La cuisine selon mon envie !

Des recettes de cuisine basées sur les produits de saison et les épices. L'histoire des aliments et leurs bienfaits nutritionnels sont largement abordés.

26 mai 2009

Salade aux tomates et aux pommes, graines de moutarde

SaladeTomatesPommesMoutarde

Pour apprécier les petites pauses ensoleillées, rien de tel que de faire honneur au panier du marché, la circonstance printanière aidant grandement les choses, il faut le reconnaître. Si je saupoudre déjà régulièrement mes petites préparations culinaires de graines de courge, sésame, lin blond et brun, pavot bleu..., j'ai récemment frémi d'impatience en acquérant un pot de graines de moutarde jaune. Ces billes couleur ocre de forme légèrement irrégulière semblent totalement anonymes en apparence. Mais elles cachent leur intérêt gustatif jusqu'au moment où on les croque -sauf si elles ont parfumé une marinade ou la cuisson d'une soupe-, se révélant pour le coup très piquantes et craquantes sous la dent.

Epice essentiellement arômatique, la moutarde jaune en pot nous est aussi familière que l'huile ou le vinaigre. Pourtant, j'ai bien failli passer à côté de son état premier si je n'étais pas obnubilée par les épiceries très bien garnies, avec des pots dépareillés regorgeant de sels parfumés ou poivres en tous genres. Dorénavant, j'en parsème les salades vertes, les salades complètes aux pâtes, lentilles, riz et pommes de terre. C'est le coup de pep visuel et gustatif sans prétention mais diablement réussi. 

Mariée à la tomate plutôt sucrée, et à la pomme acidulée, on obtient une entrée qui change vraiment des classiques sans aller chercher des complications. Alors...

Proportions pour 4 personnes et marche à suivre : 

6 belles tomates mûres d'une variété bien goûteuse telle la Coeur-de-Boeuf

1 pomme acidulée type Belchard

1 cs rase de  graines de moutarde jaune

4 cs d'huile d'olive vierge extra

2 cs de vinaigre balsamique

1 pincée de fleur de sel

Péparez la salade au dernier moment.

Prenez un saladier dans lequel vous pouvez bien brasser.

Prenez tous vos ingrédients à température ambiante et rincez les tomates et la pomme. Vous pouvez éplucher cette dernière ou la laisser avec sa peau.

Equeutez les tomates et coupez-les en quartiers moyens, épépinez la pomme et détaillez-la en cubes.

Mettez tomates et pomme dans le saladier, arrosez d'huile, de vinaigre, saupoudrez de graines de moutarde jaune et salez un peu. Servez aussitôt.

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05 mai 2009

Le Boulou de Yaël Naïm

BoulouYaelNaimEntre deux eaux (j'habite entre la Loire et le Cher...), la tête encore dans l'herbe verdoyante de mes vacances franc-comtoises et les pieds bientôt nus sur le macadam Montpelliérain, je prends toujours cinq bonnes minutes pour feuilleter la presse, le lundi c'est ELLE et ses incontournables fiches-recettes*. Et la page Vie Privée-Cuisine que je prends pour parole d'évangile quand c'est  Estérelle qui la rédige. Mais y'a tellement à faire en ce moment avec le buzz de la cuisine qu'un dossier entier est consacré aux "(...) People [qui] nous font la popote". Certes toute foodista est rompue à ce genre de lecture trendy, personnellement je ne sais jamais trop sur quel pied danser avec ce type de recettes, et desfois, oh ! Une pépite brille là, rien que pour soi.

Pas facile à rassasier, très exigeante avec ce que je mange, un peu pénible, quoi !, je frétille d'impatience devant le Boulou, non pas la ville mais le petit pain servi traditionnellement à l'issue de Kippour dans la culture juive. La recette est donnée par la chanteuse Yaël Naïm et rien que pour cette Madeleine je me convertirais. A bon entendeur, salut ! Le pitch : une merveille qui se situe entre le pain et le gâteau, agape bien plus nourrissante que divertissante. Moi qui, depuis bientôt trente ans, vis chaque petit-déjeuner comme la sortie d'un jeûne, alors vaille que vaille, j'essaie cette recette un tantinet régressive. Verdict : l'essayer c'est l'adopter.

