation chaque moule aux deux-tiers et faites-les cuire 20 minutes à four moyen. Laissez refroidir totalement, démoulez et préparez un glaçage au Saint-Morêt : fouettez les 4 portions de Saint-Morêt, le zeste de citron et incorporez peu à peu le sucre glace jusqu'à obtenir une consistance ruban. Nappez chaque cup-cake de ce glaçage avec un pinceau à pâtisserie et maintenez-les au frais jusqu'au moment de servir.

Découvrez mes autres idées de cupcakes :

Cupcakes aux graines de pavot

Cupcakes aux amandes, glaçage de fruits rouges

Cupcakes à l'eau de rose.

19 mars 2008

Riz noir, maquereaux au poivre

Diapositive1Vous connaissez le riz noir ? Non, il ne s'agit pas du riz complet, ni du riz de Camargue, ni d'un avatar des pâtes à l'encre de seiche, mais bien d'un riz de couleur noire avant et après la cuisson. Ce coloris pour le moins déroutant considérant l'ingrédient qu'il habille, ne l'est pas moins en bouche et je confesse que mon palais parfois intransigeant avec la céréale pourtant la plus consommée au monde s'est fait un nouvel ami. Ramené du supermarché (ben oui, on n'est pas sectaires) par mon cher et tendre, il a tout de suite fait l'admiration des pupilles en présence... mais pas de toutes les papilles de celles-ci, malheureusement.

Pour la petite histoire, le riz noir provient des régions méridionales de la Chine, où les Empereurs n'appréciaient pas seulement ses propriétés nutritives (fibres, phosphores, minéraux) sinon aphrodisiaques. Mais aujourd'hui on le cultive près d'ici, chez nos voisins Italiens, dans la Plaine du Pô précisément. La pigmentation particulière de son enveloppe donne à ce riz sa teinte sombre, car l'intérieur reste blanc. Ses arômes font là encore la différence : en bouche, de précieuses saveurs boisées et rôties dominent. Au niveau culinaire, le riz noir dit riz vénéré ou riz interdit selon le contexte, se consomme principalement aux grandes occasions, et notamment avec les poissons et crustacés, mais n'injurie point certains risotti. Personnellement, je l'ai accomodé très prosaïquement de filets de maquereaux fumés au poivre, et je serai ravie d'essayer prochainement des associations avec des crevettes ou des huîtres.

Pour 2 personnes :

  • 4 filets de maquereaux fumés au poivre

  • 2 oignons nouveaux épluchés et émincés

  • 80 g de riz noir

  • 2 c.s. d'huile d'olive vierge extra

  • 1 c.s. de vinaigre balsamique

Préparez le maquereau : ôtez la peau, effritez les filets du bout des doigts, mettez dans un plat de service, avec l'oignon émincé, l'huile et le vinaigre. Laissez rendre un peu de jus à tout ça, pendant que le riz cuit 18 minutes précises. Egouttez-le, servez tiède en accompagnement du poisson fumé.

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21 mai 2008

Que faire avec du confit d'amande ?

Pr_sentation1Le printemps continue sa course folle, je cours les marchés et me voilà toute entichée de ma nouvelle douceur : la fraise. J'ai trouvé ce matin des Mara des bois, "non traitées !" s'est-on bien empressé de me préciser en ces temps obscurs d'OGMisation et autre prolifération pesticidesque. Car oui, la fraise ne se conserve pas ou alors elle est vraiment mal barrée une fois qu'elle s'est faite rincée : il faut lui préférer dans ce cas une dégustation sur-le-champ que tout gourmand (-met) qui se respecte n'aura pas à craindre. En feuilletant mon magazine gravement préféré, le ELLE à Table de mai-juin 2008 (n° 58) j'ai trouvé une super recette de fraisier (p. 77) totalement relooké version 2008 : il se réalise en un temps record. Avec un quart d'heure montre en main pour boucler mon dessert (excuses-moi Sophie, mais à ce moment-là ton coup de fil : c'était une question de vie ou de mort !), il n'en fallait pas plus pour me convaincre. Malheureusement, en dépit des condiments martiens et autres épices farfelues qui s'agglutinent à vitesse grand V dans mon placard à épicerie lilliputien, je n'avais absolument pas tout ce qui fait le piquant de leur recette ! Damned, heureusement, de la ressource, ça j'en ai, et quand une idée me trotte dans le tête, elle ne s'enfuit que -très- rarement. Ce midi, nous sommes venus à bout de la moitié de la barquette de Mara des bois. Hier, c'était Marat assassiné dans sa baignoire, aujourd'hui, les Mara assassinées à (ma) table ! Mais on crie youpi de bonheur gustatif ! Petit bémol : extrêmement déconseillé à celles et ceux qui font attention à leur silhouette pré-bikinesque.

Blog Scriptum : je découvre aujourd'hui le nouveau concours organisé par le site 750g.com qui n'a pas fini de me plaire, puisqu'il s'agit du thème des Verre'in. J'y adjoins de suite cette recette, bien d'autres seront envoyées.

Verrine de Fraises au confit d'amandes, pour 2 verrines :

  • 125 g de fraises de la variété dont vous disposez : Ciflorette, Mara des bois

  • 125 g de mascarpone

  • 1 jaune d'oeuf extra frais (ne cuira pas)

  • 1 c.s. bombée de poudre d'amande

  • 1 c.s. bombée de confit d'amande au sucre de canne (diabolique, quoique sa consistance ressemble beaucoup à celle du très éloigné beurre de cacahuète. Il se trouve dans les magasins bio, la marque Jean Hervé notamment est excellente.)

Mixez le jaune d'oeuf et le mascarpone pour obtenir une crème bien lisse. Ajoutez le confit d'amande, la poudre d'amande, mixez encore. Ce sera moins lisse mais plus épais, cependant pas d'inquiétude à avoir, c'est normal avec le confit d'amande.

Lavez vos fraises, mettez-les sur un torchon pour les sécher, ne les frottez pas. Coupez les en 2 dans le sens de la longueur, réservez-en 2 pour la décoration sommitale.

Disposez dans vos verrines la crème, les fraises coupées en 2, la crème, les fraises restantes. Réservez au frais 30 minutes au moins. Servez.

1 avril 2008

Flan ricotta-courgette, sablés aux noisettes

vel_ricc_courgette_sabl__noisettePas de Poisson d'Avril aujourd'hui dans mes fourneaux, ni de canular qui puisse truffer (ni au propre, ni au figuré) mon billet, mais bonne fête quand même aux petits farceurs, et longue vie aux poissons de toutes écailles ! Si ce nouveau mois ne nous permet pas de nous découvrir beaucoup, et je le confirme malgré moi au vu du ciel, il me faut alors m'en remettre aux divines madeleines printanières ou estivales qui seules me permettent de tenir bon jusqu'aux premiers beaux jours ! La courgette est de celles-ci, puisque sous sa peau d'un vert luxuriant, sa chair vert d'eau à la consistance malléable à souhait me surprend toujours. Hier, j'ai tenté une idée qui me trottait dans la tête et me titillait les papilles depuis quelques calendes. Ce qui fournira une entrée pour le midi (à suivre d'un poisson en papillotte, tiens, on y revient !), ou une assiette-repas pour le dîner. C'est hyper simple et il vous faut un cuit-vapeur. Voici comment procéder pour 2 personnes :

Flan ricotta-courgette, sablés aux noisettes

Pour le flan :

  • 1 belle courgette lavée, épluchée, coupée en rondelles épaisses

  • 2 feuilles de laurier pour leur cuisson

  • 125 g de ricotta

  • 1/2 oeuf battu

  • huile d'olive

  • sel de céleri

  • poivre blanc du moulin

  • salade Trévise

Faites cuire à la vapeur la courgette + le laurier, pendant 10 minutes. Mixez avec la ricotta, le thym, le 1/2 oeuf, salez, poivrez, ajoutez une goutte d'huile d'olive. Divisez l'appareil de sorte à remplir 2 ramequins, recouvrez-les d'un film alimentaire ou de papier sulfurisé, faites cuire dans le panier du cuit-vapeur durant 12 minutes. Servez bien chaud accompagné de salade de Trévise et des sablés aux noisettes. 

