mardi 20 octobre 2009
Soupe de carottes au gingembre
L'entrée en matière se fait tout en fraîcheur pour cet automne 2009 qui m'avait habitué à mieux côté mercure. Tellement mieux mais tellement inhabituel aussi ! Ô combien il fut bon d'expérimenter tous azimuts mille et unes sortes de cakes, muffins, tartes salées et sucrées à l'heure de pic-nics inespérés sous le soleil mordoré des belles après-midi de septembre. J'ai passé de belles heures en cuisine à enfourner, démouler, réchauffer des pièces de boulangerie et de pâtisserie et je ne compte pas en rester là, mais le légume "pauvre" revient en force et, devant quelques carottes je craque pour ... tant de simplicité, de gaieté, de facilité !
J'ai trouvé un moyen de redonner un coup de fouet à mon système immunitaire en prenant chaque matin une cuillère à café de pollen, ce qui, avant le thé vert et les céréales, donne à songer à la vie des abeilles qui le produisent, mais me donne surtout envie de prolonger cet acte de manger-santé à chaque moment de la journée. Je ne fais pas une obsession de cet aspect de l'alimentation, mais à cette période de l'année, je ressens ce besoin un peu tellurique de me remettre sur le bon chemin de la forme.
J'agrémente les plats qui s'y prêtent de gingembre frais râpé, la main leste toutefois.
Cette
soupe, si simple et si bonne, va ensoleiller les placards à épicerie
de l'automne-hiver.
Pour 4 personnes, soit une belle casserole de soupe dont il peut même rester un fond pour le lendemain :
1,5 kg de carottes pelées, lavées et coupées en rondelles
1 gros oignon jaune pelé, émincé
4 gousses d'ail pelées, dégermées et coupées en 4
1 c.c. rase de gros sel
1 cm de gingembre frais pelé et râpé
½ c.c. rase de curcuma en poudre
1 tour de poivre blanc du moulin
2
c.s. d'huile
d'olive.
Dans une cocotte-minute, faites colorer sans les couvrir les oignons et les aulx dans l'huile d'olive pendant 10 minutes.
Ajoutez les carottes et tous les autres ingrédients, couvrez juste d'eau, puis laissez cuire 12 minutes sur feu doux à partir du sifflement de la cocotte.
Stoppez le feu, laissez la soupape faire son travail et juste avant de servir, mixez très finement la soupe de carottes.
Enfin, dégustez immédiatement, mais sachez qu'elle est aussi délicieuse froide que chaude.
vendredi 25 juillet 2008
Sashimi de boeuf au gingembre
Ca n'a jamais transparu dans mes billets, mais je dois vous faire une confidence : grande est mon addiction pour les sushi, sashimi et autres maki. En un mot comme un cent : le cru. Et le poisson cru, depuis la déferlante culinaire nippone de la fin des années 1990, on connaît. Cette tocade très très largement partagée, à juste titre, ne m'a pourtant pas encore attiré vers la confection du riz gluant et les kits à sushi, parce que de temps en temps, ma foi, j'aime bien laisser aller et déguster des plateaux de suchi, sa... et caetera au resto du coin.
Une fois n'est pas coutume, j'ai réalisé des sashimi de boeuf. Régalade.
Cette idée recette intervient pile-poil dans mes baguettes, entre les vacances occitanes de mes parents qui se délectent de confits et autres cassoulets et la découverte de DSS par ma soeur (encore pas tout à fait assez parisienne sur ce point). Oui je me permet d'abréger car Servan-Schreiber père étant mondialement connu comme JJSS, on comprend bien qui est DSS, et pas DSK, nuance. Dans son dernier opus, donc, Anticancer, David Servan-Schreiber propose une réévaluation de nos alimentations afin de prévenir et améliorer le traitement du cancer. Entre autre choses, sa lecture holistique des habitudes alimentaires propose de manger sainement, entendons par-là des produits très bien choisis, davantage consommés crus ou cuits peu de temps, ainsi que l'introduction des aliments et boissons asiatiques et plus particulièrement japonais dans nos cuisines. Le refrain a été bien appris : s'abreuver de thé vert, s'amuser avec les algues sèches ou fraîches, repousser sagement tout produit transformé pour accéder à une santé optimisée. J'adhère en ajoutant cependant que nous faisons partie d'un tout, la planète, et qu'à commencer par l'air qu'on y respire, tout n'est pas contrôlable et ajustable. Mais soit.
