La cuisine selon mon envie !

Des recettes de cuisine basées sur les produits de saison et les épices. L'histoire des aliments et leurs bienfaits nutritionnels sont largement abordés.

08 février 2013

Velouté de panais aux épices douces

Les légumes anciens sortent les dîners d'hiver de la monotonie, surtout si, comme moi, vous aimez varier sur le thème des potages et autres veloutés chaque soir. Le panais est un de ces légumes dont je raffole, car, comme la patate douce, il a un goût très doux et, comme la pomme de terre, il se cuisine de mille et une manières. La Belle au Blé dormant, du haut de son blog sans gluten, propose de nombreux veloutés pour toutes les saisons, et c'est en m'arrêtant sur le joli velouté de chou-fleur à la purée de cajou que j'ai eu envie de m'attaquer aux panais livrés dans le colis hebdomadaire du panier des familles.

Le panais ne supporte pas plus de 2-3 jours dans le bac à légumes, faute de quoi il devient tout pas beau et ramollo. Il est beau joueur et m'a bien servi pour contenter les besoins de réchauffement hivernal. Après avoir puisé dans mes archives du goût, j'ai exhumé quelques produits qui reflètent l'âme sucrée-salée du panais, contrebalancée par un soupçon d'épices douces et de citron jaune.

Velout__panais__pices_douces

{Velouté de panais aux épices douces}

Velouté de panais aux épices doucespour 4 assiettes
~700 g de panais épluché et coupé en tronçons grossiers

1 grosse poignée de chou chinois ou ½ endive

200 ml de lait de coco

1 gros oignon blanc des Cévennes ou 1 oignon jaune de Mulhouse (qu'il soit doux) épluché et émincé

2 gousses d'ail épluchées, dégermées

huile neutre (tournesol, pépins de raisin...)

¾ litre de bouillon de volaille (fait maison ou en cube)

1 pincée de gingembre en poudre

1 pincée de galanga

1/8 de chair de citron jaune

sel, poivre noir.

Dans une cocotte en fonte, faites suer l'oignon dans l'huile jusqu'à ce qu'il soit translucide. Ajoutez tous les autres ingrédients à l'exception du lait de coco et des épices. Laissez cuire 15 minutes, versez le lait de coco et les épices puis mixez le tout. Ajustez l'assaisonnement. Dégustez immédiatement.

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28 juillet 2012

Soupe glacée de betterave rouge avec croquants pistache, pavot, parmesan

Soupe_glac_e_betterave_rouge__croquants_pistache_pavot

Des dernières betteraves rouges crues glanées au marché Cristal* fleurait un parfum inhabituel d'hiver. Je voulais pourtant les préparer autrement qu'en salade, même si j'adore les râper et les assaisonner d'huile de noix qui sublime leurs arômes d'humus. Portée par la vague des gaspachos et des veloutés glacés de courgettes, j'ai préféré en faire une soupe froide très colorée et accompagnée de croquants à la pistache et au parmesan. Ça donne une jolie entrée qui en envoie plein les mirettes et les papilles, une entrée rosie comme un dessert sucré qui déploie la palette des roses jusqu'au magenta de la betterave. Mais qui n'a absolument rien à voir avec le très russe borchtch, qui se sert lui, chaud, et constitue un plat complet puisqu'il comporte de la viande. Très appréciable en apéro comme en entrée !

Soupe glacée de betterave rouge avec croquants pistache, pavot, parmesan. Pour 750 ml de soupe:

-460 g de betterave rouge cuite, épluchée, coupée en gros cubes

-1 cc d'huile d'olive

-¼ d'oignon rouge émincé

-250 ml d'eau

-½ de gousse d'ail frais

-¼ de cc rase de baies roses

-sel, poivre noir du moulin (facultatif).

Dans une petite casserole ou un mini-wok, faire suer les lamelles d'oignon rouge dans l'huile d'olive. Incorporer tous les ingrédients dans le bol du blender ou du mixer en terminant par l'eau et mixer longuement. Laisser reposer au réfrigérateur au moins 3 heures. Au moment de servir, ajuster l'assaisonnement si nécessaire.

