La cuisine selon mon envie !

Des recettes de cuisine basées sur les produits de saison et les épices. L'histoire des aliments et leurs bienfaits nutritionnels sont largement abordés.

04 septembre 2012

Cake Indien aux épices, pistache et orange confite

J'ai déjà parlé ici du Cake sucré à l'indienne qui additionne les atouts du Carrot Cake anglais et du Cake Indien aux épices. Le Cake sucré à l'indienne comporte juste de la cannelle. Là, tous ceux qui apprécient les saveurs doucement épicées de certaines cuisines indiennes, ou un très joli mariage d"épices et de fruits secs seront comblés d'aise par le Cake Indien.

Je l'aime beaucoup en version goûter, bien sûr, mais aussi en version petit-déj' : cake indien + miel + yahourt basque au lait de brebis ou caillé de brebis + thé noir. Basé sur un cake sucré truffé de pistaches, oranges confites et raisins secs trempés dans du thé, il s'enrichit d'un mélange d'épices. Beena y inclut son mélange Byriani Masala Olivier Roellinger by Beena.  La composition du biryani masala m'a quelque peu échappée -même si j'ai trouvé cette équation : graines de cumin - coriandre - cardamome - poivre noir - cannelle - girofle - macis moulu - noix de muscade. Du coup, j'ai préféré composer directement un petit mélange assez poivré qui soulève justement des notes intéressantes dans un cake sucré. À proportions égales, j'y ai mis : du cumin en poudre, de la coriandre moulue, du poivre noir du moulin, de la cannelle et de la noix de muscade*. Puis j'en ai prélevé 2 c. à c.

Cake_Indien__pic_

Cake indien aux épices, pistache et orange confite - recette librement adaptée de celle-ci.

-2 c.c. de mélange d'épices* (ou tout prêt type Byriani Masala)

-60 g de pistaches non salées, épluchées + 30 g d'amandes entières grossièrement concassées

-100 g d'écorces d'oranges confites taillées en dés

-100 g de raisins secs gros blonds

-1 bol de thé noir fort et chaud

-125 g de beurre doux mou

-120 g de sucre roux

-2 oeufs

-125 g de yahourt de brebis ou de chèvre

-3 c.s. de miel

-250 g de farine (1/3 maïzena, 1/3 farine de blé complète, 1/3 farine de blé)

-1 sachet de levure

-sel gris fin.

Faire tremper les raisins secs un bon 1/4 d'heure dans le thé chaud. Égoutter.

Préchauffer le four à th. 7/180°C.

Dans un bol, battre les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le yahourt, le beurre mou et le miel. Mélanger bien au fouet ou à la fourchette.

Dans un grand récipient, verser les farines, la levure, le sel, mélanger bien et ajouter les dés d'orange et les raisins. Les envelopper de farine (pour ne pas qu'ils retombent au fond du moule lors de la cuisson). Puis, ajouter les pistaches, les amandes ainsi que le mélange aux oeufs. Mélanger enfin intimement les préparations et verser le tout dans un moule à cake beurré et fariné.

Faire cuire 40 à 50 min. à 180°C - th. 7/8. Ce cake se déguste tiède ou froid. Emballé dans de l'aluminium ou du film alimentaire, il se conserve 4 à 5 jours. 

-------------{autres cakes sucrés aux épices  et/ ou à la carotte}--------------------

Cake sucré à l'indienne

Carrot Cake Trois étoiles

Carrot Cake.

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28 juillet 2012

Soupe glacée de betterave rouge avec croquants pistache, pavot, parmesan

Soupe_glac_e_betterave_rouge__croquants_pistache_pavot

Des dernières betteraves rouges crues glanées au marché Cristal* fleurait un parfum inhabituel d'hiver. Je voulais pourtant les préparer autrement qu'en salade, même si j'adore les râper et les assaisonner d'huile de noix qui sublime leurs arômes d'humus. Portée par la vague des gaspachos et des veloutés glacés de courgettes, j'ai préféré en faire une soupe froide très colorée et accompagnée de croquants à la pistache et au parmesan. Ça donne une jolie entrée qui en envoie plein les mirettes et les papilles, une entrée rosie comme un dessert sucré qui déploie la palette des roses jusqu'au magenta de la betterave. Mais qui n'a absolument rien à voir avec le très russe borchtch, qui se sert lui, chaud, et constitue un plat complet puisqu'il comporte de la viande. Très appréciable en apéro comme en entrée !

