mercredi 6 août 2008
Tarte amandine aux cassis
Comment survivre sans sorbetière
(l'été) ? Tarte amandine aux cassis.
Une déferlante de recettes toutes aussi alléchantes les unes que les autres nappe la blogosphère culinaire d'un délicat nuage de (sucre) glace. Je ne me situe pas au-dessus de ce nuage, moi qui suis aussi bien aux prises avec la moiteur ambiante, pourtant il m'est difficile de jouer à armes égales au sein de cet aéropage culinaro-céleste. En effet, mon handicap 2008 semble incontestable : je suis sorbeto-déficiente pour parler politiquement correct. En d'autres termes, parmi les équipements électroménagers in-dis-pen-sa-bles dans une cuisine, la mienne ne compte pas la sacro-sainte sorbetière, et, croyez-moi, j'en souffre, enfin particulièrement ces jours-ci. Cet épisode du martyre a atteint son paroxysme depuis que j'ai renoué avec l'intense saveur non surfaite des sorbets maison dans un très bon restaurant jurassien par un soir de juin qui proposait un beau duo sorbetier mangue-griotte à se damner.
Les esprits pratiques me rétorqueront -bien justement- : Quid du passage à l'acte d'achat ? Ah, en bonne foodista, j'y ai bien pensé, car l'obsession des soldes ne me quitte plus, seulement il y a un léger hic. Ma cuisine est pleine comme un oeuf, vrai de vrai, alors avec cette acquisition supplémentaire je ressemblerais à un éléphant dans un magasin de porcelaine. Impossible pour l'heure. Je prend finalement mon mal en patience et rivalise d'astuces pour contrer ce manque, outre la fréquentation assidue des artisans glaciers que l'on rencontre, je m'en aperçois à mon corps défendant, bien plus souvent qu'à son tour.
Les alternatives ne sont pas légion, mais notons celles qui prennent du galon : granité, soupe de fruits, yogurts fait maison (nécessitant l'appareil idoine). On plébiscite toujours et encore le sans cuisson et on fait la part belle aux smoothies, salades de fruits frais, milk-shakes et gazpachos. Or, parfois la tentation du four reste sans appel, particulièrement certains jours maussades où l'irrésistible envie des tartes aux fruits se fait sentir, hiver comme été. Il est de bon ton d'exposer ici la Tarte amandine aux cassis.
Pour la pâte brisée sucrée :
-100 g de beurre très mou
-200 g de farine
-2 c.s. bombées de sucre roux
Pour l'appareil :
-400 g de cassis
-100 g de poudre d'amandes
-2 oeufs
-25 g de beurre très mou
-80 g de sucre non raffiné
Préparez la pâte : mettez le beurre dans une jatte, versez la farine en pluie, le sucre, formez une boule. Ajoutez un brin d'eau froide si la pâte est trop épaisse. S'il fait très chaud et que la pâte est trop collante, laissez-la reposer 1 heure recouverte d'un linge au rérigérateur. Etalez-la dans un moule à tarte (j'avais un moule à fond amovible diamètre 21 cm, donc un trottoir de pâte assez haut !), piquetez-le fond à la fourchette.
Pour l'appareil : battez vivement le beurre, les oeufs, le sucre, l'amande. Disposez les cassis sur le fond de tarte, puis nappez de l'appareil. Faites cuire le tout à four chaud th. 7 pendant 15 minutes puis baissez à th. 6 encore 15 minutes. Laissez refroidir avant de servir.
jeudi 24 juillet 2008
Mousse de fraise poivrée-zestée
Jamais je ne pensais déguster d'aussi bonnes Mara des bois depuis ce jour de juin. Mais le hasard souvent fait bien les choses et sur ma route escarpée entre les étals extérieurs des Halles, le divin producteur qui travaille sans aucun traitement proposait hier des melons à foison et deux sortes de fraises : Charlotte ou Mara. La seconde renferme la saveur unique légèrement acidulée et très fruitée incomparable des fraises des bois. Je jetai mon dévolu sur celles-ci. Malgré une attaque de front dans la barquette tout le mercredi, il m'en restait quelques-unes non présentables. Et pour ces demoiselles, pas de lifting possible, ni même de maquillage pour camoufler les endroits talés. Heureusement, 24 heures plus tard, leur saveur reste intacte. Dans ce cas, j'opte volontiers pour un tour de blender, extrêmement pratique et rarement raté.
