Des idées de lectures
Salut, salut, depuis quelques jours je délaisse mon bloggy blog, ce n'est pas faute d'y penser, au contraire, mais avec petit bout-chou qui ne va encore pas en garderie, et dont les siestes se réduisent souvent à peau d'chagrin, les moments de tranquillité sont rares. Dès que le bruit des touches du clavier s'enclenche, cela provoque un irrépressible appel chez ce bonhomme. Il s'agite, se dirige droit devant moi, et comme je n'ai pas vraiment de coin bureau pour le moment, mon install' version japonaise lui laisse toutes les possibilités. Il pianote à sa manière : invente des raccourcis-clavier, sait éteindre ou mettre en veille, redémarrer : les modes opérants de mon ordi n'ont plus de secrets pour lui. Vous l'aurez donc compris : actuellement babychou DORT. Depuis quinze minutes, certes, mais... pour combien de temps encore ?
Ce matin, j'ai eu une pause véritable, et j'ai farfouillé avec un bonheur depuis mongtemps inégalé les rayons de la librairie tourangelle "La boîte à lire", particulièrement le rayon culinaire, qui m'a fait découvrir quelques petits ou grands trésors. J'étais mandatée par ma maman pour dégoter des recettes qui feraient merveille avec son dernier achat, un robot-mixer, et comme la bible du moment (mea culpa, je ne me souviens pas du titre) fond comme neige au soleil chaque semaine sur leurs étagères, j'ai trouvé un pis-aller avec Mon Mixeur, un bonheur chez Mango éditions, qui regorge de petites recettes simples et colorées soucieuses de nous faire consommer des produites de saison et des tonnes de légumes. Avant de le lui expédier, j'essaierai quelques agapes, notamment la Purée carottes-patates douces en parmentier de boudin. Ma folie ravageuse de dévorer tant les bouquins que les mets comestibles m'a encouragé à acquérir, enfin, celui des ouvrages qui me faisait tant envie et me rappelle délicieusement mes voyages en Italie : La Cuillère d'Argent. Une encyclopédie de taille qui remplit bien l'étagère dévolue aux livres de recettes dans ma cuisine, et les noms des aliments et des plats donnés en français et en italien, nous transportent ailleurs. Les plats authentiquement italiens sont tous détaillés par le menu, risotto et autre osso bucco, panna cotta et tiramisu, bref de quoi se mettre l'eau et le chianti à la bouche. Autre temps, autre continent, l'Asie m'a séduite avec ses films d'animation, et tout ce que le Japon compte de Kawai !* me plaît beaucoup, en revanche mes connaissances culinaires au pays des sushi et autres sashimi laissent un peu à désirer, ainsi j'espère que Agar-Agar. Secret minceur des Japonaises, issu du blog culinaire de Claire Chapoutot, comblera mes lacunes. A n'en pas douter, je vais devenir une véritable agar-maniaque.
(*mignon)
Très tentée tout au long de l'année par les étals de fruits et légumes, j'ai parfois une tendance à acheter en des quantités qu'on peut dire astronomiques. Alors pour éviter de transformer tous mes restes en compote ou confiture, des solutions s'imposent.
Pour 8 verrines :




La bruine océanique tombe encore sur la Touraine, et ces jours-là le Jardin de la France perd quelques-unes de ses lettres de noblesse. Mais, chut, pas un mot de cela aux Tourangeaux ! Heureusement leur production maraîchère n'est jamais en reste, et c'est pour le plus grand bonheur des gourmands. Pour la rémoulade de céleri, il faudra repasser, car le céleri en soupette, c'est très bon aussi, et sans sauce mayonnaise, ce n'est vraiment pas mal non plus ! Pour constituer une promenade apéritive ou une petite entrée hivernale, à déguster indifféremment chaude ou froide, préparez pour 2 personnes ce Petit réduit de céleri.
Avant de réaliser le confit de poivrons, il faut peler ces derniers. Cette opération peut paraître fastidieuse : l'exercice est très académique. Il consiste à placer les poivrons juste sous le grill du four durant 40 minutes (th. 5), et de les retourner tous les quarts d'heure. Après quoi, passez-les sous l'eau froide, vous devez retirer la peau aisément. L'on peut aussi les enfermer dans un sachet plastique pour qu'ils refroidissent et les peler alors.