Point numéro 1 : la réalisation est un jeu d'enfant, notamment j'obtiens illico la consistance adéquate. A la cuisson, le Boulou prend un joli teint légèrement doré, et se creuse de petites alvéoles couleur or qui trahissent la présence de matières grasses qui le différencient à jamais d'un vrai pain sans rien.

Point numéro 2 : que c'est bon. Vraiment - un goût agréable, une matière nourrissante, à la première bouchée émission d'un message de satisfaction pour mon cerveau : tu n'auras pas faim avant midi. Réel soulagement. Bienfait assuré et respect de l'adage diététiquement correct "Petit-déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant".

Point numéro 3 : ça se conserve plusieurs jours à l'abri dans un linge ou du papier aluminium. Pas mal comme roue de secours quand on a 3 pains devant soi malgré une coupe sombre dans les proportions. 

J'ai lu diverses choses sur l'histoire de cette recette, entre autres qu'il s'agit d'un dessert créé à Sfax (Tunisie), à réaliser avec de la semoule et absolument pas de farine, avec du fenouil ou de la badiane. Quoi qu'il en soit, le résultat est 100% garanti collation super protéinée, savoureuse et de belle facture, même si je n'avais pas de graines de sésame pour la touche finale. Comment faire ? Rien de plus simple :

Ingrédients pour 6 petits pains Boulou: 

-1 kg de farine

-3 sachets de levure = 33 grammes (je la choisis bio sans phosphates)

-1 verre et demi de sucre (je mets toujours du sucre roux)

-6 oeufs

-le jus d'une orange fraîchement pressée

-1 verre d'huile neutre (pour ma part j'ai mis de l'huile d'olive car même si elle n'est pas tout à fait neutre, elle a l'avantage de se marier parfaitement avec l'orange. C'est même très bien en vinaigrette).

-1 verre de raisins secs

-1/2 verre d'amandes hachées

-2 c.s. de graines de sésame blond.

Mélangez tous les ingrédients secs dans un grand saladier. Y verser tous les autres ingrédients dans leur ordre d'apparition sur la liste op. cit., mélanger jusqu'à obtenir une pâte de consistance souple, ni trop ferme ni trop molle. Si un des deux cas se présente, ajouter alors du jus d'orange ou de la farine et mélanger un peu. Formez 6 petits pains ovales et glissez-les sur la plaque du four, préalablement recouverte de papier sulfurisé. Faites cuire 40 minutes environ à four chaud th. 6. Les miens ressemblent à des cookies mais leur diamètre est de 20 cm, à partager donc !

Source : magazine ELLE n° 3304 - 25 avril 2009, page 92.

*Bientôt je ne résisterai pas à consacrer un billet sur leur genèse.

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21 avril 2009

Où prendre un thé dans le vieux Tours ?

CupCakeFraiseIntenseEn préparant les ponts du mois de mai friand de jours fériés, j'aime songer à la douceur des températures, aux incontournables terrasses et aux mémorables pic-nic qui commencent. Les cafés des villes se remplissent en hiver et déversent leur clientèle sur les avenues aux beaux jours, particulièrement le week-end où il faut jouer des coudes pour s'installer un petit moment. A Tours, il y a trois lieux dédiés au thé où j'apprécie particulièrement de m'installer. Ce sont des salons de thé qui proposent à la fois d'excellents breuvages (à la dégustation et à la vente) et de très bonnes pâtisseries dans le si pittoresque quartier Colbert-Scellerie. Alors si vous avez des bambins, mettez-les de côté quelques instants pour filer à ces adresses.

Café Scarlett, 70 Rue Colbert/23 Place Foire le Roi - 37000 Tours.

Beaucoup de boissons chaudes : lait, tisanes, cafés et un très bel échantillonnage de thés Mariage Frères. Y siroter un jus de pomme ou de poire bio, tout en dégustant un mémorable pistamande n'a d'égal que la tranche de pain d'épices vraiment exceptionnel de finesse. Le tout dans le calme et le charme du vieux Tours. J'adore y faire provision de Thés Kusmi emballés dans des boîtes graphiques, pimpantes et toujours ultra-colorées.

