La cuisine selon mon envie !

Des recettes de cuisine basées sur les produits de saison et les épices. L'histoire des aliments et leurs bienfaits nutritionnels sont largement abordés.

16 octobre 2012

Caviar d'aubergines blanches au cumin

[Ce billet traîne sur les messages à poster depuis début septembre, et malgré la raréfaction des aubergines sur les marchés, je ne résiste pas à publier cette bonne idée veggie à tartiner ou tout bonnement à déguster à la petite cuiller... So sweet, so delicious, and so flavoured.]

Je parie que les aubergines sont les tomates de 2013 : que j'ai été lasse de me démener entre les gouttes de sueur et d'huile d'olive au-dessus du billot pour cuisiner la belle légume violette de mille et une manières ! Heureusement, cultiver la variété des espèces est enfin au goût des autres du jour !

DSCN5868

{Caviar d'aubergines blanches au cumin}

L'aubergine blanche, voisine en tous points de sa congénère violette, la mafflue, l'hégémonique chez nous Européens, devrait prochainement tenir le haut du panier. Particulièrement à la fin août lorsque, repue de ratatouille, d'aubergines marinées et de tiramisu sucré à l'aubergine, une belle récolte d'aubergines blanches du Lot-et-Garonne s'invitait régulièrement dans mon cabas. Comme pour les autres aubergines, il est préférable de les choisir de petite taille. Leur chair n'en sera que plus consistante et plus savoureuse. Ses atouts ? La blanche se pèle facilement, sa chair cuit rapidement et tient également mieux à la cuisson. Côté palais, elle développe des arômes plus doux, plus fins. Cette variété est très utilisée dans les pays méditerranéens. Je la considère comme un super légume et cette tartinade est une vraie réussite !

Pourquoi dit-on du caviar d'aubergines ? Alors que le caviar animal est de l'oeuf d'esturgeon, les préparations à base de légumes broyés/mixés et assaisonnés pour tartiner ou tremper sont baptisés "caviar du pauvre". Tel est le cas de l'aubergine au Moyen-Orient.

Caviar d'aubergines blanches au cumin Pour un apéritif, environ 6-8 convives=> à faire la veille.

3 petites aubergines blanches
2 c.s. d'huile d'olive ou + si nécessaire
10 feuilles de menthe
1 c.c. de cumin
1 c.c. de carvi
gros sel + sel gris fin
poivre blanc du moulin
piment d'Espélette
1 c.s. de vinaigre balsamique blanc ou vinaigre de noix ou vinaigre de vin vieux.

Peler et tailler les aubergines en cubes grossiers.
Les cuire à l'eau bouillante salée et laisser égoutter au moins une heure, de préférence la veille, tranquillement, et les laisser au frais.
Le jour-même, passer au mixeur les aubergines, l'huile d'olive, le vinaigre, la menthe, carvi, cumin, poivre. Détendre avec de l'huile d'olive si besoin. Ajuster en sel et piment d'Espélette selon les goûts. Conserver au frais avant de servir avec des crackers, du pain pita etc...     

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28 août 2012

Raïta au fruit de la passion

Parmi les fiches-recettes et les astuces qui parsèment le réfrigérateur -et s'envolent au moindre de coup de vent d'Autan-, le «raïta» vient de sortir de son silence caniculaire. Je l'ai réalisé pour un apéro-dînatoire à la maison qui ne devait pas me demander trop de temps de préparation, éviter d'utiliser le four, et apporter une touche appréciable de fraîcheur à une journée particulièrement chaude. Comme le raïta convient traditionnellement pour calmer le feu des plats indiens bien épicés, je me suis dit qu'un tel accompagnement serait idéal un soir où...

-les quelques 34°C de la journée flirtent encore avec la chaleur emmagasinée par les pierres et le bitume

-les boissons sont fraîches mais alcoolisées

-et les appétits petits mais les palais bien aiguisés.