Devant un "tuyau" de boudin noir, mon sang lui aussi, ne fait qu'un tour : je craque ! Trop tentant, ce petit met riche en fer, hyper facile à préparer et quand même, selon les qualités culinaires de votre charcutier, de passable, cela arrive à extra bon (c'est très fréquent) ! Pendant l'hiver, je trouve qu'un accompagnement de pommes de terre et de pommes est très adéquat.

Aujourd'hui samedi, j'ai commis une première infidélité à mon marché dominical de la Place Rabelais, car mon loulou, du haut de ses huit mois, a tellement apprécié la compote de pommes cette semaine que je me suis mise instamment en quête de pommes de Touraine ce matin.
Autant d'arguments ne laissent pas la cuisinière sans ressources, et il n'en faut pas davantage pour me laisser vous conter ma recette.

Quand l'hiver est là, nous glaçant les os, on est souvent réconfortés par des entrées bien fumantes, qui nous réchauffent : une traditionnelle soupe, un consommé, ou encore un soufflé. Mais c'est pour moi compter sans les entrées plus convenues en été, j'ai nommé les salades. Et j'apprécie particulièrememt les légumes râpés qui apportent beaucoup de vitamines en cette froide saison. Certains légumes peu connus sous cet usage se révèlent étonamment goûteux et très commodes à préparer. Par exemple, le navet blanc et violet, qui occupe les étals d'octobre à avril. Si les Japonais sont parmi les rares terriens à le consommer cru, additionné de vinaigre, je mets un point d'honneur à sa dégustation crue qui révèle tout un pan inconnu de sa saveur : délicat, rafraîchissant, il se confondrait avec le radis noir s'il n'était beaucoup moins fort et aigre. Il s'agit d'une petite douceur, véritable trésor pour la ligne et le transit de surcroît.
Petites, ma soeur et moi n'avons pas connu la purée de pois cassés car notre maman a préféré oublier ce qui ne rimait pour elle qu'avec insupportable ragoût de cantine, et autre nourriture de pensionnat bien peu familière. Elle continue à enfouir ce calamiteux souvenir gustatif, mais après plusieurs tentatives probantes et mises au point concluantes, je suis désormais plus que jamais décidée à lui offrir une bonne surprise gustative lorsque je la verrai dans mon Pays de Cocagne (la Touraine, plus Rabelaisienne que jamais), où elle doit me visiter dans une dizaine de jours. J'avoue que cette légumineuse fait dorénavant parite de mes dadas culinaires, car son apport nutritif n'a d'égal que sa grande facilité de préparation et d'accomodement. Aussi, à l'instar des pois chiches, lentilles et autres haricots lingots, le pois cassé n'a de cesse de me fasciner. Et puis, comme je préfère enterrer mes démons, je me dois de lui faire aujourd'hui une place de choix dans ma cuisine.
Pêle-mêle, on y trouve des ouvrages culinaires pour les enfants, les grands classiques de la bonne chère en compagnie d'Apicius, le désormais fameux Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott, des ouvrages de fond sur le bien-manger aujourd'hui et ce qu'on trouve réellement dans nos assiettes. On l'a compris, le credo de la place est la recherche du bien manger, ou comment se nourrir sainement sans oublier de réfléchir au côté esthétique. Personnellement et au vu de mes besoins actuels, j'ai glané Tout vapeur, publié aux éditions Marabout en 2006 ; et comme je dois concocter midi et soir des p'tits plats pour mon amoureux et moi, Cuisiner pour deux, chez Marabout également en 2006. Me serais-je laissée ensorceler ? L'acceuil réservé par Andrea est décontracté, une bonne odeur de café vous réveille les sens, bref, un mini-espace ultra-riche en sensations. C'est quand la prochaine virée ? 

Huilez une sauteuse et faites-les revenir 10 minutes en les retournant régulièrement.