J'aime zester depuis l'acquisition révo-lu-tio-nnaire d'un zesteur, qui m'est devenu aussi indispensable que ma râpe à fromage. Du coup, l'alliance de la fraise pure à la texture onctueuse d'une crème sucrée-poivrée se révèle sous le croquant délicat des zestes de citron. Frais, léger, bon. A faire une heure avant, proportions données pour 4 personnes :
Mousse de fraise poivrée-zestée
-250 g de Mara des bois, rapidement rincées puis équeutées
-10 cl de crème fraîche épaisse entière
-2 c.s. bombées de sucre glace
-2 tours de moulin à poivre (baies)
-le zeste d'un citron jaune blanchi
Passez les fraises au blender pour obtenir une soupe épaisse et pas un coulis lisse.
Répartissez dans 4 petites verrines et réfrigérez une heure.
Au moment de servir, battez ensemble la crème et le sucre glace, poivrez, versez ce mélange sur les verrines, décorez des zestes, servez immédiatement.
mardi 22 juillet 2008
Mijotée d'abricots à la pistache
Lorsque j'étais étudiante, mes premières "vacances" se soldèrent par des jobs d'été en juillet et en août, ce après quoi, si j'en avais encore le courage, les vendanges tendaient leurs ceps et moi, à défaut de bi-ceps, mes bras devenus fébriles. Point trop n'en faut, ce type de grille estivale finit par vous tuer. L'année d'après, pour profiter de la chaleur juillettiste, j'avais décidé de partir en goguette -c'est du moins ce que, naïve, j'imaginais alors- avec plein d'amis, pour cueillir les abricots dans la Drôme, à côté de Tain-l'Hermitage, là où se concentre l'essentiel de la production abricotière et fruitière française.
A peine arrivée, le programme ne me réjouit guère : lever aux aurores pour éviter la chaleur excessive -qui nous accablait malgré toutes ces précautions dès 9h00-, la douloureuse sacoche en bandoulière pour recueillir les 10 kilogrammes de fruits qu'elle pouvait contenir, perchée sur une échelle de laquelle on n'apercevait, bien franchement rien d'autre si ce n'est ... des abricots à perte de vue. A partir de deux journées tenues à ce rythme, se produit un phénomène paranormal que même Sigmund Freud n'aurait pas renié analyser : des nuits en colorama teintées uniquement de vert et d'orange. Cette bichromie obsédante relatait l'exacerbation nocturne des images diurnes mettant en scène l'abricot charnu dans son dense feuillage.
Un tel rapport de couleurs complémentaires me parle quand il s'agit d'arts plastiques. En outre, transpirer à grosses gouttes toute la sainte
journée ne m'a jamais sied, j'en prenais vraiment la pleine mesure. Seulement je découvris l'intérêt gustatif des abricots cueillis sur
l'arbre, juste à la pointe de la branche, là où le soleil darde très fort
et piquette les plus beaux fruits de taches rouges enflammées. Malgré cela, à cause d'un contexte harrassant, dès mon retour en terre comtoise, j'obéis sine die à un étrange commandement : ne plus jamais manger d'abricots. Je ne pouvais plus les voir en peinture, et leur souvenir papillaire ne serait jamais l'égal des exemplaires glanés lors de ce séjour de labeur.
