Soupe glacée carottes-châtaignes
Un après-midi de chien, vous connaissez ? Bon, eh bien c'est à peu près l'ambiance brumeuse dans laquelle je me suis sentie baignée aujourd'hui, tout du moins au niveau météorologique. Ce genre d'ondées intempestives a l'art de générer chez moi une furieuse envie de tirer les rideaux pourvu qu'enfin le soleil réapparaîsse coûte que coûte. Et bien que nous n'ayons pas encore atteint les confins de l'été, j'ai mitonné une entrée froide bien appropriée à cette journée grise qui avait pourtant commencé sous les meilleures hauspices. Grande fan des lectures culinaires en tous genres, je constate que la saisonnalité règne en maîtresse parmi les derniers titres des revues. On nous parle de prunes, nous les brunes, qui n'en sommes pas (des prunes, oui !), des charmes infinis de la douce pomme, et pour finir les hottes de raisin vendangé nous grisent d'avance. Parmi ce camaïeu de brun-violacé, je m'en tiendrai là à un mélange pas mal du tout pour commencer un repas de tous les jours : la carotte et la châtaigne. Une fois réduites en purée, elles ont en commun une consistance, qui se prête à pas mal de fantaisies du goût, un aspect nutritif indéniable, des valeurs papillaires amies, et comme qui se ressemble s'assemble, une folle envie de faire plus ample connaissance. Rehaussée d'un zeste de citron confit, leur rencontre donne un tout très séduisant. Et d'ajouter qu'un certain pot de purée de châtaignes acheté par un gourmand n'attendait qu'une utilisation en bonne et dûe forme. Voilà qui est accompli. Pour quatre personnes :
Soupe glacée carottes-châtaigne
500 g de carottes cuites (à l'eau)
100 g de purée de châtaigne (se trouve en magasins bio et en supermarchés)
2 tranches de citron confit (tranches de citron + sucre glace à couvert sur feu très doux 10 minutes)
1 dl de bouillon de légumes (bio)
1 lichette de crème fraîche
4 feuilles de persil plat lavé + 2 tiges de céleri rave (facultatif : pour servir de paille décorative)
Mixez les carottes avec la purée de châtaigne, le citron confit, incorporez le bouillon de façon à obtenir une consistance onctueuse, qui ne doit cependant pas atteindre l'état liquide d'une soupe. Ajoutez un peu de crème fraîche, selon votre goût. Rectifiez l'assaisonnement en sel, poivrez un peu. Réfrigérez deux heures. Servez bien froid dans des verres, décorez du persil et d'une tige de céleri.
Accompagnez de pain toasté (pain au petit-épeautre ou pain à la graine de courge). Bon appétit !
Bientôt, une nouvelle recette avec de la purée de châtaigne.
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-Douce de potiron
En ce 1er jour de septembre, début des frasques ostréicoles (on consomme des huîtres les mois en -bre) et du chemin de l'école, je me tourne davantage du côté des derniers buissons de fruits rouges pour vous livrer une tartelette largement inspirée de 

Que les inconditionnels du sucré se rassurent : la cup-cake mania n'est pas tombée en désuétude, oh !
L'été, l'été, temps des courgettes et fin des framboises en barquette. Ce midi, la grisaille aidant, j'avais le four qui me démange, mange, mange, et de contrer cette féroce envie de brasero maison par une petite courgette farcie façon végétarienne. J'ai rempli cette jolie tête réduite d'Halloween toute verte et tigrée contient à l'aide de pas mal de mes ingrédients chouchous : oeuf, fromage, céréale (ici, le 
Ca n'a jamais transparu dans mes billets, mais je dois vous faire une confidence : grande est mon addiction pour les
Jamais je ne pensais déguster d'aussi bonnes
Lorsque j'étais étudiante, mes premières "vacances" se soldèrent par des jobs d'été en juillet et en août, ce après quoi, si j'en avais encore le courage, les vendanges tendaient leurs ceps et moi, à défaut de bi-ceps, mes bras devenus fébriles. Point trop n'en faut, ce type de grille estivale finit par vous tuer. L'année d'après, pour profiter de la chaleur juillettiste, j'avais décidé de partir en goguette -c'est du moins ce que, naïve, j'imaginais alors- avec plein d'amis, pour cueillir les
Certaines associations culinaires paraissent déroutantes au premier abord, et un beau jour, pour peu qu'on y ait goûté, un nouveau monde s'ouvre devant soi. Rompue à l'utilisation redondante des légumes, surtout les 'gumes verts, je m'abonne au
Les pic-nics offrent de multiples possibilités de finger-food, de nourritures faciles à manger sans assiettes, ou avec si l'on choisit des salades géantes pour peu que l'on ait des tables ou simplement de grandes nappes à même l'herbe, des barbecues si l'environnement civilisé n'est pas loin. Les rencontres estivales de la blogosphère culinaire approchent, saisissant justement la possibilité informelle du déjeuner sur l'herbe. Chacun y apporte son repas ou bien une réalisation en proportions assez importantes pour pouvoir la partager avec ses pairs, donnant là la formidable occasion de tester des univers gourmands, des conceptions différentes ou proches de cuisiner.