Pour une dizaine de croquants pistache, pavot, parmesan.

-40 g de beurre doux mou

-20 g de parmesan râpé

-20 g de poudre d'amande ou de poudre de noisette

-20 g de chapelure

-1 oeuf moyen

-25 g de farine de maïs jaune ou blanche**

-25 g de maïzena

-1 cs rase de graines de pavot

-1 cc de zestes d'orange non traitée (séchés ou frais)

-sel gris

-une poignée de pistaches non salées.

Dans une jatte, mettre le beurre, le parmesan, la poudre d'amande, la chapelure, les farines, les graines de pavot, le zeste d'orange et l'oeuf. Égrener le tout du bout des doigts, former une dizaine de sablés, les saupoudrer de pistaches concassées. Cuire une vingtaine de minutes à four chaud (th. 7/180°C). Laisser refroidir, et servir en accompagnement de la soupe glacée de betterave.
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*Marché Cristal ou marché des Boulevards (marché de plein vent du mardi au dimanche)

Boulevard de Strasbourg

31000 Toulouse. 

**Ces farines sans gluten s'achètent principalement dans les boutiques "bio" et quelquefois aux rayons diététiques ou "bio" des GMS. Dans la catégorie restreinte des farines sans gluten, celle de maïs est assez économique (~1.50€/kg.). La farine de maïs donne une coloration jaune aux préparations, tandis que la farine de maïs blanche, issue d'une variété de maïs blanc, n'a pas cette caractéristique.

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11 novembre 2011

La Carotte

Les légumes de la froide saison peuvent se révéler tout à fait ravissants : je n'aurais jamais dit cela de la betterave rouge ou de la carotte quand j'étais haute comme trois pommes à genoux. À cette époque, je ne jurais que par les tomates à la croque au sel ou les asperges –ce qui révèle assez bien le repsect des saisons qu'on appliquait alors...--. J'ai heureusement étoffé mon panel de saveurs à d'autres légumes. Ceux qu'on ne consommait jamais chez mes parents : potiron, giraumon, patate douce, pâtisson, igname et ceux que j'ai découvert à force de passion pour eux : les panais, certaines variétés de tomates anciennes, et, partant, les carottes de toutes les couleurs. Blanches, jaunes ou violettes, les carottes ne sont pas forcément de couleur orange. Car, en effet, cette préférence colorée n'est apparue que relativement récemment au regard de l'histoire de la carotte...

CarottesQuadrichromieBisAppartenant à la famille des apiacées, le nom de « carotte » découle du grec karôton qui donna carota en latin. Le terme actuel apparaît en 1564 dans la langue française, qui désigne cette plante de la famille des anciennes ombellifères évoquant les fleurs en forme de petits parapluies qui la surmontent.

La carotte était connue dans ce qui était l'Afghanistan il y a 5000 ans. La Grèce Antique en faisait principalement un usage médicinal et sa consommation alimentaire est très longtemps restée marginale. C'est au XVIIIème siècle que la carotte est cultivée en Europe, où diverses variétés à chair ou à peau blanche, jaune, rouge, marron, verte ou noire prolifèrent, mais pas de carotte orange. Cette coloration relève d'une véritable conversion. Au XVIème siècle, pour souligner leur soutien à la Maison d'Orange, les Hollandais obtiennent des croisements de variétés à chair rouge et blanche. Ainsi est née la racine la plus représentative de la couleur de la carotte aujourd'hui.

Légume maintenant largement consommé, les carottes sont cultivées dans toutes les régions du monde, sauf les régions tropicales dont le climat ne permet pas leur développement. Leur chair douce, sucrée, ferme et facile à travailler (crue râpée, purée, gâteaux...) se prête à d'innombrables préparations culinaires. Or, comme la tige centrale retient bien les nitrates, il est préférable de l'ôter systématiquement ou de prendre des carottes bio ou non traitées.

