La cuisine selon mon envie !

Des recettes de cuisine basées sur les produits de saison et les épices. L'histoire des aliments et leurs bienfaits nutritionnels sont largement abordés.

01 mars 2013

Gâteau Persan aux noix

Le gâteau persan aux noix, c'est une belle découverte trouvée chez Lilo, sur son mirifique blog cuisine-campagne. L'ingrédient principal -la noix- associé aux épices douces que sont la cannelle et la cardamome sont une réussite pour un gâteau simple et savoureux. À l'instar du pan salé de la cuisine perse, décidément toute en subtilité, il y a un juste équilibre des parfums. Grâce aux proportions tiers farine, tiers noix, tiers sucre, la texture est légère, et ce, même avec des farines sans gluten comme je vous le propose dans ma version. Je vous conseille de déguster ce gâteau persan aux noix une heure après la sortie du four, et, s'il en reste, de l'emballer dans du papier cellophane : vous m'en direz des nouvelles tartiné de miel de châtaigner au p'tit déj. Just perfect.

G_teau_Persan_au_noix

 

Gâteau persan aux noix, pour 8 parts généreuses. La recette que je vous présente ici est adaptée librement de celle-ci.

200 g de cerneaux de noix (de super qualité si possible)

2 oeufs

160 g de cassonade + 20 g de mascobado

1 yaourt de chèvre soit ~ 125 g

1 yaourt à la grecque (chèvre ou brebis) soit ~ 125 g

50 g de purée de noisette intégrale

100 g de farine de maïs blanche

50 g de fécule de maïs

30 g de farine de pois chiches

1 sachet de poudre à lever

3 gousses de cardamome

1 c.c. rase de cannelle

2 c.s. de chicorée

Sucre glace et noix pour la déco

Une noix de beurre pour le moule.

--------------------------------{Gâteau Persan aux noix}---------------------------------------------

Préchauffez le four à 180°C.

Mixez 100 g de noix et hachez grossièrement les 100 g restants.

Dans un saladier, mélangez les sucres et les oeufs.

Ajoutez-y les yaourts, les noix, la purée de noisette. Mélangez initiment, sans excès.

Dans un autre saladier, versez les farines et la poudre levante.

Écossez les gousses de cardamome et écrasez les graines au mortier.

Ajoutez-les aux mélange de farines, avec la cannelle et la chicorée.

Puis, mêlez le contenu des deux saladiers, brassez de façon à obtenir une pâte homogène.

Beurrez un moule de 22 cm de diamètre à bords hauts, versez-y la pâte.

Faites cuire 40 minutes à th. 7 / 180°C.

Procédez à la déco quand le gâteau est froid.

Dégustez tiède ou froid.

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22 juin 2012

Petits cakes courgettes, chèvre et menthe

DSCN5646 C'est l'été... Le soleil brille avec une insolence jubilatoire -qu'on aurait voulue plus précoce tout de même- et c'est toujours valable d'employer des légumes à toutes les sauces. Cela fait tellement longtemps que j'ai déserté les pages de ce blog que je n'ai pas d'excuse à fournir ni de prétexte à chercher, c'est ainsi tout simplement. J'ai failli glisser sur la pente du dégoût pendant un temps, heureusement la nature est bien faite et malgré une période de trois mois passée loin de tout désir gustatif et des fourneaux, je reviens ici avec beaucoup d'envie, de nouvelles associations, et de gourmandise estivale (oui, celle qui vous écrit attend un enfant). Ici, je parlerai bientôt d'abricot, de curcuma, de lavande, de fruits très colorés et de yaourt de chèvre. Toujours pour évoquer des recettes faciles, pas prétentieuses mais proches du marché et d'un budget affûté.

