La cuisine selon mon envie !

Blog décrivant mes recettes économiques, conviviales, simples et hautes en couleurs. Inspirées par ce que je flaire, ce que je vois, ce que je découvre, ce que j'entends et ce que je goûte.

mardi 20 octobre 2009

Soupe de carottes au gingembre

Soupe_de_Carottes_au_Gingembre

L'entrée en matière se fait tout en fraîcheur pour cet automne 2009 qui m'avait habitué à mieux côté mercure. Tellement mieux mais tellement inhabituel aussi ! Ô combien il fut bon d'expérimenter tous azimuts mille et unes sortes de cakes, muffins, tartes salées et sucrées à l'heure de pic-nics inespérés sous le soleil mordoré des belles après-midi de septembre. J'ai passé de belles heures en cuisine à enfourner, démouler, réchauffer des pièces de boulangerie et de pâtisserie et je ne compte pas en rester là, mais le légume  "pauvre" revient en force et, devant quelques carottes je craque pour ... tant de simplicité, de gaieté, de facilité !

J'ai trouvé un moyen de redonner un coup de fouet à mon système immunitaire en prenant chaque matin une cuillère à café de pollen, ce qui, avant le thé vert et les céréales, donne à songer à la vie des abeilles qui le produisent, mais me donne surtout envie de prolonger cet acte de manger-santé à chaque moment de la journée. Je ne fais pas une obsession de cet aspect de l'alimentation, mais à cette période de l'année, je ressens ce besoin un peu tellurique de me remettre sur le bon chemin de la forme.

J'agrémente les plats qui s'y prêtent de gingembre frais râpé, la main leste toutefois.

Cette soupe, si simple et si bonne, va ensoleiller les placards à épicerie de l'automne-hiver.

Pour 4 personnes, soit une belle casserole de soupe dont il peut même rester un fond pour le lendemain :

1,5 kg de carottes pelées, lavées et coupées en rondelles

1 gros  oignon jaune pelé, émincé

4 gousses d'ail pelées, dégermées et coupées en 4

1 c.c. rase de gros sel

1 cm de gingembre frais pelé et râpé

½ c.c. rase de curcuma en poudre

1 tour de poivre blanc du moulin

2 c.s. d'huile d'olive.

Dans une cocotte-minute, faites colorer sans les couvrir les oignons et les aulx dans l'huile d'olive pendant 10 minutes.

Ajoutez les carottes et tous les autres ingrédients, couvrez juste d'eau, puis laissez cuire 12 minutes sur feu doux à partir du sifflement de la cocotte.

Stoppez le feu, laissez la soupape faire son travail et juste avant de servir, mixez très finement la soupe de carottes.

Enfin, dégustez immédiatement, mais sachez qu'elle est aussi délicieuse froide que chaude.

Posté par orangebalsamique à 17:11 - Soupes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 25 janvier 2009

Poulet épicé aux amandes et haricots lingots

pouletamandeslingot Manger des légumes secs est devenue la marotte de toutes les foodistas et aucun d'eux ne leur échappe : lentille verte ou corail, pois chiche ou cassé, la marmite bouillonne incessamment de ces divins alliés hivernaux. Je suis reconnaissante à ces féculents d'être aussi bons chauds que froids, en salade ou en poëlée, tout ce qui s'y frotte s'adoucit et révèle pleinement ses saveurs ! En plus grâce aux recettes de MaryAthènes tous font leur entrée par la grande porte de la cuisine méditerranéenne.
Un fond de haricots lingots perdu au fond du placard à épicerie me tendait les bras depuis un bon bout de temps, sauf que je ne voulais pas les accomoder en mode saucisse, ni les manger froids, ce qui leur va pourtant aussi à ravir. Ce midi, après un passage chez le volailler et un rapide tour d'horizon de mes bocaux, j'ai opté rapidement pour un plat riche en goût et nourrissant, saison oblige, dans lequel les épices relèvent le poulet et révèlent de façon inhabituelle les lingots. Ils ne sont pas d'or, enfin, on peut s'y méprendre. Les proportions pour 4 personnes :