Velouté de carottes

1 kg de carottes bio de préférence

1 blanc de poireau

1 bel oignon de Mulhouse (oignon jaune)

1 cs d'huile d'olive

1 pincée de macis moulu

quelques brins de coriandre fraîche

sel

poivre noir du moulin

1 petit verre de lait de coco = 100 ml.

Épluchez les carottes et l'oignon.

Détaillez les carottes en tronçons ; le blanc de poireau et l'oignon en lamelles.

Dans une cocotte, faites suer dans l'huile d'olive l'oignon et le poireau émincés. Ils doivent prendre une légère coloration.

Ajoutez de suite les carottes, un peu de sel, la coriandre, couvrez d'eau à hauteur et même moins.

Couvrez, laisser cuire 5-7 minutes en cocotte-minute ou ¼ d'heure en casserole.

Ajoutez le macis moulu, une pincée de poivre, le lait de coco, puis mixez à l'aide d'un mixeur plongeant.

Servez très chaud, aussitôt.

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25 février 2011

Soupe Avgolemono

Soupe_Avgolemono Là où l'hiver bat encore son plein, transformant nos petites joues en flushes tout rosissant, rappelant les gants et les parkas, et reléguant déardeurs, coton et liberty légers, j'apporte ma touche résolument ensoleillée. Avec cette soupe grecque traditionnelle au citron, les beaux jours entrent de pied ferme à la maison. Elle se déguste chaude ou froide, comme entrée en matière elle est parfaite.

Mais au fait, quézako avgolemono ? Dans cette équation étymologique on reconnaîtra le piquant citron dans -"lemono" (lime, lemon...) qui s'adosse au mystérieux "avgo"- : l'universel oeuf, bien sûr ! À l'origine, l'avgolemono est une sauce à base d'oeuf, de citron et délayée dans dans un peu de bouillon chaud. Laquelle se prête donc facilement à la préparation d'une soupe.

Quelques jolis citrons oubliés sur le plan de travail, mais pas envie d'une tarte au citron. Alors j'ai foncé sur le chapitre "Folle de citron" du livre Petits larcins culinaires de Claude Deloffre, dont j'ai déjà parlé ici. De petits larcins pour de grands régals à chaque fois. Mon unique livre de cuisine traditionnelle grecque recelait aussi cette jolie recette toute simple : oeuf-citron-bouillon. Tarzile en donne une version légèrement différente, avec notamment du poulet. Dans tous les cas, vous verrez que l'essayer, c'est l'adopter.

Pour 4 personnes : 1,5 litre de bouillon de volaille + 45 g de riz long grain rincé + 3 gros oeufs extra-frais + le jus de 2 citrons + le zeste d'un demi-citron + aneth + persil plat + poivre concassé.

Dans une casserole, faire cuire le riz environ 10 minutes dans le bouillon. Stopper le feu. Dans un bol, casser les oeufs, leur ajouter le jus des 2 citrons, le zeste et un peu du bouillon chaud, mélanger vivement. Incorporer ce mélange au bouillon/riz et continuer à battre jusqu'à épaississement. Servir immédiatement très chaud avec les herbes ciselées et un soupçon de poivre. Ou réfrigérer 12 heures et servir très frais. Ne pas conserver cette soupe plus de 24 heures après sa confection à cause des oeufs non cuits.

Petits larcins culinaires (balade dans ma bibliothèque idéale), Claude DELOFFRE, p. 85, Tana Éditions, collection Foood, 2009.

Le citron. Dix façons de le préparer, Elisabeth DER NERDERLANDEN, Les Éditions de l'Épure, Paris, 2005.

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12 février 2011

Soupe de fèves au jambon fumé et pistaches

Le printemps et l'été sont les saisons pourvoyeuses de fèves, petite fabacée merveilleuse à la couleur émeraude et à la chair nourrissante et douce. Une entrave au calendrier potager m'a quand même permis de débusquer des fèves de très bonne tenue au rayon des produits surgelés. Pas besoin d'écosser les fèves; en revanche il faut les peler, surtout pour que la soupe garde toute son onctuosité.