Après la Cueillette, Salon de thé et tisane bio, 49 Rue de la Scellerie - 37000 Tours.

Pierres de taille, sol en jonc de mer et chaises en fer forgé, autant de partis pris déco très en accord avec l'esprit zen qui règne dans cette escale bio au coeur du Quartier des bouquinistes et autres antiquaires. Les tartes maison faites d'ingrédients bio ne demandent que quelques tasses de thés et tisanes bouillants pour leur tenir compagnie !  Ici, Hildegarde de Bingen, religieuse du XIIe siècle et connaisseuse de la pharmacologie et des herbes, guide la carte à bon escient. C'est le privilège de l'âge : à découvrir et à retenir.

Brunch et Goût-Thé, 19 Rue Jules Favre - 37000 Tours.

Deux amies qui proposent une pause café, brunch et goûter au bon goût de ... thé, à toute heure donc c'est le charme gentiment suranné de cet espace dédié aux gourmands qui vous accueille.

Et pour prendre le thé à la maison, je vous conseille les très américains cup cakes ou anglais fairy cakes, immémoriaux petits gâteaux à décorer à loisir. Pour ceux-ci, le biscuit est nature et le glaçage à base de fromage frais parfumé à la confiture de fraise intense. J'ai utilisé la même recette que d'habitude : vous la trouverez ici. Depuis j'ai acquis une douille à pâtisserie (Matfer) pour le frosting, là il est réalisé avec un cône crénelé diamètre 8 mm.

CupCakeFraiseIntensePlateau

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14 avril 2009

Lentilles Corail en salade et Tutti Quanti

SaladeLentillesCorailEtTuttiQuanti Les légumes secs sont pas recommandés aux petits enfants, aussi pour que toute la famille soit réunie à l'unisson autour du même repas et pas servie à la carte, gain de pas et gain de plats obligent, j'opte dorénavant pour les lentilles corail. Cette variété de légumineuse est dépourvue de son enveloppe et du coup elle se digère très facilement, ne nécessitant de surcroît qu'un court laps de cuisson. Après une longue période de déni durant laquelle je ne leur accordais aucun crédit faute d'y déceler un goût quelconque, je n'exploitais pas une once de l'extraordinaire potentiel qu'elles recèlent. C'était la fin de mon adolescence et pas le moment de plaisanter.

Maintenant, outre leur amusante couleur pastel assez éloigné du corail orangé des récifs mais proche de l'univers doucereux des bonbons sucrés, j'aime leur consistance et en fais la base de mes salades composées froides -fort utiles pour le dîner ou comme plat unique à bureau-transporter. Après tout, il n'y a pas de raison que la lentille corail soit moins bien lotie que la verte, dont l'A.O.C. lui garantit son statut enviable de première muse des lardons et compagne attitrée des petits salés.

Grâce aux alliacées du printemps -ail frais, oignon nouveau- je dope les vitamines et la ration en fibres vertes de mes proches.

Ingrédients pour 4 personnes :

200 g de lentilles corail (au rayon bio)

1 tige d'ail frais lavé

1 tige d'échalote fraîche lavée

1 tige de persil frisé lavée

1 c.s. rase de graines de sésame blond

20 g de Morbier ou de fourme d'Ambert pas trop faite

20 g de raisins blonds secs

1/2 botte de radis roses, sans les fanes, lavée

1 yahourt brassé nature

20 g de fromage frais type Saint-Morêt ou Carré Frais

1 c.c. rase de poudre de Curry (en voici une des versions possibles, réalisée pour accompagner des patates douces)

1 c.s. de jus de citron

sel, poivre

Faites cuire 15 à 20 minutes les lentilles corail dans de l'eau salée, selon une proportion de 1 pour 5, soit 1 litre d'eau pour 200 g de lentilles. Egouttez-les et rafraîchissez-les.

Emincez finement tous les alliacées : ail frais, échalote fraîche, et le persil. Coupez en rondelles les radis. Coupez en dés le Morbier.

Préparez la sauce en mélangeant à la fourchette dans un bol le yahourt, le fromage frais, le jus de citron, le curry, salez, poivrez. Conservez au frais.

