Salade d'aubergines pimentées

Je ne résiste pas à vous présenter encore les bienfaits de l'aubergine, star pourpre adulée par les adeptes du régime méditérranéen une fois qu'on l'a défaite de son mythe –avéré-- de pompe à huile*. Quand j'étais enfant, je croyais que la pompe à huile était l'autre nom de la fougasse. Définition acceptable pour qui a grandi dans les vertes et épaisses forêts* où ne pénètrent guère de paniers de légumes du soleil. Mais la découpe en forme de feuille du fameux pain du sud m'évoque toujours un air de garrigue parfumée au thym, romarin et origan. *Du massif jurassien dont j'ai conservé de ses terres rudes un goût prononcé pour les aliments roboratifs, penchant qui me vaut toujours interrogations et curiosité.
L'aubergine est un légume vieux d'environ 5000 ans, donc connu au moins depuis le milieu du Néolithique moyen. Apparue sur le continent africain, elle a traversé l'Inde, la Chine et le monde Arabe, dans le sillage duquel elle atteint la façade ibérique et tout le continent européen. Elle est une excellente source d'inspiration pour les épicuriens au point que la cuisine turque se targue de l'accomoder de pas moins de mille manières...
Côté linguistique, le terme aubergine fait son apparition en français au milieu du 18e siècle et est repris depuis lors dans de nombreuses autres langues. En Écosse effectivement j'avais dégusté une excellente « ratatouille with toasted aubergines ». Certains préfèrent la débarrasser de sa peau pour la consommer, mais c'est perdre autant de précieux anti-oxydants. Et si sa chair abonde en nutriments (manganèse, cuivre...), elle possède en outre une consistance qui sert de substitut aux produits carnés de l'avis des végétariens.
Comment cuisiner l'aubergine ? Pour éviter l'écueil bien connu*, fut-ce à l'aide d'une excellente huile d'olive, plusieurs possibilités sont offertes, parmi lesquelles : coupée en 4, la faire cuire à la vapeur/la faire dégorger dans du gros sel une petite demi-heure/la huiler légèrement au pinceau, la couvrir de papier aluminium et la dorer au four une bonne demi-heure. Ici, associée à la menthe fraîche, au citron et à une pointe de piment, elle se porte comme un charme.
Pour 4 personnes :
600 g d'aubergines non traitées
1 cc rase de carvi moulu
1 cs rase de sel
un demi citron jaune non traité
2 cs d'huile d'olive
1 grosse poignée de menthe fraîche
piment d'Espélette
Rincez les aubergines, coupez-les en 3 tronçons chacune, puis chaque troçon en 8.
Plongez-les, avec la gousse d'ail en chemise, dans 1 litre d'eau bouillante additionnée de sel et de la moitié du citron jaune. Laissez bouillir 10 minutes.
Égouttez les aubergines au moins 1 heure.
Placez-les dans un plat de service et assaisonnez-les de piment, huile d'olive et menthe fraîche rincée et ciselée. Mélangez délicatement.
Couvrez, laissez tiédir et reposer 12 heures à température ambiante pour que les arômes se développent au maximum.
Vous pouvez aussi mettre le récipient au réfrigérateur 2 heures avant de servir.
Réajustez l'assaisonnement si besoin, servez bien frais, tel quel ou avec du pain grillé.
-----------Dicton ottoman « Rêver de trois aubergines est signe de très grand bonheur »-------

Pour ce
Tout autour de l'église Saint-Aubin à Toulouse chaque dimanche matin s'y déroule un magnifique marché. Comme tous les goûts sont dans la nature, au nord on trouve les étals d'import, au sud tous les producteurs locaux, bio. Vers 11h si vous n'avez pas un kopek en poche, autant vous retourner vers le distributeur de billets le moins proche, car celui de la Poste voit défiler une vingtaine d'imprudents venus sans argent. Car on ne s'aventure pas jusqu'à Saint-Aubin sans caddie à roulettes ou sans sac à dos, sans plusieurs billets de vingt euros. Poulet, pintade, veau et cochon du Lauragais voisins sont tellement inimitables qu'on prend de quoi manger pour la semaine à venir et autant à congeler. Ben oui, la bonne chère est ainsi faite : bien née, bien traitée, bien congelée et bien cuisinée, elle ne vous posera pas de lapin gustatif.
Crue, le vert pâle de son enveloppe n'appète pas vraiment, alors que cuite, son beau vert tendre nous fait de l'oeil. La fève fraîche est là, accompagnée des somptueux petits pois, rivière d'émeraudes dans leur cosse bien renflée qui garantit le meilleur de la saison. Pour réveiller leur suavité toute printanière, un peu candide et irrésistiblement pimpante, l'ail nouveau fait merveille.

Un 






Pour un déjeuner sur le pouce ou un dîner léger, on peut tout miser sur les légumineuses. Dans cette catégorie de super foods, les
La
Plutôt difficile de satisfaire les becs sucrés autour de moi. Entre la
Le
froid, la brume ou le besoin de refaire le plein d'énergies
positives, quelle qu'en soit la raison qui m'y pousse, en ce moment
je suis en mode soupe. Je n'ai pas d'autre façon de m'hydrater que
de boire tisane, thé déthéiné ou infusion d'épices ; pas
d'autre bonheur que de cuire les légumes en soupe, velouté... Même
pour le goûter, ce sont des fruits centrifugés qui remplacent un
yaourt ou un petit gâteau. Quoi que je suis conquise par cette
version de cookies nature initiée par la 
Longtemps,
j'ai fait mes yaourts en ton sein, chère yaourtière SEB sans âge... De forme carrée, rdélicieusement rétro parée de ton rouge vermillon ceinte de blanc, un peu craquelée sur
le couvercle et rafistolée sur le côté, tu commençais à bien marquer le poids des ans. Il a toujours manqué un
couvercle sur un de tes huit pots. Depuis peu, un modèle qui t'es
contemporain t'a remplacée. Une soucoupe culinaire jaune et blanche,
carrossée comme une cylindrée. Clinquante, visiblement jamais usitée, je n'ai pas su lui résister. Dotée de six
pots ventripotents, coiffés de tous leurs couvercles jaune, elle trône
désormais à ta place. Mais tu sauras satisfaire d'autres foyers, à
n'en pas douter.