Tarte au citron d'Anne-sophie Pic
Oser poster une recette de tarte au citron est-ce encore possible ? Vous me direz, ça fait tellement partie du patrimoine basique de la bonne ménagère, celle qui entrevoit les macarons par la lorgnette du plus glam' des pâtissiers, qui se damnerait pour un Saint-Honoré onirique et refuse la tarte aux pommes recouverte d'un film sucré douteux dit 'nappage' ... cette ménagère moderne dénommée foodista, se définit par son addiction à la food. Elle n'est pas qu'une scrupuleuse attentive à la nourriture, elle ingurgite au propre comme au figuré tout ce qui est susceptible d'améliorer son quotidien de gourmande et de gourmette sans faire d'affronts à son corset slim gris.
Alors dimanche passé j'ai été tellement déçue par une tarte au citron (une Key Lime Pie plus précisément) que j'en fais une affaire personnelle. La carte annonce que ladite tarte, américaine, n'est pas cuite (exceptée sa pâte) et la meringue elle aussi américaine a un goût de reviens-y-pas. Seule la cuisinière enflammée Bree Van de Kamp semble faire oeuvre de séduction sur son voisinage avec sa tarte au citron, entre nous la plus prisée de Fairview.
Donc pourquoi chercher à la définir encore et encore ? Trois raisons. Le détail de la
reproduction d'une superbe Nature morte au citron de Francisco de Zurbaran,
persistait dans ma mémoire et je n'avais pas d'autre envie que
d'essayer une nouvelle version inratable et vraiment délicieuse de tarte
au citron meringuée. Ensuite la version de Christophe Felder est plus que satisfaisante avec sa meringue italienne, son lot de pâte sablée et l'appareil citron très savoureux. Mais j'aime les recettes des femmes en cuisine, et ai commencé les Recettes pour tous les jours d'Anne-sophie Pic par "sa" tarte au citron. Sur la photo, la meringue est tellement fine et graphique que moi aussi, je voulais essayer de reproduire cette chose ! Mais il me manque l'embout à douille format Saint-Honoré donc j'ai pris le lisse. Anne-Sophie Pic utilise de la farine de blé, j'ai préféré utiliser aussi de la farine de maïs à hauteur de 1/4 du poids des farines. Pour sa texture fine inimitable et pour le pep' que son jaune apporte.
Tarte au citron de Madame
Pic, proportions adaptées ici pour 4 personnes : les étapes pas à pas,
c'est facile sauf pour la meringue italienne (et ce qui est rassurant
c'est que tout le monde vous le dira) :
La pâte sablée : 70 g de farine de blé + 20 g de farine de maïs + 33 g de sucre glace + 37 g de beurre mou + 1 gros jaune d'oeuf
Le crémeux au citron : 62 g de jus de citron + 30 g de jaune d'oeuf + 80 g d'oeufs entiers + 35 g de sucre + 37 g de beurre coupé en dés
La meringue italienne : 37 g de blancs d'oeuf + 75 g de sucre semoule + 2,5 cl d'eau + sucre glace
La pâte sablée : Dans un saladier, mélanger les farines, le sucre et le beurre. Amalgamer à la main sans trop pétrir, quand le mélange se fait sableux, ajouter le jaune. Continuer à simplement amalgamer puis la recouvrir et laisser reposer cette pâte au moins 2 heures dans un endroit frais.
Préchauffer le four à 150°C th. 4. Abaisser la pâte à 3 mm environ, la déposer dans le moule. Cette opération est délicate car la pâte, délicate au goût est très friable. Personnellement, je préfère abaisser la pâte avec la paume de la main directement dans le moule, ça s'appelle fraiser.
Recouvrir la pâte d'un papier sulfurisé rempli de légumes secs. Cuire 15 à 20 minutes et sortir du four. Laisser refroidir.
Le crémeux au citron : Dans une casserole à fond épais, faire chauffer le jus de citron avec les jaunes, les oeufs et le sucre. Faire bouillir quelques instants, puis laisser refrodir à 30°C. Incorporer le beurre en petits morceaux, à l'aide d'un mixer (j'ai procédé sans et il n'y avais pas trace de grumeaux). Placer ce crémeux au frais.
La meringue italienne : Dans une casserole, porter le sucre et l'eau à une t° de 121°C. Fouetter les blancs en neige, y verser le sucre cuit, continuer à fouetter encore 5 minutes.