En l'occurence, les courgettes râpées et mêlées à l'appareil de ces petits cakes sont tellement contentes de sauter du bac à légumes, où, clairement, elles attendaient inlassablement le prochain tian ou le velouté glacé. Avec cette recette, elles honorent les nappes de pique-nique et végétalisent les barbecue-parties. En guise de mise en bouche, pour réveiller les papilles et exalter les appétits, je suggère quelques livres qui donnent l'eau à la bouche et remettent en perspective les rapports intimes entre mets et mots, gourmets et passionné(e)s d'écriture et de lecture. Tout d'abord, le lexicographe Alain Rey, qui, dans Les mots de saison égrène avec un bonheur tout poétique ses connaissances érudites et gourmandes. Mention particulière aux articles consacrés à loukoum et goûter. On ne ferait plus que ça ! Ensuite, j'étais déjà complètement accro aux titres parus dans Dix de façons de cuisiner... des éditions de l'épure, voilà que je dévore leur collection Mise en appétit. Les chroniques authentiques de Sonia Ezgulian avant et pendant l'aventure de son premier restaurant pètent le feu et sont néanmoins pleines de finesse. Ça se passe dans seulement 6m² de cuisine. Puis, si la librairie est loin, il y a toujours l'option classique et nordique du Festin de Babette.

Pour celles et ceux qui ont goûté, voici la recette tant demandée des Petits cakes courgettes, chèvre et menthe.

Environ 20 à 24 unités : ~400 g de courgettes râpées avec la grille la plus fine - 100 g de farine de blé - 50 g de farine de riz ou de maïs - 50 g de maïzena - 1 sachet de levure = 11 g - 8 cl d'huile d'olive - 10 cl de lait végétal (noisette, épeautre, soja, riz) - 3 oeufs - 150 g de tomme de chèvre râpée - 1 poignée de menthe fraîche ciselée (~20 feuilles) - 1 c. à s. de moutarde - poivre. Facultatif : pignons de pin, brisures de cerneaux de noix.

Préchauffez à 200°C. Dans une jatte, mélangez les farines et la levure, ajoutez les oeufs, l'huile, le lait, la moutarde. Mélangez bien, sans précaution particulière. Incorporez enfin la tomme, les courgettes râpées, la menthe et poivrez. Ne salez pas trop si vous avez mis de la moutarde. Répartissez la préparation dans des petits moules (à muffins ou autre), laissez cuire une bonne vingtaine de minutes en commençant à 200°C pendant 5 minutes pour redescendre à 180°C le quart d'heure restant. Laissez refroidir, démoulez et servez ces petits cakes moelleux en apéritif, tièdes ou froids.

L'utilisation des différentes farines n'est pas obligatoire. Celle de riz apportera un croustillant léger et la farine de maïs donnera une jolie couleur jaune.

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30 septembre 2011

Betterave crue mariée aux noix

Betterave_et_noix_en_salade Je n'ai pas oublié de n dans le titre, il s'agit bien dans ce billet de souligner l'excellent accord que constitue celui de la betterave rouge et de la noix de Grenoble. Vraiment, l'automne apporte, en plus des superbes produits de saison, la transition en douceur vers les feuilles mortes et l'odeur des pommes dans leur panier. Et puis cette année, cela m'inspire particulièrement, sans doute parce que j'ai profité pleinement des fruits et légumes de juillet-août et que l'été indien donne à l'environnement une chaleur très inhabituelle. Alors le dimanche au marché Saint-Aubin, on trouve toujours de belles betteraves en forme de toupies, très goûteuses, dont les feuilles se consomment aussi. Elles se préparent exactement comme les jeunes pousses d'épinard. Ciselées comme des herbes arômatiques ou incorporées à des galettes végétales, notamment, leur saveur sucrée mêlée à une pointe d'acidité habille un plat, sans parler du joli rapport coloré vert-magenta.

C'est ainsi que dès avant le Vè siècle précédant notre ère, les Grecs consommaient déjà l'intégralité de la betterave rouge, de la feuille à la racine en passant par les tiges. -----{Je n'avais pas de recette sous la main pour inclure les tiges, mais promis, j'essaie bientôt.}----- La betterave est un légume-racine dont le nom désigne simplement la bette (plante cultivée pour ses feuilles) associée à la rave (plante cultivée pour sa racine). C'est un mot-valise . Elle offre des saveurs opposées selon qu'elle est cuite ou qu'elle est crue. Tous les palais ne sont pas d'accord sur les intérêts gustatifs de la betterave présentée crue : de texture croquante avec une saveur terreuse dominante, elle devient tendrissime et sucrée une fois cuite. J'apprécie les deux manières et l'aimer crue n'est pas une réaction contre les betteraves cuites-achetées-sous-vide auxquelles je n'ai jamais donné une once de crédit.