Mettez les lentilles égouttées dans un saladier, ajoutez-y les autres ingrédients et versez la sauce juste avant de servir.

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07 avril 2009

Patate douce et patati

PatateDouceEtPatatiOn a tou(te)s un livre de chevet et un livre de chevet de cuisine. Bien qu'il soit plus approprié de dire livre de billot, livre de labo, livre de piano, qu'importe, on aime les feuilleter sans se lasser. J'avais élu à ce titre Le Livre de cuisine d'Alice B. Toklas en 2008 ; comme un Moleskine®, il ne me quittait (presque) jamais, confondant mes souvenirs avec ceux d'Alice B. Toklas. Je me suis dernièrement plongé ardemment dans Les Miscellanées Culinaires de Mr. Schott, petit opus foutraque, plein d'esprit et drôlissime sur lequel j'ai jeté mon dévolu. Pour finir, je trouve bien plus d'inspirations dans ces recueils que dans les livres de recettes purs et durs. D'ailleurs, celui de  Clotilde Dusoulier occupe la même place dans ma géographie culinaire : pas seulement des façons de procéder, mais aussi et surtout des pensées, des anecdotes, en somme une mine d'informations très digestes.

J'ai analysé la constitution des sauces chez Mr. Schott, après quoi la composition des curries (en page 25) a suscité tout mon intérêt. Du coup, j'ai rassemblé mes boîtes à épices pour faire le mien, de curry. A chaque cuisinière son curry, comme l'on dit, donc même si les quatorze ingrédients qui le constituent sont proportionnés, c'est par pincée que j'ai procédé, forçant plus ou moins la dose de  cannelle ou de cumin. La liste des poudres d'épices est donnée à titre indicatif*, mais je ne boude pas mon plaisir de vous faire partager cet inventaire à la Prévert. Composition de la poudre de curry : coriandre-cumin-curcuma-fenugrec-gingembre-céleri-poivre noir-cannelle-clou de girofle-carvi-fenouil-cardamome-sel. Indisciplinée et un brin frondeuse, dépourvue de coriandre, de carvi et de fenouil, j'ai ajouté du poivre long, mis pas mal de céleri et de girofle moulue, plus une pointe de colombo. Le tout redonne vie à une patate douce échouée sur les bords du panier à légumes, et lui évite de terminer sa vie en accompagnant inlassablement un poulet au curry.

Avant d'abondonner totalement les soupes hivernales et de plonger dans le délice verdoyant des légumes maraîchers, j'adore rêver à des horizons plus exotiques. A deux encablures de Pâques et de son traditionnel agneau, pétrie de songes chocolatés, je me contente d'une soupe aux notes de fond très douces relevées par des épices, et notamment par l'enchanteur Colombo, roi des tables Antillaises. Autant je suis fan de la couleur du Curcuma, autant je tombe en pâmoison devant les effluves de ce mélange puissant, qui exalte les papilles et sait réveiller comme nul autre une salade, ou encore plus traditionnellement donner tout son jus à un poulet. De plus, le mélange d'épices est très utile dans la cuisine des beaux jours. Déjà, il appète par ses couleurs vives, ensuite permet d'alléger la note calorique en évitant d'avoir la main trop lourde sur les matières grasses, et enfin, agit comme un exhausteur de saveurs. N'oubliez pas que les légumineuses, lentilles corail en tête, sont toujours impatientes de retrouver la compagnie des différents mélanges d'épices -Râs El-Rhânout, Curry, Colombo...

Patate douce et patati (en guise d'entrée pour 2 personnes)

-1 patate douce (bio si possible) cuite vapeur

-30 g de fromage frais nature (type Saint-Morêt)

-1 c.c. rase de curry

-sel

-1 c.s. rase d'amandes effilées grillées.

Placez la patate douce cuite à égouttez le plus longtems possible, même la veille conservée au réfrigérateur.

Réduisez-la en purée, salez un peu.

Mélangez à la fourchette le fromage frais et la poudre de curry.

Dressez la purée sur des assiettes ou dans des verrines*, disposez dessus un nuage de fromage épicé, parsemez d'amandes effilées et servez aussitôt.

