La cuisine selon mon envie !

Blog décrivant mes recettes économiques, conviviales, simples et hautes en couleurs. Inspirées par ce que je flaire, ce que je vois, ce que je découvre, ce que j'entends et ce que je goûte.

mardi 20 octobre 2009

Soupe de carottes au gingembre

Soupe_de_Carottes_au_Gingembre

L'entrée en matière se fait tout en fraîcheur pour cet automne 2009 qui m'avait habitué à mieux côté mercure. Tellement mieux mais tellement inhabituel aussi ! Ô combien il fut bon d'expérimenter tous azimuts mille et unes sortes de cakes, muffins, tartes salées et sucrées à l'heure de pic-nics inespérés sous le soleil mordoré des belles après-midi de septembre. J'ai passé de belles heures en cuisine à enfourner, démouler, réchauffer des pièces de boulangerie et de pâtisserie et je ne compte pas en rester là, mais le légume  "pauvre" revient en force et, devant quelques carottes je craque pour ... tant de simplicité, de gaieté, de facilité !

J'ai trouvé un moyen de redonner un coup de fouet à mon système immunitaire en prenant chaque matin une cuillère à café de pollen, ce qui, avant le thé vert et les céréales, donne à songer à la vie des abeilles qui le produisent, mais me donne surtout envie de prolonger cet acte de manger-santé à chaque moment de la journée. Je ne fais pas une obsession de cet aspect de l'alimentation, mais à cette période de l'année, je ressens ce besoin un peu tellurique de me remettre sur le bon chemin de la forme.

J'agrémente les plats qui s'y prêtent de gingembre frais râpé, la main leste toutefois.

Cette soupe, si simple et si bonne, va ensoleiller les placards à épicerie de l'automne-hiver.

Pour 4 personnes, soit une belle casserole de soupe dont il peut même rester un fond pour le lendemain :

1,5 kg de carottes pelées, lavées et coupées en rondelles

1 gros  oignon jaune pelé, émincé

4 gousses d'ail pelées, dégermées et coupées en 4

1 c.c. rase de gros sel

1 cm de gingembre frais pelé et râpé

½ c.c. rase de curcuma en poudre

1 tour de poivre blanc du moulin

2 c.s. d'huile d'olive.

Dans une cocotte-minute, faites colorer sans les couvrir les oignons et les aulx dans l'huile d'olive pendant 10 minutes.

Ajoutez les carottes et tous les autres ingrédients, couvrez juste d'eau, puis laissez cuire 12 minutes sur feu doux à partir du sifflement de la cocotte.

Stoppez le feu, laissez la soupape faire son travail et juste avant de servir, mixez très finement la soupe de carottes.

Enfin, dégustez immédiatement, mais sachez qu'elle est aussi délicieuse froide que chaude.

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mardi 24 mars 2009

Verrine fraîche, comme en été, mais pour le printemps

verrineavocatfaisellepersill_e2 Le temps de porter des jupes sans collants revient comme l'ère des verrines "fraîcheur", confectionnées à l'aide d'aliments bruts, sans cuisson si possible et bien dressées dans leur écrin translucide. Je crois que quand on tombe dans cette brèche gourmande, on n'en sort pas si facilement que cela... heureusement, c'est sans danger. L'attraction visuelle et papillaire joue à fond dans cette présentation, C.Q.F.D. leur succès jamais démenti depuis l'intervention miraculeuse de Philippe Conticini. A mon échelle, je reprend sans attendre ce chapitre  du salé que j'avais jusque-là inexplicablement cantonné aux belles saisons.