Betterave crue mariée aux noix pour 2 personnes en plat principal ou 4 en entrée

500 g de betterave crue bio, non traitée, rincée et épluchée - 10 cerneaux de noix - 1 gousse d'ail rose - 1 c.s. de moutarde aux noix - 2 c.s. de vinaigre (1 de noix, 1 de balsamique) - huile de noix ou huile d'olive* - poivre noir - une grosse poignée de menthe fraîche rincée et ciselée.

À faire au dernier moment : épluchez la betterave, râpez-la assez finement. Réservez dans le plat de service. Ajoutez-y l'ail épluché et émincé, les cerneaux de noix grossièrement écrasés et la menthe ciselée. Préparez la vinaigrette que vous servirez à part. Cette salade n'a pas besoin d'être réfrigérée avant d'être servie, mais s'il en reste, enveloppez-la d'un papier aluminium et entreposez-la au réfrigérateur jusqu'à 2 jours.

*Pour la vinaigrette, si vous n'avez pas tous les ingrédients avec de la noix, contentez-vous du vinaigre à la noix. L'essentiel étant de renforcer la note de noix présente dans les ingrédients. Un ou deux ingrédients sur les trois de la vinaigrette suffisent.

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29 octobre 2010

Cake sucré à l'indienne

CakeSucre_L_Indienne Un petit morceau d'Épure à ma mesure … Marier carotte et épices ou une manière indienne d'aborder le très anglais Carrot Cake. Tout cela pour contrer intelligemment –et délicieusement-- les premières injonctions de l'automne. Dans son opus la carotte – dix façons de la préparer, l'auteure Caline Augé présente l'antique apiacée sous son meilleur jour : riche en bêta-carotène, sa consommation rendrait bien portant. Expression que je traduis par affable et aimable. Outre ses vertus presque spirituelles, la belle ombellifère fait des émules chez les enfants. Qui n'a pas croquer une rondelle de carotte, à la dérobée, au moment du repas presque préparé ? Couleur, odeur, saveur, la carotte des jardins est le légume du pauvre, aussi polyvalent qu'économique. Un légume qui a aujourd'hui enfin regagné ses lettres de noblesse, un incontournable, qui se prépare cru et cuit.

La première fois que je l'ai réalisé, j'ai eu un peu peur en voyant l'appareil très compact de ce gâteau au moment de le verser transvaser dans le moule à cake. Et pour cause : dense, pas très gras, rempli de fruits secs et d'oléagineux, il finit par donner un superbe goûter raffiné ou rustique, selon qu'il est servi avec un thé ou une limonade (faite maison). Ses ingrédients type « super foods » auront raison des fringales les plus incontrôlables, et il fait bonne figure au p'tit-déj' vu comme un brunch. 

Il m'a déjà servi de « gâteau de voyage » et dans ce cas-là le glaçage peut être conçu et étalé sur place, si vos LaCarotteEpurehôtes ne sont pas de sombres inconnus. Ils comprendront bien cette mesure de précaution. L'intérêt : ce cake se fait 48 heures à l'avance en le gardant au réfrigérateur. Il se conserve encore 48 autres heures, toujours au frais à cause du glaçage. La caution : même les réfractaires aux gâteaux –si, si ça existe-- (l'homme de la maison est de ceux-là, ne vénérant que les desserts au chocolat noir et les tartes au citron, argh) ont approuvé de conserve. A vos râpes !

Cake sucré à l'indienne, recette librement adaptée de La carotte-dix façons de la préparer, Caline Augé, Les Éditions de l'Épure, p.3, 2006.