Poulet épicé aux amandes et haricots lingots

-4 cuisses de poulet fermier ou bio

-5 c.s. d'huile d'olive

-10 têtes d'ail épluchées

-une bonne pincée de chaque épice suivante : colombo, cannelle, muscade, cumin, cardamome

-40 g d'amandes effilées

-15 g de beurre doux

-3 c.s. de sucre roux

-sel, poivre du moulin

-240 g de haricots lingots secs à faire tremper 6 heures ou une nuit

-2 branches de thym

-2 feuilles de laurier

-1 oignon doux épluché : la moitié émincée et l'autre piquée de 3 clous de girofle

-1 c.c. de gros sel

Vous avez prévu ce plat depuis la veille ou le matin-même car les haricots lingots secs nécessitent 6 heures de trempage et une cuisson de 30 minutes en cocotte-minute ou 1 heure en cuisson classique à la casserole. Donc faites déjà tremper les haricots durant 6 heures dans un grand saladier d'eau froide. Rincez-les bien, égouttez-les. Placez-les dans votre cuiseur, cocotte-minute ou casserole, recouvrez-les largement d'eau froide et incorporez le bouquet garni = thym + laurier + oignon piqué de girofle + gros sel. Fermez et respectez le temps de cuisson indiqué plus haut ou sur l'emballage des légumes.

Pendant ce temps, occupez-vous du poulet : dans une sauteuse, mettez 2 c.s. d'huile d'olive et faites-y dorer les cuisses sur leurs 2 faces, pendant 5 minutes. Baissez le feu et incorporez alors les aulx, le demi-oignon émincé, et faites cuire à couvert doucement durant 20 minutes.

Faites revenir les amandes dans une poële anti-adhésive avec le beurre et le sucre pendant 10 minutes en mélangeant bien et en maintenant un feu assez vif pour caraméliser légèrement les amandes. Arrêtez le feu.

Jetez les épices sur le poulet, salez et poivrez. Prolongez la cuisson 10 minutes toujours à couvert. Puis mélangez doucement les amandes au poulet.

A ce moment-là, les haricots sont cuits si vous avez utilisé la cocotte, aussi égouttez-les bien, retirez le bouquet garni, et incorporez-les délicatement à la viande. Ajoutes les 3 dernières c.s. d'huile d'olive, laissez à feu très doux pendant 5 minutes pour que le mélange des saveurs opère. Goûtez. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.

Servez sans plus attendre.

Posté par orangebalsamique à 22:57 - Plats - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mardi 26 août 2008

Velouté froid de poivrons rouges

velout__poivron_rouge

Le mercredi, c'est pas ravioli, non, non, pour moi ce sera Yoga. En effet, en fin de journée, pour moi, le jour des enfants rime avec bol d'air très apprécié, car pendant cette heure et quart-là je suis toute en émoi sur mon tapis de future yogi(e). Comme je rentre à 22 heures, je préfère éviter de retarder encore plus l'heure du repas, et je sais que mon chéri apprécie en général tout moment de tranquillité dans une semaine toujours très chargée. Il ne m'est donc pas permis de faillir à la préparation du dîner, et en ce moment PRECIS les effluves du velouté de ce soir me chatouillent indécemment les narines. Alors, pour combler ma gourmandise, je bois... de la tisane aux fruits rouges, très désaltérante et ô combien savoureuse, car je laisse infuser pendant des lustres. Sinon, je serais encore tributaire des innombrables thés qui peuplent ma cuisine et mon imaginaire théophile. Moi qui de surcroît vide mes fonds de boîte et renifle les parois des vieux sachets ces temps-ci, je me vois bien en virée thés, cafés, tisanes avant ... le début de la semaine prochaine. Connaissez-vous Orléans ? Dans le centre, je ne connaîs qu'Angers, Blois, Amboise, mais je viens de découvrir une adresse que je me dois d'essayer quand je m'y rendrai.    