Soupe glacée de betterave rouge avec croquants pistache, pavot, parmesan. Pour 750 ml de soupe:

-460 g de betterave rouge cuite, épluchée, coupée en gros cubes

-1 cc d'huile d'olive

-¼ d'oignon rouge émincé

-250 ml d'eau

-½ de gousse d'ail frais

-¼ de cc rase de baies roses

-sel, poivre noir du moulin (facultatif).

Dans une petite casserole ou un mini-wok, faire suer les lamelles d'oignon rouge dans l'huile d'olive. Incorporer tous les ingrédients dans le bol du blender ou du mixer en terminant par l'eau et mixer longuement. Laisser reposer au réfrigérateur au moins 3 heures. Au moment de servir, ajuster l'assaisonnement si nécessaire.

Pour une dizaine de croquants pistache, pavot, parmesan.

-40 g de beurre doux mou

-20 g de parmesan râpé

-20 g de poudre d'amande ou de poudre de noisette

-20 g de chapelure

-1 oeuf moyen

-25 g de farine de maïs jaune ou blanche**

-25 g de maïzena

-1 cs rase de graines de pavot

-1 cc de zestes d'orange non traitée (séchés ou frais)

-sel gris

-une poignée de pistaches non salées.

Dans une jatte, mettre le beurre, le parmesan, la poudre d'amande, la chapelure, les farines, les graines de pavot, le zeste d'orange et l'oeuf. Égrener le tout du bout des doigts, former une dizaine de sablés, les saupoudrer de pistaches concassées. Cuire une vingtaine de minutes à four chaud (th. 7/180°C). Laisser refroidir, et servir en accompagnement de la soupe glacée de betterave.
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*Marché Cristal ou marché des Boulevards (marché de plein vent du mardi au dimanche)

Boulevard de Strasbourg

31000 Toulouse. 

**Ces farines sans gluten s'achètent principalement dans les boutiques "bio" et quelquefois aux rayons diététiques ou "bio" des GMS. Dans la catégorie restreinte des farines sans gluten, celle de maïs est assez économique (~1.50€/kg.). La farine de maïs donne une coloration jaune aux préparations, tandis que la farine de maïs blanche, issue d'une variété de maïs blanc, n'a pas cette caractéristique.

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22 avril 2011

Khoresh Iranien

Koresh_Iranien_ À quelques encâblures de Pâques, le menu ne vous est peut-être pas encore apparu. Si vous cherchez une recette épatante, facile et délicieuse, traditionnelle mais pas plan-plan, je suis prête à parier ma ration d'oeufs en chocolat que ce Khoresh d'agneau iranien pourra satisfaire vos attentes. Le Khoresh signifie plat mijoté, il s'agit d'un plat traditionnel iranien très raffiné dans ses saveurs et surprenant par la diversité de ses textures.

C'est une fois de plus dans un livre petit par son format mais grand par son contenu que j'ai pioché cette recette divine. Je m'y réfère très souvent et plusieurs fois ici j'ai évoqué petits larcins culinaires de Claude Deloffre. Même planqué sous une pile de papiers, il attire toujours mon attention. Ici le voyage forme la toile de fond. Souvenirs de lecture, recettes d'enfance et des quatre coins de la planète me transportent aux antipodes de la France. Et pourtant les recettes proposées sont si simples, si belles à regarder et toujours subtiles dans leurs goûts que tout porte à croire que moins c'est plus et que l'élégance réside dans la sobriété, (en mode comme ailleurs).

Pour cette viande d'agneau mijotée, rien de compliqué dans la réalisation mais une liste d'épicerie à prévoir puisqu'on n'a pas toujours sous la main des pistaches mondées ou des abricots secs. En revanche avec le printemps la menthe doit fleurir dans vos jardinières ou du moins, vous la trouverez aisément sur le marché. Comme la saison des oranges tire à sa fin, préparez des écorces à congeler éventuellement si vous réalisez ce Khoresh plus tard. Je vous garantie qu'un soir d'été il sera très bienvenu.