Pour 4 sablés aux noisettes :

  • 80 g de farine fluide
  • 30 g de beurre mou coupé en petits morceaux
  • 1/2 oeuf battu
  • sel
  • 30 g de noisettes moulues + quelques unes pour la décoration
  • 1c.c. rase de thym

Préparez une pâte sablée : dans une jatte, mettez le 1/2 oeuf, battez à la fourchette, ajoutez une pincée de sel, le thym, versez la poudre de noisette, mélangez bien, versez la farine en pluie. Mélangez grossièrement avec une cuillère en bois, incorporez le beurre mou, effritez du bout des doigts pour obenir une consistance de pâte sablée traditionnelle. Formez 4 petits sablés que vous ferez cuire 15 minutes à four chaud (th. 7, 180° C). Laissez tiédir, servez avec les flans ricotta-courgette.

17 mars 2008

Velouté tout vert (petits pois-courgettes)

soupe_petits_pois_courgettes

Velouté tout vert

Au pays des soupes, on peut toujours tout réinventer, l'essentiel est de se faire un bon dîner qui change au gré de nos envies, de l'état de nos placards et des étals du marché, mais pour cette recette n'en tenez pas compte, pour une fois on se passe d'eux. Pour réaliser un velouté aux petits pois et aux courgettes, prenez (pour 4 personnes) :

  • 1 kg de petits pois surgelés (frais, bon courage pour les écosser...)

  • 2 petites courgettes épluchées

  • 30 cl de crème fraîche épaisse

  • 30 cl de bouillon de volaille dégraissé bio

  • 2 tours de moulin avec du poivre du Sichuan

Faites cuire les petits pois et les courgettes en rondelles dans le bouillon durant 10 minutes. Ajoutez la crème, mixez, réchauffez un peu, c'est prêt ! Très nourrissant, un peu doux, car les petits pois ont une tendance sucrée, mais bien agréable quand les giboulées de mars sévissent dehors.

Sopa verde de guisantes y calabacines

  • 1 kg de guisantes ultracongelados
  • 2 calabacines mondados
  • 30 cl de crema espesa
  • 30 cl de caldo espumado
  • pimienta

Cocer los guisantes y trozos de calabacines en el caldo durante 10 minutos. Anadir la crema, mezclar con una batidora, poner la pimienta. Recalentar si necesario.

21 juillet 2010

Macarons à la poudre de thé vert Matcha et au chocolat blanc. Comment survivre à un été sans sorbetière : chapitre III.

Macarons_Matcha_chocolat_blancLa meilleure raison pour laquelle j'ai pris un cours de cuisine spécial Macarons au printemps était terre à terre et rationnelle : acquérir une technique solide pour réaliser ensuite des macarons aux parfums qui me chantent. De retour chez moi, la première tentative fut un échec assez cuisant, j'ai donc enterré momentanément cette recette. Mais mes repères étaient par trop intimidants : le beau macaron de chez L. --au blason redoré quelques années par Pierre Hermé, vous suivez...--, lisse et calibré au poil, gonflé pas plus qu'il ne faut, accolade parfaite de deux demi-coques soudées par une ganache merveilleuse. Partir de ce point fait frémir, surtout quand on parie sur une part de gourmandise teintée d'amusants préparatifs. Ce faisant, d'autres macarons présentent un intérêt gustatif aussi fort sans arborer la même allure altière de douceur léchée et suave – Macarons de Lorraine, macaron Hollandais en forme de tulipe...

Le leitmotiv du cours était le respect à la lettre des poids, gestes, températures --du four et température extérieure--, hygrométrie... autant d'éléments qui me découragent avant d'entamer une session cuisine. Renseignements pris, j'avais décidé de me laisser du lest pour ma deuxième tentative. Chaleur extérieure avoisinant les 30C, pas de risque d'hygrométrie élevée, tour de main acquis, blancs d'oeuf déliquéfiés comme le conseille Pierre Hermé : c'était lancé !

L'inspiration m'a été soufflée par Sadahoru Aoki, dans un dossier spécial Macarons enfoui depuis un an dans ma pile de magazines culinaires. L'envie d'associer la saveur légèrement amère du matcha à la saveur sucrée des coques et à l'onctuosité fondante de la ganache au chocolat blanc. Cette association de saveurs pas énormément exploitée redonne de la tenue au chocolat blanc et colore gaiement le tout. Un authentique microcosme gourmand au carrefour* de la pâtisserie traditionnelle française et du goût raffiné du Japon.

Après avoir goûté les macarons dodus et légèrement rustiques du Poussin Bleu à Toulouse, je n'avais plus cette pression paralysante de devoir accéder au macaron 'parfait' de chez L. par exemple. Leurs boîtes trônent de-ci de-là dans ma cuisine, mais depuis qu'elles sont vide, elles font plus office de réceptacle à bazar que d'écrins à chocolats.
Le macaron
, n.m., provient de l'italien macarone (macaroni), petite pâtisserie sèche, de forme ronde ou ovale, faite d'amandes en poudre, de blancs d'oeuf et de sucres (glace et poudre). Plus loin, le verbe macaroner désigne l'action de mélanger intimement, à l'aide d'une spatule souple appelée aussi maryse, les blancs d'oeuf en neige, la poudre d'amande et les sucres. Elle est l'étape-clef de la réussite des macarons, mais je considère que dans la confection de cette recette, tout moment devient clef.

Depuis le Moyen-Âge**, la consommation d'amandes est à la fois réservée aux malades et à celles et ceux qui ne consomment pas de protéines animales. Sur ce principe-là, vers la fin du XVII° s. à l'abbaye Notre-Dame de Consolation (Nancy), où la consommation de viande est proscrite, les amandes fournissent une excellente source d'énergie aux abbesses. Le précepte de Sainte-Thérèse d'Avila est mis en pratique, et les religieuses se mettent à confectionner une grande variété de pâtisseries à base d'amandes, dont les désormais fameux macarons de Nancy. Pour décrire le macaron, on parle poétiquement de corps (les demi-coques assemblées) et de coeur (la ganache ou le remplissage).

La poudre de thé vert matcha provient de la ville d'Uji dans la région de Kyōto. Elle est utilisée pour le cha no yu, cérémonie classique du thé japonaise, ou comme colorant et arôme en pâtisserie. Après leur récolte, les feuilles de thé sont étuvées, séchées et finement broyées entre deux pierres, opération qui permet l'obtention de cette poudre verte si particulière, de couleur de jade, extrêmement fine et fraîche au palais.
Pour 35 à 40 macarons de gabarit 3,5 cm soit 70 à 80 coques :

-90 g de blancs d'oeuf (à peu près les blancs de 3 petits oeufs)

-200 g de sucre glace

-110 g de poudre d'amande

-20 g de sucre en poudre

-1,5 g de poudre de thé vert matcha.

Passez les sucres et la poudre d'amande au tamis.
Dans un saladier, battez les blancs d'oeuf en neige très ferme. Aux ¾ du montage, incorporez le sucre en poudre en 2 fois en continuant à battre. Si vous choisissez de mettre un colorant (poudre ou liquide), l'incorporer à cette étape.

Saupoudrez petit à petit le mélange amandes/sucre glace sur les blancs, en pratiquant un mouvement circulaire dans le saladier, de façon à racler délicatement les bords et revenir au centre pour mêler les blancs aux poudres, et répétez ainsi très doucement jusqu'à ce que vous ayez versé toute la poudre d'amandes et le sucre glace.

Même si cette étape du macaronnage semble fastidieuse, elle est capitale –en plus elle musclera rudement bien vos biceps, vos triceps et le court abducteur du pouce sera aussi très sollicité !-- et souvenons-nous que nos grands-mères ne procédaient pas autrement pour confectionner leurs meringues.

Conformément aux exigences du macaronnage, la pâte obtenue doit être lisse, homogène, et souple, et se détacher comme un ruban de la maryse quand vous la soulevez. Bref, être aussi élégante et soyeuse qu'une lavallière en soie.

Pour cuire vos coques, vous aurez sans doute besoin de chemiser ou étaler 2 plaques de silicone à cuisson (30x38 cm) sur les grilles du four. Marina, du site Puregourmandise, conseille la règle de 3 : 3 lèchefrites ou grilles pour four afin de répartir la chaleur de manière optimale. Elle fournit les gabarits, qui sont ultra- nécessaires pour réaliser des coques égales. Téléchargez-les depuis son site.

Dresser les dômes à la petite cuillère ou à la poche à douille, c'est plus aisé. Le dôme s'étalera légèrement. Pour éviter qu'ils se touchent, utilisez le modèle à gabarits ou espacez-les de 2 cm.

Maintenant, laissez « croûter » les coques pendant 1 heure au moins. Cette étape sèche le dessus des coques, qui devient lisse, brillant et se durcit un peu. Elle est fondamentale, aussi je vous conseille de ne pas l'écourter, quitte à 'oublier' les coques plusieurs heures.