Pâte :

-150 g de carottes râpées

-50 g de farine du mélange riz et millet -en magasins bio-

-50 g de farine de petit épeautre

-50 g de farine bise

-50 g de farine de kamut

-80 g d'amandes mondées grossièrement écrasées

-80 g de raisins secs

-100 g de figues sèches coupées en petits morceaux

-1 c.c. de canelle en poudre

-1 sachet de levure (bio sans phosphates)

-170 g de cassonade

-2 oeufs

-20 cl d'huile (olive, noix...)

-1 pincée de sel

Glaçage :

-170 g de fromage frais type Saint-Morêt

-25 g de cassonade.

Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients secs.

Dans un autre, battez vivement les oeufs, l'huile, le sucre.

Incorporez ce mélange fluide dans le grand saladier, battez longuement, puis incorporez les carottes râpées.

Mettez cet appareil dans un moule à cake beurré et chemisé, démarrez la cuisson à four très chaud pour 5 minutes puis baissez le thermostat à 6/180°C pour une heure.

Laissez le cake refroidir, puis laissez le au réfrigérateur pour 2 jours, recouvert d'un papier aluminium.

Avant de servir, préparez le glaçage en mélangeant à la fourchette le fromage frais et le sucre. Etalez sur le dessus du cake.

----------------------{et encore des super gâteaux à la carotte}--------------------------------------------

Carrot Cake Trois étoiles

Carrot Cake. 

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06 janvier 2010

Brownies très chocolat pour la nouvelle année

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Changement d'année, passage de décennie, que ce nouveau temps fort vous amène ce que vous souhaitez et maintienne toutes les belles choses qui vous comblent déjà.

J'ai changé de décade peu avant Noël et je m'en sens presque revigorée, éloignée de la terreur irrationnelle que je ressentais avant de souffler mes 30 bougies. Le chocolat était bien souvent la guest-star de ces festivités, et il le demeure maintenant encore. J'ai choisi de commencer non pas par un menu léger, genre bouillon détoxifiant, mais par un monument des goûters d'enfants et d'adolescents : les brownies. A la fois roborratif et savoureux, chic mais pas pompeux, j'ai toujours eu un faible pour ce gâteau costaud bien décidé à nous faire affronter l'hiver : à base de chocolat dont on sait que -presque- toutes les filles adorent ça, truffé de fruits à coques bourrés de nutriments, on le sert coupé en tranches fines ou carrément en carrés, nettement plus académiques. Aujourd'hui, après une balade givrée, les pieds saupoudrés de neige, rien ne contre-indique sa dégustation.

J'avais déjà adoré la version qu'en donne Pierre Hermé dans son ouvrage le Larousse du Chocolat, puis j'ai goûté ceux livrés par Clotilde, bien plus forts en chocolat. J'apprécie beaucoup le moëlleux du premier et la force du second ... alors voici ma recette. Fondants, chocolatés et riches en fruits à coques, avec -est-ce une hérésie ?- une poignée de raisins en prime.

Brownies très chocolat

Pour un moule anti-adéhsif de 20*20 cm.

-200 g de chocolat à pâtisser à 70% de cacao

-20 g de cacao amer non sucré

-150 g de beurre demi-sel aux cristaux de sel de Guérande

-50 g de beurre doux

-110 g de farine blanche

-30 g de Maïzena

-250 g de sucre roux

-4 oeufs gros

-200 g de fruits à coque (au choix selon les goûts, le jeu des consistances recherché : noix, noisettes, amandes mondées entières et amandes effilées, pistaches non salées, noix de pécan, noix de macadamia ...)

-20 g de raisins secs (raisins de Corinthe).


Préchauffez le four sur th. 6.

Dans le bol du mixer, versez tous les ingrédients secs : farine, maïzena, sucre, cacao.

Faites fondre le chocolat en carrés au bain-marie et fondre le beurre dans une casserole à part.

Pendant ce temps, incorporez les oeufs aux ingrédients secs, mixez une minute.

Joignez-y ensuite le beurre fondu, mixez de nouveau 20 secondes. Enfin ajoutez le chocolat en ruban et poursuivez le mélange une dizaine de secondes de façon à obtenir une pâte lisse.

Ôtez le mélangeur du bol et versez d'un coup les raisins et les fruits à coques. Mélangez rapidement à la spatule.