Revenons à nos poivrons, puisque ce sont eux qui passent à la casserole. Oui, ils ne sont pas de saison, tout comme les fraises, mais tant pis, je persiste et signe. Pour vous mettre l'eau à la bouche, et à moi aussi par la même occasion, je me dois de vous livrer sans plus attendre les ficelles d'une recette que j'inaugure en ce moment-même. L'exercie est périlleux, certes, car je ne l'ai pas goûtée, mais j'aime vivre (un peu) dangereusement. Allons-y !

Velouté froid de poivrons rouges pour 2 personnes

1 beau poivron rouge

25 cl de bouillon (bio)

20 cl de crème fraîche liquide

2 oignons nouveaux

1 ail rose

huile d'olive

1 c.s. bombée de concentré de tomates

le jus d'un demi-citron

pignons de pin pour décorer (facultatif)

1 c.c. rase de paprika ou de Piment d'Espelette®

Pelez le poivron. Emincez l'ail, les oignons, faites-les suer 2 minutes dans 1 c.s. d'huile d'olive. Ensuite, ajoutez les poivrons, le concentré de tomates, couvrez et laissez à feu très doux 5 minutes. Versez la crème, faites encore réduire 10 minutes, pas plus. Laissez refoidir. Ajoutez le paprika ou le Piment d'Espelette®. Mixez avec le bouillon, et le jus de citron, rectifiez l'assaisonement si nécessaire, laissez encore au frais jusqu'au moment de servir. Disposez dans des assiettes creuses et décorez de pignons. On peut accompagner de tartines de tapenade noire. 

Ledit velouté a été dégusté, à vitesse grand-V, le verdict peut tomber : super bon. Hormis le fait qu'il se consomme froid, avec les températures actuelles, ce n'est peut-être pas recommandé aux frileux, mais je vous garantis que ça requinque, surtout avec la pointe épicée.

Posté par orangebalsamique à 17:40 - Soupes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

samedi 21 juin 2008

Risotto vert pour Véronèse

DSCN1624Les jokers de certains midis apparaîssent comme des alliés bien plus sympathiques qu'on ne peut le croire. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'écris bien certains midis car, depuis notre arrivée à Tours, la situation veut que nous déjeunions ensemble, mon cher et tendre et moi, et cela jusqu'à ce que la configuration astro-professionnalo-cantinesque se modifie. Un seul écrou de déplacé et chacun se retrouvera devant sa lunch-box, son bento ou sa fiambrera, bref sa gamelle-repas. Un tel défi ne m'effraie pas, et ô bonheur ! Cléa est là pour nous sauver de tout faux pas. Ce n'est pas à elle que j'emprunte la recette d'aujourd'hui mais à mes placards, bac à légumes et panier d'allicées, car ces petits endroits regorgent toujours de mille et un ingrédients peu usités, d'innombrables fonds de boîte et autres épices amoureusement accumulées, telles des icônes savoureuses, bientôt sacrifiées sur l'autel intergalactique de la gourmandise. Depuis la venue dans notre foyer des riz noir, rouge, et blanc de la marque Riso Gallo, je prends un malin plaisir à essayer plein d'accomodations de risotti. J'avoue qu'en la matière, la bible que constitue La cuillère d'Argent m'a servi une seule fois, pour mon premier-né. Comme je ne suis pas forcément studieuse à toute heure, je préfère de loin vagabonder au plus près des couleurs, odeurs, saveurs, textures de mes ingrédients chéris.

Très encline à l'emploi du vert en cuisine, j'ai pu marier oignons nouveaux (une botte entière y passa, total look Italie, je vous dis), fèves (hum...), courgettes, fenouil, laurier et persil plat. Voilà pour l'apparence. Le riz, matière première, demeure blanc, de grain arborio, dont les 7 millimètres sont expressément utilisés pour le risotto et toute recette à base de légumes. Une confession s'impose : le risotto a révolutionné ma perception du riz, que jusqu'alors je n'ai consommé que par phases exclusives : petite, je ne l'aimais que rond, salé, avec du comté et du Tomacoulis acheminé par wagons chaque semaine. Puis, je fuyais définitivement cette attitude peu scrupuleuse vers vingt ans, ne le supportant que blanc, long grain, sans sel du tout du tout, tout juste bon à éponger un curry ou un rougaï à se décrocher les papilles gustatives. Beuh, oui j'aime l'aventure dans mon assiette.