Quelques poignées d'étés plus tard, alors que je reste ferme sur ma dégustation nirvânesque du haut de mon escabeau, de nombreuses apparitions dudit fruit réveillent toute ma curiosité à son égard. Dois-je le rôtir, l'agrémenter de lavande ou plutôt de chèvre frais ? Sans amandes l'abricot survivra-t-il ? Autant d'interrogations premières qui doivent trouver des embryons de réponses. Pour ce faire, je me suis résolue à acheter des abricots du Roussillon, en vue de les transformer avant de les consommer. Ce qui donne une délicieuse
Mijotée d'abricots à la pistache proportions données pour 2 personnes :
-8 beaux abricots (variété bergeron, de gros calibre)
-1 c.s. rase de sucre roux
-10 g de pistaches non salées
-10 g de beurre
Lavez les abricots, séparez-les en deux et dénoyautez-les.
Dans une cocotte (en fonte) faites fondre le beurre, ajoutez les oreillons d'abricot l'intérieur contre la casserole, saupoudrez de sucre, recouvrez et laisse mijoter 25 minutes à feu très doux.
Prélevez délicatement les abricots pour les disposer dans un compotier, égrenez la pistache, laissez reposer. Servir à température ambiante.
Note : si vous servez cette mijotée froide, réfrigérez le compotier avec les abricots cuits une fois qu'ils ont déjà tiédi pour éviter de réchauffer votre réfrigérateur. Et n'ajoutez la pistache qu'au moment de servir. Elle supporterait mal le passage au froid.
vendredi 18 juillet 2008
Clafoutis amandine aux cerises
Il était temps ! Le premier des clafoutis de l'année s'est faufilé dans ma cuisine grâce à des cerises cultivées non loin de Tours, du côté de Montsoreau.
Au retour du marché, le panier plein, je ne savais pas encore quelle
suite leur donner : dégustation en fruit, soupe de fruits rouges...
autant de propositions alléchantes qui furent illico presto
rattrapées par l'envie urgente de déguster le premier clafoutis de
2008. Car un été sans clafoutis, c'est comme un mois de juin sans
tarte à la rhubarbe, une Bretagne sans sternes, tout simplement un
non-sens.
J'aime toujours admirer
les teintes violacées qui se dégagent des cerises en cuisant, tel le
poulpe jetant son encre (et non son ancre) devant l'ennemi. Il est vrai
que pendant un épisode à 180° , le sieur Celsius provoque bien des
inconforts, et la belle réagit tout en couleurs, forte des comptes
qu'elle doit rendre aux oeufs qui l'accompagnent dans cette brûlante
destinée clafoutesque. Elle ne ménage pas non plus ses efforts pour
vivre sans nuances.
Enfin, une très très forte envie d'amandes a dirigé mes cuillères incontrôlables vers de l'amande en poudre, obtenant ainsi un Clafoutis amandine aux cerises.
J'ai procédé comme ma maman, qui depuis ma plus tendre enfance nous
fait des clafoutis. La pâte à claf', c'est un peu comme la pâte à
crêpes : invariable, que l'on peut accomoder à souhait, et inratable.
Allons-y pour un
Clafoutis amandine aux cerises pour 4 personnes
-Prendre 500 g de cerises bigarreaux rincées (la variété Burlat est parfaite, malheureusement sa saison s'étale de mai à juin, on arrive donc un peu tard)
-2 c.s. bombées de farine T65
-60 g de sucre en poudre (cassonade)
-1 pincée sel
-3 gros oeufs
-30 g de beurre fondu
-2 verres de lait tiède
-20 g d'amandes en poudre
Versez dans une jatte la farine, le sel, le sucre, la poudre d'amande, mélangez avec une cuillère en bois.
Ajoutez les oeufs, le beurre, le lait, battez bien au fouet. La pâte doit être lisse, en ruban.
Disposez les cerises dans un plat à bords hauts préalablement beurré ou chemisé de papier sulfurisé.
Versez l'appareil par-dessus.
