La cuisine selon mon envie !

Blog décrivant mes recettes économiques, conviviales, simples et hautes en couleurs. Inspirées par ce que je flaire, ce que je vois, ce que je découvre, ce que j'entends et ce que je goûte.

mardi 24 mars 2009

Verrine fraîche, comme en été, mais pour le printemps

verrineavocatfaisellepersill_e2 Le temps de porter des jupes sans collants revient comme l'ère des verrines "fraîcheur", confectionnées à l'aide d'aliments bruts, sans cuisson si possible et bien dressées dans leur écrin translucide. Je crois que quand on tombe dans cette brèche gourmande, on n'en sort pas si facilement que cela... heureusement, c'est sans danger. L'attraction visuelle et papillaire joue à fond dans cette présentation, C.Q.F.D. leur succès jamais démenti depuis l'intervention miraculeuse de Philippe Conticini. A mon échelle, je reprend sans attendre ce chapitre  du salé que j'avais jusque-là inexplicablement cantonné aux belles saisons.

L'intérêt supplémentaire de cette présentation verticalement correcte des aliments est de séduire les petits comme les grands. Tous, sans exception, raffolent de ces préparations genre take-away, où j'en déduis que l'absence d'assiette efface prodigieusement toute idée de contrainte dans l'acte de se nourrir. Mais c'est pas parce que ça ressemble à du snacking que c'est à laisser, bien au contraire. En plus, les herbes arômatiques fraîches ouvrent de nouvelles portes aux saveurs, garantissant un apport gustatif et nutritionnel non négligeable. Basant ma verrine sur un mélange faisselle-ciboulette aillée, j'ai bien failli crier Eurêka en goutant le résultat de la mixture*. Au final, le trio faisselle-avocat-crevette fait bon ménage parce que la légère note acidulée que le citron donne à l'avocat répond en choeur à la douce faisselle et à la tendre crevette. Pour faire 4 verrines en guise d'entrée ou de 8 à sevir en apéritif vous avez besoin de :

-400 g de faisselle bien égouttée (à noter que les portions individuelles de 100g qu'on laisse égoutter au réfrigérateur plusieurs heures avant de confectionner la verrine sont bien pratiques)

-10 brins de ciboulette lavée et ciselée

-1 gousse d'ail violet épluchée, dégermée, émincée très finement

-2 avocats bien mûrs (un petit séjour avec des bananes et des pommes et/ou dans un sac en papier kraft fait promptement mûrir l'avocat = 1 jour suffit)

-1 c.c. de jus de citron jaune

-100g de crevettes roses

-du pain pita ou des galettes souples détaillées en lamelles pour le décor.

Préparez vos verrines juste avant de les servir. La faisselle doit être bien froide. Dans une jatte, mélangez la faisselle à la ciboulette et à l'ail, salez légèrement, poivrez. Dans une assiette creuse, écrasez bien les avocats à la fourchette, additionnez-les de jus de citron. Dressez les verrines dans l'ordre suivant : faisselle-purée d'avocats-crevettes. Dégustez aussitôt.

*absolument délicieux et dépourvu de cet effet élastico-mou-chewingumesque inénarrable de certaines pâtes à tartiner persillées galvaudées depuis mon enfance.

Recettes de verrines pour le printemps et l'été :

Verrine primesautière

Verrine de concombre mentholée aux deux cosses.

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mardi 3 mars 2009

Le Tapioca récidive avec du citron et de l'amande

tapioca_citron_amande_les_ingr_dients_vus_de_hauttapioca_citron_amande_gros_plan_lemontapioca_citronn_tapioca_citron_vu_de_dessous

Dans mon combat acharné en faveur de la réhabilitation du Tapioca chez les consommateurs âgés de plus de trois ans, voici la seconde recette, plus acidulée et plus goûteuse que la précédente qui démontre une fois encore ma passion immodérée pour le citron. En plus, j'y ajoute l'amande, un duo déjà exploité dans ces pages, qui n'aura de cesse d'enchanter mon palais et le vôtre peut-être. Au vu des news culinaires, l'amande est en bonne place dans le peloton de tête des saveurs estivales, car la page vie privée cuisine d'un de mes vieux magazine ELLE m'apprend que chefs et ménagères se damnent littéralement pour la cuisiner à toutes les sauces, notamment celle dont je vous parlais récemment, la fameuse préparation bio du confit d'amandes, qui s'appelle purée d'amandes dans cet article, mais il s'agit de la même préparation à base d'amandes et de sucre intégral : dantesque.