Viande fondante, écorces d'orange craquantes et riz doux, arômes qui explosent en bouche : cette recette perse mérite une vraie place au centre de toutes les tables. À mes yeux elle est un peu le curry du moyen-orient. Un plat si subtil qu'on ne l'oublie pas, qui ne requiert pas une dextérité folle et se réchauffe : il faut s'en faire un allié.

Khoresh Iranien

--------------{Pour 6 personnes :}---------------------------------------------------------------------

-3 oranges (bio car vous utiliserez aussi le zeste)

-50 g de beurre

-3 c.s. de sucre

-700 g de viande d'agneau coupée en cubes de 3 cm de côté

-huile d'olive

-20 g de beurre

-2 gros oignons jaunes (variété 'Oignon de Mulhouse') épluchés et émincés

-1 c.c. de cannelle en poudre

-½ c.c. de cardamome en poudre ou 3 capsules de cardamome verte écrasées grossièrement

-le jus d'1 citron vert

-27,5 cl de jus d'orange

-27,5 cl d'eau

-3 carottes épluchées et taillées en rondelles

-2 c.c. d'eau de fleur d'oranger

-30 g de pistaches non salées

-1 poignée de menthe

-sel, poivre

-eau bouillante

---------------{Pour accompagner}-------------------------------------------------------------------

-riz basmati ou boulgour ou semoule à couscous

----------------{Matériel}-------------------------------------------------------------------------------

-zesteur ou couteau très aiguisé

-cocotte en fonte

-petite casserole

----------------{Progression}---------------------------------------------------------------------------

Prélevez le zeste des oranges : qu'ils soient de la taille d'une allumette.

Blanchissez les à l'eau bouillante 3 minutes, égouttez-les.

Dans une petite casserole, faites fondre 50 g de beurre auquel vous ajoutez les écorces taillées et saupoudrez du sucre. Laissez légèrement caraméliser. Réservez.

Faites dorer l'agneau en cocotte avec un peu d'huile d'olive. Réservez sur une assiette.

Dans la même cocotte, mélangez 1 cs d'huile d'olive, 20 g de beurre, faites fondre les 2 oignons jaunes émincés.

Saupoudrez de cannelle, de cardamome, cuire encore 1 minute.

Ajoutez le jus du citron vert, pressez le jus d'oranges pour obtenir 27,5 cl, ajoutez 27,5 cl d'eau et l'agneau.

Salez, poivrez, portez à ébullition, mettez sur feu très très doux et faites mijoter environ 1h15.

Pelez et émincez 3 carottes.

Coupez la chair des 3 oranges en morceau, retirez les parties blanches.

Versez les carottes dans la cocotte 20 minutes avant la fin de la cuisson et les morceaux d'orange 10 minutes avant. Au dernier moment, déchirez quelques feuilles de menthe avec les doigts et parsemez-en le plat.

Servez ce Khoresh avec 2 cc d'eau de rose, de la menthe déchirée, les pistaches et accompagnez d'un riz ou autre.

Recette issue de Petits larcins culinaires (balade dans ma bibliothèque idéale), Claude DELOFFRE, p. 63, Tana Éditions, collection Foood, 2009.

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12 février 2011

Soupe de fèves au jambon fumé et pistaches

Le printemps et l'été sont les saisons pourvoyeuses de fèves, petite fabacée merveilleuse à la couleur émeraude et à la chair nourrissante et douce. Une entrave au calendrier potager m'a quand même permis de débusquer des fèves de très bonne tenue au rayon des produits surgelés. Pas besoin d'écosser les fèves; en revanche il faut les peler, surtout pour que la soupe garde toute son onctuosité.

Soupe_douce__f_ves__pistaches__jambon_cru

Ici nous ne sommes pas des aficionados de la "fête des Amoureux", ce pic annuel des dîners en tête-à-tête au restaurant nous encourageant plus à vivre cachés pour vivre heureux. Cependant, je vous assure que ce potage fera aussi une très bonne entrée en matière pour un menu de Saint-Valentin, si, par exemple, en lieu et place du jambon cru grillé, on utilise du saumon fumé, de la truite fumée sur un toast de pain complet, qui renvoient à plus de raffinement dans l'imaginaire gustatif. Mais là, c'est vous qui voyez !