Pour la cuisson, préchauffez votre four 15 minutes th. ¾, à 140°C ou 150°C selon qu'il est fort ou doux. Enfournez les plaques 15 minutes environ, les coques doivent être juste prises.

Sortez immédiatement les plaques du four. Laissez refroidir avant de décoller les coques. Pendant ce temps, préparez la ganache.

Pour la ganache au thé vert matcha et chocolat blanc :

-84 g de chocolat blanc à pâtisser

-48 g de crème

-3,6 g de poudre de thé matcha

-56 g de beurre pommade.
Faire bouillir la crème, versez-la sur le chocolat haché, mélangez au fouet. Ajoutez le beurre pommade, le thé matcha et mélangez bien.

Montage : déposez une cuillerée de ganache sur les demi-coques et assemblez avec les demi-coques restantes.

Conservez au frais jusqu'au moment de servir.

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Recette de la ganache tirée de « Macaron thé matcha », AOKI Sadaharu, in Desserts, Printemps-été 2009, n° 1, p. 24.

*DELACOURCELLE Philippe, Le goût du Japon, Itinéraire d'un cuisinier français au pays du Soleil-Levant, Jean-Paul Rocher Editeur, Paris, 2009.

**BOUAS Florence, VIVAS Frédéric, Du fait de cuisine, Traité de gastronomie médiévale de Maître Chiquart, Actes Sud, 2008, 194 p.

En parallèle, jusqu'au 29 août 2010, « A table au Moyen-Âge » exposition au château de Langeais.

Gabarits des macarons (plusieurs diamètres disponibles) à télécharger : http://puregourmandise.com/
Pour la jolie enseigne de mosaïques, la devanture qui sollicite les yeux et les papilles :
Au Poussin Bleu-Pâtisserie
45 Rue du Languedoc
(proche Halles des Carmes)
31400 Toulouse. 

Salon de thé toulousain La Roulotte : 40 bis Rue Peyrolière 31000 Toulouse. Un blog, un univers.

10 novembre 2009

Biscuits sans nom

BiscuitsSansNomDans ma bibliothèque imaginaire, il y a des livres en pagaille, des beaux, brochés et copieusement illustrés, imprimés sur papier glacé, de ceux qui sont très lourds à déménager. Et puis ceux qui présentent plus modestement des textes sur papier blanc ou écru, sans illustration ou très peu. Mais qui par leur rareté et la saveur de leur texte sont tout autant précieux à mes yeux.

Depuis deux ans, j'ai dans mes rayonnages un opus assez inclassable. Il donne des recettes tout en donnant des leçons d'histoire, il retrace un pan fondamental de la vie artistique et littéraire dans la première moité du 20ème siècle en France. Ecrit par une américaine de naissance, Le Livre de cuisine d'Alice B. Toklas retrace une époque et un art de vivre.

Les innombrables dîners donnés Rue de Fleurus, le repère d'Alice B. Toklas et sa compagne Gertrude Stein, sont l'occasion de converser avec Pablo Picasso, Georges Mathieu, Pierre Cardin... et de construire alors la vie culturelle de leur temps. Le repas évidemment trône au centre de ces rencontres. Une table française, souvent, comme le voulait Alice, une table américaine, le dimanche soir, comme l'avait imposé Gertrude. Des recettes dignes d'un Alexandre Dumas y côtoient des pépites de simplicité. Mais toutes sont décrites avec la même prose alerte, instructive, curieuse et, bien sûr, gourmande.

A plusieurs reprises, j'ai utilisé la recette du Gigot de mouton de sept heures pour le repas dominical de Pâques. Comme je dois adapter les proportions, je me contente de prendre des souris d'agneau. A chaque fois, le résultat est simplement merveilleux. Alors je continue à prendre cet ouvrage pour ce qu'il est, une quête du Graal qui sillonne sur les chemins de traverse de la gastronomie française.

Alice semble très attachée aux petites choses sucrées, des Merveilles aux Visitandines, en passant par le Cake de la Libération. En parcourant l'index, rubrique PATISSERIES, j'ai arrêté mon regard sur les poétiques Biscuits sans nom. Comme vous pouvez l'imaginer, il serait dommage qu'ils restent anonymes. Peu d'ingrédients et une pâte aérienne et moëlleuse sont deux bons arguments pour ces biscuits sans prétention.

Biscuits sans nom*

De culture américaine avant tout, Alice donne les proportions en tasse. Au début, ce changement de système de mesure me laissait béate. Dorénavant, je le trouve très pragmatique et sans fioriture.

Les proportions que je donne correspondent à une tasse d'une capacité de 250 ml ou un quart de litre ou encore 180 g de farine de blé blanche.

Pour une vingtaine de biscuits carrés de 4*4 cm.

-2 tasses de farine tamisée

-un quart de tasse de sucre glace tamisé + du sucre glace pour le décor

-1 tasse de beurre mou 

-1 poche à pâtisserie et sa douille (U8).

-1 c.c. de cognac et 1 c.s.  de curaçao blanc

ou :

-1 c.s. de bonne vodka

-1 plaque à pâtisserie chemisé de papier sulfurisé.

Il faut au préalable tamiser la farine et le sucre glace afin d'obtenir facilement une pâte très lisse et homogène, ce qui est impossible même en la mélangeant longuement. Ne passez donc pas cette étape a priori fastidieuse mais essentielle.

Dans une jatte, battez le beurre en crème, puis ajoutez très lentement le sucre glace tamisé ainsi qu'une tasse de farine. Ne battez pas, mélangez en tournant avec une cuillère en bois. Ajoutez l'alcool qui donne le parfum, puis versez le reste de la farine. Continuez à mélangez doucement pendant dix minutes. Vous aurez l'impression que c'est une séance de musculation, et vous aurez raison !

La pâte doit être bien blanche et onctueuse. 

Pour façonner les biscuits, Alice indique de modeler des batonnets de la longueur d'un pouce, mais j'ai préféré utilisé une poche à douille équipée d'une douille unie U8 car la pâte est assez mouillée.

Il est alors permis de laisser libre cours à son imagination pour donner leur forme aux biscuits.

J'ai dessiné des serpentins sur des carrés de 4*4 cm.

Cuisez les à four modérément chaud (th. 4-5) pendant 20 minutes, les biscuits ne doivent prendre aucune coloration à la cuisson mais rester pâles.

Sortez la grille du four, laissez refroidir, saupoudrez les biscuits de sucre glace et détachez-les délicatement avec une spatule. 

Ces biscuits se conservent 3 semaines dans un récipient fermé hermétiquement.

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The Alice B. Toklas Cook Book, copyright Alice B. Toklas, 1954.

*Le Livre de cuisine d'Alice Toklas, Alice B. Toklas, Editions de Minuit, 1981, p. 100 .

Mes autres idées de douceurs se trouvent dans cette rubrique.

14 avril 2009

Lentilles Corail en salade et Tutti Quanti

SaladeLentillesCorailEtTuttiQuanti Les légumes secs sont pas recommandés aux petits enfants, aussi pour que toute la famille soit réunie à l'unisson autour du même repas et pas servie à la carte, gain de pas et gain de plats obligent, j'opte dorénavant pour les lentilles corail. Cette variété de légumineuse est dépourvue de son enveloppe et du coup elle se digère très facilement, ne nécessitant de surcroît qu'un court laps de cuisson. Après une longue période de déni durant laquelle je ne leur accordais aucun crédit faute d'y déceler un goût quelconque, je n'exploitais pas une once de l'extraordinaire potentiel qu'elles recèlent. C'était la fin de mon adolescence et pas le moment de plaisanter.

Maintenant, outre leur amusante couleur pastel assez éloigné du corail orangé des récifs mais proche de l'univers doucereux des bonbons sucrés, j'aime leur consistance et en fais la base de mes salades composées froides -fort utiles pour le dîner ou comme plat unique à bureau-transporter. Après tout, il n'y a pas de raison que la lentille corail soit moins bien lotie que la verte, dont l'A.O.C. lui garantit son statut enviable de première muse des lardons et compagne attitrée des petits salés.

Grâce aux alliacées du printemps -ail frais, oignon nouveau- je dope les vitamines et la ration en fibres vertes de mes proches.