Originaire du Pakistan (Nord de l'Inde), le raïta a pour base le yahourt (indifféremment brebis, chèvre ou vache), que l'on assaisonne toujours d'un peu de piment vert. Puis on brode très librement en fonction de ce dont on dispose d'herbes aromatiques, d'épices, de légumes ou de fruits crus ou cuits mais émincés... Ainsi que l'explique Beena, ce n'est pas une sauce au yahourt mais une salade de yahourt, absolument géniale avec des plats très épicés mais aussi des naans, des viandes ou des poissons grillés, bref, mille et une choses en vérité.

Par goût et parce que sa texture s'y prête à merveille, j'utilise toujours du yahourt à la grecque au lait de brebis pour le raïta. Comme dit mon crémier, "... au lait de brebis, bé éh c'est le vrai". J'aime servir ce raïta aux fruits de la passion comme dip avec, pour tremper : du pain azyme pour le croquant ou des chapati, et des tranches d'aubergines grillées chaudes. Les graines de fruit de la passion se prêtent super bien à ce jeu de sauce fraîche, plus convaincants avec leur pointe d'acidité que la grenade à peine trop aigrelette dans cette préparation.

Ra_ta_fruit_de_la_passion

 

 

Raïta au fruit de la passion
    -300 g de yahourt de brebis (ou vache ou chèvre) à la grecque
   -1 fruit de la passion
   -un soupçon de sel
   -les feuilles de 8 brins de coriandre fraîche rincées, émincées
   -1 cs d'huile d'olive vierge extra
   -1/2 oignon frais émincé finement (à défaut, un peu d'oignon rouge)
   -2 cm de piment vert doux émincé
   -1 cs rase de graines de carvi écrasées au mortier
   -1/2 cc rase de graines de moutarde écrasées au mortier
   -1 cs de sauce à base de piment d'espélette (facultatif).


  

Dans un bol, verser le yahourt, ajouter les autres ingrédients. Mélanger délicatement.
   Couvrir et conserver au réfrigérateur au moins une heure, si besoin, rectifier l'assaisonnement avant de servir.

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22 juin 2012

Petits cakes courgettes, chèvre et menthe

DSCN5646 C'est l'été... Le soleil brille avec une insolence jubilatoire -qu'on aurait voulue plus précoce tout de même- et c'est toujours valable d'employer des légumes à toutes les sauces. Cela fait tellement longtemps que j'ai déserté les pages de ce blog que je n'ai pas d'excuse à fournir ni de prétexte à chercher, c'est ainsi tout simplement. J'ai failli glisser sur la pente du dégoût pendant un temps, heureusement la nature est bien faite et malgré une période de trois mois passée loin de tout désir gustatif et des fourneaux, je reviens ici avec beaucoup d'envie, de nouvelles associations, et de gourmandise estivale (oui, celle qui vous écrit attend un enfant). Ici, je parlerai bientôt d'abricot, de curcuma, de lavande, de fruits très colorés et de yaourt de chèvre. Toujours pour évoquer des recettes faciles, pas prétentieuses mais proches du marché et d'un budget affûté.

En l'occurence, les courgettes râpées et mêlées à l'appareil de ces petits cakes sont tellement contentes de sauter du bac à légumes, où, clairement, elles attendaient inlassablement le prochain tian ou le velouté glacé. Avec cette recette, elles honorent les nappes de pique-nique et végétalisent les barbecue-parties. En guise de mise en bouche, pour réveiller les papilles et exalter les appétits, je suggère quelques livres qui donnent l'eau à la bouche et remettent en perspective les rapports intimes entre mets et mots, gourmets et passionné(e)s d'écriture et de lecture. Tout d'abord, le lexicographe Alain Rey, qui, dans Les mots de saison égrène avec un bonheur tout poétique ses connaissances érudites et gourmandes. Mention particulière aux articles consacrés à loukoum et goûter. On ne ferait plus que ça ! Ensuite, j'étais déjà complètement accro aux titres parus dans Dix de façons de cuisiner... des éditions de l'épure, voilà que je dévore leur collection Mise en appétit. Les chroniques authentiques de Sonia Ezgulian avant et pendant l'aventure de son premier restaurant pètent le feu et sont néanmoins pleines de finesse. Ça se passe dans seulement 6m² de cuisine. Puis, si la librairie est loin, il y a toujours l'option classique et nordique du Festin de Babette.