Faites cuire pendant 45 minutes à four chaud th. 6/7.
Laissez tiédir. Vous pouvez saupoudrez d'un peu de sucre poudre ou sucre glace, selon les envies.
mercredi 18 juin 2008
Mara sauce basilic
Mara sauce basilic
Les légumes et les fruits me font toujours de l'oeil, et c'est presque exclusivement à eux que je consacre la plupart des billets de ce blog. Pourtant, il est des ingrédients que je crains de froisser, de maltraiter, de mal interpréter... La fraise est de ceux-là. Il en faut du courage pour cuisiner les fraises, personnellement rien ne me ravit plus que de les croquer directement à leur sortie du panier, comme d'adorables petites friandises ultra-sucrées destinées rien qu'aux enfants. Bref, une pure gourmandise sans Haribo. Depuis un moment, en fait depuis l'époque où je ne mettais absolument pas en pratique mes rêveries culinaires, j'avais très souvent lu, vu sur des menus et dans les restaurants l'association de la fraise et du basilic.
Même accord chromatique qu'avec la tomate, mais ici on assiste à un changement total de point de vue. L'intérêt que j'y ai trouvé est double : le basilic ne tue pas la saveur délicate et discrète de la fraise, en plus il titille gentiment ses arômes subtiles. Pour ne pas brusquer cette rencontre, j'ai fait une sauce sucrée au basilic, tirée de sa torpeur par un tour de poivre du moulin au dernier moment. Voici les proportions de ce dessert pour 2 personnes.
-200 g de fraises équeutées, lavées
-6 grandes feuilles de basilic frais, rincé
-2 c.s. bombées de cassonade
-3 c.s. d'eau
-poivre blanc du Sichuan
Découpez les fraises en quartiers, déposez-les dans des verrines.
Préparez le sirop au basilic : ciselez les feuilles très finement, mettez les dans une petite casserole, ajoutez l'eau et le sucre, faites revenir le tout 10 minutes à feu très doux. Laissez refroidir.
Versez la sauce au basilic sur les fraises, poivrez, réservez au frais jusqu'au moment de servir (pas plus d'une heure). Bon appétit !
dimanche 15 juin 2008
Mangue-menthe, duo rafraîchissant
Mangue-menthe, duo rafraîchissant
Pendant que les bouquets de menthe inondent les étals primeurs, aux côtés d'autres herbes tout aussi odorantes que la ciboulette, la mélisse, ou encore le mystérieux basilic-cannelle, la mangue se love au fond de mon panier de fruits délicats, souvent en compagnie de la fraise.
Après plusieurs essais de verrines sucrées, mais pas les derniers, j'ai troqué mon mixeur contre un fidèle couteau, et j'ai improvisé une assiette simple, qui mêle le traditionnel sucré des desserts occidentaux à une pointe poivrée très bienvenue.
Et pour ne pas faillir à la folie du moment, ce week-end j'ai fait de nouveaux cupcakes. Enfin, non pas que je les conserve d'une semaine à l'autre, mais il s'agit simplement de nouvelles tentatives. Avec la quantité de pâte suscitée, on peut remplir une vingtaine de moules. Afin de renouveler le stock et vidé un peu de mon épicerie, j'ai opté pour la diversité et les ai parfumés de quatre façons différentes : graines de pavot-zestes de citron jaune/chocolat blanc/eau de rose-graines de sésame blond/confit d'amandes (comme il ne se mélange pas bien à la pâte, il forme des petites pépites au creux des cupcakes, qui sont un pur régal !).
Pour enrayer la gourmandise biscuitière, voyons plutôt ce que nous dit la mangue... dans des proportions pour 4 personnes :
2 belles mangues mûres, épluchées
1 c.s. de noix de coco râpée
4 feuilles de menthe fraîche lavée
2 tours de moulin à poivre (Sichuan, très parfumé)
Préparez cette assiette environ une heure avant de la manger.