Ingrédients pour 4 personnes :

200 g de lentilles corail (au rayon bio)

1 tige d'ail frais lavé

1 tige d'échalote fraîche lavée

1 tige de persil frisé lavée

1 c.s. rase de graines de sésame blond

20 g de Morbier ou de fourme d'Ambert pas trop faite

20 g de raisins blonds secs

1/2 botte de radis roses, sans les fanes, lavée

1 yahourt brassé nature

20 g de fromage frais type Saint-Morêt ou Carré Frais

1 c.c. rase de poudre de Curry (en voici une des versions possibles, réalisée pour accompagner des patates douces)

1 c.s. de jus de citron

sel, poivre

Faites cuire 15 à 20 minutes les lentilles corail dans de l'eau salée, selon une proportion de 1 pour 5, soit 1 litre d'eau pour 200 g de lentilles. Egouttez-les et rafraîchissez-les.

Emincez finement tous les alliacées : ail frais, échalote fraîche, et le persil. Coupez en rondelles les radis. Coupez en dés le Morbier.

Préparez la sauce en mélangeant à la fourchette dans un bol le yahourt, le fromage frais, le jus de citron, le curry, salez, poivrez. Conservez au frais.

Mettez les lentilles égouttées dans un saladier, ajoutez-y les autres ingrédients et versez la sauce juste avant de servir.

20 janvier 2010

Petit Pois Sauvage

Petit_Pois_Sauvage

Pour bien commencer l'année, traditionnellement le 1er jour de janiver il est bon de consommer des lentilles. Elles sont signe de prospérité, de fortune, de longévité. Si leur ribambelle de cousines légumineuses font tout aussi bien l'affaire, c'est sans doute parce qu'elles renferment les mêmes trésors de nutriments, protéines en tête. Et ces apports protéinés garantissent une résistance sur la durée, sont un coup-faim puissant contre les grignotages (attention, ce n'est pas une raison pour sauter un repas tout de même). Très énergétique, il est un allié de taille (il ne s'agit pas de prendre de l'embonpoint) durant les rigueurs hivernales.

Le peloton de tête des légumineuses qui se range dans la catégorie des super foods compte en très bonne place le petit pois sauvage (bot. pisum sativum arvense), ou roveja en italien, sa terre natale où il est encore cultivé. En 1445, un document atteste sa présence sur les hauts plateaux de Cascia, localité de la province d'Ombrie. Sphérique, de tonalité rouge à verte foncée, cette fabacée regorge de bienfaits car ses substances nutritives sont nombreuses. C'est tout naturellement que le petit pois sauvage et la lentille deviennent les aliments de base de la population autochtone pendant plusieurs siècles. Le petit pois sauvage, disparu des tables italiennes, revient grâce à l'action de Slow Food, qui, en promouvant ce produit oublié, a permis la relance de sa culture et, partant, sa commercialisation.

Je me l'étais procuré en paquet de 500 g au dernier Salon Euro Gusto-Biennale du Goût à Tours, en novembre dernier. Les doses de dégustation m'avaient immédiatement conquise, alors de temps à autre je concocte un de ces plats simples et bons, comme un potage de roveja.

Avant de l'utiliser en cuisine, la roveja doit tremper 12 heures au moins, pour cuire ensuite 40 minutes. Son goût est proche de celui de la lentille, et, quelle que soit la saison, se marie très bien avec les autres légumes du potager : céleri-boule, carotte, cerfeuil tubéreux, tomate coeur de boeuf, panais...


31 mars 2009

Tout petit et très moelleux Gâteau Châtaigne & Chocolat

MoelleuxToutChataigne Quand de divins ingrédients comme la châtaigne font des leurs, il faut s'en approprier la substantifique moëlle sans attendre. Cette demoiselle raffinée a plus d'un tour dans son sac. Pourtant son alias masculin le marron l'éclipse un peu quand il ne fait que trop rimer la belle avec Dinde aux..., Gâteau Ardéchois, Crème de ... en un mot les poncifs des cuisines de nos grand-mères. D'où la nécessité de dépoussiérer -un peu- les cuivres de mamie. Et d'éclairer nos lanternes : arbre du soleil, le châtaignier ou arbre à pain pousse dans des sols arides, notamment en Ardèche Cévenole, en Limousin ou encore en Corse. D'ailleurs sa dénomination latine de castanea a conservé bien des accents méridionaux. C'est du marron qu'est issue la crème, et non de la châtaigne.
Ne vous fiez pas à sa bogue hérissée sous laquelle elle cache brillamment un maximum de suavité.
Consommée grillée  ou en purée, elle gagne bien des galons à être réduite en farine. Celle-ci contient au moins 75 % de glucides. Sous cette forme très énergétique elle est donc un allié idéal pour les goûters, les petits-déjeuners, bref tous les en-cas et pour les plus gourmands les desserts. Puis il y a fort à parier qu'avec elle, la pâtisserie ne sera plus jamais comme avant. Cependant, la farine de châtaigne pure ne lève pas, il faut au besoin la couper avec de la farine de blé, et ce à hauteur de 50 à 70% (en savoir plus).

Outre l'extraordinaire douceur de son goût, les vertus nutritionnelles de la farine de châtaigne méritent que son utilisation se généralise. Elle fait particulièrement bon ménage avec son cousin le cacao, mais aussi l'abricot sec ou frais. D'une façon générale, les oléagineux -spécialement le trio noix, noisette, amande- font ressortir ses propriétés gustatives, en se conformant à l'étoffe dorée et nourricière de sa palette. Pour commencer, je vais faire très simple en vous exposant une façon fondante mais prosaïque de prendre le thé entre copines gourmandes ou de varier le goûter des enfants. Le tout sans beurre ni crème et peu de sucre ajouté.

Tout petit et très moelleux Gâteau Châtaigne & Chocolat.

Pour 5 moules à muffins ou 5 collerettes :

-160 g de crème de châtaigne (en magasins bio ou en surfaces classiques : dans les 2 cas je l'ai trouvée vanillée, ce que j'espère éviter dorénavant, même si la saveur vanillée est très légère)

-50 g de chocolat noir à pâtisser

-1 gros oeuf extra-frais

-30 g de farine de châtaigne tamisée (en magasins bio)

-1 c.s. rase de sirop d'agave (l'agave est un cactus mexicain, le sirop qui en est issu est facilement digeste, fortement sucrant donc plus économe que le sucre en poudre notamment. On l'achète en magasins bio.)

-1/3 de c.c. de bicarbonate de sodium

-facultatif : vermicelles en chocolat ou copeaux de chocolat pour la décoration.

farinedechataigne

Préchauffez votre four sur th. 7 (180°C).

Faites fondre le chocolat noir au bain-marie. Pendant ce temps, dans une jatte, mélangez la farine de châtaigne et le bicarbonate. Dans un bol, battez l'oeuf à la fourchette, joignez-y le sirop d'agave et mélangez bien. Ajoutez cet appareil aux ingrédients secs. Versez enfin le chocolat en ruban, mélangez intimement.

Versez l'appareil final dans 5 moules à muffins anti-adhésifs ou dans 5 collerettes. Saupoudrez quelques vermicelles au chocolat ou quelques copeaux de chocolat sur les gâteaux à cuire.

Faites cuire 12 minutes environ à four moyen th. 6. Les gâteaux sont cuits quand leur surface  craquelle légèrement : ils doivent rester fondants. Sortez-les aussitôt du four et laissez-les refroidir. Vous pouvez déguster ces gâteaux tièdes ou à température ambiante. Si vous devez les préparer la veille ou si miraculeusement il en reste, conservez-les alors dans une boîte hermétique.

Mes gâteaux avec de la Châtaigne (farine, purée, crème) :

Gâteau automnal

Petit Flan à la crème de marrons.

Cette recette s'associe au Jeu "Chocolat et Souvenirs d'enfance" organisé par Sabrina, du blog Rêves de Gourmandise. C'est ici.


22 juillet 2008

Mijotée d'abricots à la pistache

DSCN1829Lorsque j'étais étudiante, mes premières "vacances" se soldèrent par des jobs d'été en juillet et en août, ce après quoi, si j'en avais encore le courage, les vendanges tendaient leurs ceps et moi, à défaut de bi-ceps, mes bras devenus fébriles. Point trop n'en faut, ce type de grille estivale finit par vous tuer. L'année d'après, pour profiter de la chaleur juillettiste, j'avais décidé de partir en goguette -c'est du moins ce que, naïve, j'imaginais alors- avec plein d'amis, pour cueillir les abricots dans la Drôme, à côté de Tain-l'Hermitage, là où se concentre l'essentiel de la production abricotière et fruitière française.