En somme, le citron et l'amande, c'est tout le sud, l'Espagne, le Maroc, les bordures de la Méditerranée... une philosophie primesautière qui permet d'attendre très sagement l'été !

Verrine de Tapioca citronné et à l'amande, pour 4 verrines, il faut :

60 g de Tapioca ou Perles du Japon

2 citrons jaunes non traités après récolte

6 c.s. bombées de sucre glace

60 g de poudre d'amande

eau.

Lavez bien les citrons sous l'eau courante, prélevez-en les zestes. Faites bouillir les zestes dans 3 eaux différentes, égouttez, remettez dans votre 1ere casserole, ajoutez 3 c.s. bombées de sucre glace et faites confire à feu très doux 7 minutes. Disposez dans le fond de vos verrines.

Faites cuire le Tapioca 8 minutes dans un grand volume d'eau bouillante sans cesser de remuer. Egouttez.

Pressez les jus de citron, versez-les dans une casserole avec le sucre glace restant et le Tapioca, portez à ébullition 5 minutes de manière à ce que les grains de Tapioca soient translucides, cela indique qu'ils sont cuits. Laissez refroidir. Versez dans les verrines par-dessus les zestes confits. Réservez au frais. Parsemez d'amande en poudre au moment de servir.

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mardi 3 février 2009

Cheesecake sans cuisson + 1rst Cupcake Day by Dorian

cheesecakesanscuissonMode étatsunien* pour les sucreries. Le calendrier gastro(-nomique) vibre selon le tempo calendaire grégorien, et chacun-chacune peut vérifier à l'aide de son blue-jean préféré que les occasions de se réjouir la panse se concentrent véritablement entre Noël et Pâques. A peine sorti(e)s d'une bombance que l'on enchaîne sur une autre.  Ce n'est pourtant pas une raison suffisante pour faire taire son fouet (de cuisine) ni rabrouer toute envie sucrée, encore moins, chères primipares, de devoir attendre la prochaine grossesse pour succomber à des tentations douces, certes, mais bien enrobantes.

Y'a des jours où le four fait comme mine de battre en retraite (je voudrais que ça arrive plus souvent mais la gourmandise est une fidèle compagne). Entre trop-plein dominical et pyrolyse, l'endroit le plus chaud de ma cuisine commencerait-il une période ascétique, jurant de rendre la pareille à l'ascétique Carême, avec 21 jours d'avance ! Ce n'est pas parce qu'hier c'était Chandeleur qu'aujourd'hui c'est ceinture. Et entre nous, franchement, la grève des fourneaux n'est pas pour demain, mais cette fois j'ai cuisiné un dessert SANS me servir de mon four chéri, ce qui en plein hiver, sans beaucoup de fruits et toujours sans congélo relève de l'exploit pour moi et recouvre assez d'importance pour être souligné. Au XXI° s. vivre sans micro-ondes ni congélateur  est un phénomène rare, cependant la privation du premier est un acte volontaire, du second un acte contraint : petite cuisine vite remplie demande extension de son espace vital... sur le balcon, par exemple ? Vous avouerez que pour les sorbets dont on se délecte volontiers tout l'été cette option ne fait guère l'affaire.

Je vivrais en revanche très mal ou drôlement différemment sans un mixer, et grâce au Dieu de l'électroménager l'ancien a rendu l'âme -sus aux complexantes écotaxes et autres- et j'en suis fort aise car le tout nouveau tout beau et efficace mignon Micro qui m'avait tant plu pendant les vacances de Noël trônant  sur l'antique billot de beau-papa a fait mieux que me tendre les bras, il m'accompagne désormais. Coloris rouge pep's et gabarit ultra-compact, rien qu'à sa vue j'ai des envies d'houmous et de guacamole pas vraies.  Sa lame coupe extrêmement bien, je me suis déjà entamée l'index alors si je ne veux pas finir avec des mains de cuisinier toutes entaillées, j'ai intérêt à me calmer. Il n'empêche j'adore réduire en purée, en pesto, en pâte aussi je me donne à fond pour trouver un dessert idoine. Fan de produits laitiers, mon étendard de gazophile en berne, je tente sans grands risques mais avec plaisir un petit cheesecake qui ne demande pas de cuisson, juste un peu de beurre fondu, et comme vous avez sans doute un micro-ondes... voici comment procéder pour régaler 4 personnes que vous aimez beaucoup :

Cheesecake sans cuisson

-200 g de biscuits Petit-Beurre (toujours penser à achalander son placard à épicerie d'un ou plusieurs paquets de cette icône du style sucré que les bambins vénèrent)

-1 c.s. bombée de sucre roux

-30 g de beurre doux fondu

-500 g de yahourt nature = 4 yahourts (faisselle préalablement égouttée, yahourts brassés...)

