La cuisine selon mon envie !

Blog décrivant mes recettes économiques, conviviales, simples et hautes en couleurs. Inspirées par ce que je flaire, ce que je vois, ce que je découvre, ce que j'entends et ce que je goûte.

mardi 2 juin 2009

Tapioca aux framboises et lait d'amande

FramboiseTapiocaLaitD_AmandeComme une ligne de conduite à tenir dans ma micro-cuisine, les beaux jours s'installant, mon four me regarde de loin avec un air suppliant de p'tit toutou abandonné ... Le mercure remonte sensiblement, c'est clair mon lapin, je vais t'oublier un bon bout de temps. A bas les gâteaux du Quatre heures, on reporte aux Calendes grecques les tartelettes aux fruits, et on relègue pour un moment les si tentants fondants au chocolat. C'est la loi pour survivre aux heures les plus chaudes, plus je démarre mon four et plus je me sens fondre tout en regardant les pollens s'envoler dans les jardins. Même le mode préchauffage me liquéfie.

Ainsi, je me recommande prestement l'usage des flans bio -même en sachets ils sont très bienvenus pour un dessert vite fait-, pèle, tranche, mouline, presse tous azimuts fruits rouges et agrumes, le ziste et le zeste, à l'assaut de mon saladier cul-de-poule préféré vraiment beau et pratique pour y verser les ingrédients d'une salade de fruits hyper en vue tout l'été. Et afin de la faire twister, je ne manquerai pas de l'assaisonner de menthe poivrée, de coriandre moulue, de thym-basilic, de poivre long ...

Alors comme pour rompre cette allégation semi-consciente, j'attrape de temps en temps, une fois n'est pas coutume, une casserole pour y faire cuire quelques féculents qui ne serviront pas uniquement pour une base à un délicieux pesto vert, mais composeront aussi de simples et bons desserts, peu sucrés et pas trop caloriques s'il le faut. Exemple à l'appui ...

Tapioca aux framboises et lait d'amande, pour 4 parts (que vous pouvez servir par exemple dans un pot de yahourt en verre, toujours très utile, finement rustique et démontre que l'on sait faire preuve d'idée en matière de  recyclage)

-40 g de Perles du Japon = Tapioca ou fécule de pommes de terre (1 cs rase de Tapioca = 10 g)

-50 cl de Lait d'amande (en magasin bio et rayon bio)

-50 cl de jus de framboises

-10 g de sucre en poudre (sucre roux)

-une vingtaine de framboises, fraîches ou surgelées que vous décongèlerez à t° ambiante

-une pincée d'amandes en poudre.

Versez le tapioca en pluie dans un grand volume d'eau bouillante, brassez régulièrement et laisser cuire le tapioca un ¼ d'heure. Egouttez et rincez-le à l'eau froide pour désagglomérer les perles.

Finissez la cuisson du Tapioca dans le volume du jus de framboise, du lait d'amande et du sucre que vous portez à très petite ébullition durant encore ¼ d'heure. Là encore, remuez très souvent.

Versez la préparation encore chaude dans 4 récipients individuels et laissez refroidir à t° ambiante, puis réfrigérez le tout au moins une heure.

Au moment de servir, décorez de 5 framboises et égrenez la poudre d'amande par-dessus.

Servez aussitôt !

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mardi 5 mai 2009

Le Boulou de Yaël Naïm

BoulouYaelNaimEntre deux eaux (j'habite entre la Loire et le Cher...), la tête encore dans l'herbe verdoyante de mes vacances franc-comtoises et les pieds bientôt nus sur le macadam Montpelliérain, je prends toujours cinq bonnes minutes pour feuilleter la presse, le lundi c'est ELLE et ses incontournables fiches-recettes*. Et la page Vie Privée-Cuisine que je prends pour parole d'évangile quand c'est  Estérelle qui la rédige. Mais y'a tellement à faire en ce moment avec le buzz de la cuisine qu'un dossier entier est consacré aux "(...) People [qui] nous font la popote". Certes toute foodista est rompue à ce genre de lecture trendy, personnellement je ne sais jamais trop sur quel pied danser avec ce type de recettes, et desfois, oh ! Une pépite brille là, rien que pour soi.