Pour celles et ceux qui ont goûté, voici la recette tant demandée des Petits cakes courgettes, chèvre et menthe.

Environ 20 à 24 unités : ~400 g de courgettes râpées avec la grille la plus fine - 100 g de farine de blé - 50 g de farine de riz ou de maïs - 50 g de maïzena - 1 sachet de levure = 11 g - 8 cl d'huile d'olive - 10 cl de lait végétal (noisette, épeautre, soja, riz) - 3 oeufs - 150 g de tomme de chèvre râpée - 1 poignée de menthe fraîche ciselée (~20 feuilles) - 1 c. à s. de moutarde - poivre. Facultatif : pignons de pin, brisures de cerneaux de noix.

Préchauffez à 200°C. Dans une jatte, mélangez les farines et la levure, ajoutez les oeufs, l'huile, le lait, la moutarde. Mélangez bien, sans précaution particulière. Incorporez enfin la tomme, les courgettes râpées, la menthe et poivrez. Ne salez pas trop si vous avez mis de la moutarde. Répartissez la préparation dans des petits moules (à muffins ou autre), laissez cuire une bonne vingtaine de minutes en commençant à 200°C pendant 5 minutes pour redescendre à 180°C le quart d'heure restant. Laissez refroidir, démoulez et servez ces petits cakes moelleux en apéritif, tièdes ou froids.

L'utilisation des différentes farines n'est pas obligatoire. Celle de riz apportera un croustillant léger et la farine de maïs donnera une jolie couleur jaune.

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06 avril 2012

Sauce verte à l'avocat

Sauce_verte___l_avocatL'avocat est un peu le meilleur copain végétal des gourmandes. Riche en "bon gras", savoureux et facile à déguster à la petite cuillère, il prend la forme qui nous arrange : tantôt fruit pour la botanique, tantôt légume pour la cuisine. Côté arrangements sucrés, cela vaut surtout hors de nos latitudes car en Amérique Latine, l'avocat, beau fruit bien parfumé, se prête particulièrement aux desserts. Vous pouvez à ce propos essayer cette recette simple mais surprenante d'Alain Passard : l' avocat au chocolat, dans laquelle l'avocat est cuit. C'est à ma connaissance une des rares utilisations de l'avocat cuit.

Sans chercher bien loin, l'avocat est aussi une mine d'or dans une salade de fruits (j'y reviendrai dans quelques semaines) où on fait intervenir de la menthe ou de la menthe poivrée et quelques gouttes de jus de citron afin d'éviter qu'il noircisse. Pour les affinités salées, il fait merveille dans les 'dips' et autres tartinades, grâce à sa texture onctueuse qui assouplit, lie et apporte du velouté à n'importe quelle préparation. Par exemple, pour Pâques j'envisage assez bien de refaire cette entrée fraîche et dans le ton, cette entrée primesautière. En cas de panne pour l'assaisonnement des asperges, pour apporter une sauce à une assiette de crudités, ou avec un poisson poché servi froid, je fais cette sauce toute simple et réconfortante. En fait, elle va avec tout !

Sauce verte à l'avocat

-1 avocat bien mûr (si vous choisissez un avocat exotique, doublez les dosages de tous les autres ingrédients)

-1 oeuf cuit dur

-sel gris

-poivre noir du moulin

-huile d'olive ou d'avocat

-2 brins de coriandre fraîche rincée et ciselée

-1 cc de jus de citron

-1 robot mixer.

Couper l'avocat en 2 dans le sens de la longueur et prélever sa chair.

La mettre dans le bol du robot avec l'oeuf écalé, le jus de citron, la coriandre, un peu d'huile.

Mixer progressivement, jusqu'à obtenir une pâte grumeleuse et souple mais pas trop lisse.