-60 g de fromage frais type Saint-Morêt

-3 c.s. de sucre roux ou de mascobado

-1 c.s. d'eau de rose

-1 c.s. de confiture de figues noires/personne pour décorer (les confitures de la marque Eric Bur sont peu sucrées et assez savoureuses).

Mixez ensemble les biscuits et le sucre jusqu'à obtenir une pâte très friable, du sable en fait. Ajoutez-lui le beurre fondu et mélangez à la spatule en soulevant bien le tout. Etalez cette pâte dans un moule à bords hauts chemisé de papier sulfurisé et lissez le dessus. Réservez au frais.

Dans une casserole à bords hauts, mettez les produits laitiers et le sucre, fouettez bien et faites chauffer à feu doux sans atteindre le stade de l'ébullition pendant 5 minutes. Incorporez le sucre. Laissez refroidir. Versez l'eau de rose, mélangez, disposez cet appareil très lacté sur le fond maintenu au frais et laissez de nouveau au frais au moins 5 heures.

Au moment de servir, démoulez avec le papier sulfurisé, découpez 4 carrés, disposez sur assiette et ajoutez une cuillerée de confiture de figues noires. Bon appétit.

*Ouh, qu'il est vilain ce mot - mais c'est si drôle !

D'autres recettes avec de l'eau de rose :

-Gâteau figue-rose

-Cup-cakes à l'eau de rose

-Sekerpare (pâtisserie ottomane).

...et comme le mot cupcake ne se promène jamais seul (vous avez remarqué, ce sont toujours des naissances multiples) j'ajoute à ce billet la recette des Cupcakes aux Graines de Pavot et au Limoncello qui fit l'objet d'un post précédent mais qui participe là au 1rst Cupcake Day lancé par Doriannn... Mais pourquoi ? ouvert jusqu'au 1er Mars 2009.

Pour l'appareil (recette de Clotilde Dusoulier, ELLE à table n° 59 (juillet/août 2008) page 20) :

-150 g de sucre (j'ai mis du sucre de canne)

-2 gros oeufs

-4 c.s. d'huile végétale

-50 g de beurre demi-sel fondu

-150 g de farine

-1/2 sachet de levure

-15 g de fécule de maïs

-125 ml de lait (je le fais toujours tiédir pour un meilleur mélange)

-également 2 c.c. d'extrait de vanille (mais moi je n'en mets pas)

Pour le parfumer, j'ai choisi :

-2 c.s. rases de graines de pavot (chez les marchands d'épices)

-2 c.s. rases de Limoncello (épiceries Italiennes, grandes surfaces aussi)

Mon glaçage façon "cream cheese" :

-4 portions individuelles de fromage frais type Saint-Morêt

-le zeste d'un citron jaune non traité

-sucre glace.

def200Ces petis cupcakes-là se dégustent frais. Préchauffez le four à th. 6. Beurrez des moules à cupcakes ou sortez des moules à muffins en silicone que vous garnissez de caissettes de papier. Fouettez le sucre et les oeufs. Ajoutez le beurre, l'huile, mélangez bien. Dans un autre récipient, mêlez la farine, la fécule de maïs, la levure. Incorporez la moitié de ce mélange au premier, mêlez bien, versez progressivement le lait tiède et le restant de farine/fécule/levure en mélangeant bien.
Remplissez de cette préparation chaque moule aux deux-tiers et faites-les cuire 20 minutes à four moyen. Laissez refroidir totalement, démoulez et préparez un glaçage au Saint-Morêt : fouettez les 4 portions de Saint-Morêt, le zeste de citron et incorporez peu à peu le sucre glace jusqu'à obtenir une consistance ruban. Nappez chaque cupcake de ce glaçage avec un pinceau à pâtisserie et maintenez-les au frais jusqu'au moment de servir.