Pas facile à rassasier, très exigeante avec ce que je mange, un peu pénible, quoi !, je frétille d'impatience devant le Boulou, non pas la ville mais le petit pain servi traditionnellement à l'issue de Kippour dans la culture juive. La recette est donnée par la chanteuse Yaël Naïm et rien que pour cette Madeleine je me convertirais. A bon entendeur, salut ! Le pitch : une merveille qui se situe entre le pain et le gâteau, agape bien plus nourrissante que divertissante. Moi qui, depuis bientôt trente ans, vis chaque petit-déjeuner comme la sortie d'un jeûne, alors vaille que vaille, j'essaie cette recette un tantinet régressive. Verdict : l'essayer c'est l'adopter.

Point numéro 1 : la réalisation est un jeu d'enfant, notamment j'obtiens illico la consistance adéquate. A la cuisson, le Boulou prend un joli teint légèrement doré, et se creuse de petites alvéoles couleur or qui trahissent la présence de matières grasses qui le différencient à jamais d'un vrai pain sans rien.

Point numéro 2 : que c'est bon. Vraiment - un goût agréable, une matière nourrissante, à la première bouchée émission d'un message de satisfaction pour mon cerveau : tu n'auras pas faim avant midi. Réel soulagement. Bienfait assuré et respect de l'adage diététiquement correct "Petit-déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant".

Point numéro 3 : ça se conserve plusieurs jours à l'abri dans un linge ou du papier aluminium. Pas mal comme roue de secours quand on a 3 pains devant soi malgré une coupe sombre dans les proportions. 

J'ai lu diverses choses sur l'histoire de cette recette, entre autres qu'il s'agit d'un dessert créé à Sfax (Tunisie), à réaliser avec de la semoule et absolument pas de farine, avec du fenouil ou de la badiane. Quoi qu'il en soit, le résultat est 100% garanti collation super protéinée, savoureuse et de belle facture, même si je n'avais pas de graines de sésame pour la touche finale. Comment faire ? Rien de plus simple :

Ingrédients pour 6 petits pains Boulou: 

-1 kg de farine

-3 sachets de levure = 33 grammes (je la choisis bio sans phosphates)

-1 verre et demi de sucre (je mets toujours du sucre roux)

-6 oeufs

-le jus d'une orange fraîchement pressée

-1 verre d'huile neutre (pour ma part j'ai mis de l'huile d'olive car même si elle n'est pas tout à fait neutre, elle a l'avantage de se marier parfaitement avec l'orange. C'est même très bien en vinaigrette).

-1 verre de raisins secs

-1/2 verre d'amandes hachées

-2 c.s. de graines de sésame blond.

Mélangez tous les ingrédients secs dans un grand saladier. Y verser tous les autres ingrédients dans leur ordre d'apparition sur la liste op. cit., mélanger jusqu'à obtenir une pâte de consistance souple, ni trop ferme ni trop molle. Si un des deux cas se présente, ajouter alors du jus d'orange ou de la farine et mélanger un peu. Formez 6 petits pains ovales et glissez-les sur la plaque du four, préalablement recouverte de papier sulfurisé. Faites cuire 40 minutes environ à four chaud th. 6. Les miens ressemblent à des cookies mais leur diamètre est de 20 cm, à partager donc !

Source : magazine ELLE n° 3304 - 25 avril 2009, page 92.

*Bientôt je ne résisterai pas à consacrer un billet sur leur genèse.

