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La cuisine selon mon envie !
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8 mars 2008

Crème d'avocat

Avocat_copelan_2 Pour 8 verrines :

-2 beaux avocats bien mûrs
-1 dl de bouillon de volaille dégraissé chaud
-
un gélifiant de votre choix ou préférence : -1 g d'agar-agar, de la gélatine, ou des algues (produit acheté en Espagne, utilisé pour les desserts ibères)
-1 petit bocal d'oeufs de Copelan

Faites fondre ou laisser prendre votre matière gélifiante dans le bouillon de volaille encore chaud, pendant 10 minutes. Si vous utilisez des algues, retirez-les. Mixez avec l'avocat de façon à obtenir une consistance bien lisse et onctueuse. Disposez dans 8 verrines, laissez au frais pendant au moins une heure. Au moment de servir, disposez 1 c.c. d'oeufs de Copelan, lissez bien, dégustez.

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7 mars 2008

Douce de potiron

Hum, le potiron, sa rondeur, sa couleur, sa douceur, tout en lui nous séduit ! Après vous avoir proposé le Velouté de potiron et ses croquets aux lardons, petite touche aux airs espagnols en contexte hivernal, aujourd'hui voici la  Douce de potiron dont vous comprendrez toute la teneur du libellé quand vous l'aurez goûté. En effet, il est assez ardû de nommer ses recettes judicieusement, mais je trouve que celle-ci porte particulièrement bien son nom. Avant de se lancer dans la réalisation de ce velouté, il faut aimer la suavité du potiron, car cette préparation en exhalte expressément ses pointes un peu sucrées. Sinon, vous pouvez le concevoir comme une petite régression bien agréable ma foi.

Douce de potiron pour 4 personnes :

  • 1 kg de potiron

  • 50 cl de lait

  • 1 1/4 de c.c. de muscade moulue

  • 1 tour de moulin à poivre

  • 1 c.c. rase de gros sel marin

  • 20 g de beurre

  • 1 gros oignon très doux, épluché et émincé

  • 1 c. s. bombée de sucre roux

Epépinez et détaillez le potiron en petits cubes, faites-le cuire 1 1/4 d'heure dans le lait, la muscade, le sel. Pendant ce temps, faites suer l'oignon dans le beurre. Ajoutez-y le sucre, laissez prendre 20 minutes à feu très doux, à couvert. Passez le potiron au moulin électrique ou au mixer plongeant avec le lait de cuisson. Puis, re-mixer avec l'oignon et sa sauce. Goûtez, rectifiez l'assaisonnement si nécessaire. Servez aussitôt.

Sopa dulzona de calabaza

La estación invernal permite la consumación de diversas cremas y sopas caldas. En este momento, los mercados ahora ofrecen las ultimas calabazas del invierno, y no sirven solo para Halloween. Solo ver estos legumbres me gusta mucho, y he probado en un restaurante del Barrí Gotic una sopa fría veraniega de calabaza en septiembre… hace tantos anos. Me recuerdo de sus sabores de carne, mezcladas al vinagre balsámico y a la aceite de oliva. Me recuerdo también que habíamos olvidado nuestra camera en el mismo lugar… pero al fin lo encontraré gracias a la dueña. Para sentirnos un poco al sol, he imaginado una sopa dulzona de calabaza.

Ingredientes para cuatro personas :

  • 800 g de calabaza extra

  • 60 centilitros de leche

  • ½ de cuchara de grueso sal 

  • ¼ de cuchara de polvo de moscada

  • ¼ de cuchara de pimienta blanca

  • 1 cebolla muy dulza cortada

  • 20 gramos de mantequilla

  • 10 gramos de azucare

Cortar la calabaza en pequeños cubos, pelarla con un cuchillo. Poner el legumbre y el leche en una cacerola y mantener la cocción durante 20 minutos sin tapar. Añadir el sal, la pimienta, la moscada. Poner la mantequilla y el azucare en una otra cacerola, dorar la cebolla durante 30 minutos. Mezclar todos los ingredientes con una batidora, servir caliente.

Diapositive3

12 janvier 2012

Dans le cochon, tout est bon !

DSCN5375 La gourmandise est-elle soluble dans la rosette ? Le boudin noir peut-il agir pour la paix des nations ménages ? Qu'est-ce qui différencie une andouille d'une andouillette hormis dans la catégorie demoiselles ? Le cochon, l'aimable suidé 100% chair rose est un monument de la gastronomie européenne et hexagonale. Et parmi les bandes dessinées qui commencent à fleurir dans le domaine culinaire, le Petit traité de philosophie charcutière rend compte de l'extraordinaire influence de la charcuterie dans la vie. Art de la transformation des chairs, des boyaux et des abats, la charcuterie permet de profiter des bons morceaux du cochon, frais ou en conserve. Et, à l'instar de cet adage vieux comme mes robes qui promet que "dans le cochon, tout est bon", on se demande dans quelle encre les auteurs ont trempé leur plume jusqu'à en oublier de considérer les soies porcines ? Avant Sébastien Demorand et Vincent Sorel qui s'épanchent sur les vertus carnées de l'animal, il y eut Michel Pastoureau, un de mes historiens chouchous, qui combla le vide insondable autour du groin-groin, publiant Le cochon, histoire d'un cousin mal aimé, en 2009. 

On connaissait là Évelyne Bloch-Dano dissertant sur les légumes, ici, le professeur J.-G. R. Hépaule philosophe sur les mérites de la charcuterie. Aucune pièce carnée n'échappe à la consommation éclairée du narrateur et personnage principal, l'intellectuel Jean-Georges R. Hépaule. Il ne professe pas une science cochonne, au contraire il n'a de cesse de louer les qualités objectives de la charcuterie. Sa prose rosissante glorifie non seulement les propriétés gustatives mais aussi l'aspect subversif de la chose charcutière. Rillettes, pâtés en tous genres et pieds-de-cochon opèrent comme un pied de nez à l'assiette diététiquement correcte. Certes, le professeur Hépaule n'a ni le cynisme ni la froideur d'Anton Ego, le glacial critique gastro de Ratatouille, au contraire, il prêche la bonne parole qui circule sans doute encore dans les meilleurs bouchons lyonnais. Quel animal domestiqué depuis déjà 9 millénaires bénéficie d'une immense popularité chez les gaulois, au point d'en être devenu le pilier de table mais qui ne renie pas un trait d'exotisme ou de sauce nuoc-mâm ? 

Petites actus cultu pas cul-cul autour d'un grand copain pas chafouin :

Petit traité de philosophie charcutière, Sébastien DEMORAND (scénario) Vincent SOREL (scénario et dessin) éditions du Rouergue, 2011.  Le cochon, histoire d'un cousin mal aimé, Michel PASTOUREAU, éditions Gallimard, collection Découvertes, 2009, n° 544.                 Le cochon de Gaza, Sylvain ESTIBAL, France/Palestine 2011.

GAEC ferme du Mondou, 31490 Léguevin (à la ferme) et Marché Saint-Aubin à Toulouse, tous les dimanches matin.            Boucherie-charcuterie Deux Chavanne, marché des Carmes, loge 28. 

 

21 avril 2009

Où prendre un thé dans le vieux Tours ?

CupCakeFraiseIntenseEn préparant les ponts du mois de mai friand de jours fériés, j'aime songer à la douceur des températures, aux incontournables terrasses et aux mémorables pic-nic qui commencent. Les cafés des villes se remplissent en hiver et déversent leur clientèle sur les avenues aux beaux jours, particulièrement le week-end où il faut jouer des coudes pour s'installer un petit moment. A Tours, il y a trois lieux dédiés au thé où j'apprécie particulièrement de m'installer. Ce sont des salons de thé qui proposent à la fois d'excellents breuvages (à la dégustation et à la vente) et de très bonnes pâtisseries dans le si pittoresque quartier Colbert-Scellerie. Alors si vous avez des bambins, mettez-les de côté quelques instants pour filer à ces adresses.

Café Scarlett, 70 Rue Colbert/23 Place Foire le Roi - 37000 Tours.

Beaucoup de boissons chaudes : lait, tisanes, cafés et un très bel échantillonnage de thés Mariage Frères. Y siroter un jus de pomme ou de poire bio, tout en dégustant un mémorable pistamande n'a d'égal que la tranche de pain d'épices vraiment exceptionnel de finesse. Le tout dans le calme et le charme du vieux Tours. J'adore y faire provision de Thés Kusmi emballés dans des boîtes graphiques, pimpantes et toujours ultra-colorées.