Transvaser la sauce obtenue dans un récipient, puis goûter pour rectifier l'assaisonnement.

Conserver cette sauce 2 jours maximum dans un récipient hermétique et au réfrigérateur.

 

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27 janvier 2012

Gâteau pêches/amandes

G_teau_gluten_lactose_free

Couverture de Libération n°9551 jeudi 26 janvier 2012, ill. Dave Cooper (détail).

Pour mercredi après-midi, j'ai fait ce gâteau au yahourt de brebis. Il est sans lactose ni gluten. Récemment, on m'a détecté une intolérance à l'un et à l'autre : vous trouverez donc ici de plus en plus de recettes adaptées à ce type d'éviction alimentaire. J'ai utilisé la farine de riz et la fécule de pomme de terre à parts égales, les autres farines sans gluten conviennent évidemment. Les fécules de maïs et de riz aussi ! Pour parfumer ce gâteau tout simple, j'ai fait rôtir des pêches (surgelées) dans du sucre brun. La farine de riz apporte un côté friable et un goût particulier que nous aimons beaucoup.

Gâteau pêches/amande, sans gluten ni lactose

150 g de yahourt de chèvre, brebis, soja...

2 oeufs

10 g de poudre à lever

2 pots de sucre brun, rapadura ou autre

1 pot de farine de riz

1 pot de fécule de pomme de terre

1 cs de purée d'amandes blanches

1/2 pot d'huile d'olive

+ 1 pêche émincée et rôtie

1 bonne pincée de poivre long râpé

Dans un saladier, versez tous les ingrédients secs.

Ajoutez-y les autres en fouettant bien de façon à obtenir une texture homogène mais pas hyper lisse.

Graissez un moule à cake avec de l'huile d'olive, versez-y l'appareil et faites cuire 10 minutes à th. 8 220°C puis 20 minutes à th. 7 180°C. Laissez refroidir 1 bonne heure et dégustez.

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22 juillet 2011

Salade d'aubergines pimentées

Salade_aubergines_piment

Je ne résiste pas à vous présenter encore les bienfaits de l'aubergine, star pourpre adulée par les adeptes du régime méditérranéen une fois qu'on l'a défaite de son mythe –avéré-- de pompe à huile*. Quand j'étais enfant, je croyais que la pompe à huile était l'autre nom de la fougasse. Définition acceptable pour qui a grandi dans les vertes et épaisses forêts* où ne pénètrent guère de paniers de légumes du soleil. Mais la découpe en forme de feuille du fameux pain du sud m'évoque toujours un air de garrigue parfumée au thym, romarin et origan. *Du massif jurassien dont j'ai conservé de ses terres rudes un goût prononcé pour les aliments roboratifs, penchant qui me vaut toujours interrogations et curiosité.

L'aubergine est un légume vieux d'environ 5000 ans, donc connu au moins depuis le milieu du Néolithique moyen. Apparue sur le continent africain, elle a traversé l'Inde, la Chine et le monde Arabe, dans le sillage duquel elle atteint la façade ibérique et tout le continent européen. Elle est une excellente source d'inspiration pour les épicuriens au point que la cuisine turque se targue de l'accomoder de pas moins de mille manières...

Côté linguistique, le terme aubergine fait son apparition en français au milieu du 18e siècle et est repris depuis lors dans de nombreuses autres langues. En Écosse effectivement j'avais dégusté une excellente « ratatouille with toasted aubergines ». Certains préfèrent la débarrasser de sa peau pour la consommer, mais c'est perdre autant de précieux anti-oxydants. Et si sa chair abonde en nutriments (manganèse, cuivre...), elle possède en outre une consistance qui sert de substitut aux produits carnés de l'avis des végétariens.