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mardi 7 avril 2009

Patate douce et patati

PatateDouceEtPatatiOn a tou(te)s un livre de chevet et un livre de chevet de cuisine. Bien qu'il soit plus approprié de dire livre de billot, livre de labo, livre de piano, qu'importe, on aime les feuilleter sans se lasser. J'avais élu à ce titre Le Livre de cuisine d'Alice B. Toklas en 2008 ; comme un Moleskine®, il ne me quittait (presque) jamais, confondant mes souvenirs avec ceux d'Alice B. Toklas. Je me suis dernièrement plongé ardemment dans Les Miscellanées Culinaires de Mr. Schott, petit opus foutraque, plein d'esprit et drôlissime sur lequel j'ai jeté mon dévolu. Pour finir, je trouve bien plus d'inspirations dans ces recueils que dans les livres de recettes purs et durs. D'ailleurs, celui de  Clotilde Dusoulier occupe la même place dans ma géographie culinaire : pas seulement des façons de procéder, mais aussi et surtout des pensées, des anecdotes, en somme une mine d'informations très digestes.

J'ai analysé la constitution des sauces chez Mr. Schott, après quoi la composition des curries (en page 25) a suscité tout mon intérêt. Du coup, j'ai rassemblé mes boîtes à épices pour faire le mien, de curry. A chaque cuisinière son curry, comme l'on dit, donc même si les quatorze ingrédients qui le constituent sont proportionnés, c'est par pincée que j'ai procédé, forçant plus ou moins la dose de  cannelle ou de cumin. La liste des poudres d'épices est donnée à titre indicatif*, mais je ne boude pas mon plaisir de vous faire partager cet inventaire à la Prévert. Composition de la poudre de curry : coriandre-cumin-curcuma-fenugrec-gingembre-céleri-poivre noir-cannelle-clou de girofle-carvi-fenouil-cardamome-sel. Indisciplinée et un brin frondeuse, dépourvue de coriandre, de carvi et de fenouil, j'ai ajouté du poivre long, mis pas mal de céleri et de girofle moulue, plus une pointe de colombo. Le tout redonne vie à une patate douce échouée sur les bords du panier à légumes, et lui évite de terminer sa vie en accompagnant inlassablement un poulet au curry.

Avant d'abondonner totalement les soupes hivernales et de plonger dans le délice verdoyant des légumes maraîchers, j'adore rêver à des horizons plus exotiques. A deux encablures de Pâques et de son traditionnel agneau, pétrie de songes chocolatés, je me contente d'une soupe aux notes de fond très douces relevées par des épices, et notamment par l'enchanteur Colombo, roi des tables Antillaises. Autant je suis fan de la couleur du Curcuma, autant je tombe en pâmoison devant les effluves de ce mélange puissant, qui exalte les papilles et sait réveiller comme nul autre une salade, ou encore plus traditionnellement donner tout son jus à un poulet. De plus, le mélange d'épices est très utile dans la cuisine des beaux jours. Déjà, il appète par ses couleurs vives, ensuite permet d'alléger la note calorique en évitant d'avoir la main trop lourde sur les matières grasses, et enfin, agit comme un exhausteur de saveurs. N'oubliez pas que les légumineuses, lentilles corail en tête, sont toujours impatientes de retrouver la compagnie des différents mélanges d'épices -Râs El-Rhânout, Curry, Colombo...

Patate douce et patati (en guise d'entrée pour 2 personnes)

-1 patate douce (bio si possible) cuite vapeur

-30 g de fromage frais nature (type Saint-Morêt)

-1 c.c. rase de curry

-sel

-1 c.s. rase d'amandes effilées grillées.

Placez la patate douce cuite à égouttez le plus longtems possible, même la veille conservée au réfrigérateur.

Réduisez-la en purée, salez un peu.

Mélangez à la fourchette le fromage frais et la poudre de curry.

Dressez la purée sur des assiettes ou dans des verrines*, disposez dessus un nuage de fromage épicé, parsemez d'amandes effilées et servez aussitôt.

Nota Bene : En raison de la présence d'épices et de fruits d'oléagineux qui peuvent être allergènes, ce plat peut présenter des disconvenues aux personnes souffrant d'allergies ; il est également préférable de ne pas en donner aux enfants. Dans ce cas, supprimez tout bonnement le curry et les amandes de la préparation et remplacez-les simplement par des herbes arômatiques comme la coriandre.