Cette délicieuse soupe ne supportera pas la congélation si vous utilisez des fèves surgelées, ne l'oubliez pas ! En revanche, vous pouvez la confectionnez la veille et préparer le reste au dernier moment (jambon grillé). Elle se garde 3 jours au réfrigérateur, dans un emballage fermé hermétiquement.

Pour 4 personnes :

-300 g de fèves pelées

-750 ml d'eau

-1 cube de bouillon de légume (bio)

-20 g de pistaches non salées grossièrement écrasées

-4 tranches très fines de jambon cru type Serrano

-1 c.s. d'huile d'olive vierge extra

échalote pelée et émincée

oignon jaune pelé et émincé

-½ gousse d'ail pelée et dégermée

-sel de couleur (noir de Hawaï, rose de Bolivie comme ceux de l'excellente Terre Exotique)

-poivre noir du moulin.

Dans une casserole à fond épais, faire suer dans l'huile d'olive l'échalote et l'oignon.

Y ajouter les fèves pelées, l'ail, l'eau, et le cube de bouillon.

Faire cuire à petits bouillons pendant 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que les fèves soient très tendres.

Mixer le tout, saler et poivrer à convenance.

Réserver au chaud et à couvert.

Enrouler les tranches de jambon comme des gressins, les faire dorer à la poële quelques minutes.

Répartir la soupe assaisonnée dans 4 verres ou coupes, saupoudrer des pistaches, de sel coloré, disposer 1 tranche de jambon/verre.

Servir aussitôt.

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05 janvier 2011

Yahourts crémeux pâte de pistache et cerises noires

Yahourt_cr_meux_pistache_cerise_noireTraditionnellement, la frangipane se loge dans la galette idoine, celle de l'Epiphanie. Toujours assez vite repue de ce dessert de début d'année, j'ai en revanche une super madeleine, goûtée dans une pâtisserie bisontine [qui a depuis changé x fois de propriétaires]. J'ignore où elle est en aujourd'hui, mais je me souviens que voilà presque sept ans je m'y étais délectée d'une savoureuse Galette de l'Epiphanie fourrée à la pistache et aux griottes, ces délicates petites griottes sauvages imbibées de kirsch et de liqueur selon la typologie de la principale maison fabricante, sise à Fougerolles. En effet cette spécialité haut-saônoise est ab-so-lu-ment divine. Elle mérite à elle seule le titre de trésor national ou quelque couronnement au nom des arts culinaires et du terroir, des lettres de noblesse au minimum.

Donc de faire pour 2011 qui débute une adaptation de cette galette des rois à la pistache et aux cerises griottes. Avec une pâte de pistache maison calquée sur la recette de Pascale, des cerises noires entières confites mais dépourvues d'alcool, ma version était plutôt satisfaisante pour un coup d'essai.

Ô bonheur, il reste quelques cuillerées de cette fameuse pâte de pistache, et naturellement, le recyclage s'impose. En yahourt, ma foi, la version plaît aussi : dessert gourmand et onctueux, il ravive cette flamme des fêtes finissantes sans ajouter à ma gourmandise la culpabilité de la pâte feuilletée beurrée.

Pour 8 yahourts :

-8 pots (en verre) + leurs couvercles + 1 yahourtière

-750 ml de lait entier tiède

-1 sachet de ferments lactiques ou 1 yahourt nature 'du commerce' bien crémeux, qui a de la tenue

-80 g de confiture de cerises noires d'excellente qualité

-80 g de pâte de pistache maison*

-1 c.s. de purée d'oléagineux (amande, noisette)

-1 c.s. de crème liquide légère

Dans un verre mesureur ou un bol à bec, délayez le yahourt ou les ferments lactiques avec le lait à peine tiède. Au bain-marie, assouplissez la pâte de pistache avec une c.s. de crème liquide et ajoutez-y la purée d'oléagineux (amande, noisette...). Déposez au fond de chaque pot la pâte de pistache, une c.c. de cerises, terminez par le lait. Laissez prendre 8 à 10 heures en yahourtière. Réfrigérez au moins 2 heures avant de servir.