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samedi 17 janvier 2009

Haddock tiède, sauce endives-colombo citronnée

haddockendivesLe haddock est dans certaines circonstances, complètement ad-hoc ! Des années de cantine lycéenne et de Resto U m'ont appris ceci que certains aliments sont de par leur aspect ou de par leur odeur (pour les plus malchanceux parfois les deux !) les aliments maudits des tables françaises. En matière de viande, je n'ai jamais entendu autant de "pouah !", que devant une assiette d'agneau, fut-il préparé en un délicieux tajine.  Le poisson fumé se mange à la même sauce du tout ou du rien. Je sais que ça passe ou ça casse, autant vous dire de suite que sous mon toit ça passe toujours.

Le traditionnel saumon des fêtes de fin d'année, le hareng et ses patates ou un maquereau bien poivré, mes papilles entrent en transe. Une petite devinette gentillette : au fait, qui se cache derrière le haddock ? Comme il est comestible, ce n'est certes pas le Capitaine éponyme inventé par Georges Rémi dit Hergé (initiales R.G.), ni une insulte animalière dont lui seul a le secret, mais simplement de l'églefin (ou aiglefin mais avec cette orthographe j'ai la désagréable impression que je vais trouver un aigle dans mon assiette). Qui a subi pas mal de transformations avant de se retrouver en l'état, dévoilant une texture bien dense, une chair satinée éclatante comme si elle avait trempée dans un bain de safran. Encore de l'orange, voyez-vous, cela me poursuit inexorablement.

Vous découvrirez chez Chef Simon la préparation orthodoxe et détaillée du haddock, en images, que je n'ai pas suivi à la lettre sauf que j'ai eu la chance de ne rencontrer aucune arête.

Haddock tiède, sauce endives-colombo citronnée

-un filet de haddock d'environ 300 g

-un bouillon mi-eau, mi-lait pour pocher le poisson

-une endive de 200 g environ

-le jus d'un demi-citron jaune

-30 g de beurre demi-sel

-1/2 c.c. de colombo en poudre

-1 yahourt brassé

-1 mixer.

La préparation du haddock est simple mais sa cuisson ne souffre pas une incartade : dans le bain de lait coupé d'eau (moitié-moitié) porté à ébullition puis retombé, plongez les filets en prenant soin de ne pas reprendre l'ébullition et maintenez le feu très doux durant 15 minutes. Laissez tiédir le poisson, retirez-le du bain et désarêtez-le puis ôtez-en la peau. Personnellement, même si je ne la mange pas, elle ne me dérange pas, à vous de voir.

Pour la sauce endives-colombo citronnée, détaillez l'endive en lamelles, faites fondre le beurre dans une casserole en cuivre de petites dimensions, puis jetez-y les lamelles d'endive pour les saisir 3 minutes, baissez le feu, couvrez et laissez cuire 8 minutes. Laissez tièdir un 1/4 d'heure, incorporez le jus de citron, reprenez la cuisson dix minutes à feu très doux. Saupoudrez de colombo, mélangez bien. Retirez la casserole du feu. Laissez de nouveau tièdir. Versez cette préparation dans le mixer, incorporez le yahourt et mixez 20 secondes. Cela donne davantage une purée fluide qu'une sauce mais accompagne parfaitement le haddock servi tiède.

Idée menu : pour une assiette composée complète et de saison, j'ai servi ce duo haddock-endives avec une mâche + champignons de paris émincés + échalotte et une tartine de chèvre grillé au four. Régalez-vous !

Et vous, le poisson fumé, ça vous inspire quoi ?

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jeudi 11 septembre 2008

Soupe glacée carottes-châtaignes

soupeglaceecarottechataigneUn après-midi de chien, vous connaissez ? Bon, eh bien c'est à peu près  l'ambiance brumeuse dans laquelle je me suis sentie baignée aujourd'hui, tout du moins au niveau météorologique. Ce genre d'ondées intempestives a l'art de générer chez moi une furieuse envie de tirer les rideaux pourvu qu'enfin le soleil réapparaîsse coûte que coûte. Et bien que nous n'ayons pas encore atteint les confins de l'été, j'ai mitonné une entrée froide bien appropriée à cette journée grise qui avait pourtant commencé sous les meilleures hauspices. Grande fan des lectures culinaires en tous genres, je constate que la saisonnalité  règne en maîtresse parmi les derniers titres des revues. On nous parle de prunes, nous les brunes, qui n'en sommes pas (des prunes, oui !), des charmes infinis de la douce pomme, et pour finir les hottes de raisin vendangé nous grisent d'avance. Parmi ce camaïeu de brun-violacé, je m'en tiendrai là à un mélange pas mal  du tout pour commencer un repas  de tous les jours : la carotte et la châtaigne. Une fois réduites en purée, elles ont en commun une consistance, qui se prête à pas mal de fantaisies du goût, un aspect nutritif indéniable, des valeurs papillaires amies, et comme qui se ressemble s'assemble, une folle envie de faire plus ample connaissance. Rehaussée d'un zeste de citron confit, leur rencontre donne un tout très séduisant. Et d'ajouter qu'un certain pot de purée de châtaignes acheté par un  (très, très) gourmand n'attendait qu'une utilisation en bonne et dûe forme. Voilà qui est accompli. Pour quatre personnes :