Les grands esprits se rencontrent : dans mon dernier ELLE à Table, je décèle en bas de page, tout contre la reliure, une idée de sashimi de boeuf, d'où je tire bien entendu ma recette éponyme. Et au vu de la simplicité enfantine de sa réalisation, je file chercher des ingrédients adéquats à commencer par la viande, qui pour ce type de préparation (aucune cuisson) se doit d'être irréprochable, pure comme le matin et tendre comme la rosée. La recette ne donne aucune proportion exceptée la quantité de viande, voici ce que je propose :
Sashimi de boeuf au gingembre (pour 4 personnes)
-600 g de filet de boeuf extra-frais
-2 c.s. de sauce d'huîtres
-10 c.s. de sauce soja
-poivre moulu
-gingembre râpé ou, à défaut, gingembre en poudre
-gingembre confit pour la décoration
-une assiette creuse remplie de graines de sésame doré.
Détaillez la pièce de boeuf en cubes de 1cm x 1cm.
Préparez une sauce pour la marinade avec 10 c.s. de sauce soja, 2 c.s. de sauce d'huîtres, poivrez, épicez selon votre tolérance au pimenté.
Immergez la viande dans cette marinade et laissez au frais pendant une bonne heure. Remuez à mi-parcours.
Juste avant de servir, égouttez la viande, passez chaque morceau de boeuf dans le sésame : soit vous enduisez les 4 faces, soit vous n'en passez qu'une si vous préférez amoindrir la teneur en sésame. Décorez avec quelques brins de gingembre confit.
Servez avec du riz chaud sur lequel vous versez le restant de la marinade. Personnellement, j'ai choisis du riz noir qui se mariait très bien avec le sésame. Un riz gluant ira très bien aussi.
vendredi 20 juin 2008
Carrot Cake
La première fois que j'ai goûté au Carrot Cake ou selon la traduction littérale Gâteau à la Carotte, j'étais jeune, (enfin davantage qu'aujourd'hui), assez novice en cuisine "étrangère" -car on ne se défait pas simplement de tendres années bercées par les tartes aux pommes et autres gâteaux au yahourt toujours réinterprétés. Je vous plante la scène : la base du séjour linguistique peu romanesque passe à l'arrière-plan. L'ambiance : c'était l'heure du five o'clock dans un cottage écossais utilisé comme vitrine bucolique à de belles réalisations d'objets arts and crafts. Travelling avant : dans mon souvenir, on y accède comme Alice au Pays des Merveilles passe la porte magique, découvrant des toits recouverts de mousse verte émeraude et des murs en gros appareil rustique et réconfortant, alors qu'à l'intérieur de cette chaumière saxonne tout n'est que finesse, douceur, et... gourmandise. Plan rapproché : la cristallisation du souvenir aidant, il demeure LE meilleur carrot cake qu'il ne m'aie jamais été donné de savourer, à la fois moëlleux, croquant, épicé, suave et incroyablement compatible avec son comparse, le thé.
Il y a quelques mois, en visite à Tours, ma soeur était ravie de m'annoncer d'un ton enchanteur une découverte sucrée faite lors d'un vernissage qu'elle jugeait suffisamment intéressante pour la tenter de nouveau, cette fois-ci avec nous. C'est ainsi qu'elle apporta dans ses bagages parisiens la recette du Carrot Cake du Centre Culturel Suédois (la recette est donnée au Café du lieu éponyme). Contrairement à celui de nos voisins saxons, celui-ci se pare d'une jolie robe blanche, un glaçage au fromage frais (super drôle) et répond au nom (burlesque pour les oreilles non initiées) de Morrotskakaw. J'ai ainsi pu comparer avec le cousin écossais, et je dois dire que le glaçage fait partie de mon plaisir gustatif dans cette recette. Suite à des problèmes informatiques, la recette s'est envolée, ma soeurette repartie et je devais retrouver dare-dare tous les ingrédients qui la composaient.