Disposez cet appareil dans le moule anti-adhésif puis enfournez à four chaud (th. 7/180°C) pour 25 minutes, et sortez le moule quand le dessus du brownie craquèle légèrement.

Avant de le déguster, laissez le se reposer quelques heures, il n'en sera que meilleur.

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17 mars 2009

Tarte poireaux-noix avec Ricotta & Tahini

TarteHiverPoireauxNoixJuste avant de larguer les derniers poireaux de l'hiver, de ceux qu'on consomme en potages et pas en vinaigrette, ces poireaux king size bientôt contre les bottes jolies, j'ai réussi à inscrire sur mes tablettes une tarte aux poireaux et noix qui fait le pari d'être sans crème fraîche. Je traque cette oie blanche, sans doute sous l'effet des dossiers Régime qui éclosent plus vite que les jonquilles dès le premier rayon de soleil. Bon en réalité c'est plus par goût, je commence à me lasser vraiment de cet inséparable adjuvant culinaire de la ménagère française. Alors essayer de lui trouver un ersatz c'est mon nouveau dada. Heureusement, en découvrant les purées d'oléagineux j'ai replongé dare-dare dans le monde des bio-consommateurs, et restitué pléthore de bienfaits vraiment authentiques, osons le terme, aussi calibrés que délicieux, aussi nourrissants que dépaysants. Je tartine carrément le confit d'amandes complet les jours de grande famine, et j'adore mettre une pointe de Tahini (ou Tahin) soit dans une vinaigrette au miel pour salade d'endives, soit dans cet appareil à tarte salée.

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Tarte poireaux-noix avec Ricotta & Tahini. Ingrédients pour 8 parts.
-1 pâte feuilletée pur beurre

-1 beau poireau lavé, découpé en tronçons : servez-vous des plus belles parties
-250 g de ricotta
-1 oeuf
-1 bûche de fromage de chèvre (vous n'utiliserez sans doute pas sa totalité)
-10 cerneaux de noix
-1/2 c.c. de Tahin (pâte de sésame)

-1 pincée de noix de muscade
-1 pincée de poivre du moulin

-sel (facultatif).
Faites cuire les tronçons de poireaux à la vapeur pendant 5 minutes.
Préparez l'appareil : dans une jatte, mêlez intimement la ricotta, l'oeuf, le tahini, le poivre, la muscade.
Disposez la pâte à tarte feuilletée sur un moule de 26 cm de diamètre, piquetez-la avec une fourchette, posez dessus les morceaux de poireau, étalez l'appareil et recouvres des cerneaux de noix et de tranchettes de bûche de Chèvre. Faites cuire 25-30 minutes à 180° C (th.6). Servez chaud avec une mâche assaisonnée d'huile de noix par exemple.

Mes autres recettes de Tartes Salées :

Tartelette du Soleil

Tarte courgettes-brousse.

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20 juin 2008

Carrot Cake

DSCN1622La première fois que j'ai goûté au Carrot Cake ou selon la traduction littérale Gâteau à la Carotte, j'étais jeune, (enfin davantage qu'aujourd'hui), assez novice en cuisine "étrangère" -car on ne se défait pas simplement de tendres années bercées par les tartes aux pommes et autres gâteaux au yahourt toujours réinterprétés. Je vous plante la scène : la base du séjour linguistique peu romanesque passe à l'arrière-plan. L'ambiance : c'était l'heure du five o'clock dans un cottage écossais utilisé comme vitrine bucolique à de belles réalisations d'objets arts and crafts. Travelling avant : dans mon souvenir, on y accède comme Alice au Pays des Merveilles passe la porte magique, découvrant des toits recouverts de mousse verte émeraude et des murs en gros appareil rustique et réconfortant, alors qu'à l'intérieur de cette chaumière saxonne tout n'est que finesse, douceur, et... gourmandise. Plan rapproché : la cristallisation du souvenir aidant, il demeure LE meilleur carrot cake qu'il ne m'aie jamais été donné de savourer, à la fois moëlleux, croquant, épicé, suave et incroyablement compatible avec son comparse, le thé.