Coupez les mangues en lamelles, disposez-les bien séparées sur une assiette ou tout autre contenant de service qui soit plat. Saupoudrez de la noix de coco, poivrez à votre convenance, décorez de la menthe. Réservez au frais jusqu'au moment de servir.
mercredi 11 juin 2008
Verrine sablée
Verrine sablée
Avec son étendard tricolore dans les tonalités ocres, j'aurais pu aussi la nommer Verrine des Sables, tant la texture granuleuse du specullos titille l'aspect lisse de la purée et autre faisselle. Mais voilà, je n'ai pas de fennec ni de chameau à portée de main, et si l'oasis de thé à la menthe étanche ma soif, alors je m'en tiendrai à cette appellation que je trouve très juste au demeurant. Quelques temps auparavant, la Soupe mangue-gingembre avait eu du succès. Une soudaine envie de réitérer trop précipitamment a failli conduire deux palais en feu à la Caserne la plus proche.
Ainsi, pour 2 mangues il ne faut pas mettre plus d'1/4 de cuillerée à café de gingembre moulu ou bien avalez dans la foulée un bol de riz blanc pour calmer le gosier. La bêtise étant déjà faite, on m'a conseillé d'adoucir ce petit brasero sucré. Et comme il faut bien illustrer les adages, en l'occurence celui selon lequel "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", cela donne lieu à l'impromptue Verrine sablée qui vient grossir la liste déjà fournie des idées-recettes pour verrine en réponse au jeu concours de 750g.com.
La mangue convient bien aux verrines et à tout autre dessert d'ailleurs, on l'aimera en morceaux dans une salade de fruits, servie à la chinoise (taillée en carrés), réduite en purée ou liquifiée en coulis. Elle ne privilégie pas le circuit court, certes, puisqu'elle est souvent importée d'Afrique ou d'Amérique du Sud, en revanche elle offre une source importante de magnésium, de vitamines A et C. En ce moment, cette drupe me botte. Je pense d'ailleurs utiliser le reliquat de cette purée très épicée dans un chutney, dont je m'évertue à trouver LA recette qui, semble-t-il, comme celle du curry, est un mirage. Je vous disais que le désert est à deux pas.
Pour les palais affamés par contre, ma Verrine sablée n'est pas un miroir aux alouettes, alors voici la caravane à suivre pour 4 personnes :
2 belles mangues arrivées à maturité, épluchées et sans leur noyau (au total, cela équivaut en moyenne à 480 g de chair dudit fruit)
200 g de faisselle égouttée (faites égoutter au frais pendant plusieurs heures si vous avez le temps et récupérez toujours le petit lait, c'est très bon à la santé)
16 speculoos (biscuits au sucre candy et à la cannelle)
1/4 de cuillerée à café de gingembre moulu
4 fraises pour décorer (facultatif)
Mixez les speculoos pour en faire du sable. Disposez au fond de chaque verrine.
Mixez les mangues de façon à les réduire en purée. Ajoutez le gingembre, mixez encore. Réservez au frais.
Juste avant de servir, répartissez la faisselle dans chaque verrine, la purée de fruit, surmontée d'une fraise juste rincée. Dégustez bien frais.
mardi 27 mai 2008
Le Tapioca récidive avec du citron et de l'amande



Le Tapioca récidive avec du citron et de l'amande
Dans mon combat acharné en faveur de la réhabilitation du Tapioca chez les consommateurs agés de plus de trois ans, voici la seconde recette, plus acidulée et plus goûteuse que la précédente qui démontre une fois encore ma passion immodérée pour le citron. En plus, j'y ajoute l'amande, un duo déjà exploité dans ces pages, qui n'aura de cesse d'enchanter mon palais et le votre je l'espère. Au vu des news culinaires, l'amande est en bonne place dans le peloton de tete des saveurs estivales, car la page vie privée cuisine de mon dernier ELLE m'apprend que chefs et ménagères se damnent littéralement pour la cuisiner à toutes les sauces, notamment celle dont je vous parlais récemment, la fameuse préparation bio du confit d'amandes, qui s'appelle purée d'amandes dans cet article, mais il s'agit de la meme préparation à base d'amandes et de sucre intégral : dantesque.
