La cuisine selon mon envie !

Des recettes de cuisine basées sur les produits de saison et les épices. L'histoire des aliments et leurs bienfaits nutritionnels sont largement abordés.

29 octobre 2010

Cake sucré à l'indienne

CakeSucre_L_Indienne Un petit morceau d'Épure à ma mesure … Marier carotte et épices ou une manière indienne d'aborder le très anglais Carrot Cake. Tout cela pour contrer intelligemment –et délicieusement-- les premières injonctions de l'automne. Dans son opus la carotte – dix façons de la préparer, l'auteure Caline Augé présente l'antique apiacée sous son meilleur jour : riche en bêta-carotène, sa consommation rendrait bien portant. Expression que je traduis par affable et aimable. Outre ses vertus presque spirituelles, la belle ombellifère fait des émules chez les enfants. Qui n'a pas croquer une rondelle de carotte, à la dérobée, au moment du repas presque préparé ? Couleur, odeur, saveur, la carotte des jardins est le légume du pauvre, aussi polyvalent qu'économique. Un légume qui a aujourd'hui enfin regagné ses lettres de noblesse, un incontournable, qui se prépare cru et cuit.

La première fois que je l'ai réalisé, j'ai eu un peu peur en voyant l'appareil très compact de ce gâteau au moment de le verser transvaser dans le moule à cake. Et pour cause : dense, pas très gras, rempli de fruits secs et d'oléagineux, il finit par donner un superbe goûter raffiné ou rustique, selon qu'il est servi avec un thé ou une limonade (faite maison). Ses ingrédients type « super foods » auront raison des fringales les plus incontrôlables, et il fait bonne figure au p'tit-déj' vu comme un brunch. 

Il m'a déjà servi de « gâteau de voyage » et dans ce cas-là le glaçage peut être conçu et étalé sur place, si vos LaCarotteEpurehôtes ne sont pas de sombres inconnus. Ils comprendront bien cette mesure de précaution. L'intérêt : ce cake se fait 48 heures à l'avance en le gardant au réfrigérateur. Il se conserve encore 48 autres heures, toujours au frais à cause du glaçage. La caution : même les réfractaires aux gâteaux –si, si ça existe-- (l'homme de la maison est de ceux-là, ne vénérant que les desserts au chocolat noir et les tartes au citron, argh) ont approuvé de conserve. A vos râpes !

Cake sucré à l'indienne, recette librement adaptée de La carotte-dix façons de la préparer, Caline Augé, Les Éditions de l'Épure, p.3, 2006.

Pâte :

-150 g de carottes râpées

-50 g de farine du mélange riz et millet -en magasins bio-

-50 g de farine de petit épeautre

-50 g de farine bise

-50 g de farine de kamut

-80 g d'amandes mondées grossièrement écrasées

-80 g de raisins secs

-100 g de figues sèches coupées en petits morceaux

-1 c.c. de canelle en poudre

-1 sachet de levure (bio sans phosphates)

-170 g de cassonade

-2 oeufs

-20 cl d'huile (olive, noix...)

-1 pincée de sel

Glaçage :

-170 g de fromage frais type Saint-Morêt

-25 g de cassonade.

Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients secs.

Dans un autre, battez vivement les oeufs, l'huile, le sucre.

Incorporez ce mélange fluide dans le grand saladier, battez longuement, puis incorporez les carottes râpées.

Mettez cet appareil dans un moule à cake beurré et chemisé, démarrez la cuisson à four très chaud pour 5 minutes puis baissez le thermostat à 6/180°C pour une heure.

Laissez le cake refroidir, puis laissez le au réfrigérateur pour 2 jours, recouvert d'un papier aluminium.

Avant de servir, préparez le glaçage en mélangeant à la fourchette le fromage frais et le sucre. Etalez sur le dessus du cake.

----------------------{et encore des super gâteaux à la carotte}--------------------------------------------

Carrot Cake Trois étoiles

Carrot Cake. 