Dorénavant, j'apprécie, non, j'exige que les repas de midi allient rapidité d'exécution, justesse des saveurs, et rapport nutritionnel irréprochable pour éviter toute ruade intempestive sur les comestibles avant, disons, les 17 heures (je me retenais depuis longtemps pour ne pas avaler un morceau de ce Carrot Cake fameux arrosé d'un surprenant et non moins fameux thé à la Zubrowka que j'adore-mais je viens de craquer). Et j'emprunte ces mots à Michel Guérard qui estime que le risotto est le déjeuner parfait en ce sens qu'il permet de se caler jusqu'à 19 heures sans avoir un pavé sur l'estomac (sous-entendez "les hanches"). L'apôtre de la Nouvelle Cuisine, qui prône des recettes minceur, prodigue toujours, de mon point de vue, d'excellents conseils, mais nous, pauvres mortel(le)s pouvons-nous les mettre en oeuvre ? Car encore faut-il, comme toujours, disposer de temps. Je me demande à ce propos si le risotto ne peut pas se réaliser la veille ? A voir. 

Risotto vert,  ingrédients pour 2 personnes en plat complet :

  • 160 g de riz arborio

  • 1/2 litre de bouillon de légumes très chaud (fait maison, cf. La cuillère d'Argent ou bien acheté en cube bio, pour mettre définitivement un terme aux infâmies glutamatiques)

  • 1/2 verre de vin blanc sec

  • 1/2 c.c. rase de gros sel, selon les goûts

  • 1 feuille de laurier séché ou frais

  • quelques feuilles de fenouil séchées ou fraîches

  • un brin de persil plat séché ou frais

  • 1 botte de petits oignons nouveaux avec leurs tiges, coupés en deux

  • les fèves de 5 cosses

  • 1 courgette en rondelles

  • beurre (20 g) ou huile d'olive (2 cl) pour amorcer le risotto

  • 1/4 de c.c. d'anis vert en poudre

  • poivre blanc

  • parmesan vieux à râper (repère à champignons qui traîne facilement dans le réfrigérateur)

Maintenez le bouillon au chaud jusqu'au moment de le verser dans le risotto.

Dans une sauteuse, faites chauffer la matière grasse et ajoutez les oignons, laissez dorer 2-3 minutes, pour ensuite verser le riz qui doit devenir translucide. Mêlez bien avec une cuillère en bois. Ajoutez le vin, laissez le s'évaporer. Mettez le laurier, le fenouil, le persil, l'anis, le sel.

Commencez alors à verser le bouillon, petit à petit, il vous faut en remettre dès absorption. Continuez ainsi jusqu'à la fin du bouillon. Avec cette variété de riz, il faut compter une cuisson de 40 minutes à feu très doux, incorporez donc les fèves et les courgettes à mi-parcours, en mélangeant régulièrement, environ toutes les dix minutes.

Goûtez le riz pour connaître sa cuisson. Si nécessaire, prolongez de quelques minutes en ajoutant de l'eau.

Donnez un tour de moulin à poivre. Ajoutez  du parmesan râpé, couvrez 5 minutes et servez aussitôt.

Nota bene : Des petits pois frais, des brocoli ou des asperges vertes peuvent remplacer ou allonger la liste des ingrédients donnée ci-dessus, car en matière de risotto, rien n'est plus amusant ni délicieux que d'improviser. Bon appétit !