Soupe_douce__f_ves__pistaches__jambon_cru

Ici nous ne sommes pas des aficionados de la "fête des Amoureux", ce pic annuel des dîners en tête-à-tête au restaurant nous encourageant plus à vivre cachés pour vivre heureux. Cependant, je vous assure que ce potage fera aussi une très bonne entrée en matière pour un menu de Saint-Valentin, si, par exemple, en lieu et place du jambon cru grillé, on utilise du saumon fumé, de la truite fumée sur un toast de pain complet, qui renvoient à plus de raffinement dans l'imaginaire gustatif. Mais là, c'est vous qui voyez !

Cette délicieuse soupe ne supportera pas la congélation si vous utilisez des fèves surgelées, ne l'oubliez pas ! En revanche, vous pouvez la confectionnez la veille et préparer le reste au dernier moment (jambon grillé). Elle se garde 3 jours au réfrigérateur, dans un emballage fermé hermétiquement.

Pour 4 personnes :

-300 g de fèves pelées

-750 ml d'eau

-1 cube de bouillon de légume (bio)

-20 g de pistaches non salées grossièrement écrasées

-4 tranches très fines de jambon cru type Serrano

-1 c.s. d'huile d'olive vierge extra

échalote pelée et émincée

oignon jaune pelé et émincé

-½ gousse d'ail pelée et dégermée

-sel de couleur (noir de Hawaï, rose de Bolivie comme ceux de l'excellente Terre Exotique)

-poivre noir du moulin.

Dans une casserole à fond épais, faire suer dans l'huile d'olive l'échalote et l'oignon.

Y ajouter les fèves pelées, l'ail, l'eau, et le cube de bouillon.

Faire cuire à petits bouillons pendant 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que les fèves soient très tendres.

Mixer le tout, saler et poivrer à convenance.

Réserver au chaud et à couvert.

Enrouler les tranches de jambon comme des gressins, les faire dorer à la poële quelques minutes.

Répartir la soupe assaisonnée dans 4 verres ou coupes, saupoudrer des pistaches, de sel coloré, disposer 1 tranche de jambon/verre.

Servir aussitôt.

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09 septembre 2010

Ma Meilleure soupe de Potiron

MaMeilleureSoupeDePotiron

Depuis Ratatouille, bijou d'animation, tout cuisinier de 7 à 77 ans connaît le risque de préparer quelque chose d'aussi simple qu'une soupe, ce joyau déclinable à l'infini, concentré de vitamines et de bienfaits. C'est une équation fort simple qui évidemment ne souffre pas le moindre ratage mais endosse paisiblement les essais sans broncher. Avec la soupe, pas de tricherie possible, il faut jouer carte sur table. Trop de sel ou trop de poivre, des légumes trop fibreux ou un mauvais mélange ne pardonne pas.

Le premier potiron de la nouvelle saison est rentré par le panier du marché. Sur le Carreau des Halles, mon stand chouchou signalé par un grand parasol bleu, est celui d'un petit producteur qui travaille ses plates-bandes sans leur infliger de traitements. Une fois ces beaux produits cuisinés, le résultat savoureux et nutritif se fait aussitôt sentir. Si quelques bottes de radis, deux ou trois courgettes ou de dodues aubergines remplissent encore fièrement les caissettes, les légumes qui sentent l'automne occupent le haut de mon panier –dans le vestiaire, les bottes aussi tentent de sortir de leurs boîtes, et pas seulement pour les cueillettes en forêt-- sans doute pour faire écho à la rentrée.

La chair tendre du potiron se prête aux préparations culinaires les plus diverses –gratins, tartes, paillassons, gâteaux ...-- mais mon péché mignon est de goûter ce nectar rutilant en soupe bien chaude, qui n'a pas son pareil pour exalter la saveur muscadée du potiron.

Elle s'accompagne de lardons, de fromage râpé. Ou pour coller à une tendance sans vouloir "faire genre" parce que vraiment c'est très bon, on peut réaliser un velours de balsamique, ce réduit de vinaigre au riche bouquet arômatique, qui n'a pas son pareil pour réveiller une soupe chaude ou même froide. Quelques gouttes parsemées sur chaque portion juste avant de servir apportent une note légèrement acide très agréable.