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20 octobre 2010

Nid de betterave crue, oeuf poché & sauce tahini

Nid_de_betterave_crue__oeuf_poch__et_sauce_tahin Légume-racine habitué des tables d'hiver, la betterave rouge peut fournir matière à un débat pour gourmands et gourmets : crue, elle divise, alors que l'habitude de la consommer cuite est bien établie. Achetée sous vide, elle me laisse de marbre, voire m'écoeure, mais la betterave crapaudine trouvée sur les stands des petits producteurs a beaucoup de potentiel : savoureuse et légèrement régressive sous sa peau fripée, c'est la meilleure façon de la déguster en salade, râpée, en rondelles fines ou en dés.
Pour l'oeuf poché, rien ne vaut l'inratable méthode en images de Chef Simon, et, comme il insiste également, des oeufs extra-frais seront nécessaires. La vinaigrette à base de tahin (=purée de sésame blanc) rappelle à merveille les notes profondes de la betterave.  N'oubliez pas qu'avec elle, l'ail, les noix, le poivre, la moutarde (le condiment ou les graines comme en Inde notamment) et tous les vinaigres sont au paradis. Elle s'encanaille avec des allumettes  de lard fumé rissolées, se rafraîchit en compagnie de la pomme-fruit. Les raisins secs renforcent son côté sucré. Elle se laisse prendre en sandwich dans des mini-hamburgers de betterave cuite avec un pain complet grillé et des fromages à pâte persillée (Fourme d'Ambert, Roquefort...). Cette association betterave et oeuf est très appréciée dans la communauté Amish, paraît-il, où les oeufs dépourvus de leurs coquilles se colorent plusieurs jours près de la betterave...
Pour 2 personnes en entrée :
-150 g de betterave crue, épluchée et rincée
-2 beaux oeufs de ferme ou bio extra-frais
-1 c.c. rase de tahini (purée de sésame)
-1 c.s. de velours de balsamique
-2 c.s. d'huile d'olive
-poivre noir, curcuma.

Râpez finement les morceaux de betterave. Réservez.

L'oeuf poché peut se servir tiède ou chaud pour cette recette, et je vous conseille de suivre la méthode simple et efficace de Chef Simon, ici. Réservez-les.

Préparez la vinaigrette au tahini : dans une coupelle, mélangez vivement le tahini, l'huile et le velours de vinaigre balsamique. Poivrez légèrement.

Dressez les assiettes en disposant la betterave râpée comme un nid, en posant dessus l'oeuf et un peu de poudre de curcuma pour le contraste coloré. Nappez la betterave de la sauce et servez aussitôt.

N.b. : vous pouvez réaliser le velours de balsamique en laissant réduire 20 ml de vinaigre balsamique additionné d'un tour de moulin à poivre. Laissez réduire à feu très doux 5-8 minutes et laissez refroidir  juste 5 minutes avant de vous en servir.

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15 octobre 2010

Roulade de poulet façon automnale

RouladeDePouletMême si la mi-octobre marque la pleine saison des champignons et des châtaignes, quelques résurgences de l'été, le plein, le chaud et l'ensoleillé persévèrent dans l'assiette. En témoigne le Jeu sur le thème de la Figue sèche fait le tour du monde, animé par Tiuscha. C'est le dernier jour pour poster et je me suis laissée emporter par une adaptation des Roulades de dinde à la Dijonnaise, une recette simple comme bonjour que ma soeur et moi réalisions presque chaque samedi avec un plaisir toujours égal. La marche à suivre se trouvait dans Femme Actuelle ou Prima si ma mémoire ne me fait pas défaut, et  l'onctuosité régressive ravissait nos palais de pré-adolescentes ! Voilà vingt ans que nous n'y avons plus goûté mais je gage qu'elle appréciera aussi cette version plus 2010 que 90's...

A vrai dire, dans ma recette, la figue sèche fait plutôt le tour de France, mais c'est une autre manière d'aborder la chose, si on considère que la France est une mosaïque de régions ?