L'intérêt supplémentaire de cette présentation verticalement correcte des aliments est de séduire les petits comme les grands. Tous, sans exception, raffolent de ces préparations genre take-away, où j'en déduis que l'absence d'assiette efface prodigieusement toute idée de contrainte dans l'acte de se nourrir. Mais c'est pas parce que ça ressemble à du snacking que c'est à laisser, bien au contraire. En plus, les herbes arômatiques fraîches ouvrent de nouvelles portes aux saveurs, garantissant un apport gustatif et nutritionnel non négligeable. Basant ma verrine sur un mélange faisselle-ciboulette aillée, j'ai bien failli crier Eurêka en goutant le résultat de la mixture*. Au final, le trio faisselle-avocat-crevette fait bon ménage parce que la légère note acidulée que le citron donne à l'avocat répond en choeur à la douce faisselle et à la tendre crevette. Pour faire 4 verrines en guise d'entrée ou de 8 à sevir en apéritif vous avez besoin de :

-400 g de faisselle bien égouttée (à noter que les portions individuelles de 100g qu'on laisse égoutter au réfrigérateur plusieurs heures avant de confectionner la verrine sont bien pratiques)

-10 brins de ciboulette lavée et ciselée

-1 gousse d'ail violet épluchée, dégermée, émincée très finement

-2 avocats bien mûrs (un petit séjour avec des bananes et des pommes et/ou dans un sac en papier kraft fait promptement mûrir l'avocat = 1 jour suffit)

-1 c.c. de jus de citron jaune

-100g de crevettes roses

-du pain pita ou des galettes souples détaillées en lamelles pour le décor.

Préparez vos verrines juste avant de les servir. La faisselle doit être bien froide. Dans une jatte, mélangez la faisselle à la ciboulette et à l'ail, salez légèrement, poivrez. Dans une assiette creuse, écrasez bien les avocats à la fourchette, additionnez-les de jus de citron. Dressez les verrines dans l'ordre suivant : faisselle-purée d'avocats-crevettes. Dégustez aussitôt.

*absolument délicieux et dépourvu de cet effet élastico-mou-chewingumesque inénarrable de certaines pâtes à tartiner persillées galvaudées depuis mon enfance.

Recettes de verrines pour le printemps et l'été :

Verrine primesautière

Verrine de concombre mentholée aux deux cosses.

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dimanche 25 janvier 2009

Poulet épicé aux amandes et haricots lingots

pouletamandeslingot Manger des légumes secs est devenue la marotte de toutes les foodistas et aucun d'eux ne leur échappe : lentille verte ou corail, pois chiche ou cassé, la marmite bouillonne incessamment de ces divins alliés hivernaux. Je suis reconnaissante à ces féculents d'être aussi bons chauds que froids, en salade ou en poëlée, tout ce qui s'y frotte s'adoucit et révèle pleinement ses saveurs ! En plus grâce aux recettes de MaryAthènes tous font leur entrée par la grande porte de la cuisine méditerranéenne.
Un fond de haricots lingots perdu au fond du placard à épicerie me tendait les bras depuis un bon bout de temps, sauf que je ne voulais pas les accomoder en mode saucisse, ni les manger froids, ce qui leur va pourtant aussi à ravir. Ce midi, après un passage chez le volailler et un rapide tour d'horizon de mes bocaux, j'ai opté rapidement pour un plat riche en goût et nourrissant, saison oblige, dans lequel les épices relèvent le poulet et révèlent de façon inhabituelle les lingots. Ils ne sont pas d'or, enfin, on peut s'y méprendre. Les proportions pour 4 personnes :

Poulet épicé aux amandes et haricots lingots

-4 cuisses de poulet fermier ou bio

-5 c.s. d'huile d'olive

-10 têtes d'ail épluchées

-une bonne pincée de chaque épice suivante : colombo, cannelle, muscade, cumin, cardamome

-40 g d'amandes effilées

-15 g de beurre doux

-3 c.s. de sucre roux

-sel, poivre du moulin

-240 g de haricots lingots secs à faire tremper 6 heures ou une nuit

-2 branches de thym

-2 feuilles de laurier

-1 oignon doux épluché : la moitié émincée et l'autre piquée de 3 clous de girofle