C'est vraiment en juillet que les melons détalent vers nos paniers depuis leurs étals, néanmoins de beaux charentais me tentaient. Ce qui évite une fois de plus la consommation des productions chinoises, qui consituent la majorité des volumes d'exportation des melons. A quelques jours seulement de la pleine saison, j'en ai vu beaucoup, accompagnant framboises et fraises, ces dames rosissaient de bonheur devant cet ami de bon ton. Cucurbitacée annuelle, le melon est originaire d'Afrique, mais le sacré Charlemagne le mentionne déjà au IXème siècle. L'existence médiévale de ce ballon d'or mérite bien quelques desserts ou rafraîchissants goûters estivaux. On achète le plus gnéralement le melon brodé, et plus précisément le melon cantaloup, très sucré et délicat en bouche. Son avantage est de se marier autant avec le sucré que le salé, ainsi les entrées melon-jambon de Parme ne cesse de conquérir les ardoises des bistrots et restaurants une fois l'été venu. Personnellement, je l'aime quelque soit son accomodement, mais j'ai besoin de le réveiller avec un tour de moulin à poivre. J'inflige de plus en plus le même traitement aux fraises. Par conséquent, voici une petite diversion de saison, très facile à réaliser comme toujours, le Melon aux fruits rouges.
Suivant mon envie plus que ma raison, je réalise hier soir un autre Carrot cake que
Les jokers de certains midis apparaîssent comme des alliés bien plus sympathiques qu'on ne peut le croire. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'écris bien certains midis car, depuis notre arrivée à Tours, la situation veut que nous déjeunions ensemble, mon cher et tendre et moi, et cela jusqu'à ce que la configuration astro-professionnalo-cantinesque se modifie. Un seul écrou de déplacé et chacun se retrouvera devant sa
La première fois que j'ai goûté au Carrot Cake ou selon la traduction littérale Gâteau à la Carotte, j'étais jeune, (enfin davantage qu'aujourd'hui), assez novice en cuisine "étrangère" -car on ne se défait pas simplement de tendres années bercées par les tartes aux pommes et autres gâteaux au yahourt toujours réinterprétés. Je vous plante la scène : la base du séjour linguistique peu romanesque passe à l'arrière-plan. L'ambiance : c'était l'heure du five o'clock dans un cottage écossais utilisé comme vitrine bucolique à de belles réalisations d'objets arts and crafts. Travelling avant : dans mon souvenir, on y accède comme Alice au Pays des Merveilles passe la porte magique, découvrant des toits recouverts de mousse verte émeraude et des murs en gros appareil rustique et réconfortant, alors qu'à l'intérieur de cette chaumière saxonne tout n'est que finesse, douceur, et... gourmandise. Plan rapproché : la cristallisation du souvenir aidant, il demeure LE meilleur carrot cake qu'il ne m'aie jamais été donné de savourer, à la fois moëlleux, croquant, épicé, suave et incroyablement compatible avec son comparse, le thé.
Les légumes et les fruits me font toujours de l'oeil, et c'est presque exclusivement à eux que je consacre la plupart des billets de ce blog. Pourtant, il est des ingrédients que je crains de froisser, de maltraiter, de mal interpréter... La fraise est de ceux-là. Il en faut du courage pour cuisiner les fraises, personnellement rien ne me ravit plus que de les croquer directement à leur sortie du panier, comme d'adorables petites friandises ultra-sucrées destinées rien qu'aux enfants. Bref, une pure gourmandise et cela sans une once de sucre ajouté ! Depuis un moment, en fait depuis l'époque où je ne mettais absolument pas en pratique mes rêveries culinaires, j'avais très souvent lu, vu sur des menus et dans les restaurants l'association de la fraise et du basilic.
-200 g de fraises équeutées, lavées
De l’épicerie fine au hard-discounter en passant par la supérette, l’épicerie japonaise, la coopérative bio ou les étals du marché des petits producteurs locaux, la façon dont nous faisons nos courses alimentaires parmi cette offre pléthorique obéit à un état d’esprit et à un comportement bien différents. Il y a tout un monde entre le prêt-à-manger barquetté et saucissonné et les palettes odorantes et chromatiques qui nourrissent les fourneaux les plus créatifs. Si depuis les années 1980 les débats autour de l’assiette tiennent le haut du panier, comment le remplit-on ? Dis-moi comment tu fais tes courses, je te dirai qui tu es, ce dicton populaire s’applique plus que jamais aux consomma(c)teurs que nous sommes. Car derrière chaque mangeur se cache un consommateur, mais hélas il n’est pas toujours évident d’évaluer ce qui prime pour chacun(e) de nous.
Pendant que les