Pour choisir un potiron, prérérez toujours des petits bien colorés à des plus gros, leur chair sera plus dense et plus savoureuse. Pour couper le potiron, taillez des quartiers dans la chair non pelée, ôtez les pépins puis faites des cubes plus ou moins importants que vous éplucherez avec un couteau bien tranchant. Travaillez toujours en appui sur le plan de travail pour éviter de vous blesser.

Ma meilleure soupe de Potiron (pour 4 personnes) :

-800 g de chair de potiron (préparé comme ci-dessus)

-1 oignon jaune doux type oignon de Mulhouse émincé

-1 c.s. d'huile d'olive

-1/3 c.c. de noix de muscade moulue

-10 feuilles de persil plat rincé

-1 petite pomme de terre (épluchée ou bien lavée) en cubes pour lier

-eau.

Dans une casserole ou une cocotte-minute, faites rissoler les lamelles d'oignon dans l'huile d'olive à couvert pendant 5 minutes.

Incorporez-y la chair du potiron, la pomme de terre, le persil, la pincée de noix de muscade moulue, recouvrez à peine d'eau.

Faites cuire 15 minutes à partir de l'ébullition.

Mixez très finement, salez et poivrez à votre convenance.

Dégustez aussitôt.

Mes autres recettes avec du potiron :

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20 mars 2010

Soupe de lentilles corail, patates douces & coriandre

Soupe_Lentilles_Corail_et_Patates_Douces

Il y a cinq jours, bien avant que le printemps nous prouve avec ardeur qu'il jouait encore à cache-cache avec les giboulées, j'ai eu envie de soleil et de pep dans nos assiettes. Comme les légumineuses sont légion à la maison ces temps-ci, avec les herbes et les légumes du réconfort (la suavité des patates douces répond bien à ce qualificatif) rien de plus magique qu'une soupe, faisable même sans autocuiseur, puisque le temps de cuisson des lentilles corail est extrêmement raccourci par rapport à celui des consoeurs lentilles vertes et autres petits pois sauvages.

Je suis même carrément obsessionnelle, car j'ai concocté cette soupe juste avant de me rendre à un cours de cuisine Indienne. J'allais cuisiner et déguster nos plats, tandis qu'à la maison, les heureux hommes goûtaient cet essai très concluant. Voila donc mon India Soup, tandis que vous pourrez ensuite continuer le voyage aux Indes avec l'Indian Song, de Marguerite Duras.

Les légumineuses : les lentilles corail font partie de la même famille que les lentilles vertes, les pois chiches. Originaires du continent Asiatique, les lentilles corail sont particulièrement cuisinées en Inde, avec du riz notamment, où elles forment alors un plat protéiné idéal. On les retrouve notamment dans la cuisine d'Afrique du Nord. Elles sont vendues décortiquées, d'où leur couleur, leur temps de cuisson réduit mais également leur éclatement à la cuisson. Leur saveur n'est pas très prononcée.

Les féculents : les patates douces, tubercules provenant probablement d'Amérique du Sud, très utilisées en Polynésie, ont une saveur incomparable de châtaigne et sont subtilement sucrées. La patate douce se prépare indifféremment en recette salée et sucrée. Néanmoins, elles se prêtent aux mêmes modes de cuisson que la pomme de terre, frites, en purée, sautées, en potage... Elle ravit le palais des petits commes de grands.

Les herbes arômatiques : la coriandre fraîche, a un goût frais, proche du citron, des feuilles de sauge et de céleri. Elle vient rappeler la poudre de curry dont elle est l'un des composants.

Le liant : le lait de coco.

Les épices : la poudre de curry (maison).

Pour 4 portions

Patates douces : 500 g

Lentilles corail sèches : (pré-trempage inutile) 200 g

Lait de coco : 15 ml

Ail : 2 têtes

Echalote : 1 petite

Poivre blanc du moulin : 2 tours

Eau : 1,5 litre

Coriandre fraîche : 4 brins rincés

Gros sel marin :  ½ c.s.