*La recette de la pâte de pistache pas à pas se trouve sur le blog de Pascale, d'Eglantine ou encore de Mercotte.

Estérelle donne de très bonnes recettes et d'imparables astuces pour réussir vos yahourts maison même et, surtout, sans yahourtière, dans ce petit opus très bien fait dont elle a le secret : Yaourts.

{Yahourt Tonka, chocolat, caramel au beurre salé--------------------------------------------}

Il me reste à vous souhaiter à toutes et tous une chaleureuse et riche année 2011, sereine, joyeuse, féconde et libre. Bonne lecture et bonnes aventures !

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15 octobre 2010

Roulade de poulet façon automnale

RouladeDePouletMême si la mi-octobre marque la pleine saison des champignons et des châtaignes, quelques résurgences de l'été, le plein, le chaud et l'ensoleillé persévèrent dans l'assiette. En témoigne le Jeu sur le thème de la Figue sèche fait le tour du monde, animé par Tiuscha. C'est le dernier jour pour poster et je me suis laissée emporter par une adaptation des Roulades de dinde à la Dijonnaise, une recette simple comme bonjour que ma soeur et moi réalisions presque chaque samedi avec un plaisir toujours égal. La marche à suivre se trouvait dans Femme Actuelle ou Prima si ma mémoire ne me fait pas défaut, et  l'onctuosité régressive ravissait nos palais de pré-adolescentes ! Voilà vingt ans que nous n'y avons plus goûté mais je gage qu'elle appréciera aussi cette version plus 2010 que 90's...

A vrai dire, dans ma recette, la figue sèche fait plutôt le tour de France, mais c'est une autre manière d'aborder la chose, si on considère que la France est une mosaïque de régions ?

Pour relever la farce de cette viande blanche, j'ai choisi un poivre puissant et subtil, le poétique poivre des Oiseaux du Cameroun. Par sa terminologie et sa saveur, ce poivre du Penja rappelle largement le piment oiseau. Il possède d'ailleurs des aspects piquants qui explosent lentement au nez et en bouche. Rouges à l'origine, ses baies sont cueillies dans leur pleine maturité et trempées dans l'eau afin d'en retirer la peau. Suite à cette opération, les baies revêtent leur aspect blanchâtre. Une fois moulues, elles réveillent crescendo mais fortement la plupart des préparations, et je le conseille vraiment avec les viandes  à chair blanche (veau, volaille, lapin ...).

Pour 4 portions :

-440 g de blancs de poulet en escalopes, bien aplaties

-200 g de ricotta

-4 figues sèches émincées

-1 figue fraîche rincée et émincée (pour la déco, facultative)

-40 g de pistaches mondées non salées

-quelques brins de ciboulette, rincée et émincée

-poivre blanc par ex. poivre des Oiseaux du Cameroun

-sel

-40 g de lard fumé détaillé en allumettes

-1 c.s. rase de graines de moutarde séchées (en magasin bio)

-1 c.c. d'huile d'olive

-4 piques en bois.

Réservez la figue fraîche.

Préparez la farce : dans un bol, mélangez à la fourchette tous les ingrédients, salez et poivrez à convenance. 

Dans une poêle huilée, faites dorer très vivement les escalopes sur 1 seule face puis stoppez le feu.

Disposez la farce sur chacune des 4 escalopes, piquez les 2 extrémités de chacune à l'aide d'une pique et faites cuire à feu modéré pendant 20 minutes. La farce ne "coule" pas.

Disposez chaque pièce sur les assiettes, accompagnez de quartiers émincés de figue fraîche et de riz ou de lentilles, plus un peu de chutney à la mangue si vous aimez ce côté indien. Servez très très chaud.