Il y a quelques mois, en visite à Tours, ma soeur était ravie de m'annoncer d'un ton enchanteur une découverte sucrée faite lors d'un vernissage qu'elle jugeait suffisamment intéressante pour la tenter de nouveau, cette fois-ci avec nous. C'est ainsi qu'elle apporta dans ses bagages parisiens la recette du Carrot Cake du Centre Culturel Suédois (la recette est donnée au Café du lieu éponyme). Contrairement à celui de nos voisins saxons, celui-ci se pare d'une jolie robe blanche, un glaçage au fromage frais (super drôle) et répond au nom (burlesque pour les oreilles non initiées) de Morrotskakaw. J'ai ainsi pu comparer avec le cousin écossais, et je dois dire que le glaçage fait partie de mon plaisir gustatif dans cette recette. Suite à des problèmes informatiques, la recette s'est envolée, ma soeurette repartie et je devais retrouver dare-dare tous les ingrédients qui la composaient.

En quête d'une recette similaire, j'ai arpenté les blogs culinaires et me suis arrêtée sur la recette de lovelyrecipe, issue du blog de Requia, elle-même inspirée du livre de Rose Bakery. Ouf ! La boucle est bouclée. Je ne taris pas d'éloges sur ce p'tit bout d'cake aussi prompt à rassasier les estomacs les plus pantagruéliques que les amateurs de thé les plus exigeants. Comme j'appartiens formellement aux deux catégories, je l'ai réalisé hier soir, en vue de le servir à chaque petit-déjeuner des jours qui suivront. Puis, je l'ai glaçé avec patience après deux épisodes du Dernier Témoin, série germanique qui me rappelle combien Berlin est grande et à quel point le Jarret de porc à la Berlinoise peut figurer au Panthéon Gastronomique Européen. On a tendance à ne plus évoquer que les séries policières made in USA, en oubliant à tort qu'il y a un petit écran Outre-Rhin*.

La base de la recette est celle donnée par lovelyrecipe mais est adaptée librement car je ne sais jamais m'en tenir à un écrit, cela ne m'amuse pas. En revanche, je préfère celui du CCS, ce qui me donne matière à réfléchir sur ce cake.   

Le gâteau (pour 8 belles parts dans un moule à fond amovible préalablement beurré)

  • 300 g de farine tamisée

  • 125 g de beurre fondu

  • 110 g de sucre blanc

  • 110 g de sucre roux (la prochaine fois je tenterai avec du Rapadura ou du Mascobado)

  • 6 carottées lavées, épluchées, râpées avec la plus fine des grilles dont vous disposez

  • 4 gros oeufs

  • 130 g de cerneaux noix hachés

  •   1/2 sachet de levure chimique

  • 1/2 c.c. de gingembre (poudre)

Versez dans une grande jatte farine, levure, gingembre, sucres et mélangez avec une cuillère en bois. Ajoutez les eoufs, le beurre, mélangez bien le tout, finissez par les carottes et les noix, mélangez encore.

Versez l'appareil dans un moule à fond amovible (salutaire car il évite bien des démoulages pathétiques) et faites entre 30 et 45 minutes à four chaud th. 7 = 180°C. Pour vérifiez la cuisson, un bon truc : pointez la lame d'un couteau au cente, ell doit ressortir sèche.

Le glaçage

  • 100 g de Saint-Morêt

  • 50 g de sucre glace

  • 15 g de beurre ramolli

Dans un bol, mélangez ces trois ingrédients à l'aide d'une spatule de façon à obtenir une pâte qui se tient, si elle vous paraît trop liquide, ajoutez du suce glace.

Disposez ce glaçage sur le gâteau refroidi entièrement, par badigeons sucessifs.

Je pense conserver ce gâteau au réfrigérateur pour éviter un mauvais sort au glaçage. Cela n'altèrera pas ses qualités gustatives.

*Si les dames d'un âge honorable ne jurent que par l'Inspecteur Derrick, la presque trentenaire que je suis admire beaucoup le légiste Robert Kolmaar.