-1 c.c. de gros sel

Vous avez prévu ce plat depuis la veille ou le matin-même car les haricots lingots secs nécessitent 6 heures de trempage et une cuisson de 30 minutes en cocotte-minute ou 1 heure en cuisson classique à la casserole. Donc faites déjà tremper les haricots durant 6 heures dans un grand saladier d'eau froide. Rincez-les bien, égouttez-les. Placez-les dans votre cuiseur, cocotte-minute ou casserole, recouvrez-les largement d'eau froide et incorporez le bouquet garni = thym + laurier + oignon piqué de girofle + gros sel. Fermez et respectez le temps de cuisson indiqué plus haut ou sur l'emballage des légumes.

Pendant ce temps, occupez-vous du poulet : dans une sauteuse, mettez 2 c.s. d'huile d'olive et faites-y dorer les cuisses sur leurs 2 faces, pendant 5 minutes. Baissez le feu et incorporez alors les aulx, le demi-oignon émincé, et faites cuire à couvert doucement durant 20 minutes.

Faites revenir les amandes dans une poële anti-adhésive avec le beurre et le sucre pendant 10 minutes en mélangeant bien et en maintenant un feu assez vif pour caraméliser légèrement les amandes. Arrêtez le feu.

Jetez les épices sur le poulet, salez et poivrez. Prolongez la cuisson 10 minutes toujours à couvert. Puis mélangez doucement les amandes au poulet.

A ce moment-là, les haricots sont cuits si vous avez utilisé la cocotte, aussi égouttez-les bien, retirez le bouquet garni, et incorporez-les délicatement à la viande. Ajoutes les 3 dernières c.s. d'huile d'olive, laissez à feu très doux pendant 5 minutes pour que le mélange des saveurs opère. Goûtez. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.

Servez sans plus attendre.

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mardi 26 août 2008

Velouté froid de poivrons rouges

velout__poivron_rouge

Le mercredi, c'est pas ravioli, non, non, pour moi ce sera Yoga. En effet, en fin de journée, pour moi, le jour des enfants rime avec bol d'air très apprécié, car pendant cette heure et quart-là je suis toute en émoi sur mon tapis de future yogi(e). Comme je rentre à 22 heures, je préfère éviter de retarder encore plus l'heure du repas, et je sais que mon chéri apprécie en général tout moment de tranquillité dans une semaine toujours très chargée. Il ne m'est donc pas permis de faillir à la préparation du dîner, et en ce moment PRECIS les effluves du velouté de ce soir me chatouillent indécemment les narines. Alors, pour combler ma gourmandise, je bois... de la tisane aux fruits rouges, très désaltérante et ô combien savoureuse, car je laisse infuser pendant des lustres. Sinon, je serais encore tributaire des innombrables thés qui peuplent ma cuisine et mon imaginaire théophile. Moi qui de surcroît vide mes fonds de boîte et renifle les parois des vieux sachets ces temps-ci, je me vois bien en virée thés, cafés, tisanes avant ... le début de la semaine prochaine. Connaissez-vous Orléans ? Dans le centre, je ne connaîs qu'Angers, Blois, Amboise, mais je viens de découvrir une adresse que je me dois d'essayer quand je m'y rendrai.    

Revenons à nos poivrons, puisque ce sont eux qui passent à la casserole. Oui, ils ne sont pas de saison, tout comme les fraises, mais tant pis, je persiste et signe. Pour vous mettre l'eau à la bouche, et à moi aussi par la même occasion, je me dois de vous livrer sans plus attendre les ficelles d'une recette que j'inaugure en ce moment-même. L'exercie est périlleux, certes, car je ne l'ai pas goûtée, mais j'aime vivre (un peu) dangereusement. Allons-y !