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05 octobre 2010

Yahourt gourmand fève Tonka, chocolat et caramel au beurre salé

YahourtGourmand J'aime quand les pots de yahourt voient la vie en verre, que mes poubelles soient toujours moins pleines d'ordures ménagères, alors je fais fonctionner ma yahourtière ! Comme mon fils, j'adore la volupté du yahourt nature, dégusté à la place du fromage, juste avant le café serré et son carré de chocolat –il n'est pas du genre à racler le pot des petits suisses aux parfums arômatisés aux fruits ! Pour une première approche, des yahourts maison à la vanille, peu sucrés, permettent d'appréhender le mariage des épices et de la voie (ga)lactique. En mêlant la légère amertume du chocolat noir, la suavité du caramel au beurre salé aux notes chaudes de la fève Tonka, le yahourt se fait gourmand, tout en subtilité.

Yahourts gourmands au chocolat noir, fève Tonka et caramel au beurre salé, pour 8 pots de 125 g :

-1 litre de lait entier

-1 yahourt ou 1 dose de ferments lactiques

-100 g de chocolat noir

-20 g de crème fraîche entière épaisse

-30 g de caramel au beurre salé

fève Tonka râpée

-pistaches pour la décoration.

Versez le lait dans une casserole, portez-le à 40°C, pas davantage, puis arrêtez le feu et laissez-le revenir à température ambiante.

Une fois fait, mélangez le yahourt (ou les ferments lactiques) au lait, saupoudrez de fève Tonka râpée, battez bien.

Faites fondre le chocolat au bain-marie.

Dans un bol, mélangez le chocolat fondu, la crème fraîche, le caramel au beurre salé.

Répartissez ce mélange dans le fond des pots, versez ensuite le lait.

Fermez la yahourtière et laissez prendre 9 heures.

Fermez avec les couvercles avant de réserver les yahourts au frais pendant 3 heures.

Décorez de quelques pistaches non salées, dégustez aussitôt.

Ces yahourts se conservent jusqu'à 5 jours au réfrigérateur.

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20 septembre 2010

Tartelettes figue/pistache et pâte sablée à la farine de sarrasin

Tarte_Figue__Amande__Pistache__P_te_bris_e_au_SarrasinLa figue noire, ou figue violette, à la robe finement tigrée, est le saint Graal de septembre, la petite merveille que je verrais bien comme cousine comestible de l'améthyste. En réalité, elle n'est pas un fruit. Non qu'elle appartienne à la catégorie des légumes-fruits comme la tomate ou l'aubergine, mais plutôt qu'elle relève du genre des faux-fruits. Question botanique, la figue est en fait une inflorescence qui n'a pas la capacité de s'auto-féconder. Sorte de petit sac rempli de fleurs microscopiques, la « pré »-figue ne devient véritablement un fruit qu'après sa fécondation par pollinisation externe grâce à des guêpes minuscules.

Les variétés Violette de Solliès et Ronde de Bordeaux sont les figues noires les plus communes en France. Elles se prêtent à la dégustation sur l'arbre ou en tartes, en smoothie ou en compotée avec du magret de canard. Un de mes travaux d'observation en arts plastiques, qui remonte au lycée et ne me rajeunit pas, portait sur l'étude picturale d'une figue. Sur le format raisin s'étalait la grande abstraction colorée pourpre, profonde comme la nuit de la peau de figue. J'avais adoré considérer ce fruit éphémère sous l'angle de la nature morte, qui est toujours affichée chez mes parents. La figue est synonyme de soleil, de sud, et se trouve, entre autres, sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Vue en coupe, la forte densité de ses akènes -ce ne sont ppas des pépins, tout comme sur la fraise- évoque l'organisation similaire de la grenade, tout aussi délicieuse et superbe invitation au voyage.

En outre, la figue regorge de fibres, potassium, calcium, fer, sans oublier les fameux anti-oxydants. Bien sûr, consommée nature, son indice calorique est faible (74 cal./100 g de matière fraîche).

Pour renforcer son éclat, j'aime l'associer à des couleurs complémentaires, comme l'orange ou là, le vert de la pistache : les graines de pistache non salées donnent du craquant et un léger goût d'amande qui répond à la subtile saveur de noisette du sarrasin. Afin de varier les textures des pâtes à tarte et appareils à gâteaux « classiques » = à la farine de blé blanche, j'utilise depuis quelque temps toutes les farines que je trouve. Certaines –kamut, riz/millet- ne m'ont pas encore livré tous leurs secrets. D'autres -maïs, châtaigne- ne me lassent pas du tout. Ainsi, j'ai trouvé très bien de faire une pâte sablée à la farine de sarrasin, riche en manganèse.