 

Soupe glacée carottes-châtaigne

500 g de carottes cuites (à l'eau)
100 g de purée de châtaigne (se trouve en magasins bio et en supermarchés)
2 tranches de citron confit (tranches de citron + sucre glace à couvert sur feu très doux 10 minutes)
1 dl de bouillon de légumes (bio)
1 cl de crème fraîche (facultatif)
4 feuilles de persil plat lavé

2 tiges de céleri rave (facultatif : pour servir de paille décorative)

 

Mixez les carottes avec la purée de châtaigne, le citron confit, incorporez le bouillon de façon à obtenir une consistance onctueuse, qui ne doit cependant pas atteindre l'état liquide d'une soupe. Ajoutez un peu de crème fraîche, selon votre goût. Rectifiez l'assaisonnement en sel, poivrez un peu. Réfrigérez deux heures. Servez bien froid dans des verres, décorez du persil et d'une tige de céleri.
Accompagnez de pain toasté (pain au petit-épeautre ou pain à la graine de courge). Bon appétit !

 

Bientôt, une nouvelle recette avec de la purée de châtaigne.

 

Plus de soupes d'automne :

 

 

 

-Velouté de potiron et ses croquets aux lardons
-Douce de potiron

-Soupe de potiron aux carottes.

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lundi 1 septembre 2008

Mur-mûres & Tartelettes

tarteletteauxm_res En ce 1er jour de septembre, début des frasques ostréicoles (on consomme des huîtres les mois en -bre) et du chemin de l'école, je me tourne davantage du côté des derniers buissons de fruits rouges  pour vous livrer une tartelette largement inspirée de La Cuillère D'Argent : les Tartelettes à la mûre. A l'heure où je poste ce billet, c'est encore la saison de cette baie violacée, mais plus pour très très longtemps. Si d'autres idées de tartes tous azimuts vous tentent, jetez un oeil par ici. Pas encore de champignons, ni de grands paniers de pommes, non, mais pour prolonger le plaisir de l'été, mangeons des tartes ! Qu'on les recouvre de crème, de confiture, de fruits nus ou encore d'appareils plus élaborés, les tartes originelles se faisaient sur de la pâte feuilletée. Mais depuis Monsieur Dumas Père, les moeurs ont bien changés et ce sont des brisées, des sablées qui reçoivent les garnitures. Pour le plus grand bonheur des gourmands qui varient ainsi leur plaisir au gré des fantaisies.

Le succès de ces tartelettes à la mûre tient en deux étapes  fondatrices : la pâte brisée sucrée et la crème pâtissière. Profitons-en pour débattre de la crème pâtissière, par exemple, qui fait des merveilles en fond de tarte, pour peu qu'on la réussisse.  Préférez-vous la déguster nature, vanillée, aux zestes de citron ? Cette dernière solution fait des étincelles avec les baies. Et puis sa réalisation est déconcertante de facilité. Quant à la pâte, j'ai choisi de la faire brisée et légèrement sucrée. Cette recette demande un peu de temps si l'on fait tout, mais elle est vraiment très bonne.

La pâte brisée sucrée (pour deux belles tartelettes destinées à des gourmands) :

80 g de farine
40 g de beurre très mou
10 g de sucre roux

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Mettez la farine dans un grand saladier, incorporez le beurre, le sucre, mélangez grossièrement pour obtenir une boule de pâte. Réservez à température ambiante au moins une heure si possible.



La crème pâtissière aux zestes de citron (proportions adaptées de la recette p. 1059, La Cuillère D'Argent):

2 jaunes d'oeuf
80 g de sucre roux en poudre
15 g de farine
25 cl de lait
1 c.c. de zestes de citron

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Dans une casserole, fouettez les jaunes d'oeuf avec le sucre pour obtenir un mélange mousseux. Ajouter la farine petit à petit. Porter le lait à ébullition, stoppez le feu. Ajoutez-lui les zestes de citron. Retirez du feu, versez le lait chaud, faites épaissir 3 minutes environ sur feu très doux en remuant. Versez dans un récipient pour laisser refroidir. Remuez pour éviter la formation d'une petite peau. Cela refroidit vite (20 minutes).Abaissez la pâte, tapissez-en les moules. Versez la crème refroidie, faites cuire 15 minutes à four moyen (th. 7, 180° C). Laissez refroidir.