Velouté froid de poivrons rouges pour 2 personnes

1 beau poivron rouge

25 cl de bouillon (bio)

20 cl de crème fraîche liquide

2 oignons nouveaux

1 ail rose

huile d'olive

1 c.s. bombée de concentré de tomates

le jus d'un demi-citron

pignons de pin pour décorer (facultatif)

1 c.c. rase de paprika ou de Piment d'Espelette®

Pelez le poivron. Emincez l'ail, les oignons, faites-les suer 2 minutes dans 1 c.s. d'huile d'olive. Ensuite, ajoutez les poivrons, le concentré de tomates, couvrez et laissez à feu très doux 5 minutes. Versez la crème, faites encore réduire 10 minutes, pas plus. Laissez refoidir. Ajoutez le paprika ou le Piment d'Espelette®. Mixez avec le bouillon, et le jus de citron, rectifiez l'assaisonement si nécessaire, laissez encore au frais jusqu'au moment de servir. Disposez dans des assiettes creuses et décorez de pignons. On peut accompagner de tartines de tapenade noire. 

Ledit velouté a été dégusté, à vitesse grand-V, le verdict peut tomber : super bon. Hormis le fait qu'il se consomme froid, avec les températures actuelles, ce n'est peut-être pas recommandé aux frileux, mais je vous garantis que ça requinque, surtout avec la pointe épicée.

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vendredi 16 mai 2008

Suite des agapes champêtres : Houmous à ma façon

humus

Dans le délire occidental des dips, ces exquises petites croquises à piocher, l'oriental houmous remporte carrément tous mes suffrages. Certes, il est peu à même de traduire ma passion pour les légumes et tout ce qui est VERT, mais à l'heure où il apparaît dans ma journée, l'heure cruellement fringalesque de l'apéritif dînatoire, son apport glucidique m'enchante. Tout en emplissant nos palais de saveurs estivales, cette purée de pois chiches libanaise nous rassasie, et c'est bien ce qu'il me faut généralement à partir de 17 heures. Car oui, je suis assez portée sur les goûters et autres diaboliques collations, mais je les préfère de loin avec une dominante salée.  Aussi, devant le nombre astronomique de recettes proposées ici et là sur les blogs culinaires, je n'hésite pourtant pas une seconde à vous faire part de la mienne, car elle m'enchante toujours, en été comme en hiver !

La réalisation de l'houmous est simple, rapide, qui plus est inratable. Ces 3 adjectifs qualifient à merveille une petite purée orientale divine, fleur de lance des assiettes mezzés, illustre de l'Egypte au Liban en passant par la Syrie (j'entend encore les commentaires de ceux qui reviennent de Damas : "ah, l'houmous... on en a mangé pendant quinze jours"), et qui trimballe dans ses bagages son lot de variantes. Je m'en tiendrai à celle-ci, sans noix de muscade ni Tahini, la première parce que je n'en vois pas l'intérêt, le second car je n'en ai jamais vraiment utilisé. Mais je trouve qu'avec les graines de sésame on s'en sort très bien, puisque la consistance accède à une onctuosité tout à fait honorable. N'utilisez pas de Gomasio® (mélange de graines de sésame grillées et de sel = sel au sésame) beaucoup trop salant pour l'houmous, ni de crème fraîche à la place de l'huile d'olive, car d'une part sa conservation est difficile, et d'autre part la note orientale disparaît alors complètement.

Houmous à ma façon, proportions données pour 6-8 personnes

  • 500 g de pois chiches cuits rincés (afin de limiter le sel en bouche, mais je concède que c'est une question de goût) et bien égouttés

  • 4 belles gousses d'ail épluchées et dégermées

  • huile d'olive vierge extra : entre 10 et 15 cl

  • 1 beau citron jaune -non traité après récolte et de surcroît lavé- : prélevez-en le zeste, pressez-le et recueillez son jus

  • 3 c.s. bombées de graines de sésame nature ou du Tahini = beurre de sésame

Mettez les pois chiches, l'ail, les zeste et jus de citron dans le bol du mixer, mélangez 1 minute. Ajoutez au fur et à mesure les graines de sésame, mixez encore 20 secondes. Ajoutez l'huile d'olive selon votre convenance : versez-la en filet, en mixant à chaque fois, puis quand la consistance vous plaît, entreposez l'houmous au frais dans un saladier jusqu'au moment de servir. 