Curry : ¼ c.c.

Epluchez les patates douces, l'ail et l'échalote. Rincez les lentilles, les patates, taillez-les en cubes grossiers, ainsi que les aillacées.

Versez 1,5 litre d'eau froide dans une grande casserole, jetez-y tous les ingrédients sauf le lait de coco. Portez à ébullition 20 minutes, coupez le feu.

Ajoutez le lait de coco et mixez longuement pour obtenir une consistance de ruban.

Servez une grosse louche/assiette et décorez de feuilles de coriandre.

Dégustez aussitôt.

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16 février 2010

Velouté de Céleri-rave

Velout_DeC_leri_Rave Des températures qui n'en finissent pas de démontrer l'imprévisible fluctuation des normales saisonnières, le manteau de givre au petit matin, et des besoins en vitamines réconfortantes. Solution : la soupe, une bonne manière d'entamer le déjeuner ou de faire un dîner diététique et délicieux. Avec ces produits de saison, trouvés au marché et qui font la part belle aux saveurs, je vous invite à réaliser ce velouté facile, nourrissant et sain.

Velouté de Céleri-rave, pour 4 à 6 personnes.

350 g de céleri rave (soit environ la moitié d'un céleri-boule)

300 g de pommes de terre à potage (Samba)

le blanc d'un beau poireau

1 oignon jaune épluché et émincé (oignon de Mulhouse)

1 échalote épluchée et émincée

sel, poivre blanc

100 g de fromage frais (type Saint-Morêt)

le jus d'un demi citron jaune

Facultatif : quelques amandes.

Epluchez les pommes de terre et le céleri, en prenant soin de bien ôter les yeux et les tâches sombres.

Coupez-les en cubes grossiers, réservez.

Emincez le blanc de poireau, rincez-le bien pour enlever toute trace de sable ou de terre.

Dans une cocotte-minute, mettez tous les légumes : pommes de terre, céleri, poireau et oignon émincés, salez, poivrez, recouvrez d'eau à hauteur et fermez la cocotte. Dès que la soupape siffle, faites cuire 15 minutes à feu doux.

Juste avant de servir, ajoutez dans les légumes très chauds le jus de citron, le fromage frais et réajustez l'assaisonnement si besoin.

Mixez bien le tout, versez dans les assiettes creuses et parsemez de quelques amandes.

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20 octobre 2009

Soupe de carottes au gingembre

Soupe_de_Carottes_au_Gingembre

L'entrée en matière se fait tout en fraîcheur pour cet automne 2009 qui m'avait habitué à mieux côté mercure. Tellement mieux mais tellement inhabituel aussi ! Ô combien il fut bon d'expérimenter tous azimuts mille et unes sortes de cakes, muffins, tartes salées et sucrées à l'heure de pic-nics inespérés sous le soleil mordoré des belles après-midi de septembre. J'ai passé de belles heures en cuisine à enfourner, démouler, réchauffer des pièces de boulangerie et de pâtisserie et je ne compte pas en rester là, mais le légume  "pauvre" revient en force et, devant quelques carottes je craque pour ... tant de simplicité, de gaieté, de facilité !

J'ai trouvé un moyen de redonner un coup de fouet à mon système immunitaire en prenant chaque matin une cuillère à café de pollen, ce qui, avant le thé vert et les céréales, donne à songer à la vie des abeilles qui le produisent, mais me donne surtout envie de prolonger cet acte de manger-santé à chaque moment de la journée. Je ne fais pas une obsession de cet aspect de l'alimentation, mais à cette période de l'année, je ressens ce besoin un peu tellurique de me remettre sur le bon chemin de la forme.

J'agrémente les plats qui s'y prêtent de gingembre frais râpé, la main leste toutefois.

Cette soupe, si simple et si bonne, va ensoleiller les placards à épicerie de l'automne-hiver.