Nota Bene : En raison de la présence d'épices et de fruits d'oléagineux qui peuvent être allergènes, ce plat peut présenter des disconvenues aux personnes souffrant d'allergies ; il est également préférable de ne pas en donner aux enfants. Dans ce cas, supprimez tout bonnement le curry et les amandes de la préparation et remplacez-les simplement par des herbes arômatiques comme la coriandre.

*pour plus d'informations lisez Les Miscellanées Culinaires de Mr. Schott, par Benjamin Schott, éd. Allia, 2007.

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31 mars 2009

Tout petit et très moelleux Gâteau Châtaigne & Chocolat

MoelleuxToutChataigne Quand de divins ingrédients comme la châtaigne font des leurs, il faut s'en approprier la substantifique moëlle sans attendre. Cette demoiselle raffinée a plus d'un tour dans son sac. Pourtant son alias masculin le marron l'éclipse un peu quand il ne fait que trop rimer la belle avec Dinde aux..., Gâteau Ardéchois, Crème de ... en un mot les poncifs des cuisines de nos grand-mères. D'où la nécessité de dépoussiérer -un peu- les cuivres de mamie. Et d'éclairer nos lanternes : arbre du soleil, le châtaignier ou arbre à pain pousse dans des sols arides, notamment en Ardèche Cévenole, en Limousin ou encore en Corse. D'ailleurs sa dénomination latine de castanea a conservé bien des accents méridionaux. C'est du marron qu'est issue la crème, et non de la châtaigne.
Ne vous fiez pas à sa bogue hérissée sous laquelle elle cache brillamment un maximum de suavité.
Consommée grillée  ou en purée, elle gagne bien des galons à être réduite en farine. Celle-ci contient au moins 75 % de glucides. Sous cette forme très énergétique elle est donc un allié idéal pour les goûters, les petits-déjeuners, bref tous les en-cas et pour les plus gourmands les desserts. Puis il y a fort à parier qu'avec elle, la pâtisserie ne sera plus jamais comme avant. Cependant, la farine de châtaigne pure ne lève pas, il faut au besoin la couper avec de la farine de blé, et ce à hauteur de 50 à 70% (en savoir plus).

Outre l'extraordinaire douceur de son goût, les vertus nutritionnelles de la farine de châtaigne méritent que son utilisation se généralise. Elle fait particulièrement bon ménage avec son cousin le cacao, mais aussi l'abricot sec ou frais. D'une façon générale, les oléagineux -spécialement le trio noix, noisette, amande- font ressortir ses propriétés gustatives, en se conformant à l'étoffe dorée et nourricière de sa palette. Pour commencer, je vais faire très simple en vous exposant une façon fondante mais prosaïque de prendre le thé entre copines gourmandes ou de varier le goûter des enfants. Le tout sans beurre ni crème et peu de sucre ajouté.

Tout petit et très moelleux Gâteau Châtaigne & Chocolat.

Pour 5 moules à muffins ou 5 collerettes :

-160 g de crème de châtaigne (en magasins bio ou en surfaces classiques : dans les 2 cas je l'ai trouvée vanillée, ce que j'espère éviter dorénavant, même si la saveur vanillée est très légère)

-50 g de chocolat noir à pâtisser

-1 gros oeuf extra-frais

-30 g de farine de châtaigne tamisée (en magasins bio)

-1 c.s. rase de sirop d'agave (l'agave est un cactus mexicain, le sirop qui en est issu est facilement digeste, fortement sucrant donc plus économe que le sucre en poudre notamment. On l'achète en magasins bio.)

-1/3 de c.c. de bicarbonate de sodium

-facultatif : vermicelles en chocolat ou copeaux de chocolat pour la décoration.

farinedechataigne

Préchauffez votre four sur th. 7 (180°C).

Faites fondre le chocolat noir au bain-marie. Pendant ce temps, dans une jatte, mélangez la farine de châtaigne et le bicarbonate. Dans un bol, battez l'oeuf à la fourchette, joignez-y le sirop d'agave et mélangez bien. Ajoutez cet appareil aux ingrédients secs. Versez enfin le chocolat en ruban, mélangez intimement.