A peine arrivée, le programme ne me réjouit guère : lever aux aurores pour éviter la chaleur excessive -qui nous accablait malgré toutes ces précautions dès 9h00-, la douloureuse sacoche en bandoulière pour recueillir les 10 kilogrammes de fruits qu'elle pouvait contenir, perchée sur une échelle de laquelle on n'apercevait, bien franchement rien d'autre si ce n'est ... des abricots à perte de vue. A partir de deux journées tenues à ce rythme, se produit un phénomène paranormal que même Sigmund Freud n'aurait pas renié analyser : des nuits en colorama teintées uniquement de vert et d'orange. Cette bichromie obsédante relatait l'exacerbation nocturne des images diurnes mettant en scène l'abricot charnu dans son dense feuillage.
Un tel rapport de couleurs complémentaires me parle quand il s'agit d'arts plastiques. En outre,
transpirer à grosses gouttes toute la sainte journée ne m'a jamais sied, j'en prenais vraiment la pleine mesure. Seulement je découvris l'intérêt gustatif des abricots cueillis sur l'arbre, juste à la pointe de la branche, là où le soleil darde très fort et piquette les plus beaux fruits de taches rouges enflammées. Malgré cela, à cause d'un contexte harrassant, dès mon retour en terre comtoise, j'obéis sine die à un étrange commandement : ne plus jamais manger d'abricots. Je ne pouvais plus les voir en peinture, et leur souvenir papillaire ne serait jamais l'égal des exemplaires glanés lors de ce séjour de labeur.

Quelques poignées d'étés plus tard, alors que je reste ferme sur ma dégustation nirvânesque du haut de mon escabeau, de nombreuses apparitions dudit fruit réveillent toute ma curiosité à son égard. Dois-je le rôtir, l'agrémenter de lavande ou plutôt de chèvre frais ? Sans amandes l'abricot survivra-t-il ? Autant d'interrogations premières qui doivent trouver des embryons de réponses. Pour ce faire, je me suis résolue à acheter des abricots du Roussillon, en vue de les transformer avant de les consommer. Ce qui donne une délicieuse

Mijotée d'abricots à la pistache proportions données pour 2 personnes :

 

-8 beaux abricots (variété bergeron, de gros calibre)

-1 c.s. rase de sucre roux

-10 g de pistaches non salées

-10 g de beurre

Lavez les abricots, séparez-les en deux et dénoyautez-les.

Dans une cocotte (en fonte) faites fondre le beurre, ajoutez les oreillons d'abricot l'intérieur contre la casserole, saupoudrez de sucre, recouvrez et laisse mijoter 25 minutes à feu très doux.

Prélevez délicatement les abricots pour les disposer dans un compotier, égrenez la pistache, laissez reposer. Servir à température ambiante.

Note : si vous servez cette mijotée froide, réfrigérez le compotier avec les abricots cuits une fois qu'ils ont déjà tiédi pour éviter de réchauffer votre réfrigérateur. Et n'ajoutez la pistache qu'au moment de servir. Elle supporterait mal le passage au froid.

29 octobre 2008

Gâteau figue-rose

DSCN1828 L'écume des  jours d'été bouillonne plus vite que toute autre, et jeudi j'ai appris que je suis l'heureuse lauréate du 3e prix du Concours de Verrines dans la catégorie "salé" du jeu organisé en juin dernier par l'indétrônable site 750g.com. Ma recette s'intitule Verrine primesautière, vous la retrouverez sur mon blog en cliquant ici, et en fiche recettes chez 750g en cliquant .

Pour l'heure, entre deux baignades ou parties de pêche, un petit remontant  pour caler son estomac n'est parfois pas de refus. En m'attardant sur les recettes de  l'été 2008 passées au crible des diverses parutions des presses culinaire et féminine qui se télescopent parfois, je constate que la figue prend du galon dans les fourneaux. Malgré son extrème fragilité, elle est presque la caporale des superproductions fruitières estivales. Et pour cause : sa rondeur, sa douceur, ses teintes violacées subtilement tigrées nous emballent. On peut la croquer doucement ou la couper en deux délicatement pour la présenter assortie de jambon de Parme ou de fromage de chèvre. Succès bien mérité. Mais il faut avouer que cette célébrité éphémère ne raffole pas des blockbusters et se préfère dans des  rôles un peu plus confidentiels. Comme un duo avec l'orange qui lui évite toute déconfiture. Quelques fruits un peu passés (eh oui, on n'est jamais prophète en son pays) m'ont contraint à devoir cuire les figues restantes, associées à de l'eau de rose, cela donne un Gâteau figue-rose. Basé sur la recette du gâteau au yahourt, cet opus contient:

-2 oeufs gros

-1 yahourt nature

-3 pots de ce yahourt contenant de la farine T65

-2 pots contenant du sucre roux

-30 g de beurre fondu

-1 sachet de levure chimique

-5 figues bien faites réduites en purée (au blender)

-2 c.s. d'eau de rose

Dans une jatte, cassez les oeufs, battez bien, incorporez le yahourt, le beurre, le sucre, battez bien. Mettez la levure, la farine, brassez. Incorporez alors les figues et l'eau de rose.

Versez cet appareil dans un moule à cake beurré ou chemisé, faites cuire à fout th. 6/7 pendant 35 minutes. Laissez refroidir et décorez selon votre envie.

26 avril 2008

Sekerpare, ce n’est pas la langue de Shakespeare (patisserie ottomane)

Si la pâtisserie n’est pas forcément ma tasse de thé, en revanche le thé c’est mon péché mignon. Et pour l’accompagner, je me laisse alors carrément aller aux douceurs orientales, margarine, semoule, miel et tutti quanti. Qu’il soit à la menthe ou non, le thé remporte tous les suffrages et ses copains sucrés aussi. Dans le n° 159 du magazine Saveurs, une fiche recette a retenu mon attention par sa simplicité et sa pertinence gourmande : celle qui décrit la confection (enfantine) du Sekerpare. Il s’agit d’une douceur ottomane très bienvenue malgré les petites hausses de température de ces derniers jours. Il n’empêche, j’ai réussi à réaliser plus de Sekerpare que de raison, mais quand le four fonctionne, il faut que ça dépote ! En résumé, les proportions données dans ladite fiche sont pour 8 personnes, cependant, même divisées par deux, j’obtiens pas moins de … trente pièces de Sekerpare à déguster, j’espère que cela tiendra quelques jours !

Pour réaliser 30 Sekerpare à la rose il vous faut :

2 lèchefrites recouvertes de papier cuisson

1 œuf

½ sachet de levure chimique

125 g de margarine

2 tasses à café de sucre roux

6 tasses à café de farine de blé blanche

½ tasse à café de semoule de blé

des pignons de pin pour la décoration (1 par pièce de Sekerpare).

Pour réaliser le sirop à la rose il vous faut :

20 cl d’eau

2 tasses à café de sucre roux

eau de rose ou 4 c.s. d’arome de rose.

Battre l’œuf, la margarine et le sucre dans un saladier. Ajouter la farine, la semoule, la levure, malaxez bien jusqu’à obtenir une pâte homogène. Il est dit dans la recette que cette pâte doit être « aussi douce que le lobe de votre oreille », alors oui, je puis vous le confirmer, la pâte atteindra sans grand effort ce stade si poétique, et cela grâce à la margarine, cette coquine !

Façonner des boulettes de la taille d’une noix : prenez la pâte entre vos paumes, tournez, hop ! le tour est joué, vous avez modelé une parfaite toupie. Placez-les sur une grande surface anti-adhésion, plantez un pignon sur chaque boulette.

Faites cuire ces sablés 15-20 minutes (th. 7).

Préparer alors le sirop : portez à ébullition l’eau et le sucre, comptez 3 minutes et stoppez le feu. Ajoutez-y la rose.

Quand les sablés sont cuits, sortez-les du four et disposez-les dans un ou plusieurs grands plats à bords hauts, versez-y le sirop encore chaud. Laissez reposer plusieurs heures avant de déguster.

N.B. j’ai goûté un Sekerpare à la sortie du four, juste ensiroté (néologisme), c’était tout à fait comestible. Mais l’intérêt, avec le sirop est de leur rendre une enveloppe très fondante.

La recette originale indique un autre parfum : un sachet de sucre vanillé dans l’appareil et une c.s. de jus de citron jaune dans le sirop. Il reste encore l’essence d’amande amère, l’eau de fleur d’oranger, je vous donnerai des nouvelles quand j’aurai nourri des bataillons entiers de Sekerpare !