En somme, le citron et l'amande, c'est tout le sud, l'Espagne, le Maroc, les bordures de la Méditerranée... une philosophie primesautière qui permet d'attendre sagement l'été !
Verrine de Tapioca citronné et à l'amande, pour 4 verrines, il faut :
60 g de Tapioca ou Perles du Japon
2 citrons jaunes non traités après récolte
6 c.s. bombées de sucre glace
60 g de poudre d'amande
eau
Lavez bien les citrons sous l'eau courante, prélevez-en les zestes. Faites bouillir les zestes dans 3 eaux différentes, égouttez, remettez dans votre 1ere casserole, ajoutez 3 c.s. bombées de sucre glace et faites confire à feu très doux 7 minutes. Disposez dans le fond de vos verrines.
Faites cuire le Tapioca 8 minutes dans un grand volume d'eau bouillante sans cesser de remuer. Egouttez.
Pressez les jus de citron, versez-les dans une casserole avec le sucre glace restant et le Tapioca, portez à ébullition 5 minutes de manière à ce que les grains de Tapioca soient translucides, cela indique qu'ils sont cuits. Laissez refroidir. Versez dans les verrines par-dessus les zestes confits. Réservez au frais. Parsemez d'amande en poudre au moment de servir.
mercredi 21 mai 2008
Que faire avec du confit d'amande ?
Verrine de Fraises au confit d'amandes
Le printemps continue sa course folle, je cours les marchés et me voilà toute entichée de ma nouvelle douceur : la fraise. J'ai trouvé ce matin des Mara des bois, "non traitées !" s'est-on bien empressé de me préciser en ces temps obscurs d'OGMisation et autre prolifération pesticidesque. Car oui, la fraise ne se conserve pas ou alors elle est vraiment mal barrée une fois qu'elle s'est faite rincée : il faut lui préférer dans ce cas une dégustation sur-le-champ que tout gourmand (-met) qui se respecte n'aura pas à craindre. En feuilletant mon magazine gravement préféré, le ELLE à Table de mai-juin 2008 (n° 58) j'ai trouvé une super recette de fraisier (p. 77) totalement relooké version 2008 : il se réalise en un temps record. Avec un quart d'heure montre en main pour boucler mon dessert (excuses-moi Sophie, mais à ce moment-là ton coup de fil : c'était une question de vie ou de mort !), il n'en fallait pas plus pour me convaincre. Malheureusement, en dépit des condiments martiens et autres épices farfelues qui s'agglutinent à vitesse grand V dans mon placard à épicerie lilliputien, je n'avais absolument pas tout ce qui fait le piquant de leur recette ! Damned, heureusement, de la ressource, ça j'en ai, et quand une idée me trotte dans le tête, elle ne s'enfuit que -très- rarement. Ce midi, nous sommes venus à bout de la moitié de la barquette de Mara des bois. Hier, c'était Marat assassiné dans sa baignoire, aujourd'hui, les Mara assassinées à (ma) table ! Mais on crie youpi de bonheur gustatif ! Petit bémol : extrêmement déconseillé à celles et ceux qui font attention à leur silhouette pré-bikinesque.
Blog Scriptum : je découvre aujourd'hui le nouveau concours organisé par le site 750g.com qui n'a pas fini de me plaire, puisqu'il s'agit du thème des Verre'in. J'y adjoins de suite cette recette, bien d'autres seront envoyées.