Après la Cueillette, Salon de thé et tisane bio, 49 Rue de la Scellerie - 37000 Tours.

Pierres de taille, sol en jonc de mer et chaises en fer forgé, autant de partis pris déco très en accord avec l'esprit zen qui règne dans cette escale bio au coeur du Quartier des bouquinistes et autres antiquaires. Les tartes maison faites d'ingrédients bio ne demandent que quelques tasses de thés et tisanes bouillants pour leur tenir compagnie !  Ici, Hildegarde de Bingen, religieuse du XIIe siècle et connaisseuse de la pharmacologie et des herbes, guide la carte à bon escient. C'est le privilège de l'âge : à découvrir et à retenir.

Brunch et Goût-Thé, 19 Rue Jules Favre - 37000 Tours.

Deux amies qui proposent une pause café, brunch et goûter au bon goût de ... thé, à toute heure donc c'est le charme gentiment suranné de cet espace dédié aux gourmands qui vous accueille.

Et pour prendre le thé à la maison, je vous conseille les très américains cup cakes ou anglais fairy cakes, immémoriaux petits gâteaux à décorer à loisir. Pour ceux-ci, le biscuit est nature et le glaçage à base de fromage frais parfumé à la confiture de fraise intense. J'ai utilisé la même recette que d'habitude : vous la trouverez ici. Depuis j'ai acquis une douille à pâtisserie (Matfer) pour le frosting, là il est réalisé avec un cône crénelé diamètre 8 mm.

CupCakeFraiseIntensePlateau

15 janvier 2009

Menu franco-grec et recette de moëlleux à la pistache

moelleuxchocolatblancpistachescoulismyrtillesChose promise, chose dûe : le repas franco-grec est disponible dans ce billet. Reporté une fois pour cause de gros rhume, le dîner a quand même eu lieu-et je n'en veux pas aux Athéniennes qui grelottent sous nos latitudes que nous avons observé beaucoup plus clémentes, il est vrai ! En observant l'esprit des nourritures terrestres hellènes par-ci par-là, j'ai saisi l'importance des légumes frais et des assiettes mezzés. Or, l'hiver  tourangeau offre pléthore de panais, de carottes et du chou sous toutes ses formes, pas vraiment de quoi faire mon bonheur pour l'occasion. Exit donc les plats trop franchouillards du type choucroute ou raclette (de toutes façons la raclette est le seul plat que je n'aime pas ...).

Alors comme j'ai toujours un appétit féroce en fin d'après-midi (on verra ce qu'en dira mon jean préféré dans quelques années), j'ai fait un grand plat de tartinades composé d'une belle tapenade aux olives noires et de canapés garnis d'oeufs de lompe rouge. Question boisson, l'amour très largement partagé du Bourgogne sous notre toit ne s'est pas démenti, notamment avec une très belle bouteille d'Aloxe-Corton 2000 qui ne demandait qu'à libérer ses arômes ! Ensuite tendron de veau sauce au poivre noir, pommes de terre et champignons sautés. Les Grecs adorent le cresson que j'ai remplacé par de la mâche, en salade mêlée de noisettes, raisins secs, huile d'olive, vinaigre balsamique. Malheureusement, mes amis n'aiment pas le fromage, sinon je me serais bien lancée dans un repas sur ce thème. Résultat, j'ai comblé avec un bon dessert bien gourmand que j'ai copié chez Requia: le moëlleux aux pistaches et au chocolat blanc. Depuis longtemps enfoie dans mon carnet de recettes, j'attendais l'occasion idoine pour la tester. Je les ai réalisés dans des moules en forme de coeur glanés aux soldes le matin-même. Je craignais le goût doucereux des gâteaux  à cause du chocolat blanc toujours très sucré, ainsi j'ai fait un coulis aux myrtilles qui se marie particulièrement bien aux pistaches et relève le tout. Comme de mon côté j'avais mis un peu trop de crème dans l'appareil, on était sauvés -mais on ne pouvait pas trop sourire, effet violet sur les dents pas sexy !

Pour la recette des moëlleux aux pistaches et au chocolat blanc, je vous laisse voir ici.

Réaliser un coulis, rien de plus simple : choisissez des fruits frais ou congelés, qu'il vous suffit de mixer avec du sucre glace et en ajouter jusqu'à obtenir la consistance et la saveur désirées. Pour les myrtilles, il faut mettre pas mal de sucre pour contrer leur légère aigreur.

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21 novembre 2008

Duo de betteraves (Chioggia et jaune)

betteraveschioggiatigr_e Quelques jours, que dis-je, quelques semaines, passés loin, très loin des fourneaux, et pourtant non, personne n'a crié famine, tordu de faim au cours de la nuit, se tortillant de douleur au petit matin devant le réfrigérateur décidément vide (Bon, ça c'est plutôt monnaie courante ici). Personne, sauf moi. Mon temps investi hors de mon carré culinaire chéri m'a permis de déguster néanmoins d'excellents sandwichs en ville, ainsi que de très sympathiques desserts chez Hardouin, LE boulanger tourangeau que l'on ne présente plus. Comme je n'ai pas fais que ça, non mais, et que mon activité était très éloignée des casseroles et autres maryses, je reviens la tête farcie d'envies fraîches, pimpantes, goûtues, et de saison. Pour ça vraiment je ne peux que vous convier à lire ou à relire le Livre de cuisine d'Alice Toklas, la compagne de Gertrude Stein, livre précieux s'il en est puisqu'il retrace les repas et la préparation des mets entre 1914 et 1954 à la table des deux américaines de souche, et françaises d'adoption.
De retour au bercail, j'ai entrepris quelques incursions du côté des chaleureuses sousoupes, sans oublier de se ragaillardir avec un délicieux et nourrissant Pain de Gênes, dont la note d'amande en tête préfigure joliment les futurs fruits déguisés des fêtes de fin d'année.
Pour reprendre en douceur, je vous propose des crudités car avec la clémence des températures ici, l'entrée chaude ne se fait pas absolument systématiquement ressentir. Tant mieux pour ces belles variétés de betteraves, la tigrée dite Chioggia qui a l'apparence d'un oignon rouge, et la jaune. Mon péché est de les aimer sans cuisson aucune, juste râpées. Rehaussées d'un trait de balsamique réduit, elles sont les compagnes idéales d'un plateau repas.
Duo de betteraves (Chioggia et jaune), pour 2-3 personnes :

1 belle betterave Chioggia (intérieur tigré)
1 belle betterave jaune
5 cl de vinaigre balsamique réduit
3 c.s. d'huile d'olive
Gomasio
oeufs de lompe rouges (facultatif)

Epluchez, lavez et rapez les betteraves. Disposez-les dans assiettes sans mélanger les couleurs. Versez un trait d'huile, de vinaigre, de Gomasio et servez aussitôt. Ajoutez les oeufs de poisson si vous voulez. Bon appétit.

24 juin 2008

Carrot cake trois étoiles

DSCN1672Suivant mon envie plus que ma raison, je réalise hier soir un autre Carrot cake que celui de vendredi, qui est passé à la moulinette de mon appétit plus tôt que je ne l'avais prédit. Car ce gâteau se prête décidément très bien aux agapes matinales, en particulier en cette fin d'année qui appelle le changement de tous ordres, l'étirement des membres courbés jusqu'à la plage et retour.

En ouvrant mon magazine féminin le lundi matin, je découvre toujours avec stupeur et joie combien les pages minceur le disputent aux feuillets gourmands glissés ça et là, qui n'attendent qu'une dégustation prompte et sans hésitation. Décidée, je prend quelques notes côté mode, jette un coup d'oeil aux dernières parutions littéraires, m'amuse de l'organisation d'une journée de "célébrité", puis verse tout mon dévolu sur les Fiches Cuisine que je plie délicatement selon les pointillés pour les détacher et les ranger dans mon classeur dédié. Ensuite, je file vers la rubrique "Vie Privée", signet "cuisine", et aujourd'hui, on y fait sa grosse légume ! Et pour cause, tout y est pour convertir les plus réticents aux bienfaits des légumes en combattant leur incrédulité via leur utilisation dans les desserts. Rien de plus évident pour moi, qui les vénère sous toutes leurs formes. Le peloton de tête comprend la carotte, dont un restant  de botte végétait dans mon bac réfrigérant. Pour les sauver de la perdition, l'encart m'informe, jaune sur noir, d'un Carrot Cake version Trois Etoiles. Quid de cette version de Pascal Barbot, chef de l'Astrance ? Déroutée par la simplicité des ingrédients et de la réalisation, ni une, ni deux, je m'y jetai corps et âme. Pour obtenir un résultat très différent du précédent, mais parfaitement bon, très léger, avec du goût (merci les carottes nouvelles de ma super maraîchère) et des épices.