*pour plus d'informations lisez Les Miscellanées Culinaires de Mr. Schott, par Benjamin Schott, éd. Allia, 2007.

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mardi 3 mars 2009

Le Tapioca récidive avec du citron et de l'amande

tapioca_citron_amande_les_ingr_dients_vus_de_hauttapioca_citron_amande_gros_plan_lemontapioca_citronn_tapioca_citron_vu_de_dessous

Dans mon combat acharné en faveur de la réhabilitation du Tapioca chez les consommateurs âgés de plus de trois ans, voici la seconde recette, plus acidulée et plus goûteuse que la précédente qui démontre une fois encore ma passion immodérée pour le citron. En plus, j'y ajoute l'amande, un duo déjà exploité dans ces pages, qui n'aura de cesse d'enchanter mon palais et le vôtre peut-être. Au vu des news culinaires, l'amande est en bonne place dans le peloton de tête des saveurs estivales, car la page vie privée cuisine d'un de mes vieux magazine ELLE m'apprend que chefs et ménagères se damnent littéralement pour la cuisiner à toutes les sauces, notamment celle dont je vous parlais récemment, la fameuse préparation bio du confit d'amandes, qui s'appelle purée d'amandes dans cet article, mais il s'agit de la même préparation à base d'amandes et de sucre intégral : dantesque.

En somme, le citron et l'amande, c'est tout le sud, l'Espagne, le Maroc, les bordures de la Méditerranée... une philosophie primesautière qui permet d'attendre très sagement l'été !

Verrine de Tapioca citronné et à l'amande, pour 4 verrines, il faut :

60 g de Tapioca ou Perles du Japon

2 citrons jaunes non traités après récolte

6 c.s. bombées de sucre glace

60 g de poudre d'amande

eau.

Lavez bien les citrons sous l'eau courante, prélevez-en les zestes. Faites bouillir les zestes dans 3 eaux différentes, égouttez, remettez dans votre 1ere casserole, ajoutez 3 c.s. bombées de sucre glace et faites confire à feu très doux 7 minutes. Disposez dans le fond de vos verrines.

Faites cuire le Tapioca 8 minutes dans un grand volume d'eau bouillante sans cesser de remuer. Egouttez.

Pressez les jus de citron, versez-les dans une casserole avec le sucre glace restant et le Tapioca, portez à ébullition 5 minutes de manière à ce que les grains de Tapioca soient translucides, cela indique qu'ils sont cuits. Laissez refroidir. Versez dans les verrines par-dessus les zestes confits. Réservez au frais. Parsemez d'amande en poudre au moment de servir.

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dimanche 25 janvier 2009

Poulet épicé aux amandes et haricots lingots

pouletamandeslingot Manger des légumes secs est devenue la marotte de toutes les foodistas et aucun d'eux ne leur échappe : lentille verte ou corail, pois chiche ou cassé, la marmite bouillonne incessamment de ces divins alliés hivernaux. Je suis reconnaissante à ces féculents d'être aussi bons chauds que froids, en salade ou en poëlée, tout ce qui s'y frotte s'adoucit et révèle pleinement ses saveurs ! En plus grâce aux recettes de MaryAthènes tous font leur entrée par la grande porte de la cuisine méditerranéenne.
Un fond de haricots lingots perdu au fond du placard à épicerie me tendait les bras depuis un bon bout de temps, sauf que je ne voulais pas les accomoder en mode saucisse, ni les manger froids, ce qui leur va pourtant aussi à ravir. Ce midi, après un passage chez le volailler et un rapide tour d'horizon de mes bocaux, j'ai opté rapidement pour un plat riche en goût et nourrissant, saison oblige, dans lequel les épices relèvent le poulet et révèlent de façon inhabituelle les lingots. Ils ne sont pas d'or, enfin, on peut s'y méprendre. Les proportions pour 4 personnes :