Verrine de Fraises au confit d'amandes, pour 2 verrines :
125 g de fraises de la variété dont vous disposez : Ciflorette, Mara des bois
125 g de mascarpone
1 jaune d'oeuf extra frais (ne cuira pas)
1 c.s. bombée de poudre d'amande
1 c.s. bombée de confit d'amande au sucre de canne (diabolique, quoique sa consistance ressemble beaucoup à celle du très éloigné beurre de cacahuète. Il se trouve dans les magasins bio, la marque Jean Hervé notamment est excellente.)
Mixez le jaune d'oeuf et le mascarpone pour obtenir une crème bien lisse. Ajoutez le confit d'amande, la poudre d'amande, mixez encore. Ce sera moins lisse mais plus épais, cependant pas d'inquiétude à avoir, c'est normal avec le confit d'amande.
Lavez vos fraises, mettez-les sur un torchon pour les sécher, ne les frottez pas. Coupez les en 2 dans le sens de la longueur, réservez-en 2 pour la décoration sommitale.
Disposez dans vos verrines la crème, les fraises coupées en 2, la crème, les fraises restantes. Réservez au frais 30 minutes au moins. Servez.
mardi 20 mai 2008
Soupe de mangue au gingembre en verrine

Madame, Monsieur, bonsoir, je suis particulièrement heureuse de vous annoncer la naissance de mon petit dernier : la Soupe de mangue au gingembre qui a connu un grand succès hier soir à ma table. J'en suis d'autant plus ravie que sa réalisation est, comme à l'accoutumer chez moi, pour faire dans le superlatif : hyper-simple. En plus, apprécier la mangue relève pour moi un peu d'une gageure/ cf. mes souvenirs antédiluviens (peu reluisants) de dégustation de fruits exotiques à la maternelle. Je me rappelle encore que la seule caractéristique que je lui attribuais alors était sa consistance spongieuse. Depuis, bien de l'eau a coulé sous les ponts. N'empêche, la mangue n'est pas un fruit facile, je veux dire quand il s'agit de l'éplucher et de la couper. Mais une fois ces deux étapes passées, la dégustation reste un pur régal. Pour venir à bout de la demoiselle, je procède quant à moi comme cela : oui, j'aurai sa peau en épluchant tout le fruit, puis j'en viendrai à bout en la coupant en lamelles méthodiquement autour du noyau dans le sens de la longueur. L'opération terminée, délectez-vous visuellement du résultat. Vous le méritez, car que le fruit soit vert, mur, ou blet, l'attaque fut de taille, un peu comme Saint Georges combattant le dragon. Puis passez au traitement de la bête selon l'usage que vous vous voulez en faire. Généralement, prosaïquement, la croquer telle quelle me suffit. Cependant, à force de chercher des accords culinaires (et de repousser l'achat du tant recommandé par Clotilde Culinary Artistry) par tous les bouts de ma modeste mais efficace bibliothèque culinaro-gastronomique, je picore ça et là des idées, des voyages gustatifs. Celui que je vous propose ici est dans le genre accord majeur, voyez donc :
Soupe de mangue au gingembre pour 4 personnes :
4 belles mangues bien faites
1/4 de c.c. de gingembre moulu ou 1 c.c. de gingembre frais râpé
4 fraises : le fruit ou idéalement, piochez-en quelques-unes dans un pot de confiture extra (c'était mon cas, merci maman !)
Préparez les mangues comme indiqué dans le texte ci-dessus. Mixez-les soit avec un mixer plongeant, soit au blender de façon à les réduire en soupe. Ajoutez le gingembre, mixez de nouveau 15 secondes. Répartissez la soupe dans 4 verrines, réservez au frais. Au moment du service, décorez avec une fraise/personne.
Vous pouvez accompagner ces verrines de mini-muffins ou de cup cakes (= fairy cakes) parfumés avec de la poudre d'amandes.
Blog scriptum : comme pour ma verrine de fraises au confit d'amandes, je ne peux résister à l'enthousiasme du nouveau concours lancé par 750g.com et poste également cette recette a posteriori mais j'y tenais. Verrinez bien !