Carrot cake trois étoiles

  • 150 g de carottes râpées (les carottes nouvelles, plus tendres et savoureuses, se prêteront au jeu à merveille)
  • 60 g de sucre (seulement du blanc pour moi, mais moitié blanc-moitié cassonade est toujours bienvenu)
  • 60 g de farine
  • 2 oeufs
  • 1 c.c. rase de bicarbonate de soude
  • 1 c.c. rase de cannelle
  • 5 cl d'huile d'arachide (soit 1/20e de litre)
  • une pincée de feur de sel

Mélanger le sucre, la farine, le bicarbonate, la cannelle, l'huile, le sel, ajouter les carottes et les oeufs, battez bien. Versez dans un petit moule et cuire 25 minutes à four doux (th. 6).

Source : ELLE n° 3260.

23 septembre 2008

Cupcakes aux graines de pavot

cup_cake_pavotDes petites douceurs à déguster avec une tasse de votre thé favori font déjà partie des billets de ce blog, me direz-vous, or celui-ci a une teinte très particulière pour moi puisqu'il a été réalisé en l'honneur du premier anniversaire de mon fiston.

J'aimais assez les graines de pavot depuis ma première collocation lors de ma première année de fac, bien loin derrière moi, et que je n'ai pourtant absolument pas oubliée. Avec Béné, on avait des conceptions différentes de la nourriture, mais des portefeuille d'étudiantes et des envies immédiates de tout essayer ! C'était en ce qui me concerne l'époque des fameuses courgettes au miel, que je ne fais plus depuis mais dont je livrerai la recette une prochaine fois, et pour Béné celle du gâteau au citron et graines de pavot, que je n'ai jamais tenté de reconstituer car c'est vraiment ma Madeleine de cette année-là. Le moindre écart de consistance ou de goût aurait raison de mes rêveries sucrées. Pourtant, grâce à cela, la graine de pavot revient sans cesse dans ma mémoire, comme un délicat leitmotiv, mi-bonbon mi-épice. Et cet incomparable croquant sous la dent...

Partout où je vais, les effluves parfumées me chatouillent sans arrêt les narines, et m'attirent une fois de plus au magnifique stand d'épices du marché des Halles, où j'ai d'abord acheté du poivre blanc en grains, de la cardamome ainsi que de l'anis vert en poudre. Puis, en terminant mes courses, une brioche aux graines de pavot me fait de l'oeil. Heureusement, je trouve ce qui me manquait pour repartir derechef au stand d'épices acheter ce qui faisait cruellement défaut à mon assortiment épicier : les fameuses graines noires très légèrement bleutées et tant désirées !

Je voulais réaliser un dessert personnalisé, aux proportions du bambin, et en matière de biscuit ses références sont plus limitées que les notres, cependant je savais -depuis peu- son penchant pour les cup cakes. Une très fine bougie orna l'un d'eux, une fois soufflée, il fut très vite dévoré ! 

16 avril 2008

Tarte au citron jaune et aux amandes

tarte_citron_amandesJ'ai toujours du citron jaune dans ma cuisine, je suis folle de cet agrume piquant, aux couleurs ensoleillées, au zeste malicieux et à l'odeur rafraîchissante. Et comme je ne suis pas du genre à l'oublier ni dans mon coeur ni dans mon palais, j'adore l'intégrer à ma cuisine, salée comme sucrée. En sorbet, ses notes acidulées accompagnent divinement les grands repas gargantuesques, notamment pour éviter toute fin gastrique malheureuse et triste, cf. La Grande Bouffe. Ceci dit, je ne souhaite pas vous infliger tant de mets alambiqués et cardiaquement dangereux, mais plutôt une idée de tarte dont l'appareil dépourvu de crème fraîche a ravi mon estomac. 

Les tartes, voilà bien une idée réjouissante pour moi, qui les adore de toutes sortes, aux fruits, bien sûr, mais encore aux légumes, au fromage, tatin... Bref, une petite icône gastronomique qu'il me tarde de renouveler une fois l'été venu. Si Mathilde avait apporté dimanche des cornes de gazelle et autres douceurs orientales, on a dû quand même avaler notre tarte en dessert après ces agapes de fin d'après-midi. Si, si, je vous assure, elle est légère et digeste, je dis : merci Monsieur Citron !

Tarte au citron jaune et aux amandes, pour un moule à tarte de 30 cm de diamètre = 8 parts

La pâte brisée :

  • 250 g de farine fluide

  • 125 g de beurre fin en morceaux très mou

  • 1 c.s. de sucre

  • sel (facultatif)

  • 6 cl d'eau froide

Versez la farine en pluie dans une jatte, ajoutez le beurre, le sucre et le sel, effritez. Versez maintenant l'eau, mélangez bien sans pétrir. Formez une boule de pâte, couvrez d'un linge et laissez reposer 1/2 heure à température ambiante. Etalez la pâte sur votre plan de travail avec un rouleau à pâtisserie ou la paume de la main, mettez-la dans votre moule. Piquez le fond de tarte à l'aide d'une fourchette, recouvrez de légumes secs, faites cuire à blanc 25-30 minutes th. 6 (180° C). Laissez tiédir.

L'appareil :

  • 5 citrons jaunes non traités
  • 5 gros oeufs
  • 250 g de sucre roux
  • 85 g de poudre d'amandes

Lavez les citrons à l'eau chaude, zestez-les tous puis pressez-les. Réservez les jus. Placez les zestes dans une petite casserole d'eau froide, portez à ébullition et passez immédiatement sous l'eau froide. Egouttez, placez de nouveau les zestes dans la casserole avec 2 c.s. d'eau froide, ajoutez 3 c.s. rases de sucre puis portez doucement à ébullition 5 minutes. Egouttez.

 

Dans une grande casserole, mélangez les oeufs, le sucre, les zestes et jus des citrons, la poudre d'amandes, battez bien au fouet. Faites cuire cet appareil 5 minutes à feu très doux et sans cesser de mélanger. Versez l'appareil sur le fond de tarte, faites encore cuire 5 minutes à four chaud (th. 7). Se sert tiède ou froid.

3 février 2012

Guillaume Long, blog en BD

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Guillaume LONG, À boire et à manger, Gallimard, 2012. Détail de la couverture. Tous droits réservés.

J'ai découvert le travail de Guillaume Long il y a fort longtemps, voilà presque une dizaine d'années, quand il publia le récit de sa vie estudiantine en 2 volumes intitulés : Comme un poisson dans l'huile et Les Sardines sont cuites (Éditions Vertige Graphic, Paris, 2003). Depuis, le gars a fait son bonhomme de chemin, illustrant notamment sa vie de gourmet-auteur-illustrateur au fil de son blog hébergé sur le site du Monde.

Comme j'ai un mal fou à apprécier la Bande Dessinée par le prisme peu confortable d'un écran, j'ai toujours laissé de côté les recettes et trouvailles culinaires qu'il y propose -alors que ces dessins sont une mine et pas que de crayon, han han- et ce, malgré les recommandations fort probantes de mes bloggeuses préférées. Parmi mes 'bonnes résolutions' pour l'année nouvelle, je reprends avec assiduité la lecture de Bandes Dessinées. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, en ce moment, les bandes dessinées consacrées à la bouffe sont légions ! Les productions asiatiques (Corée, Japon, Chine) sont vraiment des pionnières en la matière, en plusieurs épisodes comme Oishinbo de Tetsu Kariya et Hanasaki Akira, ou en un volume, tel que Le Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi, véritable bijou pour les hédonistes et les puristes en quête de plénitude.