Poulet épicé aux amandes et haricots lingots

-4 cuisses de poulet fermier ou bio

-5 c.s. d'huile d'olive

-10 têtes d'ail épluchées

-une bonne pincée de chaque épice suivante : colombo, cannelle, muscade, cumin, cardamome

-40 g d'amandes effilées

-15 g de beurre doux

-3 c.s. de sucre roux

-sel, poivre du moulin

-240 g de haricots lingots secs à faire tremper 6 heures ou une nuit

-2 branches de thym

-2 feuilles de laurier

-1 oignon doux épluché : la moitié émincée et l'autre piquée de 3 clous de girofle

-1 c.c. de gros sel

Vous avez prévu ce plat depuis la veille ou le matin-même car les haricots lingots secs nécessitent 6 heures de trempage et une cuisson de 30 minutes en cocotte-minute ou 1 heure en cuisson classique à la casserole. Donc faites déjà tremper les haricots durant 6 heures dans un grand saladier d'eau froide. Rincez-les bien, égouttez-les. Placez-les dans votre cuiseur, cocotte-minute ou casserole, recouvrez-les largement d'eau froide et incorporez le bouquet garni = thym + laurier + oignon piqué de girofle + gros sel. Fermez et respectez le temps de cuisson indiqué plus haut ou sur l'emballage des légumes.

Pendant ce temps, occupez-vous du poulet : dans une sauteuse, mettez 2 c.s. d'huile d'olive et faites-y dorer les cuisses sur leurs 2 faces, pendant 5 minutes. Baissez le feu et incorporez alors les aulx, le demi-oignon émincé, et faites cuire à couvert doucement durant 20 minutes.

Faites revenir les amandes dans une poële anti-adhésive avec le beurre et le sucre pendant 10 minutes en mélangeant bien et en maintenant un feu assez vif pour caraméliser légèrement les amandes. Arrêtez le feu.

Jetez les épices sur le poulet, salez et poivrez. Prolongez la cuisson 10 minutes toujours à couvert. Puis mélangez doucement les amandes au poulet.

A ce moment-là, les haricots sont cuits si vous avez utilisé la cocotte, aussi égouttez-les bien, retirez le bouquet garni, et incorporez-les délicatement à la viande. Ajoutes les 3 dernières c.s. d'huile d'olive, laissez à feu très doux pendant 5 minutes pour que le mélange des saveurs opère. Goûtez. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.

Servez sans plus attendre.

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mardi 4 novembre 2008

Pain de Gênes

DSCN1753Il est des petites douceurs très appréciées pour leur simplicité et leur goût unique. Dans mon panthéon des gourmandises sucrées, le pain de Gênes tient le haut du pavé. Il ne se cache derrière aucune banderole et n'a pas besoin de porte-voix pour se faire entendre.  Sa mie beige, à peine dorée, aérée, véhicule le délicat parfum de l'amande, enfant chérie des desserts et autres pâtisseries. C'est pourtant en la soustrayant de la recette du Pain de Gênes que la prodigue génoise est née en 1855.

Ce pain façon cake avant tout permet de combler largement les sensations de faim, ceci grâce aux importants apports nutritifs de l'amande, particulièrement rassasiante et, ce qui ne gâche rien, extrêmemement savoureuse. Tout le monde ne peut pas se vanter de calmer la faim et les papilles, mais ce cake-là tient bien ses promesses. Il n'est pas roborratif, toutefois vous pouvez en réhausser les saveurs délicates avec l'un des partenaires favoris de l'amande, les framboises, que vous choisirez en version fruits frais, coulis ou encore sorbet. 

Pain de Gênes

125 g de beurre ramolli
200 g de sucre roux
100 g de farine
300 g de poudre d'amandes

4 oeufs entiers : jaunes séparés des blancs battus en neige

Battre le beurre et le sucre en pommade. Ajoutez les jaunes d'oeufs un à un, battez bien. Ajoutez la farine, la poudre d'amande, mélangez bien, battez jusqu'à obtenir une pâte en ruban. Incorporez délicatement les blancs d'oeufs battus en neige. Versez l'appareil dans un moule à cake chemisé ou beurré, faites cuire 45 minutes à four doux th. 6. Laissez refroidir, démoulez, ce cake se conserve 3 jours bien emballé.