DSCN1283

18 juin 2008

Mara sauce basilic

mara_barquetteLes légumes et les fruits me font toujours de l'oeil, et c'est presque exclusivement à eux que je consacre la plupart des billets de ce blog. Pourtant, il est des ingrédients que je crains de froisser, de maltraiter, de mal interpréter... La fraise est de ceux-là. Il en faut du courage pour cuisiner les fraises, personnellement rien ne me ravit plus que de les croquer directement à leur sortie du panier, comme d'adorables petites friandises ultra-sucrées destinées rien qu'aux enfants. Bref, une pure gourmandise et cela sans une once de sucre ajouté ! Depuis un moment, en fait depuis l'époque où je ne mettais absolument pas en pratique mes rêveries culinaires, j'avais très souvent lu, vu sur des menus et dans les restaurants l'association de la fraise et du basilic.

Même accord chromatique qu'avec la tomate, mais ici on assiste à un changement total de point de vue. L'intérêt que j'y ai trouvé est double : le basilic ne tue pas la saveur délicate et discrète de la fraise, en plus il titille gentiment ses arômes subtiles. Pour ne pas brusquer cette rencontre, j'ai fait une sauce sucrée au basilic, tirée de sa torpeur par un tour de poivre du moulin au dernier moment. Voici les proportions de ce dessert pour 2 personnes.

mara_basilic_panier -200 g de fraises équeutées, lavées

-6 grandes feuilles de basilic frais, rincé

-2 c.s. bombées de cassonade

-3 c.s. d'eau

-poivre blanc du Sichuan

Découpez les fraises en quartiers, déposez-les dans des verrines.

Préparez le sirop au basilic : ciselez les feuilles très finement, mettez les dans une petite casserole, ajoutez l'eau et le sucre, faites revenir le tout 10 minutes à feu très doux. Laissez refroidir.

Versez la sauce au basilic sur les fraises, poivrez, réservez au frais jusqu'au moment de servir (pas plus d'une heure). Bon appétit ! 

17 avril 2008

Blancs de volaille en curry

poulet_curryAutant de curry que de cuisinières, telle est la conclusion des voyageurs passés par l'Inde et, une fois de retour au bercail occidental, définitivement rompus aux exhalaisons épicées des mille et un plats forts servis dans ce vaste pays.

Je vous propose dans ce billet  un curry ou cari à ma façon, à ma sauce, devrais-je dire car, une fois n'est pas coutume, l'expression populaire contient une bonne dose de véracité. En effet, le curry désigne deux choses : le mélange d'épices utilisé pour ce plat et le mode de cuisson du plat lui-même, en l'occurence un plat mijoté. Tenez, pour info, le mélange d'épices utilisé ici ressemble de très près au Vadouvan, sans contenir toutefois deux des composants de la sainte-trinité ô combien bénéfique des alliacées, je veux bien entendu parler de l'oignon et de l'échalote.

S'il faut un peu de temps pour la préparation des ingrédients, la réalisation de ce curry est en revanche fort simple, et peut idéalement être réalisée la veille. Les sauces et accompagnements seront par contre établis le jour même.

Blancs de volaille en curry, pour 4 personnes 

  • 4 beaux blancs de poulet ou de dinde émincés

  • 2 bottes de petits oignons nouveaux ou 12 oignons sauciers épluchés et coupés en 4

  • 10 gousses d'ail épluchées, dégermées et écrasées

  • 50 cl de lait de coco

  • 1 citron jaune : zesté, pressé

  • 2 c.s. de cassonade ou de miel

  • 10 c.s. d'huile d'olive vierge extra

  • 10 grains de cardamome

  • 1 c.s. rase de cannelle en poudre

  • 2 c.s. rases de curry (mon mélange actuel est composé de 10 épices : coriandre, curcuma, piment rouge, moutarde, cumin, poivre, fenugrec, ail, sel, fenouil)

  • 1/4 de c.s. de girofle moulue ou 4 clous de girofle

  • 4 feuilles de laurier

  • 1 piment oiseau sec

  • 1 c.c. de gros sel

  • poivre blanc du Sichouan

Accompagnement :

  • Riz basmati (500 g)

  • yahourt à la grecque parfumé de menthe fraîche ciselée (laissez reposer au frais 1 heure)

  • quelques rondelles de bananes saupoudrées de noix de coco râpée

  • tout type de chutney

Faites revenir doucement les blancs de volaille dans un fond d'huile, dans une cocotte type Le Creuset®. Ajoutez ensuite l'ail, le laurier, la cardamome, la cannelle, le curry, le cumin, la girofle, faites rissoler le tout 2 minutes en mélangeant bien. Ajoutez le lait de coco, la moitié du jus de citron, le gros sel, le poivre du Sichouan, laissez mijoter à couvert environ 1 heure. Dans une autre casserole, faites confire les oignons : mettez les oignons, le sucre ou miel, l'huile restante, couvrez et laissez prendre 1/2 heure à feu très doux.

 

Au moment de servir, disposez sur le curry le zeste de citron, saupoudrez la coco râpée sur les bananes et arrosez-les de l'autre moitié du jus de citron. Servez le riz nature, le curry avec le yahourt, les bananes, un chutney de votre goût. Si vous devez le cuire la veille, faites réchauffer le jour-même 1/4 heure.    

12 juin 2008

Comment le goûtez-vous ? Chocolat et Zucchini, le livre, et Purée de fraises acidulée

DSCN1570 Depuis quelques temps, le livre du site éponyme Chocolat et Zucchini se trouve dans les rayons culinaires de nos librairies préférées. Il n'en fallut pas beaucoup pour qu'il vienne gonfler les étagères de ma bibliothèque. Toute frétillante d'impatience, j'attendais mon exemplaire puisque j'en avais confié l'achat et surtout la dédicace à ma parisienne de soeur qui remplit cette mission avec l'efficacité que je lui connais. Je suis donc ravie aujourd'hui de tenir entre mes mains cette somme délicate, qui plus est personnalisée, et par-dessus tout je retrouvai mes pénates avec un ouvrage supplémentaire à caser dans mes rayons, mais ... lesquels ? Car ce livre est bien plus qu'un livre de cuisine, que je classe à mi-chemin entre le roman initiatique et le plus traditionnel livre de recettes. Et vous, comment le lisez-vous ?

En effet, l'épopée gourmande de Clotilde nous en apprend sur elle-même sans doute autant que ce que cette écriture introspective lui a apporté. Tout au long des recettes qu'elle narre avec une prodigieuse inspiration, se dessine un parcours gustatif corroborré de ses impressions, ses expériences bonnes ou moins bonnes, attestant doctement que la cuisine est avant tout une affaire de passion profonde qui ne se conçoit pas sans tâtonnements mais qui, au final, la persévérance aidant, est couronnée de lauriers. Je tiens dans ce billet à saluer l'auteure, son oeuvre écrite et gastonomique, car pour ma part, j'ai découvert son site via la revue (qui est aussi un peu une bible) ELLE à table, livraison de décembre 2007, ce fut une révélation car après coup j'entrai avec ravissement dans la blogosphère culinaire.

Je persiste avec mes délires de verrine, et je signe d'une Purée de fraises acidulée, pour 2 personnes :

  • 200 g de gariguettes rincées et équeutées

  • 2 c.c. de vinaigre balsamique

  • 2 c.c. de jus de fruits rouges

  • sucre glace

Mixez les fraises pour obtenir une purée avec quelques morceaux et non pas une soupe. Disposez dans 2 récipients.

Faites chauffer le vinaigre et le jus de fruits très doucement jusqu'à épaississement. Retirez du feu. Répartissez ce sirop dans chaque récipient, saupoudrez d'un nuage de sucre glace, réservez au frais jusqu'au moment de servir.

24 mai 2008

Carte de visite un jour pluvieux... et cupcakes aux amandes, glaçage de fruits rouges

Pr_sentation1Quand on a une soeur graphiste, par respect pour les crayonneurs en tous genres et les peintres de tous poils, on se doit de faire attention à tout ce qui nous entoure visuellement : typographies, polices de caractère, cercles chromatiques et autre ligne claire. Ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire, car j'y trouve carrément mon bonheur. Le billet de ce jour rend hommage à tout l'art graphique, mon préféré parmi tous les arts mineurs et majeurs -s'il faut établir là une classification- ! Il fait tellement sombre à Tours que je n'ai pas d'autre choix -guère économique, je le concède- que celui d'allumer plafonnier et autre lampe de bureau si je veux continuer à tapoter gentiment sur mon clavier. Marina a réalisé pour moi et surtout pour mon blog ces cartes "à mon effigie" suis-je tentée de dire, qui reprennent au recto des ingrédients (pièce de viande, fleur de curcuma, kiwi en coupe) sur fond de nappe vichy délicieusement rétro, et au verso le descriptif du blog. Ma mission consiste maintenant à essaimer ces papillons chez mes commerçants favoris, en commençant par mes parents. 