J'hésitais pourtant entre le dernier Craig Thompson, Habibi, et Quai d'Orsay parce que Blain, c'est bien, et voilà qu'il me tombe dessus de tout son Long. Avec sa couverture jaune pétard et son air d'éternel étudiant, je n'ai pas résisté longtemps ! Dans le beau volume édité par Gallimard, d'après son blog, sous le titre éponyme À boire et à manger, Guillaume Long nous plonge dans les aventures quoditiennes de son rapport à l'alimentation. Tantôt potache -séquences de co-voiturage en direction de la piscine municipale avec un cuistot pas bien loquace-, tantôt baroudeuse et communautaire -un trip Vénitien, un autre Hongrois-, l'approche qu'il fait de la nourriture est forcément teintée d'amour. Dans tout l'album, Guillaume Long nous promène dans les terroirs marqués du Jura où il a élu domicile, sur lequel flotte, je le devine, un accent helvético-helvète bien chaleureux. Native du Jura, ce petit département pas très peuplé mais plein de gens charmants, je reconnais bien les expressions idiomatiques de la Suisse (« ou bien, ça joue ? »), et je dois dire que sa BD m'a plu. D'un bout à l'autre, on voyage, on apprend des « tips » de gourmet, des petits tocs de foodisto (il confesse être atteint de râpomania), et je m'identifie terriblement dans ce portrait de gourmand/gourmet qui, quelques soient les circonstances, a si bien éduqué son estomac qu'il peut accueillir LE morceau de Comté extra vieux méga délicieux à toute heure du jour ou de la nuit. C'est un portrait d'hédoniste, connaisseur de bonne chère, le tout servi par une illustration faussement naïve, mais vraiment pleine de malice.

À lire absolument !

À faire absolument ! quand la BD a été dévorée :

Revenir sur l'index par ingrédients, juste pour baver comme Guillaume doit le faire en pensant aux poissons frais (pas parce qu'il le fait, parce que le poisson, c'est bon).

Revenir sur la Table des Recettes, qui, ça j'aime, fait la part belle au SALÉ et milite pour le VRAI CAFÉ, le bon café qu'on fait sans machine à dosettes mais avec une vraie cafétièré italienné (les meilleures, mais chut !).

Détacher selon-les-pointillés le pense-bête des légumes par saison et le coller sur son réfrigérateur. Utile pour consommer local, local et local. De saison, ipso facto.

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Guillaume LONG, À boire et à manger, Gallimard, 2012, en partenariat avec Le Monde.fr.

31 mai 2010

"Les Criminels passent à table"

DSCN3637 Plaisir coupable ou véritable morceau de gourmet, le choix des extraits de littérature opéré par Estérelle Payany dans son dernier opus, Les Criminels passent à table, m'a ouvert l'appétit. Quand les histoires de table se mêlent aux crimes, les mots et les mets s'accordent à l'unisson pour le pire de l'humanité ... et le meilleur de nos palais. L'auteure s'en donne à coeur joie dans ce voyage imaginaire et gustatif au pays des merveilles et des délices, narrés par Lewis Caroll ou encore William Shakespeare.

Si Roald Dahl a séduit les jeunes esprits avec le sucre de Charlie et la Chocolaterie, il faut aussi compter avec l'une des nouvelles macabres tirée du recueil Kiss Kiss, « Le coup du gigot », qui vaut son pesant gourmand. Des tribulations du Cyclope chez Homère aux derniers revirements mafieux chez Tonino Benacquista, les amateurs de bonne littérature -et d'aubergines- se régaleront.

La maquette de la couverture annonce d'emblée la couleur : sur une jaquette rouge sang, le titre semble l'oeuvre d'un corbeau qui donne le ton en collant un S en forme de crochet de boucher. La patte (graphique) délicieusement rétro de l'illustrateur Jean-François Martin affûte subtilement les portraits des méchants de papier (en photo ici, l'héroïne Corse de Prosper Mérimée, la belle Colomba), de la sémillante Cathy Ames à la gironde Agrippine, relookée pour l'occasion en cueilleuse de champignons très stylée New Look. Prétextat Tach, création impériale, pose parmi ses aliments gras favoris.

Les trente recettes déclinées à partir des talents culinaires et des préférences de bouche des sombres héros romanesques cumulent esprit éclairé et pragmatisme. De la préhistorique tartine d'os à moëlle gouluement avalée par Ernest aux très contemporaines notes salées des restaurants fréquentés religieusement par Patrick Bateman, les régals des criminels sont passés à la moulinette.

Certains sont plus curieux que d'autres – ainsi, comment réaliser des Oeufs à la truffe sans truffe ? (p. 99) -- mais tous rivalisent de finesse. Les titres, évocateurs, transportent d'emblée le lecteur –et non le Lecter, Hannibal-- dans une charmante odyssée : vous laisserez-vous tenter par quelques Cochons au chaud sous leur édredon chez Charles Perrault (p. 47) ou encore par les Pommes au caramel ensorcelantes des Frères Grimm (p. 39) ?

Agrippine croise le fer encore chaud avec Brutus et César, père spirituel de la célèbre Salade Caesar (p. 23) née outre-Atlantique au XIXème siècle.

Pour rafraîchir vos notes érudites et gourmandes, dévorez sans compter cette délicieuse compilation.

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Les Criminels passent à table. 30 recettes vraiment mortelles des méchants de la littérature, Estérelle Payany, illustrations de Jean-François Martin, Flammarion, 2010, 135 p.

15 mai 2008

Cake moutarde/comté

6_verrines_petits_pois_freves_menthol_esap_ro_locus_humus_carottes_cakeconcombre_carottes_pommes

Après un grand moment d'absence, étiré avant, pendant et après les deux ponts du mois de mai, on se retrouve facilement avec une béance de nombreux billets ! Durant ces quelques jours de vacances intelligemment combinés aux jours fériés, j'ai de nouveau goûté à l'inénarrable plaisir expérimental de cuisiner dans l'office de quelqu'un d'autre. Car pour lilliputienne que soit ma cuisine tourangelle, j’ai fini par m'y faire et accepter bon an mal an ses défauts et ses qualités ! Heureusement, pendant ce temps, mes petites mains n'ont pas chomé, et les ustensiles de notre hote n'ont pas rouillé. De retour sur ma terre natale, j’ai profité de quelques ami(e)s et inauguré en bonne compagnie le premier apéritif champêtre de 2008. Il était grand temps, me direz-vous ! Et pour rassasier quelques fringales, les attentions papillaires se sont portées sur : un cake moutarde/comté, de l’houmous, de la tapenade noire, des verrines de concombre mentholées aux deux fèves et une tarte verte (aspérule, ail des ours, ortie). En botaniste convaincue et grande amatrice de verdure devant l’éternel, Murielle s’est chargée de celle-ci, quant à moi j’ai pris sous mon aile la réalisation du cake moutarde/comté. Il sert d'ailleurs en ce moment au concours organisé par 750g sur le thème "Tronche de cake". Je dois enfin avouer que Murielle me fut d’un secours inestimable au moment de réduire la tapenade en purée, évitant que le mixer ne rende l'âme eu égard à ma patience légendaire … . Tout était très bon, simple, sans chichis, mais tellement appréciable au soleil couchant en compagnie de Moustique, notre renardeau printanier !

Cake moutarde/comté

· 2 gros œufs

· 1 sachet de levure chimique

· 1 yogourt brassé nature 

· 3 de farine blanche tamisée ou fluide

· 1 de moutarde

· ½ de beurre fondu

· 1 pincée de poivre blanc du moulin

· 1 pincée de noix de muscade

· 150 g de fromage de Comté® râpé

Dans une jatte, mélangez les ingrédients un à un, dans l’ordre de la liste ci-dessus. Disposez un ingrédient, fouettez bien et procédez ainsi jusqu’à l’incorporation du Comté®. Prenez un moule à cake, beurrez-le et versez-y l’appareil obtenu, faites cuire 25-30 minutes à four moyen (th. 6). Laissez refroidir et découpez de fines tranches au moment de servir.

10 mars 2008

Tartelette aux mandarines

Taretelette_mandarinesTrès tentée tout au long de l'année par les étals de fruits et légumes, j'ai parfois une tendance à acheter en des quantités qu'on peut dire astronomiques. Alors pour éviter de transformer tous mes restes en compote ou confiture, des solutions s'imposent.