Comment cuisiner l'aubergine ? Pour éviter l'écueil bien connu*, fut-ce à l'aide d'une excellente huile d'olive, plusieurs possibilités sont offertes, parmi lesquelles : coupée en 4, la faire cuire à la vapeur/la faire dégorger dans du gros sel une petite demi-heure/la huiler légèrement au pinceau, la couvrir de papier aluminium et la dorer au four une bonne demi-heure. Ici, associée à la menthe fraîche, au citron et à une pointe de piment, elle se porte comme un charme.

Pour 4 personnes :

600 g d'aubergines non traitées

1 cc rase de carvi moulu

1 cs rase de sel

un demi citron jaune non traité

2 cs d'huile d'olive

1 grosse poignée de menthe fraîche

piment d'Espélette

Rincez les aubergines, coupez-les en 3 tronçons chacune, puis chaque troçon en 8. 

Plongez-les, avec la gousse d'ail en chemise, dans 1 litre d'eau bouillante additionnée de sel et de la moitié du citron jaune. Laissez bouillir 10 minutes.

Égouttez les aubergines au moins 1 heure.

Placez-les dans un plat de service et assaisonnez-les de piment, huile d'olive et menthe fraîche rincée et ciselée. Mélangez délicatement.

Couvrez, laissez tiédir et reposer 12 heures à température ambiante pour que les arômes se développent au maximum.

Vous pouvez aussi mettre le récipient au réfrigérateur 2 heures avant de servir.

Réajustez l'assaisonnement si besoin, servez bien frais, tel quel ou avec du pain grillé.

-----------Dicton ottoman « Rêver de trois aubergines est signe de très grand bonheur »-------

 

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01 juillet 2011

Galette aux herbes

Galette_avoine__semoule__menthe__basilic

En plein été, les sorbets et les crèmes glacées remportent le dessus du panier, escortées des tartes aux fruits –figues mûres, abricots au bal des débutants, cerises en pots-- mais de quoi se compose le plat principal ?

Salades composées, gratins de légumes, club-sandwiches à l'occasion. Alors pou sortir des sentiers rebattus, et afin d'intégrer la semoule de blé autrement que par le taboulé, voici une solution simplissime, que même les enfants aiment—c'est important de le souligner, leur avis est quand même rien moins qu'une garantie costaude.

Quelques herbes arômatiques du jardin, jeunes pousses et olégineux pêle-mêle, apportent de l'esprit à ces « blinis » végétariens.

Pour 4 galettes aux herbes:

2 oeufs - 90 g de flocons d'avoine - 40 g de semoule à grain moyen (pour le taboulé par exemple) - fleur de sel - 1 oignon nouveau, tige et tête émincées très finement - 1 petite échalote émincée - 1 cc de graines de nigelle - ½ cc de graines de moutarde - ½ cc de poudre de curcuma - poivre noir moulu - 1 poignée de menthe et de basilic frais, rincés et émincés - huile d'olive - eau.

Dans une jatte, battez vivement les oeufs. Ajoutez 4 cs d'huile d'olive, 200 ml d'eau, versez la semoule et les flocons d'avoine, battez encore. Incorporez ensuite les autres ingrédients. Mélangez bien à la fourchette. Laissez reposer ½ heure. Dans une petite poêle huilée, faites des galettes à dorer 4-5 minutes sur chaque face à feu modéré. Servez-les aussitôt bien chaudes. Selon la taille que vous leur donnez, ces galettes sont très bien en entrée avec une salade de jeunes pousses et quelques crudités (légume, fruit).

On peut aussi très bien imaginer les servir en plat complet, à ce moment-là réalisez des portions en conséquence et garnissez la salade d'oléagineux, de fruits secs émincés. Des petites portions de dips pour tremper ces galettes feront aussi merveille : houmous, purée d'avocat citronnée, brousse+ail+ciboulette.