Présentation : dans le fond de tarte cuit, verser et lisser le crémeux au citron, disposer la meringue dessus, saupoudrer de sucre glace. Placer la tarte sous le four mode "grill" quelques instants. Sortir du four et laisser reposer une heure avant de déguster.
Scook. Leçon de cuisine par Anne-Sophie Pic. Recettes pour tous les jours, Hachette Pratique, 2010, pp. 104-105.
De
mes virées stéphanoises en pleine nature ou dans
Lorsque je découvrais le


Vous saviez déjà en 
Dans l'esprit des petites entrées faciles et déjà bien nourrissantes qui font leur vie toutes seules dans le cuit-vapeur, je classe le flan courgette-épinard. Avec le
Aujourd'hui samedi, j'ai commis une première infidélité à mon marché dominical de la Place Rabelais, car mon loulou, du haut de ses huit mois, a tellement apprécié la compote de pommes cette semaine que je me suis mise instamment en quête de pommes de Touraine ce matin.
Autant d'arguments ne laissent pas la cuisinière sans ressources, et il n'en faut pas davantage pour me laisser vous conter ma recette.

Devenus les joyaux des repas pris sur le pouce où s'exprime la quintessence du raffinement nippon exporté, les sushis, sashimis et autres makis* sont des indispensables de la culture urbaine. Je passerai sur leur intérêt minceur et leur fonction rassasiante pour gratter un peu l'origine de ces bouchées (trop) galvaudées.
Souvent les étals du marché me paraissent des palettes chromatiques sacrément bien élaborées, alors que le plus souvent, le primeur ou le maraîcher n'aura pas fait autre chose que disposer ses cagettes sur son stand pour offrir sa récolte aux passants. L'expression "Manger avec les yeux" prend alors tout son sens : le cerveau reçoit des informations dont les papilles ont ou une trace sapide, et selon que l'on a déjà goûté ou non le plat ou l'un de ces ingrédients, les associations les plus folles sont permises...
La
figue noire, ou figue violette, à la robe finement tigrée, est le
saint Graal de septembre, la petite merveille que je verrais bien
comme cousine comestible de l'améthyste. En réalité, elle n'est pas un fruit.
Non qu'elle appartienne à la catégorie des légumes-fruits comme
Plutôt difficile de satisfaire les becs sucrés autour de moi. Entre la
Ce
week-end, très tard après la fin du repas, je n'ai eu de cesse de me
tracasser sur le devenir du second poulet patte
noire qui a doré plusieurs heures dans le four, sur un lit
de pommes de terre et confit dans l'ail, l'oignon et le laurier. Bien
que le recyclage soit de bon aloi toutes disciplines confondues,
j'opte difficilement pour des menus total look poulet. La
volaille est là, parée de ses plus beaux atours, dans son plat en faïence blanche, impuissante devant mes turpitudes
gastronomiques, et je me creuse les méninges pour que son sort ne
soit pas laissé au hasard.
Ce n'est pas parce que
les journées ressemblent déjà à ce que nous allons vivre dans
quinze jours –la rentrée des classes--, que l'été tire son
rideau. Ambiance automnale le matin, estivale l'après-midi, pour
répondre à ce mélange peu orthodoxe qui me mettrait presque le
moral dans les chaussettes alors que j'ai encore mes nus-pieds, j'ai
dégusté ma crème glacée au chocolat blanc et noisettes. Douce
comme un souffle d'air chaud, étayée par les notes chaudes et
réconfortantes des noisettes en poudre, elle fond dans le palais.
Exquis.
Encore une fois, mon lundi fut éclairé par les saintes papilles d'Elisabeth Scotto, grande prêtresse des mémorables fiches-cuisine de ELLE et experte ès gastronomie s'il en est. Sainte Elisabeth, priez pour nous, pauvres gourmands, car les repas augrent toujours quelque chose de définitivement meilleur en votre patronage. L'instigateur des belles manières culinaires de ce n° 3284 n'est autre qu'
Dans
un billet
de l'été passé,
me posant un cas de conscience sur la température extérieure, alors
réchauffée par le fonctionnement du four, je décrivais une
délicieuse tarte
aux cassis
... mais j'ai découvert que cette recette de Crème
glacée au chocolat noir et fève Tonka
peut aussi aider à la survie l'été (Bon début d'été
musical
!) toujours sans que j'aie la moindre sorbetière. S'il est facile de
trouver pléthore de recettes pour glaces & sorbets avec
sorbetière, l'affaire se corse grandement pour la même chose
sans
sorbetière. Lasse, j'ai jeté mon dévolu sur une crème glacée
très facile à réaliser, qui gagne autant de galons que l'on
utilise des produits de grande qualité, et qui se sert facilement,
sans faire de paillettes
mais un délicieux effet en bouche [Il faut laisser l'effet
glittering
aux sequins chéris des fashionistas,
bien que l'or
alimentaire
soit en vogue, et les paillettes comestibles en argent soient de
folles amies des cocktails].