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mercredi 15 octobre 2008

Muffins poires séchées-amandes

muffinspoiress_ch_esLors de la dernière Fête de la Tomate, en septembre, j'ai été ravie de goûter de délicieux Muffins à la Tomate séchée. En la matière, les blogs ne laissent rien au hasard, et cette recette vient grossir le flot déjà nombreux. Mais qu'importe, c'est la saison des poires, et plus que jamais délectons-nous des fruits secs et des oléagineux pour nous prémunir contre les attaques hivernales.
Le Muffin est couramment aux pépites de chocolat, équation réconfort assuré pour le goûter ou bombe énergétique au p'tit déj'. Cette soul food Outre-Atlantique permet des tas de variantes au gré des envies. Pour la préparation de base, je me suis fiée aux conseils très avisés de Pascale Weeks. Ensuite, je brode en fonction de l'humeur du jour. Et comme une frénétique nécessité (purement et simplement physiologique, j'imagine) me pousse à consommer des monceaux de fruits secs en ce moment, j'ai opté pour ce duo poires séchées-poudre d'amandes dont le partenariat est bien établi. Le tout donne un spécifique gâteau nourrissant, pas que pour l'esprit, et délicatement parfumé sans être trop sucré.

Muffins poires séchées-amandes, pour 12 pièces :

2 oeufs
75 g de beurre liquide
1 pincée de sel
3 poires séchées détaillées en dés
50 g de poudre d'amande
300 g de farine

100 g de sucre type Mascobado

11 g de levure chimique
25 cl de lait entier
1 cuillère à soupe de sirop d'érable ou de miel
12 moules à muffins et des collerettes en papier ou 12 moules en silicone.

Préchauffez le four sur th. 6. Mêler les ingrédients secs. Ajoutez les poires, puis le reste. Le secret de la réussite tient en la tenue de la pâte qui doit conserver un aspect friable, grumeleux. Pour ce faire, il ne faut pas mélanger vigoureusement les ingrédients mais les soulever doucement et pas trop. Répartissez la pâte dans les 12 moules et  faites cuire 30 minutes. Laissez refroidir sur une grille et dégustez aussitôt, ils sont meilleurs frais. D'autres idées pour accompagner votré ? Il n'y a qu'à demander, voyez.

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mercredi 17 septembre 2008

Gâteau automnal

G_teauabricotssecsamandespur_edech_tigneL'été joue les prolongations, pas au niveau barométrique, certes, mais un soleil dardant persiste, et c'est du plus bel effet. Toujours en quête du gâteau nourrissant et pas avare de saveurs, je me lançai dans une entreprise de boulangerie qui aurait pu rester hasardeuse. Les bonnes fées m'ont guidé car j'ai bien tiré mon épingle du pétrin -ou de la botte de foin, c'est comme on voudra. Inspirée par les palettes de Dame Nature, j'ai choisi les ingrédients correspondants : abricots secs, purée de châtaigne, farine semi-complète, sucre roux, miel de châtaigne et amandes. Que des choses sorties du panier de fin septembre, pour ne pas l'appréhender avec trop de menaçantes écharpes chaque matin devant l'armoire. En plus, les ingrédients peuvent varier : mangues séchées/cerneaux de noix, pommes/noisettes, poires séchées/pralin. Si vous avez des enfants à nourrir, je pense que cette déclinaison peut faire diversion jusqu'à la mi-novembre. Enfin, qu'est-ce que ça dit ?