Posté par orangebalsamique à 13:47 - Plats - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 9 juin 2008

Tartelette du soleil

DSCN1526 ...ou comment apprécier dignement les premières chaleurs même si l'on ne dispose pas de barbecue sur son balcon (car, vous l'aurez deviné, tel est mon cas). C'est la première fois qu'il fait véritablement chaud depuis que j'ai entrepris l'écriture de ce blog au beau milieu de l'hiver. Car il est vrai que depuis hier, le mercure dépasse dignement les 23° C, il fait feu de tout rayon de soleil et moi je me languis de nos prochaines vacances ibères... d'autant plus que la côte basque m'appelle du fin fond du dernier numéro de côté passion. C'est arrêté, la décision est prise, nous irons donc à Donostia, ou San Sebastian, la capitale du pays basque espagnol, à laquelle on accède en longeant de belles côtes décharnées, ponctuées de plages somptueuses, et qui bat au rythme du Festival du Film durant tout l'été. S'il y fait chaud, les embruns nous rafraîchissent et les vagues nous redynamisent, vivement l'été ! En plus de délicieux et très espagnols pasteles* abondent dans tout le vieux centre. Mes préférés sont aux pignons. Avec tout ça, je ne sais pas si j'irai au pic-nic Grenoblois organisé par la divine Sophie et au pic-nic de Bercy masterisé par l'enthousiaste Dorian, car mon calendrier n'est pas encore arrêté, alors à ce jour : tout est possible. Je ne compte pas y transporter des denrées trop délicates, craignant le chaud, le froid, les bousculades métroesques et la pluie en sortant du RER. Vous gagnez en fin de compte une idée-recette simple comme d'hab' mais pas simpliste, très bien pour le soir avec une roquette.

6a00d83454134769e201156f9f9ecf970b_320wi


Tartelette du soleil pour 2 personnes

-1/2 rouleau de pâte feuilletée toute prête = 2 quarts   

-1 bel oignon blanc en lamelles

-4 tomates pochées et pelées

-1 c.s. de pignons

-15 g de beurre

-2 c.s. d'huile d'olive vierge extra

-1 c.s. bombée de sucre roux

-1 pincée de poivre

-1 pincée de sel

-quelques copeaux de parmesan

Faites confire l'oignon dans le beurre pendant au moins quinze minutes. Réservez. Faites confire les tomates dans l'huile et le sucre à feu très doux durant 25 minutes sans couvrir. Coupez la pâte en 2 et posez la sur des moules à tartelettes, laissez la partie qui dépasse. Disposez-y l'oignon, 2 tomates par tartelette, salez, poivrez, versez les pignons et parsemez de parmesan. Repliez les coins de pâte. Faites cuire à four chaud (th. 7) pendant 20 minutes. Dégustez immédiatement.   

*un joli terme aux sonorités très décomplexantes pour qui veut conjuguer gourmandise et tenue de plage, qui signifie tout bonnement gâteau.

Posté par orangebalsamique à 18:38 - Cakes, Pizzas, Tartes salées - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 3 juin 2008

Cake printanier

En règle générale, lorsque l'on est couramment deux personnes à table, on voit assez difficilement comment venir à bout d'un cake conçu dans le moule idoine, c'est à dire augurant d'une préparation valable pour 4 personnes au moins. Or, mes dernières acquisitions -qui me surprennent pour le moins, car ma tête de caboche s'y refusait jusqu'à très récemment- m'ont permises de moduler cette donnée. Avec les moules en silicone, j'ai des envies terribles de tout essayer, la spatule me démange, le blender m'assaille.  Pourtant ces moules sont de teinte noire, absolument pas attractifs en cuisine. Malgré ce caractère dominant, mes a priori sont récessifs. Et de me lancer vaille que vaille dans des aventures farinesques toutes plus passionnantes les unes que les autres. Celle que je vous conte aujourd'hui est très indiquée pour un pic-nic, un apéritif, mais peut également tout à fait remplir une boite-repas. Ainsi, le cake petits pois-lardons regorge de sucres lents (farine biologique T110 et petits pois frais) et n'exclut pas la verdure (oignon nouveau) ni le plaisir (lardons et parmesan).