Cette purée peut prendre place parmi des dips, auquel cas elle se mariera parfaitement avec des lanières de carotte et/ou de concombre crus. Pour une version plus nourrissante, dans une assiette mezzé par exemple, des pitas tièdes l'accompagneront très bien. Bon appétit !

 

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dimanche 23 mars 2008

Souris d'agneau façon gigot de sept heures

souris_agneau_assiette_2_p_ques_2008Pour bien fêter Pâques, il ne faut pas se trouver fort dépourvu, et pour éviter toute inconvenance d'agenda gastronomique, j'ai bien sûr pris mes précautions dès jeudi. Mon boucher m'a vivement remercié d'avoir réservé, moi aussi d'ailleurs, car il m'a fourni une excellente marchandise et une recette magnifique. J'avais mon idée, car depuis que j'ai lu le Livre de Cuisine d'Alice Toklas, outre les appellations des mets, les préparations laissent présager un régal final absolu. C'est ainsi que la description simplissime du Gigot de Sept Heures fournie dans le bien-nommé chapitre des "Trésors" a connu une légère variation puisque nous n'étions que 3 personnes pour le repas Pascal. Du coup, en lieu et place du Gigot, nous avons dégusté des Souris d'agneau cuites comme le Gigot de Sept Heures, qui se sont révélées un délice. Chacun a pu se pourlécher de deux belles souris, tellement tendres que leur os restait dans le plat, sans passer par nos assiettes. Quelle délicatesse !

Souris d'agneau façon gigot de sept heures, pour 3 personnes

  • 6 belles souris d'agneau ou 9 plus modestes (la totalité pèse 2,2 kg)

  • 2 gros oignons émincés

  • 1 tête d'ail rose (soit vous le laissez en chemise/soit vous le pelez, séparez les gousses, et les dégermez)

  • 4 feuilles de laurier

  • romarin

  • thym

  • 1 clou de girofle (facultatif)

  • 1 c.s. gros sel

  • poivre blanc du Sichuan

  • 1 verre de vin blanc sec (genre Muscadet Sèvre et Maine)

  • 3 verres d'eau

  • huile d'olive

  • beurre

Tout d'abord, faites rissoler les souris à feu très vif dans du beurre en en dorant bien toutes les faces. Si nécessaire, ne mettez pas toutes les souris à la fois. Puis, disposez-les dans un plat allant au four, saupoudrez avec le sel, le poivre, mouillez avec le bouillon vin + eau, incorporez les autres ingrédients. Couvrez bien d'un papier aluminium, laissez mijoter au four (ce terme prend ici tout son sens, et même plus !) pendant sept heures. Toute la cuisson se fait à feu très très doux, à 100° C, et n'essayez pas de saisir la viande, cela ne servirait à rien. Servez dans le plat de cuisson. Pour accompagner, prenez des fèves fraîches et comptez alors un kilogramme de fèves fraîches avec leurs cosses pour 3 personnes, elles cuisent 15 minutes à l'eau bouillante. Egouttez-les bien. Vous pouvez toutefois compléter par une poignée d'haricots rouges, qui équilibreront parfaitement la petite amertume de certaines fèves lorsque, comme ici, elles sont fraîches.

N.B. : vous pouvez également réaliser ce plat de fêtes dans un plat muni d'un couvercle allant au four, de type plat à baeckeoffe ou du matériel de cuisson Le Creuset®.