Pour 4 personnes, soit une belle casserole de soupe dont il peut même rester un fond pour le lendemain :

1,5 kg de carottes pelées, lavées et coupées en rondelles

1 gros  oignon jaune pelé, émincé

4 gousses d'ail pelées, dégermées et coupées en 4

1 c.c. rase de gros sel

1 cm de gingembre frais pelé et râpé

½ c.c. rase de curcuma en poudre

1 tour de poivre blanc du moulin

2 c.s. d'huile d'olive.

Dans une cocotte-minute, faites colorer sans les couvrir les oignons et les aulx dans l'huile d'olive pendant 10 minutes.

Ajoutez les carottes et tous les autres ingrédients, couvrez juste d'eau, puis laissez cuire 12 minutes sur feu doux à partir du sifflement de la cocotte.

Stoppez le feu, laissez la soupape faire son travail et juste avant de servir, mixez très finement la soupe de carottes.

Enfin, dégustez immédiatement, mais sachez qu'elle est aussi délicieuse froide que chaude.

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26 août 2008

Velouté froid de poivrons rouges

velout__poivron_rouge

Le mercredi, c'est pas ravioli, non, non, pour moi ce sera Yoga. En effet, en fin de journée, pour moi, le jour des enfants rime avec bol d'air très apprécié, car pendant cette heure et quart-là je suis toute en émoi sur mon tapis de future yogi(e). Comme je rentre à 22 heures, je préfère éviter de retarder encore plus l'heure du repas, et je sais que mon chéri apprécie en général tout moment de tranquillité dans une semaine toujours très chargée. Il ne m'est donc pas permis de faillir à la préparation du dîner, et en ce moment PRECIS les effluves du velouté de ce soir me chatouillent indécemment les narines. Alors, pour combler ma gourmandise, je bois... de la tisane aux fruits rouges, très désaltérante et ô combien savoureuse, car je laisse infuser pendant des lustres. Sinon, je serais encore tributaire des innombrables thés qui peuplent ma cuisine et mon imaginaire théophile. Moi qui de surcroît vide mes fonds de boîte et renifle les parois des vieux sachets ces temps-ci, je me vois bien en virée thés, cafés, tisanes avant ... le début de la semaine prochaine. Connaissez-vous Orléans ? Dans le centre, je ne connaîs qu'Angers, Blois, Amboise, mais je viens de découvrir une adresse que je me dois d'essayer quand je m'y rendrai.    

Revenons à nos poivrons, puisque ce sont eux qui passent à la casserole. Oui, ils ne sont pas de saison, tout comme les fraises, mais tant pis, je persiste et signe. Pour vous mettre l'eau à la bouche, et à moi aussi par la même occasion, je me dois de vous livrer sans plus attendre les ficelles d'une recette que j'inaugure en ce moment-même. L'exercie est périlleux, certes, car je ne l'ai pas goûtée, mais j'aime vivre (un peu) dangereusement. Allons-y !

Velouté froid de poivrons rouges pour 2 personnes

1 beau poivron rouge

25 cl de bouillon (bio)

20 cl de crème fraîche liquide

2 oignons nouveaux

1 ail rose

huile d'olive

1 c.s. bombée de concentré de tomates

le jus d'un demi-citron

pignons de pin pour décorer (facultatif)

1 c.c. rase de paprika ou de Piment d'Espelette®

Pelez le poivron. Emincez l'ail, les oignons, faites-les suer 2 minutes dans 1 c.s. d'huile d'olive. Ensuite, ajoutez les poivrons, le concentré de tomates, couvrez et laissez à feu très doux 5 minutes. Versez la crème, faites encore réduire 10 minutes, pas plus. Laissez refoidir. Ajoutez le paprika ou le Piment d'Espelette®. Mixez avec le bouillon, et le jus de citron, rectifiez l'assaisonement si nécessaire, laissez encore au frais jusqu'au moment de servir. Disposez dans des assiettes creuses et décorez de pignons. On peut accompagner de tartines de tapenade noire. 

Ledit velouté a été dégusté, à vitesse grand-V, le verdict peut tomber : super bon. Hormis le fait qu'il se consomme froid, avec les températures actuelles, ce n'est peut-être pas recommandé aux frileux, mais je vous garantis que ça requinque, surtout avec la pointe épicée.

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