Pour relever la farce de cette viande blanche, j'ai choisi un poivre puissant et subtil, le poétique poivre des Oiseaux du Cameroun. Par sa terminologie et sa saveur, ce poivre du Penja rappelle largement le piment oiseau. Il possède d'ailleurs des aspects piquants qui explosent lentement au nez et en bouche. Rouges à l'origine, ses baies sont cueillies dans leur pleine maturité et trempées dans l'eau afin d'en retirer la peau. Suite à cette opération, les baies revêtent leur aspect blanchâtre. Une fois moulues, elles réveillent crescendo mais fortement la plupart des préparations, et je le conseille vraiment avec les viandes  à chair blanche (veau, volaille, lapin ...).

Pour 4 portions :

-440 g de blancs de poulet en escalopes, bien aplaties

-200 g de ricotta

-4 figues sèches émincées

-1 figue fraîche rincée et émincée (pour la déco, facultative)

-40 g de pistaches mondées non salées

-quelques brins de ciboulette, rincée et émincée

-poivre blanc par ex. poivre des Oiseaux du Cameroun

-sel

-40 g de lard fumé détaillé en allumettes

-1 c.s. rase de graines de moutarde séchées (en magasin bio)

-1 c.c. d'huile d'olive

-4 piques en bois.

Réservez la figue fraîche.

Préparez la farce : dans un bol, mélangez à la fourchette tous les ingrédients, salez et poivrez à convenance. 

Dans une poêle huilée, faites dorer très vivement les escalopes sur 1 seule face puis stoppez le feu.

Disposez la farce sur chacune des 4 escalopes, piquez les 2 extrémités de chacune à l'aide d'une pique et faites cuire à feu modéré pendant 20 minutes. La farce ne "coule" pas.

Disposez chaque pièce sur les assiettes, accompagnez de quartiers émincés de figue fraîche et de riz ou de lentilles, plus un peu de chutney à la mangue si vous aimez ce côté indien. Servez très très chaud.

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13 octobre 2010

Gâteau au yahourt & aux framboises sans gluten

G_teauFramboiseFarineMa_s

Céréale consommée universellement depuis plus de  mille ans, le maïs offre aujourd'hui encore de multiples usages ancrés dans toutes les cuisines du monde. Le gruau de maïs est utilisé pour la polenta, la farine se prête à différentes recettes sur le territoire africain et moyen-oriental : pour le pain de maïs -makouk libanais ou aïsh merarha égyptien- pour la bière béninoise ou Tchakpalo. Sans oublier le pop-corn.

Si la farine de maïs est un ingrédient très ancien, elle semble malheureusement un peu éloignée des rites classiques de la cuisine française.

Mais moi je m'en sers beaucoup, de plus en plus même : pâte à tarte sucrée ou salée, cakes salés, muffins ... Là c'est un gâteau au yahourt classique qui sert de base à cette version sans gluten puisquela farine de maïs n'en contient, et est délicatement colorée en jaune. Les fruits rouges sont des framboises surgelées, mais tout autre fruit rouge convient, frais ou surgelé. Ce gâteau est délicieux en fines tranches pour le dessert ou pour le goûter, et se conserve très bien 48 heures emballé dans du papier cellophane.

-1 pot de yahourt nature (125g) qui servira d'unité de mesure pour les autres ingrédients

-2 pots de sucre roux ou de cassonade en poudre

-2 pots et demi de farine de maïs

-½ pot de farine de petit épeautre

-1 pot de poudre d'amande

-3 petits oeufs ou 2 gros oeufs

-½ pot d'huile d'olive

-1 sachet de levure chimique sans phosphates (en magasin bio)

-150 g de fruits rouges surgelés ou frais

-50 g de gelée de groseille ou de confiture de framboise.

Dans un saladier, mélangez les ingrédients secs -sauf le sucre- en brassant bien afin de mêler la levure aux farines.