La purée de fruits rouges et la décoration :

250 g de mûres

50 g de confiture de framboises.

Mixez la confiture et les mûres sans oublier d'en garder quelques-unes pour la décoration (une vingtaine). Disposez la purée sucrée sur les tartelettes bien refroidies, ajoutez les mûres, servez.

Mes autres tartes sucrées :

Tarte amandine aux cassis

Tarte au citron jaune et aux amandes

Tarte au chocolat noir, coulis de poivron rouge

Tartelettes aux mandarines.

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samedi 23 août 2008

Cup-cakes limoncello et graines de pavot

DSCN1984 Que les inconditionnels du sucré se rassurent : la cup-cake mania n'est pas tombée en désuétude, oh ! non. Vraiment, la kyrielle de billets, blogs, sites, entièrement dévolus à ce divin petit gâteau encourage définitivement la survie de l'espèce. Que les défenseurs de l'appellation "fairy cake" ne s'offensent pas, j'oublie souvent cette merveilleuse terminologie faute de perles et de paillettes. Mes réalisations n'ont certes pas l'aspect bling-bling des charmantes sucreries  outre-manche ni l'outrance colorée des cakes outre-atlantique, pour l'heure je leur confère une couverture sobre, assez éloignée des bijoux fantaisies qui règnent en la matière. Or ce glaçage simplissime convient bien à cette recette moëlleuse mais pas molle, fondante mais pas mièvre. De mes premières tentatives, je garde le souvenir grisant de l'adorable pâtisserie que l'on façonne à sa guise, si petite que l'on peut en varier les saveurs, le glaçage ou encore les nuances.

En plus, les enfants adorent ... tant et tant que j'ai essayé avec une recette différente pour l'appareil, que j'emprunte à Clotilde dans le ELLE à table n° 59 (juillet/août 2008) page 20. Il faut davantage d'ingrédients que dans la recette que j'utilise précédemment. Pour donner un ton estival et européen à mes cup-cakes, j'ai ajouté du limoncello à la pâte ainsi que des graines de pavot, car elles et le citron s'embellissent mutuellement, c'est une affaire entendue. Le limoncello s'apprécie de la côte Amalfitaine jusqu'en Sardaigne, tandis que les graines de pavot remplissent les pâtisseries hongroises et polonaises. Délicieusement craquantes, leur teinte noire bleutée donne tout de suite un air un peu chic, je trouve.

Pour l'appareil (recette de Clotilde ) dans le ELLE à table n° 59 (juillet/août 2008) page 20 :

150 g de sucre (j'ai mis du sucre de canne)

2 gros oeufs

4 c.s. d'huile végétale

50 g de beurre demi-sel fondu

150 g de farine

1/2 sachet de levure

15 g de fécule de maïs

125 ml de lait (je le fais toujours tiédir pour un meilleur mélange)

également 2 c.c. d'extrait de vanille (mais moi je n'en mets pas).

Pour le parfumer, j'ai choisi :

2 c.s. rases de graines de pavot (chez les marchands d'épices)

2 c.s. rases de limoncello (épiceries Italiennes, grandes surfaces aussi)

Mon glaçage façon "cream cheese" :

4 portions individuelles de fromage frais type Saint-Morêt
le zeste d'un citron non traité
sucre glace.

Préchauffez le four à th. 6. Beurrez des moules à muffins ou préparez des moules en silicone. Fouettez le sucre et les oeufs. Ajoutez le beurre, l'huile, mélangez bien. Dans un autre récipient, mêlez la farine, la fécule de maïs, la levure. Incorporez la moitié de ce mélange au premier, mêlez bien, versez progressivement le lait tiède et le restant de farine/fécule/levure en mélangeant bien.

Remplissez de cette préparation chaque moule aux deux-tiers et faites-les cuire 20 minutes à four moyen. Laissez refroidir totalement, démoulez et préparez un glaçage au Saint-Morêt : fouettez les 4 portions de Saint-Morêt, le zeste de citron et incorporez peu à peu le sucre glace jusqu'à obtenir une consistance ruban. Nappez chaque cup-cake de ce glaçage avec un pinceau à pâtisserie et maintenez-les au frais jusqu'au moment de servir.