 

Cake petits pois-lardons 

  • 200 g de farine T110

  • 20 g + 10 g de beurre fondu

  • 3 gros oeufs

  • 300 g de petits pois frais ou surgelés à cuire à l'eau bouillante salée 7 minutes. Clotilde explique comment les écosser 

  • 100 g de lard salé en allumettes

  • 50 ml de lait tiède

  • quelques copeaux de parmesan

  • 2 tours de poivre blanc du moulin

  • 1 oignon nouveau et sa tige émincés

  • 1/2 sachet de levure chimique

  • sel (facultatif car le lard sale)

Versez la farine en puits dans une jatte, incorporez les oeufs, le lait, 20 g de beurre, la levure, mélangez intimement à l'aide d'une spatule.

 

Faites suer les lardons et l'oignon nouveau dans le beurre restant dans une casserole à couvert durant 5 minutes. Incorporez-les à l'appareil, mélangez de nouveau, ajoutez les petits pois et poivrez. Mêlez une dernière fois.

 

Versez la préparation dans un moule à cake beurré et fariné s'il est en matière classique, directement sur les parois s'il est en silicone. Vous le graisserez malgré tout s'il s'agit-là de sa première utilisation. Râpez quelques morceaux de parmesan, enfournez ce cake 30 minutes à four chaud th. 7, 180° C. Il se sert tiède ou à température ambiante.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par orangebalsamique à 18:20 - Cakes, Pizzas, Tartes salées - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 28 avril 2008

Pizza du chef

Après avoir doré nos petites peaux palottes au gré du macadam tout vendredi et tout samedi, on rêvait en secret que cette douceur chaude annonçant enfin le printemps persiste quelques jours. Que nenni ! Débuté sous les meilleurs auspices, dimanche introduisait un programme exceptionnel pour le reste de la journée : marché ensoleillé place Rabelais, petite virée champêtre à l'exposition des bouquinistes des Prébendes, puis retour de marché très primeur. Mais après coup, nos espoirs s'effondrèrent devant la teneur grisâtre et lourde de l'après-midi, qui ne fit que s'empirer. Las, nous avons pris la route pour Saumur, ville du Cadre Noir : alors, pour les non-initiés, il s'agit de l'Ecole Nationale d'Equitation qui prévaut par l'excellence de son enseignement. Et là, surprise, en gravissant les marches de la Ville Haute nous conduisant tout droit jusqu'au Chateau un soleil dardait ses beaux rayons sur notre peau toujours aussi pâle. On y croise également un atelier de compagnonnage en taille de pierre qui se justifie sans doute par la restauration incessant des monuments saumurois. D'ailleurs, ne vous avisez pas de visiter les intérieurs cette année car sous l'égide de l'UNESCO, les principaux trésors de la ville sont en travaux en 2008. Outre les pierres, une chocolaterie m'a intriguée, grâce à sa devanture titillant le chocophile. Quelques fromages de chèvre nous rappellent à la spécialité fromagère de Touraine, totalement opposée en ce sens à celle de ma région d'origine, la Franche-Comté, qui jure essentiellement par le lait de vache et sa sainte trinité : morbier, comté, bleu de Gex. J'aime bien le nom poétique du fromage de chèvre poitevin, le chabichou. Alors, pour moi, tous sont très bons, quelque soit leur degré de maturation, j'apprécie tout autant. Quelques-uns sont très jolis, d'autres juste choux. Après une fin de journée bien remplie, notre estomac creux nous conduit quasi immanquablement vers des mets disons copieux ! L'innénarable affection de Monsieur pour la pizza a donc amené en nos assiettes ceci :  pizza_fred

Pour 4 parts

-une pâte à pizza

-de la pulpe de tomates

-un oignon émincé

-250 g de champignons de Paris frais émincés

-6 coeurs d'artichaut

-8 anchois marinés à l'huile d'olive

-1 filet d'huile d'olive

-quelques brins d'origan

Etalez la pâte sur la plaque du four préalablement tapissée de papier sulfurisé.

Enduisez-la de pulpe de tomates, disposez dessus les ingrédients énumérés ci-dessus, dans le même ordre.

Faites cuire 15 à 20 minutes à four chaud (180° C/th. 7).

Servir immédiatement accompagnée d'huile pimentée.