Les recettes de cuisine associent volontiers la fève Tonka au
chocolat noir sous toutes ses formes : fondant, mousse, crème,
tarte, quatre-quarts, bref tout est permis à condition de doser les
proportions de Tonka, qui, comme toute épice est à la fois antidote
et poison. J'ai acheté (si possible en promo, c'est encore bien mon
credo)
de la Tonka d'une marque
Tourangelle
au rayonnement plus que local et je ne suis pas déçue. Si vous
voulez vous régalez, faire un chouilla 'hype' at home ou tout
simplement sublimer vos préparations, ben n'hésitez plus ! Je
m'éloigne du snobisme ambiant par une nécessité faite homme. Mon
cher & tendre marque une aversion plus que profonde pour la
vanille alors ... je râpe une fève et c'est la fête !
Le Namoura a ceci
de délicieusement charmant que si on lui ôte ses première et
dernière lettres, il se transforme aussitôt en 'Amour'. Avouez
qu'un gâteau qui répond à ce doux mot ne peut être que de bon
augure... à condition d'adorer les desserts ultra-sucrés qui ne
s'en laissent pas compter, comme peuvent l'être les desserts
orientaux en somme.
On
a tou(te)s un livre de chevet et un livre de chevet
de cuisine. Bien qu'il soit plus approprié de dire livre de
billot, livre de labo, livre de piano, qu'importe,
on aime les feuilleter sans se lasser. J'avais élu à ce titre 
Le haddock est dans certaines circonstances, complètement ad-hoc ! Des années de cantine lycéenne et de Resto U m'ont appris ceci que certains aliments sont de par leur aspect ou de par leur odeur (pour les plus malchanceux parfois les deux !) les aliments maudits des tables françaises. En matière de viande, je n'ai jamais entendu autant de "pouah !", que devant une assiette d'agneau, fut-il préparé en un délicieux tajine. Le poisson fumé se mange à la même sauce du tout ou du rien. Je sais que ça passe ou ça casse, autant vous dire de suite que sous mon toit ça passe toujours. 
Après une longue absence sur ce blog, le temps de lui refaire une petite beauté, je retrouve enfin avec un bonheur non feint mon clavier et mes couteaux. Les promenades quotidiennes au Jardin Botanique ont ceci de bénéfique qu'elles ouvrent -un peu plus- l'appétit et aiguisent les crocs des petits comme des grands. Et puis la fréquentation des plates-bandes d'herbes arômatiques et médicinales insuffle une vraie dimension verte à ces ballades. Je ne me nourris pas que d'herbages et de légumes, fussent-ils un Eden du goût, et paradoxalement il y a peu à ce que je tombe dans la cochonaille la plus riche. En ce moment, les lardons accompagnent régulièrement nos dîners, durant les plus grands frimas ils donnent fréquemment le tempo à une
Les pic-nics offrent de multiples possibilités de finger-food, de nourritures faciles à manger sans assiettes, ou avec si l'on choisit des salades géantes pour peu que l'on ait des tables ou simplement de grandes nappes à même l'herbe, des barbecues si l'environnement civilisé n'est pas loin. Les rencontres estivales de la blogosphère culinaire approchent, saisissant justement la possibilité informelle du déjeuner sur l'herbe. Chacun y apporte son repas ou bien une réalisation en proportions assez importantes pour pouvoir la partager avec ses pairs, donnant là la formidable occasion de tester des univers gourmands, des conceptions différentes ou proches de cuisiner.
Question chromatisme, je suis inlassablement abonnée à la teinte orange, empreinte de dynamisme et d'esprit hippie, parfois antithétiques-, mais aussi synonyme de vitaminite aiguë habituellement bienvenue en décembre. Qui plus est, mon anniversaire tombe ce jour, alors à défaut de succomber à des tentations toutes droites descendues de l'