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04 avril 2008

Salade de dattes sèches et oignons nouveaux

salade_dattes_oignon

Une petite oignon-folie ne soufflerait-elle pas dans l'air de la Touraine ? Je ne sais si mes compatriotes régionaux sont atteints par la même lubie que moi, mais je sais au moins que j'achète des oignons de Touraine. Même si la "Capitale de l'oignon" se situe tout à fait à l'opposé (Auxonne), les étals des marchés Tourangeaux que je parcours parfois plusieurs fois  par semaine, des Halles à Rabelais, me disent qu'il y a de la concurrence ! En ce moment d'inter-saison où l'on ne sait plus à quel saint se vouer, je les apprécie beaucoup car je trouve que, le soir notamment, ils permettent d'élaborer aisément des salades et ainsi de varier des soupes. De plus, ils sont un atout santé important. Les dattes sèches, elles, apportent un doux parfum d'Orient bien sûr, mais non contentes de nous dépayser vers des contrées exotiques, elles offrent des caractéristiques intéressantes. En outre, leur formidable apport diététique contrecarre un peu les caprices météorologiques de ces derniers jours. En bref, un peu d'exotisme et de terroir composent cette assiette conçue comme une entrée aux saveurs douces et délicates, qui peut précéder à merveille un plat à base d'agneau, de mouton ou de poulet.

Salade de dattes sèches et oignons nouveaux pour 2 personnes :

  • 10 dattes sèches

  • 1 oignon nouveau

  • 1 c.s. de miel (type miel de Printemps, de couleur blanche au goût très doux)

  • 2 c.s. d'huile de noix

  • 1 c.s. de vinaigre de Xérès

  • 1 c.s. rase de graines de sésame blond (se trouve par exemple dans les épiceries Asiatiques)

  • 4 cerneaux de noix (facultatif)

Coupez les dattes en 2 dans le sens de la longueur, dénoyautez-les, séparez-en 2. Epluchez et émincez  l'oignon, sans utiliser le vert, uniquement le bulbe bien blanc. Disposez ces 2 ingrédients dans un saladier, décorez des noix. Confectionnez une sauce dans un petit  récipient, versez-la sur votre salade, réservez une demi-heure. Saupoudrez des graines de sésame. Servez sans attendre.

Le plus : pour rendre cette entrée plus complète, accompagnez-la de tranches de fromage de chèvre ultra-frais, dont la texture extrêmement fondante ne viendra pas heurter les autres ingrédients. Une tranche de pain aux noix ou du pain aux amandes et noisettes complètera également très harmonieusement cette assiette.

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28 février 2008

Petit réduit de Céleri

DSCN0867La bruine océanique tombe encore sur la Touraine, et ces jours-là le Jardin de la France perd quelques-unes de ses lettres de noblesse. Mais, chut, pas un mot de cela aux Tourangeaux ! Heureusement leur production maraîchère n'est jamais en reste, et c'est pour le plus grand bonheur des gourmands.  Pour la rémoulade de céleri, il faudra repasser, car le céleri en soupette, c'est très bon aussi, et sans sauce mayonnaise, ce n'est vraiment pas mal non plus ! Pour constituer une promenade apéritive ou une petite entrée hivernale, à déguster indifféremment chaude ou froide, préparez pour 2 personnes ce Petit réduit de céleri.

Munissez-vous des ingrédients suivants :

  • 150 g de céleri rave épluché
  • 1/4 de pomme épépinée et épluchée
  • 1 pomme de terre épluchée
  • 4 cerneaux de noix
  • 25 cl de lait entier
  • 25 cl de crème fraîche épaisse
  • 1/4 de bouillon de volaille dégraissé
  • 2 tours de poivre du moulin
  • 1 tronçon de fenouil cru

Faites cuire à l'eau bouillante salée le céleri détaillé en gros cubes, la pomme de terre et le morceau de pomme durant 15 à 20 minutes. Egouttez. Faites chauffer ensemble le lait et la crème sans qu'ils bouillissent. Mettez dans un bol à mixer les légumes, le lait et la crème, les noix, le bouillon, le poivre. Mixez 2 minutes. Faites réchauffer si nécessaire, dressez dans des assiettes creuses ou des verrines, décorez d'un morceau de fenouil.

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