Dans un autre plus petit, mélangez au fouet les autres ingrédients : yahourt, huile, oeufs, sucre en poudre.

Versez l'appareil dans le 1er saladier et mêlez intimement.

Incorporez les framboises encore surgelées.

Disposez l'appareil du gâteau dans un plat huilé et faites cuire 30 à 40 minutes à four chaud (th. 6/180°C).

Préparez le glaçage : faites fondre la gelée additionnée de 3 c. à s. d'eau dans une petite casserole et nappez-le gâteau en vous aidant d'une maryse.

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05 octobre 2010

Yahourt gourmand fève Tonka, chocolat et caramel au beurre salé

YahourtGourmand J'aime quand les pots de yahourt voient la vie en verre, que mes poubelles soient toujours moins pleines d'ordures ménagères, alors je fais fonctionner ma yahourtière ! Comme mon fils, j'adore la volupté du yahourt nature, dégusté à la place du fromage, juste avant le café serré et son carré de chocolat –il n'est pas du genre à racler le pot des petits suisses aux parfums arômatisés aux fruits ! Pour une première approche, des yahourts maison à la vanille, peu sucrés, permettent d'appréhender le mariage des épices et de la voie (ga)lactique. En mêlant la légère amertume du chocolat noir, la suavité du caramel au beurre salé aux notes chaudes de la fève Tonka, le yahourt se fait gourmand, tout en subtilité.

Yahourts gourmands au chocolat noir, fève Tonka et caramel au beurre salé, pour 8 pots de 125 g :

-1 litre de lait entier

-1 yahourt ou 1 dose de ferments lactiques

-100 g de chocolat noir

-20 g de crème fraîche entière épaisse

-30 g de caramel au beurre salé

fève Tonka râpée

-pistaches pour la décoration.

Versez le lait dans une casserole, portez-le à 40°C, pas davantage, puis arrêtez le feu et laissez-le revenir à température ambiante.

Une fois fait, mélangez le yahourt (ou les ferments lactiques) au lait, saupoudrez de fève Tonka râpée, battez bien.

Faites fondre le chocolat au bain-marie.

Dans un bol, mélangez le chocolat fondu, la crème fraîche, le caramel au beurre salé.

Répartissez ce mélange dans le fond des pots, versez ensuite le lait.

Fermez la yahourtière et laissez prendre 9 heures.

Fermez avec les couvercles avant de réserver les yahourts au frais pendant 3 heures.

Décorez de quelques pistaches non salées, dégustez aussitôt.

Ces yahourts se conservent jusqu'à 5 jours au réfrigérateur.

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29 septembre 2010

Tartelettes apéritives Fourme d'Ambert et pâte de coing

TartelettesAperitivesFourmeD_AmbertEtP_teDeCoing De mes virées stéphanoises en pleine nature ou dans un des plus beaux musées d'art moderne en région, j'ai autant le souvenir des expressions idiomatiques assorties d'un accent chantant que des spécialités gastronomiques du cru (accent presque aussi caractéristique que celui de mon Jura natal). La Fourme d'Ambert, fromage au lait de vache entier cru, tire son nom de son contenant : la forme (du latin forma), récipient qui contient le caillé. Cette production fromagère traditionnelle des zones d'estive  sur les Monts du Forez se consomme tout au long de l'année. Bûche d'environ 2,2 kg, la Fourme d'Ambert bénéficie d'une A.O.C. depuis 1972. Mais en 1940 déjà, le label « Fourme de Pierre sur Haute » trahit les origines médiévales de ce fromage, en référence à la Pierre de culte des Druides (VIIIsiècle). Sa pâte persillée, enrobée d'une croûte sèche et fleurie déploie un large éventail  d'utilisations gastronomiques : cuite, crue, fondue, comme dans les plats traditionnels auvergnats à base de pommes de terre. Servie nature en fines lamelles sur le plateau de fromages, c'est là qu'elle révèle pleinement sa saveur particulière de campanule et bruyère. Dans l'assiette, la Fourme d'Ambert est bonne fille : viandes blanches, rouges, fruits secs ou frais, confiture d'abricot : elle sublime tout. Et 750g.com en offre un alléchant panorama. Côté verre, ses arômes rustiques et parfumés formeront un mariage de raison avec un côtes de Brouilly. Mais elle pourra aussi créer un mariage détonnant avec un Côtes du Jura, spécialement le très typique vin Jaune.