En quête d'une recette similaire, j'ai arpenté les blogs culinaires et me suis arrêtée sur la recette de lovelyrecipe, issue du blog de Requia, elle-même inspirée du livre de Rose Bakery. Ouf ! La boucle est bouclée. Je ne taris pas d'éloges sur ce p'tit bout d'cake aussi prompt à rassasier les estomacs les plus pantagruéliques que les amateurs de thé les plus exigeants. Comme j'appartiens formellement aux deux catégories, je l'ai réalisé hier soir, en vue de le servir à chaque petit-déjeuner des jours qui suivront. Puis, je l'ai glaçé avec patience après deux épisodes du Dernier Témoin, série germanique qui me rappelle combien Berlin est grande et à quel point le Jarret de porc à la Berlinoise peut figurer au Panthéon Gastronomique Européen. On a tendance à ne plus évoquer que les séries policières made in USA, en oubliant à tort qu'il y a un petit écran Outre-Rhin*.
La base de la recette est celle donnée par lovelyrecipe mais est adaptée librement car je ne sais jamais m'en tenir à un écrit, cela ne m'amuse pas. En revanche, je préfère celui du CCS, ce qui me donne matière à réfléchir sur ce cake.
Le gâteau (pour 8 belles parts dans un moule à fond amovible préalablement beurré)
300 g de farine tamisée
125 g de beurre fondu
110 g de sucre blanc
110 g de sucre roux (la prochaine fois je tenterai avec du Rapadura ou du Mascobado)
6 carottées lavées, épluchées, râpées avec la plus fine des grilles dont vous disposez
4 gros oeufs
130 g de cerneaux noix hachés
1/2 sachet de levure chimique
1/2 c.c. de gingembre (poudre)
Versez dans une grande jatte farine, levure, gingembre, sucres et mélangez avec une cuillère en bois. Ajoutez les eoufs, le beurre, mélangez bien le tout, finissez par les carottes et les noix, mélangez encore.
Versez l'appareil dans un moule à fond amovible (salutaire car il évite bien des démoulages pathétiques) et faites entre 30 et 45 minutes à four chaud th. 7 = 180°C. Pour vérifiez la cuisson, un bon truc : pointez la lame d'un couteau au cente, ell doit ressortir sèche.
Le glaçage
100 g de Saint-Morêt
50 g de sucre glace
15 g de beurre ramollo
Dans un bol, mélangez ces trois ingrédients à l'aide d'une spatule de façon à obtenir une pâte qui se tient, si elle vous paraît trop liquide, ajoutez du suce glace.
Disposez ce glaçage sur le gâteau refroidi entièrement, par badigeons sucessifs.
Je pense conserver ce gâteau au réfrigérateur pour éviter un mauvis sort au glaçage. Cela n'altèrera pas ses qualités gustatives.
*Si les dames d'un âge honorable ne jurent que par l'Inspecteur Derrick, la presque trentenaire que je suis admire beaucoup le légiste Robert Kolmaar.
mercredi 11 juin 2008
Verrine sablée
Avec son étendard tricolore dans les tonalités ocres, j'aurais pu aussi la nommer Verrine des Sables, tant la texture granuleuse du specullos titille l'aspect lisse de la purée et autre faisselle. Mais voilà, je n'ai pas de fennec ni de chameau à portée de main, et si l'oasis de thé à la menthe étanche ma soif, alors je m'en tiendrai à cette appellation que je trouve très juste au demeurant. Quelques temps auparavant, la Soupe mangue-gingembre avait eu du succès. Une soudaine envie de réitérer trop précipitamment a failli conduire deux palais en feu à la Caserne la plus proche.
Ainsi, pour 2 mangues il ne faut pas mettre plus d'1/4 de cuillerée à café de gingembre moulu ou bien avalez dans la foulée un bol de riz blanc pour calmer le gosier. La bêtise étant déjà faite, on m'a conseillé d'adoucir ce petit brasero sucré. Et comme il faut bien illustrer les adages, en l'occurence celui selon lequel "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", cela donne lieu à l'impromptue Verrine sablée qui vient grossir la liste déjà fournie des idées-recettes pour verrine en réponse au jeu concours de 750g.com.