Découvrez mes autres idées de cupcakes :

Cupcakes aux graines de pavot

Cupcakes aux amandes, glaçage de fruits rouges

Cupcakes à l'eau de rose.

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jeudi 24 juillet 2008

Mousse de fraise poivrée-zestée

DSCN1835 Jamais je ne pensais déguster d'aussi bonnes Mara des bois depuis ce jour de juin. Mais le hasard souvent fait bien les choses  et sur ma route escarpée entre les étals extérieurs des Halles, le divin producteur qui travaille sans aucun traitement proposait hier des melons à foison et deux sortes de fraises : Charlotte ou Mara. La seconde renferme la saveur unique légèrement acidulée et très fruitée incomparable des fraises des bois. Je jetai mon dévolu sur celles-ci. Malgré une attaque de front dans la barquette tout  le mercredi, il m'en restait quelques-unes non présentables. Et pour ces demoiselles, pas de lifting possible, ni même de maquillage pour camoufler les endroits talés. Heureusement,  24 heures plus tard, leur saveur reste intacte. Dans ce cas, j'opte volontiers pour un tour de blender, extrêmement pratique et rarement raté.

J'aime zester depuis l'acquisition révo-lu-tio-nnaire d'un zesteur, qui m'est devenu aussi indispensable que ma râpe à fromage. Du coup, l'alliance de la fraise pure à la texture onctueuse d'une crème sucrée-poivrée se révèle sous le croquant délicat des zestes de citron. Frais, léger, bon. A faire une heure avant, proportions données pour 4 personnes :

Mousse de fraise poivrée-zestée

-250 g de Mara des bois, rapidement rincées puis équeutées

-10 cl de crème fraîche épaisse entière

-2 c.s. bombées de sucre glace

-2 tours de moulin à poivre (baies)

-le zeste d'un citron jaune blanchi

Passez les fraises au blender pour obtenir une soupe épaisse et pas un coulis lisse.

Répartissez dans 4 petites verrines et réfrigérez une heure.

Au moment de servir, battez ensemble la crème et le sucre glace, poivrez, versez ce mélange sur les verrines, décorez des zestes, servez immédiatement.

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vendredi 16 mai 2008

Suite des agapes champêtres : Houmous à ma façon

humus

Dans le délire occidental des dips, ces exquises petites croquises à piocher, l'oriental houmous remporte carrément tous mes suffrages. Certes, il est peu à même de traduire ma passion pour les légumes et tout ce qui est VERT, mais à l'heure où il apparaît dans ma journée, l'heure cruellement fringalesque de l'apéritif dînatoire, son apport glucidique m'enchante. Tout en emplissant nos palais de saveurs estivales, cette purée de pois chiches libanaise nous rassasie, et c'est bien ce qu'il me faut généralement à partir de 17 heures. Car oui, je suis assez portée sur les goûters et autres diaboliques collations, mais je les préfère de loin avec une dominante salée.  Aussi, devant le nombre astronomique de recettes proposées ici et là sur les blogs culinaires, je n'hésite pourtant pas une seconde à vous faire part de la mienne, car elle m'enchante toujours, en été comme en hiver !

La réalisation de l'houmous est simple, rapide, qui plus est inratable. Ces 3 adjectifs qualifient à merveille une petite purée orientale divine, fleur de lance des assiettes mezzés, illustre de l'Egypte au Liban en passant par la Syrie (j'entend encore les commentaires de ceux qui reviennent de Damas : "ah, l'houmous... on en a mangé pendant quinze jours"), et qui trimballe dans ses bagages son lot de variantes. Je m'en tiendrai à celle-ci, sans noix de muscade ni Tahini, la première parce que je n'en vois pas l'intérêt, le second car je n'en ai jamais vraiment utilisé. Mais je trouve qu'avec les graines de sésame on s'en sort très bien, puisque la consistance accède à une onctuosité tout à fait honorable. N'utilisez pas de Gomasio® (mélange de graines de sésame grillées et de sel = sel au sésame) beaucoup trop salant pour l'houmous, ni de crème fraîche à la place de l'huile d'olive, car d'une part sa conservation est difficile, et d'autre part la note orientale disparaît alors complètement.