Versez l'appareil final dans 5 moules à muffins anti-adhésifs ou dans 5 collerettes. Saupoudrez quelques vermicelles au chocolat ou quelques copeaux de chocolat sur les gâteaux à cuire.

Faites cuire 12 minutes environ à four moyen th. 6. Les gâteaux sont cuits quand leur surface  craquelle légèrement : ils doivent rester fondants. Sortez-les aussitôt du four et laissez-les refroidir. Vous pouvez déguster ces gâteaux tièdes ou à température ambiante. Si vous devez les préparer la veille ou si miraculeusement il en reste, conservez-les alors dans une boîte hermétique.

Mes gâteaux avec de la Châtaigne (farine, purée, crème) :

Gâteau automnal

Petit Flan à la crème de marrons.

Cette recette s'associe au Jeu "Chocolat et Souvenirs d'enfance" organisé par Sabrina, du blog Rêves de Gourmandise. C'est ici.


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24 mars 2009

Verrine fraîche, comme en été, mais pour le printemps

verrineavocatfaisellepersill_e2 Le temps de porter des jupes sans collants revient comme l'ère des verrines "fraîcheur", confectionnées à l'aide d'aliments bruts, sans cuisson si possible et bien dressées dans leur écrin translucide. Je crois que quand on tombe dans cette brèche gourmande, on n'en sort pas si facilement que cela... heureusement, c'est sans danger. L'attraction visuelle et papillaire joue à fond dans cette présentation, C.Q.F.D. leur succès jamais démenti depuis l'intervention miraculeuse de Philippe Conticini. A mon échelle, je reprend sans attendre ce chapitre  du salé que j'avais jusque-là inexplicablement cantonné aux belles saisons.

L'intérêt supplémentaire de cette présentation verticalement correcte des aliments est de séduire les petits comme les grands. Tous, sans exception, raffolent de ces préparations genre take-away, où j'en déduis que l'absence d'assiette efface prodigieusement toute idée de contrainte dans l'acte de se nourrir. Mais c'est pas parce que ça ressemble à du snacking que c'est à laisser, bien au contraire. En plus, les herbes arômatiques fraîches ouvrent de nouvelles portes aux saveurs, garantissant un apport gustatif et nutritionnel non négligeable. Basant ma verrine sur un mélange faisselle-ciboulette aillée, j'ai bien failli crier Eurêka en goutant le résultat de la mixture*. Au final, le trio faisselle-avocat-crevette fait bon ménage parce que la légère note acidulée que le citron donne à l'avocat répond en choeur à la douce faisselle et à la tendre crevette. Pour faire 4 verrines en guise d'entrée ou de 8 à sevir en apéritif vous avez besoin de :

-400 g de faisselle bien égouttée (à noter que les portions individuelles de 100g qu'on laisse égoutter au réfrigérateur plusieurs heures avant de confectionner la verrine sont bien pratiques)

-10 brins de ciboulette lavée et ciselée

-1 gousse d'ail violet épluchée, dégermée, émincée très finement

-2 avocats bien mûrs (un petit séjour avec des bananes et des pommes et/ou dans un sac en papier kraft fait promptement mûrir l'avocat = 1 jour suffit)

-1 c.c. de jus de citron jaune

-100g de crevettes roses

-du pain pita ou des galettes souples détaillées en lamelles pour le décor.

Préparez vos verrines juste avant de les servir. La faisselle doit être bien froide. Dans une jatte, mélangez la faisselle à la ciboulette et à l'ail, salez légèrement, poivrez. Dans une assiette creuse, écrasez bien les avocats à la fourchette, additionnez-les de jus de citron. Dressez les verrines dans l'ordre suivant : faisselle-purée d'avocats-crevettes. Dégustez aussitôt.

*absolument délicieux et dépourvu de cet effet élastico-mou-chewingumesque inénarrable de certaines pâtes à tartiner persillées galvaudées depuis mon enfance.

Recettes de verrines pour le printemps et l'été :

Verrine primesautière

Verrine de concombre mentholée aux deux cosses.