La mangue convient bien aux verrines et à tout autre dessert d'ailleurs, on l'aimera en morceaux dans une salade de fruits, servie à la chinoise (taillée en carrés), réduite en purée ou liquifiée en coulis. Elle ne privilégie pas le circuit court, certes, puisqu'elle est souvent importée d'Afrique ou d'Amérique du Sud, en revanche elle offre une source importante de magnésium, de vitamines A et C. En ce moment, cette drupe me botte. Je pense d'ailleurs utiliser le reliquat de cette purée très épicée dans un chutney, dont je m'évertue à trouver LA recette qui, semble-t-il, comme celle du curry, est un mirage. Je vous disais que le désert est à deux pas.
Pour les palais affamés par contre, ma Verrine sablée n'est pas un miroir aux alouettes, alors voici la caravane à suivre pour 4 personnes :
2 belles mangues arrivées à maturité, épluchées et sans leur noyau (au total, cela équivaut en moyenne à 480 g de chair dudit fruit)
200 g de faisselle égouttée (faites égoutter au frais pendant plusieurs heures si vous avez le temps et récupérez toujours le petit lait, c'est très bon à la santé)
16 speculoos (biscuits au sucre candy et à la cannelle)
1/4 de cuillerée à café de gingembre moulu
4 fraises pour décorer (facultatif)
Mixez les speculoos pour en faire du sable. Disposez au fond de chaque verrine.
Mixez les mangues de façon à les réduire en purée. Ajoutez le gingembre, mixez encore. Réservez au frais.
Juste avant de servir, répartissez la faisselle dans chaque verrine, la purée de fruit, surmontée d'une fraise juste rincée. Dégustez bien frais.
mardi 20 mai 2008
Soupe de mangue au gingembre en verrine

Madame, Monsieur, bonsoir, je suis particulièrement heureuse de vous annoncer la naissance de mon petit dernier : la Soupe de mangue au gingembre qui a connu un grand succès hier soir à ma table. J'en suis d'autant plus ravie que sa réalisation est, comme à l'accoutumer chez moi, pour faire dans le superlatif : hyper-simple. En plus, apprécier la mangue relève pour moi un peu d'une gageure/ cf. mes souvenirs antédiluviens (peu reluisants) de dégustation de fruits exotiques à la maternelle. Je me rappelle encore que la seule caractéristique que je lui attribuais alors était sa consistance spongieuse. Depuis, bien de l'eau a coulé sous les ponts. N'empêche, la mangue n'est pas un fruit facile, je veux dire quand il s'agit de l'éplucher et de la couper. Mais une fois ces deux étapes passées, la dégustation reste un pur régal. Pour venir à bout de la demoiselle, je procède quant à moi comme cela : oui, j'aurai sa peau en épluchant tout le fruit, puis j'en viendrai à bout en la coupant en lamelles méthodiquement autour du noyau dans le sens de la longueur. L'opération terminée, délectez-vous visuellement du résultat. Vous le méritez, car que le fruit soit vert, mur, ou blet, l'attaque fut de taille, un peu comme Saint Georges combattant le dragon. Puis passez au traitement de la bête selon l'usage que vous vous voulez en faire. Généralement, prosaïquement, la croquer telle quelle me suffit. Cependant, à force de chercher des accords culinaires (et de repousser l'achat du tant recommandé par Clotilde Culinary Artistry) par tous les bouts de ma modeste mais efficace bibliothèque culinaro-gastronomique, je picore ça et là des idées, des voyages gustatifs. Celui que je vous propose ici est dans le genre accord majeur, voyez donc :
Soupe de mangue au gingembre pour 4 personnes :
4 belles mangues bien faites
1/4 de c.c. de gingembre moulu ou 1 c.c. de gingembre frais râpé
4 fraises : le fruit ou idéalement, piochez-en quelques-unes dans un pot de confiture extra (c'était mon cas, merci maman !)
Préparez les mangues comme indiqué dans le texte ci-dessus. Mixez-les soit avec un mixer plongeant, soit au blender de façon à les réduire en soupe. Ajoutez le gingembre, mixez de nouveau 15 secondes. Répartissez la soupe dans 4 verrines, réservez au frais. Au moment du service, décorez avec une fraise/personne.
Vous pouvez accompagner ces verrines de mini-muffins ou de cup cakes (= fairy cakes) parfumés avec de la poudre d'amandes.
Blog scriptum : comme pour ma verrine de fraises au confit d'amandes, je ne peux résister à l'enthousiasme du nouveau concours lancé par 750g.com et poste également cette recette a posteriori mais j'y tenais. Verrinez bien !