Posté par orangebalsamique à 18:53 - Cakes, Pizzas, Tartes salées - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 4 avril 2008

Salade de dattes sèches et oignons nouveaux

salade_dattes_oignon

Une petite oignon-folie ne soufflerait-elle pas dans l'air de la Touraine ? Je ne sais si mes compatriotes régionaux sont atteints par la même lubie que moi, mais je sais au moins que j'achète des oignons de Touraine. Même si la "Capitale de l'oignon" se situe tout à fait à l'opposé (Auxonne), les étals des marchés Tourangeaux que je parcours parfois plusieurs fois  par semaine, des Halles à Rabelais, me disent qu'il y a de la concurrence ! En ce moment d'inter-saison où l'on ne sait plus à quel saint se vouer, je les apprécie beaucoup car je trouve que, le soir notamment, ils permettent d'élaborer aisément des salades et ainsi de varier des soupes. De plus, ils sont un atout santé important. Les dattes sèches, elles, apportent un doux parfum d'Orient bien sûr, mais non contentes de nous dépayser vers des contrées exotiques, elles offrent des caractéristiques intéressantes. En outre, leur formidable apport diététique contrecarre un peu les caprices météorologiques de ces derniers jours. En bref, un peu d'exotisme et de terroir composent cette assiette conçue comme une entrée aux saveurs douces et délicates, qui peut précéder à merveille un plat à base d'agneau, de mouton ou de poulet.

Salade de dattes sèches et oignons nouveaux pour 2 personnes :

  • 10 dattes sèches

  • 1 oignon nouveau

  • 1 c.s. de miel (type miel de Printemps, de couleur blanche au goût très doux)

  • 2 c.s. d'huile de noix

  • 1 c.s. de vinaigre de Xérès

  • 1 c.s. rase de graines de sésame blond (se trouve par exemple dans les épiceries Asiatiques)

  • 4 cerneaux de noix (facultatif)

Coupez les dattes en 2 dans le sens de la longueur, dénoyautez-les, séparez-en 2. Epluchez et émincez  l'oignon, sans utiliser le vert, uniquement le bulbe bien blanc. Disposez ces 2 ingrédients dans un saladier, décorez des noix. Confectionnez une sauce dans un petit  récipient, versez-la sur votre salade, réservez une demi-heure. Saupoudrez des graines de sésame. Servez sans attendre.

Le plus : pour rendre cette entrée plus complète, accompagnez-la de tranches de fromage de chèvre ultra-frais, dont la texture extrêmement fondante ne viendra pas heurter les autres ingrédients. Une tranche de pain aux noix ou du pain aux amandes et noisettes complètera également très harmonieusement cette assiette.

Posté par orangebalsamique à 08:28 - Entrées froides - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 3 avril 2008

Salade d'orange et d'oignon rouge

salade_orange_oignon_rougeUn peu de couleurs dans l'atmosphère c'est bien : on nous annonce des tendances vestimentaires très pop, aux couleurs très acidulées qui vont durer tout le printemps et tout l'été. Mais dans nos assiettes, aussi, il faut que ça en jette ! Des légumes verts, des fruits fous, youpi, mais avec deux ingrédients basiques et économiques, on parvient même à faire quelque chose de chouette ! Une bonne façon de se gorger de vitamines C pas seulement au petit-déjeuner !

Pour ma soeur et moi, cette recette est un poncif qui remonte à une époque où moi aussi, je ressemblais à un bonbon acidulé -celles et ceux qui me connaissent bien rétorqueront que, malgré les années, je n'ai pas tellement changée-, accrochée à un temps presque béni où pendant nos jobs d'été nous nous requinquions à la force de la fourchette. Jamais lasses d'arpenter les rayons de l'épicerie en quête d'un ingrédient incroyable ou d'un nouveau facing (surtout du côté des biscuits...), une fois la corvée achevée, notre montagne de recettes récoltées tous azimuts nous accueillait, les bras pleins de victuailles et les papilles en haleine. Pour notre plus grande joie, l'étagère de la cuisine familiale regorge de fiches-recettes (une belle invention devenue une véritable institution) recueillies dans les magazines et d'autres volumes très usités, comme ceux de la bonne Ginette Mathiot. Tous à leur manière nous dévoilaient leurs trésors et nous étions intarissables quant à l'élaboration -hypothétique ou réelle- de menus. En pleine chaleur ou pour se donner un p'tit coup de fouet, cette salade au look très flashy requinque bien. 