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10 juin 2011

Poulet en Römertopf

Poulet_R_mertopf  Tout autour de l'église Saint-Aubin à Toulouse chaque dimanche matin s'y déroule un magnifique marché. Comme tous les goûts sont dans la nature, au nord on trouve les étals d'import, au sud tous les producteurs locaux, bio. Vers 11h si vous n'avez pas un kopek en poche, autant vous retourner vers le distributeur de billets le moins proche, car celui de la Poste voit défiler une vingtaine d'imprudents venus sans argent. Car on ne s'aventure pas jusqu'à Saint-Aubin sans caddie à roulettes ou sans sac à dos, sans plusieurs billets de vingt euros. Poulet, pintade, veau et cochon du Lauragais voisins sont tellement inimitables qu'on prend de quoi manger pour la semaine à venir et autant à congeler. Ben oui, la bonne chère est ainsi faite : bien née, bien traitée, bien congelée et bien cuisinée, elle ne vous posera pas de lapin gustatif.

Tout commence le long du Canal du midi, où joggeurs et gourmands se côtoient, tout à leur affaire et concentrés sur un seul but : les bienfaits sur la santé. Entre un footing bien senti le dimanche matin et un marché hardiment arpenté, mon choix est désormais fait.

Aux vacances de Pâques c'était une pintade qui, contre toute donnée traditionnellement établie, nous avait épatée. Là, j'ai un beau poulet fermier bio qui mijote au Römertopf. Le thym du balcon, l'ail rose de Lautrec, quelques grains de sel, de lamelles d'oignon doux et un filet d'huile d'olive accompagnent la volaille. Miss aubergine l'attend sur la plaque, découpée, légèrement huilée et assaisonnée au cumin et citron.

J'y trouve : tous les produits de bouche, des fleurs coupées, des herbes arômatiques, des épices, des bijoux et des chapeaux artisanaux.

1 beau poulet fermier bio de votre région entier

2 têtes d'ail en chemise

1 oignon doux épluché & émincé

1 poignée de thym frais

3 cs d'huile d'olive

gros sel.

Avant la cuisson, laisser de l'eau un quart d'heure dans le Römertopf.

Vider cette eau, placer la volaille dedans, disposer tout autour les arômates, thym, ail, oignon, gros sel et quelques gouttes d'huile d'olive.

Verser ensuite un petit verre d'eau et refermer.

Faire cuire une heure et demi à deux heures à four bien chaud th. 7/180°C.

Le poulet ainsi cuit se déguste chaud, tiède, froid avec une belle mayonnaise maison, des tartines de tapenade...

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27 mai 2011

Tarte de Printemps

F_ve_AilCrue, le vert pâle de son enveloppe n'appète pas vraiment, alors que cuite, son beau vert tendre nous fait de l'oeil. La fève fraîche est là, accompagnée des somptueux petits pois, rivière d'émeraudes dans leur cosse bien renflée qui garantit le meilleur de la saison. Pour réveiller leur suavité toute printanière, un peu candide et irrésistiblement pimpante, l'ail nouveau fait merveille.

Dans cette tarte éponyme, je fais une ode au printemps.

Purée de fèves à l'ail et au basilic, appareil mousseux et léger aux petits pois, le tout sur une pâte brisée relevée au parmesan. Un petit bonheur pour le déjeuner, le dîner, et en pique-nique.

 

Pour 6 parts.

Pâte brisée :

110 g de beurre doux froid

150 g de farine de blé blanche

50 g de farine de maïs

1 petit oeuf

1 cs d'eau froide

15 g de parmesan râpé

1 pincée de sel

Mettre dans le mixer les farines, le sel, le beurre coupé en dés, et le parmesan, donner une impulsion. Ajouter l'oeuf et mixer encore pour obtenir une boule de pâte qui se détache bien des parois. Filmer et laisser reposer une heure à température ambiante.

Pesto aux fèves (première couche) :

200 g de fèves fraîches écossées

2 gousses d'ail nouveau épluché

gros sel

huile d'olive

1 poignée de basilic rincé.

Faire cuire à l'eau bouillante salée les fèves et les gousses d'ail.

Refroidir à l'eau courante, ôter l'enveloppe des fèves.

Mixer longuement les fèves, l'ail et les feuilles de basilic avec 4 cs d'huile d'olive de façon à obtenir une purée bien lisse. Allonger avec un peu d'eau ou d'huile si besoin. Réserver.