Ces mini-tartelettes sucré/salé apéritives se dégustent chaudes ou tièdes, directement à la sortie du four. L'accord mets/vins sera intéressant avec un vin blanc moelleux et liquoreux, tel que le vin Jaune. Issu du cépage Savagnin, bien représenté sur le territoire des vignobles jurassiens, il fait partie des blancs mais doit son nom à sa couleur inhabituelle. Son goût très spécifique et sa rareté lui ont valu le surnom de Roi des Vins et Vin des Rois. Les collines tapissant les contreforts du petit et superbe village de Château-Châlon sont son écrin.

Pour 14 tartelettes apéritives environ (diamètre 7 cm) :

-1 rouleau de pâte feuilletée prêt à l'emploi

-30 petites lamelles de Fourme d'Ambert (soit 100 g)

-quelques tranches d'oignon doux émincé

-60 g de pâte de coing coupée en petits dés

-poivre blanc

-1 brin de persil plat rincé et émincé.

Sur le plan de travail, étalez la pâte feuilletée et prélevez des cercles à l'aide d'un emporte-pièce.

Placez les fonds de tarte sur la lèche-frite recouverte de papier sulfurisé ou d'une plaque en silicone.

Répartissez les ingrédients sur les tartelettes dans l'ordre suivant : persil plat, oignon, poivre, pâte de coing, Fourme d'Ambert. 

Placez au four préalablement préchauffé (th. 6/t° 180° C) pour 15/20 minutes.

Dégustez chaud ou tiède, juste à la sortie du four.

Ces tartelettes peuvent faire une entrée accompagnées d'une salade (mesclun, roquette) assaisonnée d'huile de noix.
Il s'agit d'un billet sponsorisé, qui m'a donné l'occasion de présenter une recette apéritive qui décomplexe un peu la Fourme d'Ambert en l'associant à un produit de saison cousin, le coing.

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22 septembre 2010

Muffins à la farine de châtaigne et poires confites à la vanille ~muffin monday#22~

MuffinsFarineDeCh_taigneEtConfitureDePoiresVanill_eUne petite collation typiquement anglaise, comme le carrot cake dont l'irrésistible appel surgit en même temps que les feuilles tombent des arbres (just right now), les fairy cakes, le cheesecake ou même les scones en témoignent tous en choeur. Depuis que j'en ai fait la découverte, aujourd'hui antédiluvienne, j'ai bien du mal à me passer des extraordinaires sentinelles du goût sucré made in U.K. En plus cette addiction est assez largement partagée alors... pourquoi s'en priver ? -comment ça, c'est sûr, je ne sais pas !- Avec le Muffin Monday#22, Tiuscha sauve la mise calorique en pariant sur des muffins énergétiques pour nos chères têtes blondes, des muffins pour faire le plein à l'heure du goûter,  forts de fruits secs et de céréales.  Sain, gourmand (et même) nourrissant, quand la plupart des écoles primaires réduisent la pause de 10 heures à un jus de fruits, le moment du goûter reprend ses lettres de noblesse.

Farine de châtaigne et farine bise, fruits de saison, épice, sucre non raffiné et céréales, fruits secs, cette petite collation savoureuse, par ses notes marquées de châtaigne, pile dans la saison devrait vous ravir autant que vos enfants ! Ces muffins sont à déguster le jour-même si possible pour plus de moëlleux...