Salade d'orange et d'oignon rouge pour 4 personnes

  • 3 belles oranges à croquer (Navel)

  • 2 oignons rouges

  • 1 c.c. de miel de Forêt

  • 2 c.s. d'huile d'olive

  • 10 ml de vinaigre balsamique à faire réduire

  • 1 tour de poivre blanc du moulin

  • sel (facultatif car le vinaigre accomplira ce rôle)

Epluchez et pelez à vif les oranges, taillez-les en rondelles, mettez-les dans un saladier. Récupérez leur jus. Epluchez et émincez les oignons rouges. Joignez-les aux oranges. Faites réduire le vinaigre balsamique : dans une toute petite casserole, démarrez à feu très doux, lorsque l'ébullition commence, laissez encore réduire 3 minutes, toujours à feu très doux (il sera préférable d'aérer la pièce car l'odeur du vinaigre est persistante et peut incommoder certains). Laissez refroidir ; dans un bol, préparez une vinaigrette avec le vinaigre, l'huile, le jus des oranges, le miel, le poivre et le sel éventuellement. Versez sur votre salade, laissez rendre le jus un quart d'heure à température ambiante ou au frais s'il fait très chaud. Présentez, mélangez, servez.

Posté par orangebalsamique à 08:19 - Entrées froides - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 19 mars 2008

Riz noir, maquereaux au poivre

Diapositive1Vous connaissez le riz noir ? Non, il ne s'agit pas du riz complet, ni du riz de Camargue, ni d'un avatar des pâtes à l'encre de seiche, mais bien d'un riz de couleur noire avant et après la cuisson. Ce coloris pour le moins déroutant considérant l'ingrédient qu'il habille, ne l'est pas moins en bouche et je confesse que mon palais parfois intransigeant avec la céréale pourtant la plus consommée au monde s'est fait un nouvel ami. Ramené du supermarché (ben oui, on n'est pas sectaires) par mon cher et tendre, il a tout de suite fait l'admiration des pupilles en présence... mais pas de toutes les papilles de celles-ci, malheureusement.

Pour la petite histoire, le riz noir provient des régions méridionales de la Chine, où les Empereurs n'appréciaient pas seulement ses propriétés nutritives (fibres, phosphores, minéraux) sinon aphrodisiaques. Mais aujourd'hui on le cultive près d'ici, chez nos voisins Italiens, dans la Plaine du Pô précisément. La pigmentation particulière de son enveloppe donne à ce riz sa teinte sombre, car l'intérieur reste blanc. Ses arômes font là encore la différence : en bouche, de précieuses saveurs boisées et rôties dominent. Au niveau culinaire, le riz noir dit riz vénéré ou riz interdit selon le contexte, se consomme principalement aux grandes occasions, et notamment avec les poissons et crustacés, mais n'injurie point certains risotti. Personnellement, je l'ai accomodé très prosaïquement de filets de maquereaux fumés au poivre, et je serai ravie d'essayer prochainement des associations avec des crevettes ou des huîtres.

Pour 2 personnes :

  • 4 filets de maquereaux fumés au poivre

  • 2 oignons nouveaux épluchés et émincés

  • 80 g de riz noir

  • 2 c.s. d'huile d'olive vierge extra

  • 1 c.s. de vinaigre balsamique

Préparez le maquereau : ôtez la peau, effritez les filets du bout des doigts, mettez dans un plat de service, avec l'oignon émincé, l'huile et le vinaigre. Laissez rendre un peu de jus à tout ça, pendant que le riz cuit 18 minutes précises. Egouttez-le, servez tiède en accompagnement du poisson fumé.

Posté par orangebalsamique à 16:09 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,



« Accueil  1  2   Page suivante »