Plus : personnellement, je n'ai pas du tout arrosé la viande de son jus de cuisson pendant ce long moment passé au four et ni sa consistance ni son goût n'en n'ont été affectés. Et j'ai été obligée de cuire l'agneau en 2 fois, 2 heures la veille, 5 heures le jour-même sans que rien n'y paraisse.

souris_agneau_plat_p_ques_2008

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vendredi 15 février 2008

My Bo Bun

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Lors d'une ballade Montmartroise par une journée automnale ensoleillée, tout en redescendant les pentes de la butte, l'appétit me vient. J'ai alors envie de me délecter allègrement d'un Bo Bun, et la divine Pauline (la plus grande asiatique que j'ai jamais vu de ma vie, un véritable mannequin hyper-classe même en t-shirt léopard moulant) en fait un délicieux. Ce plat viet-namien complet est facilement réalisable... mais j'ai eu l'idée d'adapter très librement et beaucoup plus légèrement cette composition avec ce dont je disposais. La recette originelle comprend pêle-mêle des nems, des doses assez impressionnantes de sauce de Soja, dont la teneur "glutamatée" me laisse de marbre (ce n'est pas terrible pour la migraine, en plus), de sauce nuoc-nam, de boeuf. De ce fait, si vous êtes puristes, il y a une très fidèle recette sur marmiton (http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=26967). Cependant, je vous livre la mienne sans chichis, pour un samedi midi, c'est royal et presque mieux que le brunch.   

Pour deux personnes :

  • 6 aiguillettes de poulet

  • 1 gousse d'ail épluchée et émincée

  • 1 oignon doux émincé

  • le vert de 2 petits poireaux

  • 1 c.c. bombée de poudre de Curcuma

  • 3 tours de poivre blanc du moulin (type poivre blanc du Sechuan)

  • 4 c.s. d'huile d'olive

  • 6 olives noires salées

  • 2 plaques de nouilles chinoises aux oeufs + gros sel pour l'eau de cuisson

  • 4 c.s. de sauce Soja

Détaillez les aiguillettes si vous les jugez trop épaisses, faites-les revenir à feu vif dans l'huile d'olive pendant 4 minutes. Baissez le feu, ajoutez l'ail, l'oignon, le curcuma, le poivre, faites rissolez doucement pendant 8 minutes. Faites cuire à la vapeur les verts de poireaux lavés et coupés en deux dans le sens de la longueur pendant 9 minutes, puis mêlez ces poireaux au poulet et faites mijoter 3-4 minutes. Faites cuire en même temps mais séparément les pâtes. Egouttez-les, disposez-les dans 2 bols hauts, recouvrez-les pâtes du mélange poulet-légumes, saupoudrez de sauce Soja, servez immédiatement avec des baguettes. 

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samedi 9 février 2008

Velouté de potiron et ses croquets aux lardons

DSCN0575Aujourd'hui samedi, j'ai commis une première infidélité à mon marché dominical de la Place Rabelais, car mon loulou, du haut de ses huit mois, a tellement apprécié la compote de pommes cette semaine que je me suis mise instamment en quête de pommes de Touraine ce matin.

Après avoir pris la température extérieure - encore fraîche dans l'Ouest même vers dix et demi, perdu une tétine sur le trottoir et l'avoir retrouvé cent mètres plus bas, bravé les stands de l'animation "Pot-au-feu géant" et contourné ses aficionados incontestés, je suis enfin parvenue à me frayer un passage au milieu des caddies trois roues (je reçois le nouveau la semaine prochaine), des poussettes tous modèles (je l'avais laissé au papa) et autres toutous tous fous pour atteindre l'étal convoité de Pépé Solognot qui avait, outre de superbes pommes Royal Gala, une botte de poireaux faite pour vinaigrette, svelte et blanche, bien enrubannée, une jolie demoiselle, qui m'a séduite car une entrée comme cela ne se refuse pas. Etant lestée de trois généreux kilos de fruits et d'un brin de verdure, il ne pouvait dignement pas me laisser repartir si déséquilibrée. Mon autre bras a donc transporté une magnifique courge muscade à l'odeur délicate qui me permet enfin de vous livrer ce jour ma recette d'inspiration hispanique du velouté de potiron.