Cupcakes aux amandes et leur glaçage aux fruits rouges, pour une vingtaine de cupcakes :

pr_paration_d_grad_e_cupcakes_amandes_gla_age_fruits_rouges

cupcakes_amandes_gla_age_fruits_rougescupacakes_amande_gla_age_fruits_rouges_gros_planPour le plaisir, je vous transmet quelques images pour enfants sages car j'ai fait d'autres cupcakes, cette fois-ci des cupcakes aux amandes et leur glaçage aux fruits rouges. Je vous en épargne ici la description car elle a déjà fait l'objet d'un précédent billet. Mais je dois vous conter les modifications que j'ai apporté à ces cupcakes à l'eau de rose.

  • 65 g de sucre blanc et 50 g de sucre type Rapadura = sucre de canne complet au goût prononcé et au pouvoir sucrant plus élevé que le sucre blanc classique

  • 25 g de poudre d'amandes et pas d'eau de rose

J'ai réalisé le glaçage avec du sucre glace et le reste du jus issu d'un paquet de mélange de fruits rouges surgelés. Je pensais également le confectionner avec du jus de betterave dont la splendide teneur pigmentaire magenta n'est plus à prouver, or, des piques se sont dressés devant moi, excédés par les abus d'additif alimentaire dans les yogourts industriels des années 1970... J'abdique à tout jamais devant cette alternative dont je n'imagine aucunement la qualité gustative avec les cupcakes et qui pourrait avoir raison de mon amour pour la betterave, que j'ai mis des années à apprécier.

Pour finir en gourmandise, puisque tel est le lien qui unit plus fort que tout les bloggeurs et bloggeuses culinaires, voici sans jeu de mot un lien très miaoumiamesque qui fait étal de cup cakes stories, celui de Rachel.

2 avril 2008

Cupcakes à l'eau de rose

cup_cake_eau_de_roseUn bien joli nom pour un bien joli amuse-bouche sucré, qui désigne autant le nom du moule de petites dimensions nécessaire à sa cuisson que, selon moi, l'importance de lui adjoindre a cup of tea or anything else to drink. Connaissez-vous les cupcakes ou gâteaux miniatures made in England ? Cette variété de finger-food m'évoquent tout autant l'univers édulcoré d' Alice au Pays des Merveilles que les indétrônables chapeaux pastels de la Queen Mother ! Ne nous y trompons pas toutefois, ces finger-food ne sont l'apanage ni des jeunes gens en culottes courtes ni des vieilles dames qu'on devine adorant déguster toutes sortes de sucreries que la Création peut inventer ! Avec leur nom poétique, ces  mignardises font actuellement  fureur dans les buffets et les rayons des pâtisseries outre-Manche et ne comptent plus leurs adorateurs outre-Atlantique. Et ... qui ne vont pas tarder à intégrer définitivement mon livre de recettes. En effet, ils présentent l'intérêt majeur de se prêter à toutes les variations gustatives sucrées possibles -ou presque. Leur recette de base surprend par sa simplicité, et plus encore, à la sortie du four, par sa consistance, qui relève à la fois du simple gâteau (type au yahourt) et de la crêpe, un peu mousseux, très appétant et ô combien léger ! En plus, on peut s'amuser avec le décor, toutes sortes de colorants, pastilles sucrées et touches persos. Je n'ai pas encore arpenté ce versant-là, mais dorénavant j'ai ma p'tite idée là-dessus, et croyez-moi, vous allez en entendre parler dans ces pages ! J'ai véritablement fait une découverte car :

- leur réalisation est déconcertante de simplicité

- leur dégustation ne souffre pas le manque de couvert (comme le nom l'indique !)

- leur conservation doit être aisément faisable dans une boîte hermétique pendant 3, 4 jours... à condition qu'il en reste.

Le problème, vous l'aurez compris, c'est qu'honnêtement, le cupcake se mange sans faim, surtout si on en multiplie les parfums pour mieux les goûter et les apprécier. Je vais commencer par vous livrer une variante à ma façon, en attendant les autres, qui, je l'espère, suivront nombreuses.

Cupcakes à l'eau de rose, pour 20 pièces :

  • 125 g de farine

  • 125 g de sucre

  • 125 g de beurre fondu

  • 2 gros oeufs

  • 1 pincée de sel

  • 2 c.c. rases de levure chimique

  • 7 c.s. de lait tiède

  • 3 c.s. d'eau de rose

  • sucre glace

  • eau

Battez le beurre, le sel, la farine, la levure, le sucre, ajoutez les 2 oeufs, mélangez encore très bien avec une cuillère en bois. Versez l'eau de rose, mélangez encore. Puis, allongez avec le lait jusqu'à l'obtention d'une pâte en ruban, assez lisse. Vous obtiendrez alors 1/2 litre d'appareil avec lequel vous pouvez réaliser 20 cupcakes. Selon la matière de vos moules, beurrez-les ou non. Remplissez-les aux deux-tiers de l'appareil, faites cuire à four chaud (th. 7, 180° C) pendant 15 minutes, ressortez, laissez refroidir, démoulez. Préparez un glaçage avec le sucre glace et un peu d'eau tiède, mélangez et lissez le dessus des cupcakes. Tout est permis pour la déco : vermicelles multicolores, jus de betterave à al place de l'eau pour donner la coloration rose, fleurs en sucre... Bon appétit !

23 mars 2008

Souris d'agneau façon gigot de sept heures

souris_agneau_assiette_2_p_ques_2008Pour bien fêter Pâques, il ne faut pas se trouver fort dépourvu, et pour éviter toute inconvenance d'agenda gastronomique, j'ai bien sûr pris mes précautions dès jeudi. Mon boucher m'a vivement remercié d'avoir réservé, moi aussi d'ailleurs, car il m'a fourni une excellente marchandise et une recette magnifique. J'avais mon idée, car depuis que j'ai lu le Livre de Cuisine d'Alice Toklas, outre les appellations des mets, les préparations laissent présager un régal final absolu. C'est ainsi que la description simplissime du Gigot de Sept Heures fournie dans le bien-nommé chapitre des "Trésors" a connu une légère variation puisque nous n'étions que 3 personnes pour le repas Pascal. Du coup, en lieu et place du Gigot, nous avons dégusté des Souris d'agneau cuites comme le Gigot de Sept Heures, qui se sont révélées un délice. Chacun a pu se pourlécher de deux belles souris, tellement tendres que leur os restait dans le plat, sans passer par nos assiettes. Quelle délicatesse !

Souris d'agneau façon gigot de sept heures, pour 3 personnes

  • 6 belles souris d'agneau ou 9 plus modestes (la totalité pèse 2,2 kg)

  • 2 gros oignons émincés

  • 1 tête d'ail rose (soit vous le laissez en chemise/soit vous le pelez, séparez les gousses, et les dégermez)

  • 4 feuilles de laurier

  • romarin

  • thym

  • 1 clou de girofle (facultatif)

  • 1 c.s. gros sel

  • poivre blanc du Sichuan

  • 1 verre de vin blanc sec (genre Muscadet Sèvre et Maine)

  • 3 verres d'eau

  • huile d'olive

  • beurre

Tout d'abord, faites rissoler les souris à feu très vif dans du beurre en en dorant bien toutes les faces. Si nécessaire, ne mettez pas toutes les souris à la fois. Puis, disposez-les dans un plat allant au four, saupoudrez avec le sel, le poivre, mouillez avec le bouillon vin + eau, incorporez les autres ingrédients. Couvrez bien d'un papier aluminium, laissez mijoter au four (ce terme prend ici tout son sens, et même plus !) pendant sept heures. Toute la cuisson se fait à feu très très doux, à 100° C, et n'essayez pas de saisir la viande, cela ne servirait à rien. Servez dans le plat de cuisson. Pour accompagner, prenez des fèves fraîches et comptez alors un kilogramme de fèves fraîches avec leurs cosses pour 3 personnes, elles cuisent 15 minutes à l'eau bouillante. Egouttez-les bien. Vous pouvez toutefois compléter par une poignée d'haricots rouges, qui équilibreront parfaitement la petite amertume de certaines fèves lorsque, comme ici, elles sont fraîches.

N.B. : vous pouvez également réaliser ce plat de fêtes dans un plat muni d'un couvercle allant au four, de type plat à baeckeoffe ou du matériel de cuisson Le Creuset®.