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17 mars 2009

Tarte poireaux-noix avec Ricotta & Tahini

TarteHiverPoireauxNoixJuste avant de larguer les derniers poireaux de l'hiver, de ceux qu'on consomme en potages et pas en vinaigrette, ces poireaux king size bientôt contre les bottes jolies, j'ai réussi à inscrire sur mes tablettes une tarte aux poireaux et noix qui fait le pari d'être sans crème fraîche. Je traque cette oie blanche, sans doute sous l'effet des dossiers Régime qui éclosent plus vite que les jonquilles dès le premier rayon de soleil. Bon en réalité c'est plus par goût, je commence à me lasser vraiment de cet inséparable adjuvant culinaire de la ménagère française. Alors essayer de lui trouver un ersatz c'est mon nouveau dada. Heureusement, en découvrant les purées d'oléagineux j'ai replongé dare-dare dans le monde des bio-consommateurs, et restitué pléthore de bienfaits vraiment authentiques, osons le terme, aussi calibrés que délicieux, aussi nourrissants que dépaysants. Je tartine carrément le confit d'amandes complet les jours de grande famine, et j'adore mettre une pointe de Tahini (ou Tahin) soit dans une vinaigrette au miel pour salade d'endives, soit dans cet appareil à tarte salée.

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Tarte poireaux-noix avec Ricotta & Tahini. Ingrédients pour 8 parts.
-1 pâte feuilletée pur beurre

-1 beau poireau lavé, découpé en tronçons : servez-vous des plus belles parties
-250 g de ricotta
-1 oeuf
-1 bûche de fromage de chèvre (vous n'utiliserez sans doute pas sa totalité)
-10 cerneaux de noix
-1/2 c.c. de Tahin (pâte de sésame)

-1 pincée de noix de muscade
-1 pincée de poivre du moulin

-sel (facultatif).
Faites cuire les tronçons de poireaux à la vapeur pendant 5 minutes.
Préparez l'appareil : dans une jatte, mêlez intimement la ricotta, l'oeuf, le tahini, le poivre, la muscade.
Disposez la pâte à tarte feuilletée sur un moule de 26 cm de diamètre, piquetez-la avec une fourchette, posez dessus les morceaux de poireau, étalez l'appareil et recouvres des cerneaux de noix et de tranchettes de bûche de Chèvre. Faites cuire 25-30 minutes à 180° C (th.6). Servez chaud avec une mâche assaisonnée d'huile de noix par exemple.

Mes autres recettes de Tartes Salées :

Tartelette du Soleil

Tarte courgettes-brousse.

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08 mars 2009

Tranches de vie d'une tranche de lard : Fagot d'endivettes & Toast à la figue confite

TranchedeviedunetranchedelardEndivesBotteTranchedeviedunetranchedelardFigueChevre Après une longue absence sur ce blog, le temps  de lui refaire une petite beauté, je retrouve enfin avec un bonheur non feint mon clavier et mes couteaux. Les promenades quotidiennes au Jardin Botanique ont ceci de bénéfique qu'elles ouvrent -un peu plus- l'appétit et aiguisent les crocs des petits comme des grands. Et puis la fréquentation des plates-bandes d'herbes arômatiques et médicinales insuffle une vraie dimension verte à ces ballades. Je ne me nourris pas que d'herbages et de légumes, fussent-ils un Eden du goût, et paradoxalement il y a peu à ce que je tombe dans la cochonaille la plus riche. En ce moment, les lardons accompagnent régulièrement nos dîners, durant les plus grands frimas ils donnent fréquemment le tempo à une purée de pois cassés. Sous forme de barde, cette fine tranche de lard gras salé ou fumé qui enveloppe le légume ou le fruit et évite son déssèchement, je l'aime autour du pruneau, mais pas uniquement.

Version jour : pour réveiller des endivettes, il n'y a rien de tel : enroulées dans la tranche, elles se fondent en un fagot tout rosi de bonheur. Ponctué de quelques feuilles de persil confit, il constitue une entrée facile et rapide à réaliser, très présentable et qui se sert chaud, tiède ou froid. Plutôt facile à vivre, non ? A la découverte du nouveau Biocoop,  mon GPS papillaire frétillant devant les purées d'oléagineux, les confitures de fruits rouges, entre la gelée de mûres et les griottes en bocaux, me fait tourner la tête et je  rapporte... du confit de figues noires. Pas vraiment tartinable sur la baguette du matin. Les belles dames violettes trouvent du coup une adaptation sympa Version soir pour faire chanter la barde porcine. Proportions données pour deux personnes à chaque fois.