Sont-ce des abricots ? Non, pas déjà, je vous rassure, car même si des fraises pointent déjà le bout de leur nez, en provenance d'Espagne, du Maroc, je me contente des fruits de saison, bien que, je vous l'accorde, les mandarines ne sont pas tellement cultivées sur nos sols. Avec une pâte sablée en tous cas, cela vaut le détour. Pour 4 tartelettes :

-1 jaune d'oeuf

-60 g de beurre fin mou

-125 g de farine

-80 g de sucre

-2 tours de poivre blanc du moulin

-8 mandarines

Préparez la pâte : battez le jaune à la fourchette dans un saladier, ajoutez 60 g de sucre, mélangez bien. Mettez la farine, mélangez grossièrement avec vos doigts, puis incorporez le beurre en morceaux. Egrenez bien, ne malaxez pas. Mettez la pâte dans chaque moule. Faites cuire les fonds de tarte 10 minutes à blanc (four th. 7-8). Pendant ce temps, faites caraméliser les tranches de mandarine dans le sucre restant, une noisette de beurre, le poivre, dans une grande poêle, retournez une fois. Disposez dans chaque fond, faites cuire au four encore 10 minutes. Dégustez tiède ou froid.

11 avril 2008

Hommage à la pomme de terre

Dans nos assiettes rompues à la mode printanière, les teintes verte et blanche en tête, n'oublions pas la pomme de terre ! Elle convient à toutes les modes : à l'eau, en gratin, chips, salardaises, noisettes, sautées, dauphines, robe des champs, purée, frites, röestis, paillasson, vapeur, bouillies ... qui peut prétendre ne pas s'être régalé du tubercule le plus consommé au monde ? Si, en Europe, elle ne serait rien -ou presque- sans Antoine-Augustin Parmentier, à qui nous devons le fameux hachis éponyme, le monde entier la vénère aujourd'hui. Et il a de bonnes raisons selon l'UNESCO qui a décrété 2008, Année internationale de la pomme de terre. Légume âgé de 8000 ans, la vieille dame reste encore très moderne et elle prend sans cesse du galon : c'est le plus protéiné des membres de la grande famille des racines et tubercules, et elle se prête à mille et une préparations culinaires. Un véritable monde en soi qui étoffe ce petit patrimoine gastronomique depuis l'époque du grand Alexandre Dumas père, qui lui apporta ses lettres de noblesse en mentionnant en 1865 pas moins de quinze recettes dans son Grand dictionnaire de cuisine. D'aucuns s'en réjouissent tant qu'ils ont créé un Musée de la Pomme de terre, d'autres encore peuvent apprécier moins la chair nutritive que l'alcool que l'on en tire.

Si 630 variétés apparaissent au XIXème siècle, le chiffre a été mutiplié par 11 aujourd'hui, ainsi les papilles de tous les palais et les porte-monnaie de tout poil ne sont pas en reste. Et chacune y va de sa spécificité, dont voici quelques exemples. Pour la vapeur, conviez la Belle de Fontenay, la BF15, la Charlotte, la Ratte, ou encore la Roseval. Si des frites vous tentent, choisissez davantage de la Bintje, Estima, ou bien Manon. Enfin, Manon, Charlotte, Ratte, BF15 et Belle de Fontenay aiment à se faire rissoler ou poêler.

Mais ces grosses patates ne sont pas de pôv'pommes, et elles ont tellement de ressources que je vous propose une recette de mon invention, à déguster sans modération ! Tout un programme !

Mini-gratinée épinards-pomme de terre Charlotte

pdt_pinardscomt_L'union du fromage et des pommes de terre n'est plus à vanter, tant l'indescriptible mariage des deux est renversant ! S'il m'arrive parfois,dans mes bons jours, de pratiquer des lasagnes d'un style végétarien aux notes d'épinards et de fromage de chèvre (il faudra que j'y revienne dans un autre billet pour livrer ladite recette), je me risque ici à un genre beaucoup plus "terroir", le mien en l'occurence, dans lequel le Comté® issu de la vache devance la très tourangelle biquette nommée Sainte-Maure-de-Touraine®. Néanmoins, on y revient.

Les proportions sont données à titre indicatif pour 2 personnes dans la constitution d'un plat complet ou pour le soir.

  • 4 pommes de terre type Charlotte

  • 4 gousses d'ail rose

  • 400 g d'épinards frais

  • 100 g de Comté® râpé

  • crème faîche épaisse

  • 1 pincée de noix de muscade

  • sel

  • poivre

  • huile d'olive

Epluchez les pommes de terre. Equeutez et lavez bien les feuilles des épinards, placez chaque légume dans un panier différent dans le cuit-vapeur, les pommes de terre à l'étage inférieur, faites cuire 20 minutes maximum. Les pommes de terre doivent être fermes mais cuites. Egouttez les épinards pendant 1 heure si possible afin qu'ils n'inondent pas votre plat allant au four. Epluchez et dégermez l'ail. Coupez les pommes de terre à la base, évidez les un peu, mettez une gousse d'ail dans chaque pomme de terre. Tapissez un plat à four avec les épinards, disposez dessus les pommes de terre farcies à l'ail, salez, poivrez, "muscadez", saupoudrez du Comté® râpé, versez une lichette de crème, selon votre goût et un brin d'huile d'olive sur l'ail.  Enfournez et laissez cuire 20 minutes à 180° C ou th. 7. Dégustez aussitôt.

20 janvier 2012

Le graphisme des gastronomes

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Je commence par rattraper ce qui peut passer pour oubli ou négligence et vous souhaite une excellente année 2012, brillante, lumineuse, rieuse et prospère, faite de projets concrétisés, de rêves réalisés, de buts atteints et de contemplation, de lenteur et de plaisir. Pour cultiver mes passions et ne pas perdre une miette du monde qui nous entoure, j'ai pris une résolution qui ne sera pas aisée à laisser vivre, mais qui m'apaisera grandement. Laisser aller les choses, savourer l'instant et y aller à l'instinct. Cela m'a servi pas plus tard que mercredi, où je passais par la librairie du centre d'art Les Abattoirs, pour dépanner une amie qui édite Cuizine, un fanzine d'art graphique et culinaire. Le rayon consacré à la cuisine dans un centre d'art grandit : oui, c'est la conséquence de l'effet de mode longue durée autour de l'assiette. Deux couvertures bigarrées et élégantes ont retenu mon attention : Delicate et Menu Design in America. Abordés d'un point de vue anglo-saxon, ces deux gros volumes très très richement illustrés prennent le contre-pied de la recette en avalanche, des photos illustrant une méthode ou un pas-à-pas. C'est un bonheur de feuilleter ces bouquins d'esthète qui dévoilent des univers, des mises en scène et des intérieurs simples et frais.

DSCN5377Entre la nouvelle conception de la 'bouffe' et les belles polices de caractère présentée dans Menu Design..., j'ai simplement envie de renouveler mon oeil et de partir d'un pied leste et agile entre les plates-bandes. Envie de rentrer dans les cuisines de tous les pays, chez toutes sortes de gens et de populations, d'un brasero à un beau piano... Avec Menu Design et l'analyse des rapports entre gastronomie et graphisme dans les restaurants, je resterais déjeuner dehors toute ma vie. Ça, c'est mon souhait improbable, à moins d'être hyper disponible, hyper inspecteur au Michelin ou au Gault, hyper vrp. Et comme je ne peux pas être l'un et ne veux pas être les deux autres, je profite des déjeuners hors de la maison au maximum, mais quand même ceux de la cantine n'ont pas tellement de saveur !

Je cuisine samedi soir pour des amis, et il y aura à coup sûr un poulet fermier du Lauragais aux épices, une délicieuse tarte au citron comme celle d'Anne-Sophie Pic, et un vin espagnol.

Je varie peu mais en hiver c'est comme ça. Mes derniers essais de soupe ont été très fructueux et la soupe sera à l'honneur ici la semaine prochaine. Ouvrez l'oeil !

Menu Design in America, Jim HEIMANN, Taschen, 2011.

Delicate, New Food Culture, Robert KLANTEN, K. BOLHOFER et A. MOLLARD, éditions Gestalten, 2011.