Gâteau automnal

-4 oeufs moyens ou 3 oeufs gros
-250 g de farine blanche
-50 g de farine semi-complète T 110
-150 g de beurre fondu
-125 g de sucre roux ou en remplacer la moitié par du muscovado
-1 sachet de levure
-1 c.c. de bicarbonate de soude
-100 g d'amandes en poudre
-125 g d'abricots secs moëlleux
détaillés en lanières puis  réhydratés
-80 g de purée de châtaigne (dans les magasins bio)
-des amandes effilées + un filet de miel de châtaigne pour la décoration
-
un moule à bords hauts beurré et un peu fariné.

Mêlez intimement les farines à la levure et au bicarbonate.
Dans une autre jatte, assez grande, battez le sucre avec les oeufs pour obtenir un mélange légèrement mousseux. Une fois le stade atteint, ajoutez-y progressivement les deux farines, en alternant avec le beurre, mélangez au fouet en soulevant bien l'appareil. Puis, sans cesser de mêler, intégrez la poudre d'amandes, la purée de châtaigne, les abricots sescs. Le mélange reste "compact".
Versez l'appareil dans un moule à bords hauts (genre moule à fond amovible, à charnière, passé maître ès-gâteaux), cuire 40 minutes à feu doux th. 6. Laissez refroidir avant de démouler, puis de napper le dessus de miel et de saupoudrer des amandes effilées.
Comme ce gâteau peut se
déguster aussi au dessert et pas seulement au goûter, pour le rendre moins abrupt, choisissez alors de l'accompagner d'une crème anglaise, d'un coulis d'abricots, d'une boule de glace ou de sorbet abricot.

Plus de recettes de gâteaux et cup-cakes pour le thé, par exemple : c'est ici, mes ami(e)s !

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mercredi 6 août 2008

Tarte amandine aux cassis

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Comment survivre sans sorbetière (l'été) ? Tarte amandine aux cassis.

Une déferlante de recettes toutes aussi alléchantes les unes que les autres nappe la blogosphère culinaire d'un délicat nuage de (sucre) glace. Je ne me situe pas au-dessus de ce nuage, moi qui suis aussi bien aux prises avec la moiteur ambiante, pourtant il m'est difficile de jouer à armes égales au sein de cet aéropage culinaro-céleste. En effet, mon handicap 2008 semble incontestable : je suis sorbeto-déficiente pour parler politiquement correct. En d'autres termes, parmi les équipements électroménagers in-dis-pen-sa-bles dans une cuisine, la mienne ne compte pas la sacro-sainte sorbetière, et, croyez-moi, j'en souffre, enfin particulièrement ces jours-ci. Cet épisode du martyre a atteint son paroxysme depuis que j'ai renoué avec l'intense saveur non surfaite des sorbets maison dans un très bon restaurant jurassien par un soir de  juin qui proposait un beau duo sorbetier mangue-griotte à se damner.

 

Les esprits pratiques me rétorqueront -bien justement- : Quid du passage à l'acte d'achat ? Ah, en bonne foodista, j'y ai bien pensé, car l'obsession des soldes ne me quitte plus, seulement il y a un léger hic. Ma cuisine est pleine comme un oeuf, vrai de vrai, alors avec cette acquisition supplémentaire je ressemblerais à un éléphant dans un magasin de porcelaine. Impossible pour l'heure. Je prend finalement mon mal en patience et rivalise d'astuces pour contrer ce manque, outre la fréquentation assidue des artisans glaciers que l'on rencontre, je m'en aperçois à mon corps défendant, bien plus souvent qu'à son tour.

Les alternatives ne sont pas légion, mais notons celles qui prennent du galon : granité, soupe de fruits, yogurts fait maison (nécessitant l'appareil idoine). On plébiscite toujours et encore le sans cuisson et on fait la part belle aux smoothies, salades de fruits frais, milk-shakes et gazpachos. Or, parfois la tentation du four reste sans appel, particulièrement certains jours maussades où l'irrésistible envie des tartes aux fruits se fait sentir, hiver comme été. Il est de bon ton d'exposer ici la Tarte amandine aux cassis.