Tartelettes figues violettes/farine de sarrasin pour 6 tartelettes

-60 g de sucre roux

-130 g de farine de sarrasin

-65 g de beurre doux bien froid, coupé en dés

-½ c.c. de cannelle en poudre

-1 pincée de sel

-12 figues noires fraîches coupées en quartiers

-une poignée de pistaches non salées mondées

-une pincée de sucre/tartelette.

Préparez la pâte sablée : dans un bol, versez la farine en pluie, le sel, la cannelle. Faites un puits et incorporez le beurre bien froid, malaxez jusqu'à obtenir une pâte homogène. Formez une boule. Laissez-la reposer 30 minutes à t° ambiante.

Abaissez la pâte à 3 ou 4 mm d'épaisseur, découpez six disques à l'emporte-pièce ou applatissez-les au rouleau, disposez 8 quartiers de figues/part, parsemez de sucre et des pistaches.

Enfournez 20 minutes à four chaud th. 7.

Dégustez tiède, c'est bien meilleur, ou froid.

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09 juin 2009

Pizza verte courgettes et PPP (pesto de persil plat & pistaches)

PizzaCourgettes_PestoPPP

Style télégraphique ou presque pour le titre de ce post qui vient contredire entièrement mes présupposés en matière de prévisions météorologiques un poil trop optimistes. La semaine passée, sandales aux pieds, tout était voué à la fraîcheur de circonstance, à grand renfort de fraises et de fèves primeurs. Idéalement, je pensais jeter par-dessus bord, pour quelques semaines trop chaudes, les desserts au four et les cuissons mitonnées... que nenni ! Depuis lors, j'ai repris le chemin des gourmandises à grand renfort de clafoutis et autres tartelettes aux fruits ...

Sans faire l'impasse sur le salé. Aficionado inconditionnel de la pizza, le gourmand qui partage ma table chaque jour ne peut guère passer plus d'une semaine sans déguster une de ces spécialités italiennes qui ont fait le tour de la galaxie. A tour de rôle, on passe le tablier du pizzaïolo-a, mais c'est comme on l'entend, il n'y a pas d'orthodoxie en la matière sous notre toit. Lorsque c'est mon tour, la dominante chromatique ne laisse que peu de place à l'improvisation ou à la surprise : vert. Heureusement, la palette est vaste du vert pâle au vert sapin. Début juin, la courgette tombe sous le sens, et je la marie avec un pesto maison, qui égaye grandement la pâte desfois lasse de se voir couvrir de pulpe de tomates.

Pour le pesto, tout est permis. Le traditionnel alla genovese comprend basilic frais, pignons de pin, parmesan et huile d'olive. Quand on a fait le tour de cette base simplissime, on y va de sa bonne intuition et on varie les plaisirs. Pour les herbes arômatiques, la coriandre, le persil plat, sont quelques-uns des possibles. Question oléagineux, la liste est longue avec les noix, les amandes, les noisettes pour ne citer qu'elles. En revanche, parmesan et huile d'olive me semblent immuables pour conforter le côté méditerranéen à l'exquis adjuvant. Dernièrement, j'avais un gros bouquet de persil plat à utiliser rapidement, et quelques pistaches non salées qui attendaient leur sort au fond de leur boîte. Proportions données pour obtenir 4 parts.

Pour le pesto :

1 bouquet de persil plat lavé

60 g de pistaches mondées non salées

60 g de parmesan râpé

1 gousse d'ail

huile d'olive

sel (selon votre goût)

Placez tous les ingrédients + 3 cs d'huile d'olive dans un mixer et procédez à plusieurs impulsions pour réduire le tout en fine purée. Au fur et à mesure, ajoutez 4 cs d'huile d'olive, davantage s'il faut détendre encore le pesto. Vous pouvez très bien l'allonger d'un tout petit peu d'eau s'il est encore trop épais. Conservez-le au réfrigérateur dans un bocal en verre bien fermé,  et nappez le dessus d'huile d'olive pour éviter que le pesto ne se déssèche.