28 janvier 2009

A propos de Cuizine, fanzine d'art graphique et culinaire

DSCN2367cuizinesommaire Je suis contente de vous le présenter : j'ai connu Cuizine, fanzine d'art graphique et culinaire, il y a quelques mois, non pas dans un de ses lieux de diffusion parisiens mais grâce à ma soeur qui sait si bien dégoter des ovnis en tous genres ! Là, arguons que la musique et la bande dessinée n'ont pas -tout à fait- le monopole du genre, car si le fanzine,  en tant que forme éditoriale totalement décomplexée et fleurant bon le fait-maison, absorbe majoritairement les cultures underground, la thématique culinaire y est plutôt rare. L'idée me bottait bien, si bien que pour cerner la chose, je visite le site des Editions Catalpas, bien décidée à acquérir tous les numéros.  Heureusement il s'agit d'un annuel, -merci Myriam pour cette initiative- je tiens-là en haute estime cette périodicité de publication face à laquelle nul ne se trouve dépourvu(e) ! Folle de joie, depuis le site, je commande tous les numéros, dont le n° 2 en version Deluxe, protégé par une couverture cartonnée et lavable, assorti d'un CD de musique spécialement composée pour Cuiziner dans le n° 2 (dont les clichés ci-dessus sont tirés). Ni une, ni deux, je reçois prestement le colis littéraire et gourmand.

Dès l'ouverture, je m'évade : pâtes, pistouille, recettes d'étudiants mémorables comme cette purée minute réalisée* dans ... l'évier (à mourir de rire et/ou d'étouffement),  le meilleur gâteau au chocolat DU MONDE** expliqué didactiquement sous forme de roman-photo dont les héros sont des oursons, vraiment, je ne me suis pas ennuyée une seconde ! Sans oublier les spécialités de plusieurs pays qui pointent leur nez depuis l'Estonie ou l'Italie. Une bonne quinzaine de recettes compose chaque numéro, dessins à l'appui et version anglaise en fin de numéro. Comme dirait quelqu'un devant son espresso, "What else ?" Au milieu des publications culinaires de kiosque, pour passionnantes qu'elles fussent, la raison d'être de Cuizine ne se dément pas. On en parle ici et. Un tel effort de fraîcheur, d'originalité, soutenu par un travail graphique remarquable augure de bons moments dans vos cuisines ! Initiative participative, enjouée, ouverte et conviviale, elle mérite d'être découverte au moins virtuellement en cliquant .

*Intitulée "Purée vite faite", Cuizine n° 2, juillet 2007, pages 8-9.

**Que l'on peut retrouver dans la Recette de la "Couronne au chocolat", Cuizine n° 1, septembre 2006, pp. 30-31, texte et images.

4 novembre 2008

Pain de Gênes

DSCN1753Il est des petites douceurs très appréciées pour leur simplicité et leur goût unique. Dans mon panthéon des gourmandises sucrées, le pain de Gênes tient le haut du pavé. Il ne se cache derrière aucune banderole et n'a pas besoin de porte-voix pour se faire entendre.  Sa mie beige, à peine dorée, aérée, véhicule le délicat parfum de l'amande, enfant chérie des desserts et autres pâtisseries. C'est pourtant en la soustrayant de la recette du Pain de Gênes que la prodigue génoise est née en 1855.

Ce pain façon cake avant tout permet de combler largement les sensations de faim, ceci grâce aux importants apports nutritifs de l'amande, particulièrement rassasiante et, ce qui ne gâche rien, extrêmemement savoureuse. Tout le monde ne peut pas se vanter de calmer la faim et les papilles, mais ce cake-là tient bien ses promesses. Il n'est pas roborratif, toutefois vous pouvez en réhausser les saveurs délicates avec l'un des partenaires favoris de l'amande, les framboises, que vous choisirez en version fruits frais, coulis ou encore sorbet. 

Pain de Gênes

125 g de beurre ramolli
200 g de sucre roux
100 g de farine
300 g de poudre d'amandes

4 oeufs entiers : jaunes séparés des blancs battus en neige

Battre le beurre et le sucre en pommade. Ajoutez les jaunes d'oeufs un à un, battez bien. Ajoutez la farine, la poudre d'amande, mélangez bien, battez jusqu'à obtenir une pâte en ruban. Incorporez délicatement les blancs d'oeufs battus en neige. Versez l'appareil dans un moule à cake chemisé ou beurré, faites cuire 45 minutes à four doux th. 6. Laissez refroidir, démoulez, ce cake se conserve 3 jours bien emballé.

2 décembre 2008

L'huile de chanvre, atout majeur !

huile_de_chanvreQuand je suis partie à la Biocoop samedi soir, je n'imaginais pas rapporter dans mon cabas un nouvel adjuvant culinaire pour mes légumes. Au détour du rayon "fruits & légumes", entre les fromages et les purées de légumes, un homme jovial, plutôt rendu à son rôle de bonimenteur ce jour-là, nous fait l'article ...
"Connaissez-vous le chanvre ?". Parmi tous ses usages, je ne le connaissais pas tellement dans son usage alimentaire. Outre ses vertus denses en AGE* (Acides Gras Essentiels), l'huile de chanvre contient beaucoup de vitamine E. Jusque-là, rien que de très entendu, il faut goûter, car je veux bien absorbé plein de super molécules divinement bénéfiques, à condition qu'elles soient bonnes au palais. Ca fait partie du jeu !
La cuillère de dégustation, même lilliputienne, y suffit : sous ce nectar vert émeraude, se cache une saveur très proche de celle des salades-cresson, sans pour autant donner l'impression d'humer la prairie (ce qui, en bonne terrienne, ne m'est éloquent que dans un cadre bucolique, au pied des piquets à vaches !).  Vraiment, la saveur est tenace, profonde mais véritablement bien dosée. Et là, on ne me tarit plus d'éloges sur cette huile merveilleuse, à verser sur les légumes crus ou cuits, à utiliser également comme masque capillaire ou en massages. Décidément, le chanvre réserve bien des surprises. A n'en pas douter, si vous tester cette huile, elle deviendra l'ambroisie de  toutes vos salades, taboulés, et plats vapeur.
Huile vierge de première pression à froid, elle résulte de graines de chanvre issues de la culture biologique récoltées matures et pressées in situ. Comme beaucoup d'autres graines (sorgho, millet...) la Touraine accueille cette culture spécifique grâce aux terrains limoneux hydromorphes de la Loire.

En conclusion : l'huile de chanvre est polyvalente (cosmétique, alimentaire, massages), ne supporte pas la cuisson, et doit se conserver au frais après ouverture pour éviter l'oxydation, et ce malgré son conditionnement en bouteilles opaques.

*Notamment en acide gamma-linolénique (3%) dont elle est l'une des rares sources végétales.

4 novembre 2011

Gérone, mes bonnes adresses

Gérone a sur nous l'effet d'un aimant, et si quelques années auparavant, on traversait la France pour s'y rendre, dorénavant, la cité n'est qu'à quelques encâblures de notre nouvelle ville, Toulouse. C'est donc souvent que nous nous y rendons, pour un week-end, en toutes saisons. À l'occasion de la fête de Toussaint, nous avons compté sur la réputation ensoleillée de l'endroit pour baguenauder. Même si on a pêché par excès d'optimisme, le dimanche très estival a récompensé la fin de notre séjour. De l'endroit où nous logions, il fallait faire 10 minutes de bus ou de voiture pour atteindre le centre hsitorique de la ville. Bordée de la rivière Onyar, Gérone cache des trésors derrière ses murs d'enceinte : églises, musées, archéologie, et ... restaurants. Sous forme de liste non exhaustive, sans prétention et personnelle, dans ce billet je reprends les adresses des endroits que nous affectionnons particulièrement dans ce joyau catalan.

Boire et manger :

Taj, C/Cort. Reial, 6, Girona. Voici un restaurant indien tout simple qui propose, au sein des ruelles typiques de Gérone, une cuisine adaptée à la représentation européenne des plats épicés, donc plutôt doux au palais. La salle, à hauteur de 20 couverts, est un mouchoir de poche, mais comme de coutume en Espagne, personne sauf les touristes ou les familles avec enfants ne dîne avant 22h ou 23h. Si vous appartenez à la première ou à la deuxième catégorie, voire aux deux, à 20h30 la voie est tout à fait libre. Dans cet endroit il est assez pratique aussi de tapear avec des naans ou des galettes de légumes.