Pour la compotée de poires vanillée :

-1 poire (Williams, Comice...) épluchée et coupée en dés

-1 gousse de vanille grattée

-1 c.s. bombée de sucre roux

Dans une petite casserole, faites compoter 10 minutes la poire, le sucre et la gousse de vanille + ses grains. Réservez.

Pour les muffins :

-90 g de farine de châtaigne (en magasins bio)

-35 g de farine bise

-1 c.s. rase de levure chimique

-50 g de flocons d'avoine

-20 g d'amandes effilées

-2 gros oeufs

-50 g de sucre roux ou 40 g de mascobado

-10 cl de boisson à la châtaigne (en magasins bio)

-4 c.s. d'huile végétale (l'huile d'olive convient très bien, noix, noisette également)

-la poire compotée et son jus.

Préchauffez le four à th. 6/180°C.

Procédez comme pour des muffins classiques, sans mélanger trop l'appareil. Quelques grumeaux peuvent subsister.

Dans un saladier, versez le sucre, la  boisson à la châtaigne, l'huile, cassez les 2 oeufs et battez à la fourchette vigoureusement.

Versez en pluie les 2 farines et la levure, les flocons d'avoine, battez de nouveau quelques secondes.

Incorporez enfin la compotée de poires vanillée. Mélangez très brièvement une dernière fois.

Répartissez cet appareil dans 12 moules à muffins remplis aux deux-tiers, saupoudrez d'amandes effilées.

Faites cuire 20 minutes à 180°C/th. 6.

Sortez immédiatement du four, laissez refroidir avant de démouler.

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20 septembre 2010

Tartelettes figue/pistache et pâte sablée à la farine de sarrasin

Tarte_Figue__Amande__Pistache__P_te_bris_e_au_SarrasinLa figue noire, ou figue violette, à la robe finement tigrée, est le saint Graal de septembre, la petite merveille que je verrais bien comme cousine comestible de l'améthyste. En réalité, elle n'est pas un fruit. Non qu'elle appartienne à la catégorie des légumes-fruits comme la tomate ou l'aubergine, mais plutôt qu'elle relève du genre des faux-fruits. Question botanique, la figue est en fait une inflorescence qui n'a pas la capacité de s'auto-féconder. Sorte de petit sac rempli de fleurs microscopiques, la « pré »-figue ne devient véritablement un fruit qu'après sa fécondation par pollinisation externe grâce à des guêpes minuscules.

Les variétés Violette de Solliès et Ronde de Bordeaux sont les figues noires les plus communes en France. Elles se prêtent à la dégustation sur l'arbre ou en tartes, en smoothie ou en compotée avec du magret de canard. Un de mes travaux d'observation en arts plastiques, qui remonte au lycée et ne me rajeunit pas, portait sur l'étude picturale d'une figue. Sur le format raisin s'étalait la grande abstraction colorée pourpre, profonde comme la nuit de la peau de figue. J'avais adoré considérer ce fruit éphémère sous l'angle de la nature morte, qui est toujours affichée chez mes parents. La figue est synonyme de soleil, de sud, et se trouve, entre autres, sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Vue en coupe, la forte densité de ses akènes -ce ne sont ppas des pépins, tout comme sur la fraise- évoque l'organisation similaire de la grenade, tout aussi délicieuse et superbe invitation au voyage.

En outre, la figue regorge de fibres, potassium, calcium, fer, sans oublier les fameux anti-oxydants. Bien sûr, consommée nature, son indice calorique est faible (74 cal./100 g de matière fraîche).

Pour renforcer son éclat, j'aime l'associer à des couleurs complémentaires, comme l'orange ou là, le vert de la pistache : les graines de pistache non salées donnent du craquant et un léger goût d'amande qui répond à la subtile saveur de noisette du sarrasin. Afin de varier les textures des pâtes à tarte et appareils à gâteaux « classiques » = à la farine de blé blanche, j'utilise depuis quelque temps toutes les farines que je trouve. Certaines –kamut, riz/millet- ne m'ont pas encore livré tous leurs secrets. D'autres -maïs, châtaigne- ne me lassent pas du tout. Ainsi, j'ai trouvé très bien de faire une pâte sablée à la farine de sarrasin, riche en manganèse.