Pour la pizza :

250 g de pâte à pizza (surgelée ou prête à réaliser rayon farines)

1 belle courgette détaillée en tranches fines

1 gousse d'ail

1 cs d'huile d'olive

sel

1 boule de mozzarella de bufflonnes (~130 g)

du pesto au persil plat et pistaches (cf. plus haut)

Faites griller les tranches de courgettes dans une poële chaude huilée. Retournez-les au bout de 5 minutes, poursuivez la cuisson du même temps de l'autre côté. Salez. Réservez.

Préparez la pâte, étalez-la sur votre plaque de cuisson.

Garnissez-la de pesto : prélevez-en une c.s. puis étalez-la très finement, continuez ainsi jusqu'à en recouvrir toute la pâte. Coupez des tranches de mozzarella, disposez-les sur le pesto en les espaçant, terminez par les tranches de courgettes.

Faites cuire 15 minutes à four très chaud (th. 7-8). Dégustez la pizza bien chaude, accompagnée d'une salade roquette ou mâche.

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15 janvier 2009

Menu franco-grec et recette de moëlleux à la pistache

moelleuxchocolatblancpistachescoulismyrtillesChose promise, chose dûe : le repas franco-grec est disponible dans ce billet. Reporté une fois pour cause de gros rhume, le dîner a quand même eu lieu-et je n'en veux pas aux Athéniennes qui grelottent sous nos latitudes que nous avons observé beaucoup plus clémentes, il est vrai ! En observant l'esprit des nourritures terrestres hellènes par-ci par-là, j'ai saisi l'importance des légumes frais et des assiettes mezzés. Or, l'hiver  tourangeau offre pléthore de panais, de carottes et du chou sous toutes ses formes, pas vraiment de quoi faire mon bonheur pour l'occasion. Exit donc les plats trop franchouillards du type choucroute ou raclette (de toutes façons la raclette est le seul plat que je n'aime pas ...).

Alors comme j'ai toujours un appétit féroce en fin d'après-midi (on verra ce qu'en dira mon jean préféré dans quelques années), j'ai fait un grand plat de tartinades composé d'une belle tapenade aux olives noires et de canapés garnis d'oeufs de lompe rouge. Question boisson, l'amour très largement partagé du Bourgogne sous notre toit ne s'est pas démenti, notamment avec une très belle bouteille d'Aloxe-Corton 2000 qui ne demandait qu'à libérer ses arômes ! Ensuite tendron de veau sauce au poivre noir, pommes de terre et champignons sautés. Les Grecs adorent le cresson que j'ai remplacé par de la mâche, en salade mêlée de noisettes, raisins secs, huile d'olive, vinaigre balsamique. Malheureusement, mes amis n'aiment pas le fromage, sinon je me serais bien lancée dans un repas sur ce thème. Résultat, j'ai comblé avec un bon dessert bien gourmand que j'ai copié chez Requia: le moëlleux aux pistaches et au chocolat blanc. Depuis longtemps enfoie dans mon carnet de recettes, j'attendais l'occasion idoine pour la tester. Je les ai réalisés dans des moules en forme de coeur glanés aux soldes le matin-même. Je craignais le goût doucereux des gâteaux  à cause du chocolat blanc toujours très sucré, ainsi j'ai fait un coulis aux myrtilles qui se marie particulièrement bien aux pistaches et relève le tout. Comme de mon côté j'avais mis un peu trop de crème dans l'appareil, on était sauvés -mais on ne pouvait pas trop sourire, effet violet sur les dents pas sexy !

Pour la recette des moëlleux aux pistaches et au chocolat blanc, je vous laisse voir ici.

Réaliser un coulis, rien de plus simple : choisissez des fruits frais ou congelés, qu'il vous suffit de mixer avec du sucre glace et en ajouter jusqu'à obtenir la consistance et la saveur désirées. Pour les myrtilles, il faut mettre pas mal de sucre pour contrer leur légère aigreur.

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