Café El Teatret, Nou del teatre, 1, Girona. Juste derrière les arcades commerçantes dans une rue qui rejoint le coeur historique, ce restaurant tenu par deux jeunes gens a pris le parti de servir une cuisine catalane ancrée terre plus que mer. Les tapas sont ultra-classiques --charcuterie, fromage, croquetas-- accompagnées d'un vin rouge très charnu mais doux (Crianza). Pour le reste, j'émets quelques réserves : loup trop cuit, légumes à l'assaisonnement très moyen, dessert carrément trop vu mais on y vient pour les tapas ou fêter un événement en groupe, pour trouver une certaine authenticité. Et c'est bien ce qui fait le charme de l'endroit.

MoulesCaviarDeHareng DSCN5258

Occi

Moules et caviar de hareng

Collier aux cerises

 

 

 

 

 

 

Occi, C/ Mercaders, 3, 17004 Girona. Tant par l'ambiance et la sympathie de l'équipe que par la qualité de sa carte et les promesses tenues, ce restaurant en apparence tendance fut une très bonne surprise. Ici, les produits sont respectés, assemblés de façon intuitive et bien sentie, avec une profondeur intéressante. Pas de bla-bla stérile mais une envie vraie de partager un amour de la cuisine et de ses ingrédients. Le midi, le menu est à un prix qui mérite qu'on s'y attarde, afin d'éviter des déconvenues ailleurs.

Flâner, se cultiver :

La Seo, cathédrale de Gérone, impressionnante avec sa façade marmoréenne ponctuée de sculptures baroques. Le Musée d'art attenant, avec ses collections archéologiques et médiévales de toute beauté. Arpenter la cité sur les hauteurs grâce au mur d'enceinte, faire une halte à Sant Pere de Galligants. La Carpa est un magasin de jeux et jouets très inventifs et pas standardisés, ainsi que de bibelots, cartes postales de style ancien. Quelques bijoux simples et faits main agrémentent cette boutique, dont je ne manque jamais de rapporter une paire de boucles d'oreille en argile blanche peintes à la main. Plusieurs librairies regorgent de livres en catalan, castillan et français, et plusieurs café-librairies s'y trouvent, notamment El Contexto (Pou Rodo, 21, Gérone).

25 février 2011

Soupe Avgolemono

Soupe_Avgolemono Là où l'hiver bat encore son plein, transformant nos petites joues en flushes tout rosissant, rappelant les gants et les parkas, et reléguant déardeurs, coton et liberty légers, j'apporte ma touche résolument ensoleillée. Avec cette soupe grecque traditionnelle au citron, les beaux jours entrent de pied ferme à la maison. Elle se déguste chaude ou froide, comme entrée en matière elle est parfaite.

Mais au fait, quézako avgolemono ? Dans cette équation étymologique on reconnaîtra le piquant citron dans -"lemono" (lime, lemon...) qui s'adosse au mystérieux "avgo"- : l'universel oeuf, bien sûr ! À l'origine, l'avgolemono est une sauce à base d'oeuf, de citron et délayée dans dans un peu de bouillon chaud. Laquelle se prête donc facilement à la préparation d'une soupe.

Quelques jolis citrons oubliés sur le plan de travail, mais pas envie d'une tarte au citron. Alors j'ai foncé sur le chapitre "Folle de citron" du livre Petits larcins culinaires de Claude Deloffre, dont j'ai déjà parlé ici. De petits larcins pour de grands régals à chaque fois. Mon unique livre de cuisine traditionnelle grecque recelait aussi cette jolie recette toute simple : oeuf-citron-bouillon. Tarzile en donne une version légèrement différente, avec notamment du poulet. Dans tous les cas, vous verrez que l'essayer, c'est l'adopter.

Pour 4 personnes : 1,5 litre de bouillon de volaille + 45 g de riz long grain rincé + 3 gros oeufs extra-frais + le jus de 2 citrons + le zeste d'un demi-citron + aneth + persil plat + poivre concassé.

Dans une casserole, faire cuire le riz environ 10 minutes dans le bouillon. Stopper le feu. Dans un bol, casser les oeufs, leur ajouter le jus des 2 citrons, le zeste et un peu du bouillon chaud, mélanger vivement. Incorporer ce mélange au bouillon/riz et continuer à battre jusqu'à épaississement. Servir immédiatement très chaud avec les herbes ciselées et un soupçon de poivre. Ou réfrigérer 12 heures et servir très frais. Ne pas conserver cette soupe plus de 24 heures après sa confection à cause des oeufs non cuits.

Petits larcins culinaires (balade dans ma bibliothèque idéale), Claude DELOFFRE, p. 85, Tana Éditions, collection Foood, 2009.

Le citron. Dix façons de le préparer, Elisabeth DER NERDERLANDEN, Les Éditions de l'Épure, Paris, 2005.

23 juin 2009

Où se restaurer au centre de Francfort-sur-le-Main ?

IimoriCe ne sera peut-être pas une destination vacances pour beaucoup, cependant pour un week-end je vous recommande cette ville ô combien agréable à découvrir. Durant quelques jours passés à Francfort, la grande place boursière de l'Europe, j'ai goûté avec délices aux charmes culturels de la ville. Il y a de très nombreux musées aux collections riches et superbes que je ne me suis pas lassée d'amirer et de très agréables ballades vertes à faire le long du Main, à pied ou à bicyclette. Mais la culture ne nourrit pas vraiment, et l'heure venue de la petite fringale ou du vrai repas, guidée par mon flair et des bonnes ondes, j'ai découvert des endroits très satisfaisants : surexposés, charmants ou carrément insouponnables, dans les vieux quartiers de la cité, j'ai toujours bien mangé. Sachant que la quasi-totalité de Francfort a été reconstruite suite aux énormes destructions de la seconde guerre mondiale, les vieux quartiers désignent le Centre Historique, avec le Römerberg pour point d'orgue.

Durant le voyage aller, j'avais en tête le souvenir d'un jarret de porc à la berlinoise dégusté l'année de la canicule dans Berlin Est ainsi que quelques-uns des plats présentés par la chef autrichienne Sarah Wiener, d'ailleurs installée à Berlin. Au fil des saisons culinaires dans ses émissions pour la chaîne franco-allemande, l'escalope de veau façon WienerShnitzel* figurait en bonne place dans le peloton des plats à tester absolument. En écumant les menus des restaurants et des tavernes, je me suis vite aperçue que les « pommes-frites » apparaîssent partout en odeur de sainteté et en français dans le menu. Jusque-là, pas de quoi se sentir décontenancée par un dépaysement trop exotique. Je vous livre ici mes meilleures trouvailles autant que j'ai pu les apprécier.

Traditionnel :

-Sur le Römerberg. Pommes frites en français dans le menu,WienerShnitzel, Würtz, bière. Portions très généreuses, cuisine authentique mais riche en calories. Accueil adorable. Le décor façon taverne avec ses vitraux Renaissance et ses chopes à bière se veut authentique et vaut à lui seul le détour.

-Zum Schwarzen Stern. Très belle terrasse idéalement située sur le Römerberg. Style cosy rétro parfait pour le thé accompagné d'une bonne pâtisserie. Personnel aux petits oignons.

Chinois : 

-Jade, Moselstrasse 18, 60329 Frankfurt am Main. Le style chinois très copieux, très bon marché, à deux pas de la Hauptbanhof** et du célèbre Opéra de Francfort. Dans la même rue, en vis-à-vis, le Jade Wok.

Branché :

WALDEN Frankfurt, Kleiner Hirschgraben 7, 60311 Frankfurt am Main. Terrasse à deux pas de la Bourse, déco hyper-pointue dans le registre design 20e, personnel sympathique. Un coin change-bébés est prévu, chose qui démonte un pragmatisme plutôt rarissime en France et que je salue ! Le propriétaire est francophone, on y déguste sans caler le meilleur vin de pommes du coin, l'Apfelsaft Frau Raucher.

-Iimori, Braubachstrasse 24, Franckurt-am-Main 60311. Ravissant salon de thé dédié à la pâtisserie française et japonaise (de la pâtisserie française faite par une japonaise en réalité) voluptueusement soutenue par des flots délicieusement parfumés de thés Kusmi. Des brunchs sont également proposés. Dans un espace à la décoration hautement étudiée -ameublement, bibelots, vaisselle, affichettes et délicieux petits mets très kawaï***-, où les serveuses en longue jupe de satin bleu et tablier blanc évoluent dans l'univers presque lilliputien d'un arrière-plan très nippon. Ne repartez pas sans avoir goûter le splendide, léger et pourtant réconfortant cake au thé vert matcha et citron, qui est en illustration de ce billet.