Tartelettes figues violettes/farine de sarrasin pour 6 tartelettes

-60 g de sucre roux

-130 g de farine de sarrasin

-65 g de beurre doux bien froid, coupé en dés

-½ c.c. de cannelle en poudre

-1 pincée de sel

-12 figues noires fraîches coupées en quartiers

-une poignée de pistaches non salées mondées

-une pincée de sucre/tartelette.

Préparez la pâte sablée : dans un bol, versez la farine en pluie, le sel, la cannelle. Faites un puits et incorporez le beurre bien froid, malaxez jusqu'à obtenir une pâte homogène. Formez une boule. Laissez-la reposer 30 minutes à t° ambiante.

Abaissez la pâte à 3 ou 4 mm d'épaisseur, découpez six disques à l'emporte-pièce ou applatissez-les au rouleau, disposez 8 quartiers de figues/part, parsemez de sucre et des pistaches.

Enfournez 20 minutes à four chaud th. 7.

Dégustez tiède, c'est bien meilleur, ou froid.

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13 septembre 2010

Lasagnes Légères aux Courgettes (sans béchamel)

LasagnesLegeresAuxCourgettesIl faut se dépêcher pour faire cette recette, parce que bientôt les courgettes laisseront leur place de première du panier de l'été aux champignons et autres cucurbitacées. Il n'empêche que, tout partout, on peut encore se procurer la belle verte pour la cuisiner encore, en soupe, sautée, en tagliatelle, dans un délicieux gâteau au chocolat également (celui-là même qui laisse l'auditoire dans l'embarras, pour finir par crier "j'en veux !!!" à qui mieux-mieux).
Je pourrais vous faire la synthèse du chapitre "Al Dente" : Comment il faut cuire les pâtes alimentaires du charismatique Hervé This*, mais comme je me sers ici de lasagnes pré-cuites, on se passera de  développer cette information. Je vais m'enthousiasmer avec lui devant le "système merveilleux, parce que complexe" qu'est la pâte. Lui  comme homme de science, moi comme modeste gourmande. Des lasagnes on connaît bien la version
alla bolognese (immanquable duo sauce béchamel + sauce tomate, oignons, carottes, boeuf haché) mais j'ai laissé loin, très loin derrière moi, cette obsession que je traînais, adolescente. Je me concentre énormément sur les légumes, particulièrement les légumes verts, assez exclusivement sur la courgette. Elle voit la fin de la saison arriver avec une certaine nostalgie, mais elle veut bien mettre sa tenue de rentrée  et revêtir cet appareil chaud et réconfortant, le multi-couches végétarien en somme.

Repas végétarien, pour 4 personnes mais 6 portions (à vous de jauger en fonction du niveau de gourmandise requis) :

-6 feuilles de lasagne pré-cuites

-1 kg de courgettes vertes

-200 g de ricotta

- 1 oeuf entier + 2 blancs

-les feuilles de 3 brins de persil plat rincées

-3 gousses d'ail pelées et émincées

-50 g de comté râpé

-sel, poivre

-½ c.c. rase de noix de muscade râpée

-huile d'olive vierge extra.

Préparez les courgettes : rincez-les, ôtez le pédoncule, émincez-les et faites-les cuire au cuit-vapeur 15 minutes. Réservez.

Préparez l'appareil : dans un bol, fouettez vivement la ricotta, les oeufs -1 jaune + 3 blancs -, salez, poivrez, ajoutez la ½ c.c. rase de noix de muscade râpée.

Huilez légèrement votre plat à gratin, puis disposez-y la moitié des courgettes, un peu d'ail et de persil, l'appareil. Disposez 3 feuilles de lasagnes, recommencez l'opération 1 fois puis terminez par un peu du mélange à appareil et le fromage râpé.