Fagot d'endivettes et persil confit

-4 endivettes ou 2 petites endives coupées en deux dans le sens de la longueur

-4 bardes de lard

-1 bouquet de persil frisé lavé et grossièrement haché

-1 c.c. d'huile d'olive

-1 tour de moulin de poivre noir

Enveloppez chaque endive d'une barde de lard. Disposez-les dans une sauteuse anti-adhésive, ainsi que le persil et l'huile d'olive pour qu'il puisse confire à côté des fagots. Poivrez le tout, couvrez et faites cuire 8-10 minutes à feu moyen-doux. Retournez les fagots, prolongez la cuisson 1 minute. Dressez-les sur un plat de service ou à l'assiette, parsemés du persil confit. Servez chaud, tiède ou froid en entrée.

Croque-chèvre à la figue confite

-2 figues noires confites (vendues en bocaux dans les magasins bio et les épiceries fines)

-2 tranches de baguette de campagne taillées en biais

-2 tranches de bûche de chèvre

-2 bardes de lard

-poivre noir du moulin

-2 piques en bois

Sur chaque tranche de pain, disposez le fromage, puis la figue bardée de lard, poivrez, rabattez la tranche et maintenez-la avec une pique en bois. Enfournez à four chaud (th. 6/180°C) durant 15 minutes maximum. Servez chaud avec une salade (roquette, mâche-pomme-noix...) arrosée d'huile de noix et de vinaigre balsamique.

Recettes avec du lard-des petits lardons :

Salade de chou rouge, lardons, toasts au chèvre

Velouté de potiron et ses croquets aux lardons

Purée de pois cassés

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03 mars 2009

Le Tapioca récidive avec du citron et de l'amande

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Dans mon combat acharné en faveur de la réhabilitation du Tapioca chez les consommateurs âgés de plus de trois ans, voici la seconde recette, plus acidulée et plus goûteuse que la précédente qui démontre une fois encore ma passion immodérée pour le citron. En plus, j'y ajoute l'amande, un duo déjà exploité dans ces pages, qui n'aura de cesse d'enchanter mon palais et le vôtre peut-être. Au vu des news culinaires, l'amande est en bonne place dans le peloton de tête des saveurs estivales, car la page vie privée cuisine d'un de mes vieux magazine ELLE m'apprend que chefs et ménagères se damnent littéralement pour la cuisiner à toutes les sauces, notamment celle dont je vous parlais récemment, la fameuse préparation bio du confit d'amandes, qui s'appelle purée d'amandes dans cet article, mais il s'agit de la même préparation à base d'amandes et de sucre intégral : dantesque.

En somme, le citron et l'amande, c'est tout le sud, l'Espagne, le Maroc, les bordures de la Méditerranée... une philosophie primesautière qui permet d'attendre très sagement l'été !

Verrine de Tapioca citronné et à l'amande, pour 4 verrines, il faut :

60 g de Tapioca ou Perles du Japon

2 citrons jaunes non traités après récolte

6 c.s. bombées de sucre glace

60 g de poudre d'amande

eau.

Lavez bien les citrons sous l'eau courante, prélevez-en les zestes. Faites bouillir les zestes dans 3 eaux différentes, égouttez, remettez dans votre 1ere casserole, ajoutez 3 c.s. bombées de sucre glace et faites confire à feu très doux 7 minutes. Disposez dans le fond de vos verrines.

Faites cuire le Tapioca 8 minutes dans un grand volume d'eau bouillante sans cesser de remuer. Egouttez.

Pressez les jus de citron, versez-les dans une casserole avec le sucre glace restant et le Tapioca, portez à ébullition 5 minutes de manière à ce que les grains de Tapioca soient translucides, cela indique qu'ils sont cuits. Laissez refroidir. Versez dans les verrines par-dessus les zestes confits. Réservez au frais. Parsemez d'amande en poudre au moment de servir.

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