La ville compte aussi son lot de bons restaurants italiens et de döner kebab, mais là je n'ai pas eu le temps de m'y rendre...

*Escalope à la Viennoise

** Gare Principale

***mignon.

 

 

10 juin 2008

Pistamande

DSCN1557Le Pistamande ou comment devenir gâteau-dépendant (si vous y avez encore échappé jusqu'à aujourd'hui).

Heureux corsaires des fourneaux, réjouissez-vous, le temps n'est décidément pas à la pluie, ce qui ne m'empêche pourtant pas de vouloir encore des goûters bien garnis qui reposent sur une pâte beurrée et non pas à l'intérieur d'un cornet plus light. Si les sorbets et autres crèmes glacées n'arrivent pas jusqu'à mes papilles, c'est souvent que je suis déçue et préfère toujours les fabrications maison ou celles des artisans du sucré. Par bonheur, ces derniers sont légion sur nos terres franco-françaises, et bientôt je saurai lesquels sont fréquentables à Tours. Enfin, j'ai déjà ma petite idée. Pour patienter ce matin avant l'ouverture des librairies, un quartier m'emballe plus que tout : Colbert. Un quartier, une rue, des lieux pittoresques qui fourmillent de charme et de bonnes choses à quelques pas tranquilles de la très prisée Place Plumereau. Ma dernière escapade chez Scarlett, salon de thé très accueillant, me valut une, ou plutôt deux découvertes : le Pistamande pour moi et le (très) fondant au chocolat pour Sophie. Je m'enquis de cette merveille auprès du serveur, qui m'informa de l'origine de la chose : les bonnes douceurs ne sortaient pas de ses cuisines, mais du Fournil de Claude, la boulangerie-pâtisserie sise deux numéros plus bas. A bon entendeur... Il me fallait cet obscur objet du désir pour en examiner la composition, renifler les bonnes effluves, sentir les miettes fondre sous la langue. Et de m'en procurer une part de bon matin. A l'instar des traditionnelles pizzas romaines servies en tranches rectangulaires et non triangulaires, le Pistamande s'offre comme un petit miracle de simplicité, sur fond de pâte sablée délicieusement instable, cimentée toutefois par le trio de fruits.

En bon Sherlock Holmes, je ne suis pas en mesure de vous livrer actuellement tous les tenants et les aboutissants de la divine mixture. Cependant, n'ayez crainte, je réfléchis à la question et compte bien adapter la solution sine die lorsque des abricots charnus et veloutés à souhait feront de l'oeil à mon cabas. Elémentaire, mon cher Watson ?      

21 avril 2008

Exquise escapade rennaise !

Ave à tous les gourmands, ce week-end et malgré la pluie nous avons fait escale à Rennes, capitale de la Bretagne, et paradis des gourmets ! Je vous livre ci-après une exceptionnelle place to eat de la métropole bretonne. Car à force de battre le pavé sous le crachin local, les estomacs se gonflent d'orgueil et crient bientôt famine. Que l'on se rassure, ici, pour étancher sa soif et calmer un p'tit creux, les adresses sont légion. Je me concentrerai particulièrement sur une, la pâtisserie Le Daniel, où officie Mr. Lionel Le Daniel, heureux M.O.F. en 1997 et gardien d'un temple du sucre voué à l'esthétique et à l'hédonisme. Devant le tapis rouge que nos hôtes ont déroulé face à la réputation de cette bienséante maison, nous avons eu droit à deux dégustations différentes : l'une le vendredi à l'heure du Five O'Clock, l'autre le samedi pour parachever dignement un plateau de fruits de mer fraîchement ramené du célèbre Marché de la place des Lices. Pour calmer le jeu, j'arrête de vous mettre l'eau à la bouche et vous fais part de mes souvenirs visuels...

borealcassisflorideetincellecoeur_de_bretagneMon préféré est l'Etincelle, non seulement parce que j'ai été d'emblée séduite par sa couleur vive, printanière et pas du tout artificielle, mais aussi parce que l'Etincelle tient ses promesses gustatives pas toujours évidentes à restituer en bouche. Il se présente comme un dôme, aux parfums de pistache et de griottes, ceint d'éclats de pistaches vert sapin qui tranchent avec l'aspect plus acidulé -pop peut-on dire- de l'ensemble. A l'intérieur, une base de biscuit soutient la crème à la pistache (délicieuse) renfermant quelques griottes. Une autre surplombe le tout, et un demi-mini-macaron à la cerise signe cette pâtisserie de la griffe de Le Daniel. Dans mon coeur, vient ensuite le Coeur de Bretagne, un autre dôme tout aussi exquis, aux notes plus enfantines de caramel au beurre salé, de chocolat au lait et de palet breton. Une ceinture d'éclats de noisette borde le dôme, basé sur du palet breton, qui reçoit un flan au chocolat et caramel au beurre salé. L'incroyable légèreté de ce Coeur généreux m'a laissé rêveuse, et je suis alors contrainte de ne donner que la troisième place au tout nouveau Cassis, dont l'intérieur est une double mousse : cassis et chocolat blanc. Mais ce joli gâteau au nom de fruit rouge prendra une place croissante le soleil brillant, j'en suis certaine. Le quatrième de la famille, c'est le Floride, aux notes d'agrumes et de citron vert très côte Ouest. Sur une pâte très légère, une crème anglaise accueille des quartiers de mandarine et de pamplemousse confits, nappés de sirop sucré, agrémenté de zestes de citron vert. Pour finir, le Boréal annonce des nuits interminables, avec son double chocolat noir et lait, dont la profondeur du nappage suggère  l'intensité cacaotée dudit dessert. Architecturé comme le Cassis, il se compose d'une biscuit et d'une crème chocolatée exquise qui n'a dégal que l'enveloppe couleur ébène.

Condate, Rohazon, Rennes traverse les siècles, et je trouve que le dynamisme dont elle fait preuve la situe au premier rang des villes françaises, d'autant que le dépaysement est garanti, si l'on suit le fil conducteur de la langue, qui m'a surprise au distributeur de billets lorsque ma carte insérée fit apparaître non pas un mais deux idiomes : "Brezonheg" ou "Français". Tout un programme, je vous dis.

4 février 2008

En passant Rue Paul Bert

Une visite, même éclair, dans la capitale ce week-end ne pouvait pas être sans que je fasse halte à la Cocotte (http://www.lacocotte.net). J'ai enfin pu farfouiller dans cette désormais fameuse "librairie du goût", qui en a, faite par quatre nanas et que j'avais découvert dans le dernier numéro "Spécial Fêtes" de Elle à Table (http://www.elleatable.fr) (Elle à Table n° 55, pp. 84-90). DSCN0418Pêle-mêle, on y trouve des ouvrages culinaires pour les enfants, les grands classiques de la bonne chère en compagnie d'Apicius, le désormais fameux Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott, des ouvrages de fond sur le bien-manger aujourd'hui et ce qu'on trouve réellement dans nos assiettes. On l'a compris, le credo de la place est la recherche du bien manger, ou comment se nourrir sainement sans oublier de réfléchir au côté esthétique. Personnellement et au vu de mes besoins actuels, j'ai glané Tout vapeur, publié aux éditions Marabout en 2006 ; et comme je dois concocter midi et soir des p'tits plats pour mon amoureux et moi, Cuisiner pour deux, chez Marabout également en 2006. Me serais-je laissée ensorceler ? L'acceuil réservé par Andrea est décontracté, une bonne odeur de café vous réveille les sens, bref, un mini-espace ultra-riche en sensations. C'est quand la prochaine virée ?

4 juin 2013

À voir, pas à manger

Ouhlà, je bats tous les records d'irrégularité de publication sur ce blog. C'est parce que je suis très absorbée par d'autres activités à des années-lumières de la cuisine et du blogging ! Après un bref tour d'horizon de ce que j'ai envie de poster, je remercie Cécile de m'avoir soufflé ce post : exposition d'objets en terre cuite sur le thème de l'alimentation. C'est le résultat de plusieurs mois de travail de l'atelier Poterie à la MJC du Pont-des-Demoiselles, près de chez moi, à Toulouse. Les enfants entre 6 et 8 ans ont modelé de belles parts de tartes, sculpté des choux mignons, émaillé sucettes et belles assiettes. Bravo les kids !

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