Plus : personnellement, je n'ai pas du tout arrosé la viande de son jus de cuisson pendant ce long moment passé au four et ni sa consistance ni son goût n'en n'ont été affectés. Et j'ai été obligée de cuire l'agneau en 2 fois, 2 heures la veille, 5 heures le jour-même sans que rien n'y paraisse.

souris_agneau_plat_p_ques_2008

22 avril 2008

Crumble poireaux-thym

crumble_poireaux_thymDouceur provençale, régression enfantine, touche végétale maximale et consistance agréable : tout ce qui me séduit en vous cher crumble, peut être décliné en version salée. Des cigales chantent parfois au-dessus de ma tête quand je rentre en cuisine, puis elles s'envolent ou m'insufflent l'inspiration ultime ... quelle herbe, quelle épice, quel aromate. Je tire mon dernier coup de chapeau aux poireaux d'hiver avec cette recette qui nous fait doucement voguer vers l'été, sous ce soleil aujourd'hui ma foi resplendissant et chaud. La réunion du thym et du poireau préfigure les traditionnelles saveurs méridionales et estivales qu'on se prête tous à adapter l'été venu. 

Crumble poireaux-thym pour 4 personnes

 

-800 g de blancs de poireaux crus

 

Détaillez les blancs en tronçons, lavez-les bien, faites cuire 15 minutes au cuit vapeur. Egouttez, réservez.

 

la pâte sablée

-1 oeuf

-250 g de farine

-25 g de sucre en poudre

-25 g de parmesan râpé

-125 g de beurre mou en petits morceaux

-10 branches de thym

-1 pincée de sel

-1 tour de poivre du moulin.

Dans un cul-de-poule, battez l'oeuf entier à la fourchette, ajoutez le sel, le poivre, le thym, le parmesan, le sucre. Travaillez ce mélange avec une spatule jusqu'à ce qu'il devienne mousseux. Effritez la pâte, incorporez le beurre, mélangez et effritez-la au-dessus du plat de poireaux. Faites cuire 30-40 minutes à four chaud (th. 7). Servez immédiatement.

Le plus : servez avec une roquette ou un mesclun assaisonné(e) d'un trait d'huile d'olive vierge extra et de vinaigre balsamique.

3 avril 2008

Salade d'orange et d'oignon rouge

salade_orange_oignon_rougeUn peu de couleurs dans l'atmosphère c'est bien : on nous annonce des tendances vestimentaires très pop, aux couleurs très acidulées qui vont durer tout le printemps et tout l'été. Mais dans nos assiettes, aussi, il faut que ça en jette ! Des légumes verts, des fruits fous, youpi, mais avec deux ingrédients basiques et économiques, on parvient même à faire quelque chose de chouette ! Une bonne façon de se gorger de vitamines C pas seulement au petit-déjeuner !

Pour ma soeur et moi, cette recette est un poncif qui remonte à une époque où moi aussi, je ressemblais à un bonbon acidulé -celles et ceux qui me connaissent bien rétorqueront que, malgré les années, je n'ai pas tellement changée-, accrochée à un temps presque béni où pendant nos jobs d'été nous nous requinquions à la force de la fourchette. Jamais lasses d'arpenter les rayons de l'épicerie en quête d'un ingrédient incroyable ou d'un nouveau facing (surtout du côté des biscuits...), une fois la corvée achevée, notre montagne de recettes récoltées tous azimuts nous accueillait, les bras pleins de victuailles et les papilles en haleine. Pour notre plus grande joie, l'étagère de la cuisine familiale regorge de fiches-recettes (une belle invention devenue une véritable institution) recueillies dans les magazines et d'autres volumes très usités, comme ceux de la bonne Ginette Mathiot. Tous à leur manière nous dévoilaient leurs trésors et nous étions intarissables quant à l'élaboration -hypothétique ou réelle- de menus. En pleine chaleur ou pour se donner un p'tit coup de fouet, cette salade au look très flashy requinque bien. 

Salade d'orange et d'oignon rouge pour 4 personnes

  • 3 belles oranges à croquer (Navel)

  • 2 oignons rouges

  • 1 c.c. de miel de Forêt

  • 2 c.s. d'huile d'olive

  • 10 ml de vinaigre balsamique à faire réduire

  • 1 tour de poivre blanc du moulin

  • sel (facultatif car le vinaigre accomplira ce rôle)

Epluchez et pelez à vif les oranges, taillez-les en rondelles, mettez-les dans un saladier. Récupérez leur jus. Epluchez et émincez les oignons rouges. Joignez-les aux oranges. Faites réduire le vinaigre balsamique : dans une toute petite casserole, démarrez à feu très doux, lorsque l'ébullition commence, laissez encore réduire 3 minutes, toujours à feu très doux (il sera préférable d'aérer la pièce car l'odeur du vinaigre est persistante et peut incommoder certains). Laissez refroidir ; dans un bol, préparez une vinaigrette avec le vinaigre, l'huile, le jus des oranges, le miel, le poivre et le sel éventuellement. Versez sur votre salade, laissez rendre le jus un quart d'heure à température ambiante ou au frais s'il fait très chaud. Présentez, mélangez, servez.

24 mars 2008

Risotto rouge

risotto_assietteJe vous confessais récemment mon nouveau penchant tant occulaire que gustatif pour le riz noir et il a bénéficié, le veinard, d'un traitement risottesque largement inspiré de la bible de la cuisine traditionnelle des mamas italiennes, La Cuillère D'argent. Comme à l'accoutumé, faute de place, ma cuisine n'est ni une épicerie ni un supermarché ambulants. Par conséquent, je n'ai pas suivi à la lettre les recettes prodiguées et lui ai adapté mes possibilités en termes de réserve d'épicerie. Par contre, les indications figurant au verso des paquets se révèlent, selon moi, très souvent riches d'inspiration. C'est ainsi que j'y apprend que le riz noir se prête bien à la confection de certains risotti. Du coup, ni une, ni deux, je pars à l'aventure du Risotto rouge, le bien nommé, dans la mesure où la libération des pigments du riz colore les autres ingrédients en rouge violacé, un peu cramoisi, si vous voulez. Et puis, la Touraine regorge de :

-grottes, certaines sont pétrifiantes, paraît-t-il !

-habitats troglodytiques, les "troglos" comme on dit ici, parmi lesquels des caves règnent en maîtresses

-et autres champignonnières, si bien qu'il suffit de se baisser (sur les étals des marchés pour l'instant) pour ramasser les p'tits champignons. De cette façon, j'ai confectionné, avec une aide culinaire très précieuse, pour 4 personnes un très bon

Risotto rouge aux champignons de Paris

  • 1,5 l de bouillon de légumes (2 pommes de terre, 2 beaux oignons, 1 gousse d'ail, gros sel, poivre, 2 carottes, 1 tomate, 1 petite branche de céleri, 1 feuille de laurier, 1 tige de persil plat, 1 tige de basilic, 1 clou de girofle, eau)

  • 500 g de riz noir

  • 20 cl de vin blanc sec

  • 4 c.c. d'huile d'olive vierge extra

  • 1 gousse d'ail

  • 1 petit oignon

  • 300 g de champignons de Paris frais

  • 1 c.c. rase de romarin

  • sel de céleri

Pour le bouillon, épluchez tout ce qui est épluchable, lavez, coupez grossièrement. Mettez tous les ingrédients du bouillon dans une casserole et versez-y 1,5 litre d'eau, portez à ébullition et laissez cuire 20 minutes. Passez le bouillon, "pressez" les légumes pour bien en sortir tout le jus, réservez le liquide, et laissez-le refroidir.

Epluchez et rincez bien les champignons de Paris, coupez-les en lamelles. Dans une sauteuse, faites d'abord chauffer l'huile d'olive et faites rissoler l'oignon et l'ail émincés, ajoutez le riz. Brassez bien, il doit devenir translucide. Mouillez avec le vin blanc sec. Incorporez les champignons, le romarin. Ajoutez le bouillon au fur et à mesure de la cuisson tout en mélangeant très souvent. Si le riz cuit sans couvercle, il cuira un certain temps, doucement, pendant 30 à 40 minutes. S'il cuit à couvert, il cuira moins longtemps, mais vous devrez malgré tout le mélanger également souvent. Le risotto est "pris" lorsque le riz est cuit, bien sûr, et qu'il attache légèrement au fond. Servez à l'assiette avec du parmesan râpé, rectifiez l'assaisonnement si besoin.

Le plus : accompagnez de quelques feuilles de mesclun ou de roquette + vinaigre balsamique + huile d'olive + germe de blé.

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