Faites cuire une demi-heure à four chaud (th. 7 ou 210°C). Arrêtez le four, laissez reposer 10 minutes au four puis servez avec, par exemple, un mesclun aux noix comme accompagnement.

*THIS Hervé, Casseroles & éprouvettes, Belin-Pour la science, 2009, pp. 120-121.

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09 septembre 2010

Ma Meilleure soupe de Potiron

MaMeilleureSoupeDePotiron

Depuis Ratatouille, bijou d'animation, tout cuisinier de 7 à 77 ans connaît le risque de préparer quelque chose d'aussi simple qu'une soupe, ce joyau déclinable à l'infini, concentré de vitamines et de bienfaits. C'est une équation fort simple qui évidemment ne souffre pas le moindre ratage mais endosse paisiblement les essais sans broncher. Avec la soupe, pas de tricherie possible, il faut jouer carte sur table. Trop de sel ou trop de poivre, des légumes trop fibreux ou un mauvais mélange ne pardonne pas.

Le premier potiron de la nouvelle saison est rentré par le panier du marché. Sur le Carreau des Halles, mon stand chouchou signalé par un grand parasol bleu, est celui d'un petit producteur qui travaille ses plates-bandes sans leur infliger de traitements. Une fois ces beaux produits cuisinés, le résultat savoureux et nutritif se fait aussitôt sentir. Si quelques bottes de radis, deux ou trois courgettes ou de dodues aubergines remplissent encore fièrement les caissettes, les légumes qui sentent l'automne occupent le haut de mon panier –dans le vestiaire, les bottes aussi tentent de sortir de leurs boîtes, et pas seulement pour les cueillettes en forêt-- sans doute pour faire écho à la rentrée.

La chair tendre du potiron se prête aux préparations culinaires les plus diverses –gratins, tartes, paillassons, gâteaux ...-- mais mon péché mignon est de goûter ce nectar rutilant en soupe bien chaude, qui n'a pas son pareil pour exalter la saveur muscadée du potiron.

Elle s'accompagne de lardons, de fromage râpé. Ou pour coller à une tendance sans vouloir "faire genre" parce que vraiment c'est très bon, on peut réaliser un velours de balsamique, ce réduit de vinaigre au riche bouquet arômatique, qui n'a pas son pareil pour réveiller une soupe chaude ou même froide. Quelques gouttes parsemées sur chaque portion juste avant de servir apportent une note légèrement acide très agréable.

Pour choisir un potiron, prérérez toujours des petits bien colorés à des plus gros, leur chair sera plus dense et plus savoureuse. Pour couper le potiron, taillez des quartiers dans la chair non pelée, ôtez les pépins puis faites des cubes plus ou moins importants que vous éplucherez avec un couteau bien tranchant. Travaillez toujours en appui sur le plan de travail pour éviter de vous blesser.

Ma meilleure soupe de Potiron (pour 4 personnes) :

-800 g de chair de potiron (préparé comme ci-dessus)

-1 oignon jaune doux type oignon de Mulhouse émincé

-1 c.s. d'huile d'olive

-1/3 c.c. de noix de muscade moulue

-10 feuilles de persil plat rincé

-1 petite pomme de terre (épluchée ou bien lavée) en cubes pour lier

-eau.

Dans une casserole ou une cocotte-minute, faites rissoler les lamelles d'oignon dans l'huile d'olive à couvert pendant 5 minutes.

Incorporez-y la chair du potiron, la pomme de terre, le persil, la pincée de noix de muscade moulue, recouvrez à peine d'eau.

Faites cuire 15 minutes à partir de l'ébullition.

Mixez très finement, salez et poivrez à votre convenance.

Dégustez aussitôt.

Mes autres recettes avec du potiron :

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Posté par orangebalsamique à 15:32 - Soupes - Commentaires [3] - Permalien [#]
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