Appareil (seconde couche) :

150 g de petits pois frais écossés

200 g de faisselle égouttée (environ 2 heures)

1 c.s. bombée de moutarde

1 jaune d'oeuf

1 blanc d'oeuf monté en neige très ferme

poivre, sel

quelques lamelles de mimolette

graines de sésame noir (facultatif).

Faire cuire les petits pois 10 minutes à l'eau bouillante salée. Les passer sous l'eau froide. Réserver.

Dans un saladier, verser la faisselle, la moutarde, le jaune d'oeuf, saler, poivrer, incorporer les graines de sésame noir (facultatif), les petits pois et mélanger bien. Ajouter le blanc d'oeuf en neige et mélanger délicatement.

Tarte_de_Printemps

Procéder à la confection de la tarte : faire une abaisse d'environ ½ cm, verser dessus le pesto de fèves en lissant bien. Poser délicatement l'appareil faisselle/petits pois. Déposer quelques lamelles de fromage.

Cuire 30 à 40 minutes à th. 7/180°C.

Déguster immédiatement avec une belle salade aux herbes.

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18 mars 2011

Tartine légère mozzarella/oignon rouge

JaponConnexion Comme dans l'album de l'ourson voyageur Mouk, les japonais auraient voulu fêter paisiblement Hanami. Se délecter de wagashi zoomorphes à l'ombre des cerisiers en fleurs. Moi qui me suis imprégnée de l'esprit japonais au travers d'un crible culturel, je suis ébranlée par le chaos qui règne sur l'archipel depuis sept jours. Je me remémore volontiers Bonjour (Y. Ozu, 1959), fantaisiste chronique familiale sur la télé –en avoir ou pas-- et du discours muet de deux garçonnets entamant une grève de la parole. Hier encore, je rêvassais dans mon quartier devant les estampes d'Andô Hiroshige ou Hokusaï, conservées comme des bijoux, à l'horizontale dans de sobres tiroirs-vitrines que le visiteur consulte à sa guise. À la moitié du XIXè siècle, ces ukiyo-e inondent l'Europe et leurs aplats de couleurs ont à jamais influencer le travail de l'avant-garde 'arty' européenne. Mallarmé, Gauguin, Van Gogh ou Valloton les ont assimilées sans ciller, renouvelant leur vocabulaire plastique et poétique. Littéralement images du monde flottant, ont-elles fixé d'imperturbables vues, telles celles du Mont Fuji, pour que le souvenir esthétique du paysage soit mieux gravé ?

Plus éphémère mais pas moins majeur, l'art culinaire japonais résonne comme un mélange de délicate composition dans sa construction, ses saveurs, ses couleurs, et ses textures. L'alchimie opère entre la subtile Fumiko Kono et l'huile d'olive, aussi son livre de recettes saines, citadines et diablement actuelles est très très inspirant. Un morceau de ses ingrédients favoris se détache au fil de ses explications, et l'oignon rouge comme le citron figurent en très bonne place.

J'en ai toujours sous la main depuis quelque temps, et en impro une tartine à accompagner d'une salade de jeunes pousses d'épinards.

Pour 4 personnes

200 g de mozzarella en rondelles

4 tranches de pain de campagne type Poilâne

quelques lamelles d'oignon rouge émincées

quelques brins de ciboulette ou feuilles de basilic

piment d'Espélette ou poivre noir du moulin

fleur de sel

1 filet d'huile d'olive vierge extra.

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Faites préchauffer votre four.

Préparez les tartines comme suit : badigeonnez les tranches de pain d'huile d'olive, disposez dessus la mozzarella, l'oignon rouge, le sel, le piment et les herbes.

Positionnez le four sur grill fort et laissez dorer bien fort 5 à 10 minutes.

Servez bien chaud accompagné d'une salade de jeunes pousses (épianrd, roquette) et d'une vinaigrette huile d'olive, vinaigre balsamique et jus d'orange (la même proportion de chaque). 

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