Mais avant je dois lever un voile qui semble encore bien épais si j'en juge par les paroles glanées : non, le potimarron n'est pas le potiron ! J'ai partagé le susdit légume avec une dame qui a clamé haut et fort : "Ce potimarron, je l'adooooooore en soupe". Certes, moi aussi, je l'adore le potimarron, en soupe ou en purée, farci ou nature, mais il ne faut pas confondre les deux légumes. Potiron et courge, le duo chéri des amateurs de cucurbitacées ou des rompus au rituel d'Halloween se distinguent du potimarron, par la taille et la préparation. Si potiron et courge ne souffrent pas d'être consommés avec leur peau, le potimarron quant à lui peut être farci sans problème. En outre, il possède une saveur très fine, douce, légèrement sucrée, proche de la châtaigne. D'autres noms plus exotiques le caractérisent : "Red Kuri", "Courge de Chine" ou encore "Potiron doux d'Hokkaïdo". Je décrirai ici un velouté au potiron, imposante cucurbitacée à l'écorce originellement verte qui brunit en murissant, et offre une chair très orangée à la douce odeur de muscade.DSCN0576 Autant d'arguments ne laissent pas la cuisinière sans ressources, et il n'en faut pas davantage pour me laisser vous conter ma recette.

Velouté de potiron/croquets aux lardons

Facile, rapide, bon marché.

  • 1 kg de potiron

  • 1 carotte

  • 1 oignon

  • 2 gousses d'ail dégermées

  • 1 c.c. de gros sel

  • 1 feuille de laurier

  • 10 ml d'huile d'olive

  • poivre blanc du moulin

  • 1/2 c.c. noix de muscade moulue

  • 8 lanières de pâte feuilletée

  • 50 g de lardons

  • 1 jaune d'oeuf

  • 1 pinceau à pâtisserie

  • 10 ml de vinaigre balsamique

La recette est donnée pour quatre personnes.

Pour couper aisément le potiron, taillez dans le morceau de larges cubes dont vous ôterez la peau pièce par pièce au couteau, bien en appui sur votre plan de travail : cela évite de déraper et de se couper les doigts. Détaillez grossièrement le potiron. Epluchez la carotte et les aromates. Coupez-les également largement.

Dans une cocotte-minute, faites chauffer l'huile, mettez le potiron à dorer et remuez régulièrement pour qu'il ait une coloration un peu ambrée. Cette opération peut paraître fastidieuse, mais elle assure un bon goût à la préparation. Quand le potiron a bien pris, mettez la carotte, l'oignon, l'ail, le laurier, le sel, le poivre, la noix de muscade, mettez de l'eau mais elle ne doit pas recouvrir les légumes. En effet, le potiron rend beaucoup d'eau en cuisant, et pour le velouté, il ne faut pas submerger les ingrédients au risque de trop délier l'ensemble. Au besoin vous retirerez de l'eau après la cuisson.

Fermez hermétiquement la cocotte-minute, lorsqu'elle siffle, baissez le feu et laissez cuire le tout quinze minutes.

Pendant ce temps, confectionnez des bandes dans la pâte feuilletée larges de 1 cm, que vous fourrez de lardons, roulez-les sur elles-mêmes. Poivrez, badigeonnez de jaune d'oeuf et faites cuire 20 minutes à four chaud (180° C-th. 7).

Faites réduire le vinaigre balsamique : versez dans une toute petite casserole, mettez à feu très doux, et dès qu'il "prend", arrêtez et ôtez-le du feu.

Mixez les légumes. Répartissez dans les assiettes, décorez du réduit, servez avec les petits feuilletés de lardons.DSCN0589DSCN0585

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