Pour la pâte brisée sucrée :

-100 g de beurre très mou

-200 g de farine

-2 c.s. bombées de sucre roux

Pour l'appareil :

-400 g de cassis

-100 g de poudre d'amandes

-2 oeufs

-25 g de beurre très mou

-80 g de sucre non raffiné

Préparez la pâte : mettez le beurre dans une jatte, versez la farine en pluie, le sucre, formez une boule. Ajoutez un brin d'eau froide si la pâte est trop épaisse. S'il fait très chaud et que la pâte est trop collante, laissez-la reposer 1 heure recouverte d'un linge au rérigérateur. Etalez-la dans un moule à tarte (j'avais un moule à fond amovible diamètre 21 cm, donc un trottoir de pâte assez haut !), piquetez-le fond à la fourchette.

Pour l'appareil : battez vivement le beurre, les oeufs, le sucre, l'amande. Disposez les cassis sur le fond de tarte, puis nappez de l'appareil. Faites cuire le tout à four chaud th. 7 pendant 15 minutes puis baissez à th. 6 encore 15 minutes. Laissez refroidir avant de servir. 

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samedi 24 mai 2008

Carte de visite un jour pluvieux... et cupcakes aux amandes, glaçage de fruits rouges

Pr_sentation1Quand on a une soeur graphiste, par respect pour les crayonneurs en tous genres et les peintres de tous poils, on se doit de faire attention à tout ce qui nous entoure visuellement : typographies, polices de caractère, cercles chromatiques et autre ligne claire. Ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire, car j'y trouve carrément mon bonheur. Le billet de ce jour rend hommage à tout l'art graphique, mon préféré parmi tous les arts mineurs et majeurs -s'il faut établir là une classification- ! Il fait tellement sombre à Tours que je n'ai pas d'autre choix -guère économique, je le concède- que celui d'allumer plafonnier et autre lampe de bureau si je veux continuer à tapoter gentiment sur mon clavier. Marina a réalisé pour moi et surtout pour mon blog ces cartes "à mon effigie" suis-je tentée de dire, qui reprennent au recto des ingrédients (pièce de viande, fleur de curcuma, kiwi en coupe) sur fond de nappe vichy délicieusement rétro, et au verso le descriptif du blog. Ma mission consiste maintenant à essaimer ces papillons chez mes commerçants favoris, en commençant par mes parents. 

Cupcakes aux amandes et leur glaçage aux fruits rouges, pour une vingtaine de cupcakes :

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cupcakes_amandes_gla_age_fruits_rougescupacakes_amande_gla_age_fruits_rouges_gros_planPour le plaisir, je vous transmet quelques images pour enfants sages car j'ai fait d'autres cupcakes, cette fois-ci des cupcakes aux amandes et leur glaçage aux fruits rouges. Je vous en épargne ici la description car elle a déjà fait l'objet d'un précédent billet. Mais je dois vous conter les modifications que j'ai apporté à ces cupcakes à l'eau de rose.

  • 65 g de sucre blanc et 50 g de sucre type Rapadura = sucre de canne complet au goût prononcé et au pouvoir sucrant plus élevé que le sucre blanc classique

  • 25 g de poudre d'amandes et pas d'eau de rose

J'ai réalisé le glaçage avec du sucre glace et le reste du jus issu d'un paquet de mélange de fruits rouges surgelés. Je pensais également le confectionner avec du jus de betterave dont la splendide teneur pigmentaire magenta n'est plus à prouver, or, des piques se sont dressés devant moi, excédés par les abus d'additif alimentaire dans les yogourts industriels des années 1970... J'abdique à tout jamais devant cette alternative dont je n'imagine aucunement la qualité gustative avec les cupcakes et qui pourrait avoir raison de mon amour pour la betterave, que j'ai mis des années à apprécier.

Pour finir en gourmandise, puisque tel est le lien qui unit plus fort que tout les bloggeurs et bloggeuses culinaires, voici sans jeu de mot un lien très miaoumiamesque qui fait étal de cup cakes stories, celui de Rachel.

Posté par orangebalsamique à 23:00 - Petites douceurs, amies des théophiles - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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