Houmous à ma façon, proportions données pour 6-8 personnes

  • 500 g de pois chiches cuits rincés (afin de limiter le sel en bouche, mais je concède que c'est une question de goût) et bien égouttés

  • 4 belles gousses d'ail épluchées et dégermées

  • huile d'olive vierge extra : entre 10 et 15 cl

  • 1 beau citron jaune -non traité après récolte et de surcroît lavé- : prélevez-en le zeste, pressez-le et recueillez son jus

  • 3 c.s. bombées de graines de sésame nature ou du Tahini = beurre de sésame

Mettez les pois chiches, l'ail, les zeste et jus de citron dans le bol du mixer, mélangez 1 minute. Ajoutez au fur et à mesure les graines de sésame, mixez encore 20 secondes. Ajoutez l'huile d'olive selon votre convenance : versez-la en filet, en mixant à chaque fois, puis quand la consistance vous plaît, entreposez l'houmous au frais dans un saladier jusqu'au moment de servir. 

Cette purée peut prendre place parmi des dips, auquel cas elle se mariera parfaitement avec des lanières de carotte et/ou de concombre crus. Pour une version plus nourrissante, dans une assiette mezzé par exemple, des pitas tièdes l'accompagneront très bien. Bon appétit !

 

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mercredi 16 avril 2008

Tarte au citron jaune et aux amandes

tarte_citron_amandesJ'ai toujours du citron jaune dans ma cuisine, je suis folle de cet agrume piquant, aux couleurs ensoleillées, au zeste malicieux et à l'odeur rafraîchissante. Et comme je ne suis pas du genre à l'oublier ni dans mon coeur ni dans mon palais, j'adore l'intégrer à ma cuisine, salée comme sucrée. En sorbet, ses notes acidulées accompagnent divinement les grands repas gargantuesques, notamment pour éviter toute fin gastrique malheureuse et triste, cf. La Grande Bouffe. Ceci dit, je ne souhaite pas vous infliger tant de mets alambiqués et cardiaquement dangereux, mais plutôt une idée de tarte dont l'appareil dépourvu de crème fraîche a ravi mon estomac. 

Les tartes, voilà bien une idée réjouissante pour moi, qui les adore de toutes sortes, aux fruits, bien sûr, mais encore aux légumes, au fromage, tatin... Bref, une petite icône gastronomique qu'il me tarde de renouveler une fois l'été venu. Si Mathilde avait apporté dimanche des cornes de gazelle et autres douceurs orientales, on a dû quand même avaler notre tarte en dessert après ces agapes de fin d'après-midi. Si, si, je vous assure, elle est légère et digeste, je dis : merci Monsieur Citron !

Tarte au citron jaune et aux amandes, pour un moule à tarte de 30 cm de diamètre = 8 parts

La pâte brisée :

  • 250 g de farine fluide

  • 125 g de beurre fin en morceaux très mou

  • 1 c.s. de sucre

  • sel (facultatif)

  • 6 cl d'eau froide

Versez la farine en pluie dans une jatte, ajoutez le beurre, le sucre et le sel, effritez. Versez maintenant l'eau, mélangez bien sans pétrir. Formez une boule de pâte, couvrez d'un linge et laissez reposer 1/2 heure à température ambiante. Etalez la pâte sur votre plan de travail avec un rouleau à pâtisserie ou la paume de la main, mettez-la dans votre moule. Piquez le fond de tarte à l'aide d'une fourchette, recouvrez de légumes secs, faites cuire à blanc 25-30 minutes th. 6 (180° C). Laissez tiédir.

L'appareil :

  • 5 citrons jaunes non traités
  • 5 gros oeufs
  • 250 g de sucre roux
  • 85 g de poudre d'amandes

Lavez les citrons à l'eau chaude, zestez-les tous puis pressez-les. Réservez les jus. Placez les zestes dans une petite casserole d'eau froide, portez à ébullition et passez immédiatement sous l'eau froide. Egouttez, placez de nouveau les zestes dans la casserole avec 2 c.s. d'eau froide, ajoutez 3 c.s. rases de sucre puis portez doucement à ébullition 5 minutes. Egouttez.

 

Dans une grande casserole, mélangez les oeufs, le sucre, les zestes et jus des citrons, la poudre d'amandes, battez bien au fouet. Faites cuire cet appareil 5 minutes à feu très doux et sans cesser de mélanger. Versez l'appareil sur le fond de tarte, faites encore cuire 5 minutes à four chaud (th. 7). Se sert tiède ou froid.

Posté par orangebalsamique à 10:23 - Desserts - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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