La cuisine selon mon envie !

Des recettes de cuisine basées sur les produits de saison et les épices. L'histoire des aliments et leurs bienfaits nutritionnels sont largement abordés.

07 octobre 2011

En Chine "Six kakis", trois coings ici.

DSCN5205 Parmi mes souvenirs artistiques les plus tenaces, figure les "Six kakis"*, découvert au lycée. Ce lavis à l'encre de chine de MuQi, artiste chinois, laisse apparaître six formes sphériques immortelles et terriblement contemporaines. Joli petit fruit de couleur orangée lorsqu'il est à maturité, le kaki possède une peau lisse, qui renferme une chair orange vif, extrêmement tendre, douce et très parfumée. Des notes florales la caractérisent. Le terme japonais de kaki renvoie aussi à l'hindi khâki qui signifie couleur de poussière. Suite à ce cours théorique --c'était en classe de seconde-- il avait fallu exécuter un dessin d'observation portant sur les fruits. À l'époque, le kaki, juste après la mangue et avant la nèfle**, figure pour moi au tableau des fruits inconnus, sans passer par la case "fruits exotiques". J'avais alors choisi de représenter la figue pour sa texure veloutée et ses reflets moirés violet-noir.

       Le coing [kwe~] est un fruit qui ensoleille l'automne, tout été indien qu'il fût. Ce fruit piriforme, cotonneux en surface, est jaune et odorant quand il est mûr. Connu dans la Grèce Antique comme la pomme de Kydonia, le coing tire son nom actuel de son origine crétoise. En 1170, on relève l'occurence de cooing en langue romane. Ses caractéristiques inspirent des expressions humoristiques, telle celle d'Honoré de Balzac : "Madame Grandet était une femme sèche et maigre, jaune comme un coing" ***. Le coing se consomme cuit, il développe là sa belle palette arômatique. Une saveur de fond de pomme et poire mêlées qui s'accorde avec les viandes blanches, le porc, ainsi qu'avec l'oignon et la vanille ou la cannelle.  

*Circa 1200-1260.

**Jacques Serena, Sous le néflier, Éditions de Minuit, 2007.

***Eugénie Grandet, 1834, page 36.

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17 décembre 2008

Cheesecakes à l'orange et au kaki

cheesecakekakiorangeam_re Question chromatisme, je suis inlassablement abonnée à la teinte orange, empreinte de dynamisme et d'esprit hippie, parfois antithétiques-, mais aussi synonyme de vitaminite aiguë habituellement bienvenue en décembre. Qui plus est, mon anniversaire tombe ce jour, alors à défaut de succomber à des tentations toutes droites descendues de l'Eden pâtissier,  je me frotte à la chose sucrée, répondant au proverbe qu'"on n'est jamais si bien servi que par soi-même". Ces derniers temps, une forte envie de cheesecake m'a orienté sur pas mal de blogs, toujours aussi imaginatifs et attrayants les uns que les autres. Force est de constater que les cheesecakes, comme les cupcakes dirait-on, ont le vent en poupe.
Enfants, on réalisait à la maison, souvent les dimanches d'été, un cheesecake au citron et à la vanille, et c'est avec une grande fierté qu'on dégustait ce dessert américain frais et nourrissant. Cette recette indiquait d'asseoir l'appareil sur une vraie pâte sablée, dense et croustillante comme de la croute de pain. C'est majoritairement en souvenir de cette granulosité perdue (ma soeur confectionne toujours d'extraordinaires pâtes sablées inimitables) que je passe outre les recommandations des expertes à adopter le mix speculoos + beurre pour refranciser un peu ma madeleine. N'étant pas très à cheval sur les nomenclatures quand j'ai une idée bien en tête, je décide de faire une pâte brisée sucrée, car la richesse de l'appareil ne s'accomodera que mieux d'une pâte seulement au beurre... Cette recette vient étoffer les candidatures au concours Desserts de Fête de 750g.com.

Les proportions valent pour deux tartelettes.
Pour la pâte brisée sucrée :
-50 g de beurre doux mou
-100 g de farine T110 semi-complète
-1 c.s. de sucre roux
-1 pincée de cannelle en poudre
-1 c.s. d'eau froide
Pour le fond de tarte :
-2 c.s. bombées de confiture d'oranges amères (bio)
-1/2 kaki épluché détaillé en dés 1*1 cm
Pour l'appareil :
-1 oeuf
-25 ml de sirop de riz
-100 g de ricotta
Facultatif :
-zestes d'oranges non traitées pour décorer.

Préchauffez le four th. 7 (180° C).
Confectionner la pâte : dans un saladier, verser la farine en pluie, le sucre, le beurre, mélangez sans pétrir, ajoutez de l'eau pour former une boule. Couvrez d'un linge, réservez à température ambiante 1/2 heure.
Faites compoter le 1/2 kaki dans la  confiture d'oranges amères à feu vif pendant 3 minutes, puis baissez et continuez encore 10 minutes. Laissez refroidir.
Pour l'appareil, fouettez les ingrédients dans une jatte. Réservez.
Abaissez la pâte à quelques millimètres, garnissez-en vos moules à tartelettes que vous aurez tapissé de papier sulfurisé si besoin. Faites cuire à blanc 10 minutes.
Sortez les tartelettes, garnissez-en le fond de la compotée, puis versez l'appareil. Faites cuire de nouveau th. 7 pendant 15 à 20 minutes.
Sortez les tartelettes quand elles sont dorées sur les bords et que le centre est encore un peu pâle. Laissez refroidir à température ambiante et mangez-les quand elles auront bien refroidi. Si on préfère les faire la veille, il n'y a aucune contre-indication, sauf de laisser la gourmandise de tout-un-chacun au placard si on veut jouir du bénéfice de cette avance dans le programme...

Pour plus de desserts, c'est ici.

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