mercredi 9 juillet 2008
Concombre au curry
Certaines associations culinaires paraissent déroutantes au premier abord, et un beau jour, pour peu qu'on y ait goûté, un nouveau monde s'ouvre devant soi. Rompue à l'utilisation redondante des légumes, surtout les 'gumes verts, je m'abonne au concombre durant des semaines dès que la saison bénie s'ouvre et si le soleil y met du sien, c'est le concombre masqué qui me poursuit ! Le plus souvent il accompagne mes salades et humidifie les grains de semoule de mes innombrables taboulés, mais c'est rarement qu'il occupe pleinement le devant de la scène. Devant cet injuste coup du sort, je tente de me rattraper en lui présentant des ami(e)s révélateurs de talents : à la menthe et au sel, au citron et au yahourt bulgare. Mais là, je voulais faire souffler un petit vent d'exotisme sans faire d'infidélités aux copains d'avant. Pour des papilles lassées des accomodations classiques infligées au concombre, je vous conseille vivement cette recette simplissime, fraîche, et savoureuse. Mon gourmet de mari a vraiment adoré. Pour moi, c'est une caution, une vraie. A vous de convertir vos foules affamées et fines bouches en tous genres !
Concombre au curry
- 1 concombre épluché et coupé en dés
- 1/2 pot de yahourt brassé
- 50 g de fromage frais type Saint-Morêt
- une pincée de curry en poudre
- une pincée de curcuma
- 10 feuilles de menthe fraîche lavée et ciselée
- 1 c.s. de jus de citron vert
- 1 c.c. rase de graines de lin
Dans un petit saladier, mélangez le yahourt, le fromage à la fourchette. Incorporez le jus de citron, le curry, le curcuma. Brassez bien et lissez la surface à la fourchette. Disposez ls dés deconcombre, la menthe, les graines de lin. Servez aussitôt.
Nota bene : ce mélange peut s'utiliser en dip sur du pain noir.
lundi 2 juin 2008
Verrine primesautière

Verrine à l'avocat, aux fèves et aux graines de lupin, surmontée d'un demi-oeuf si l'on a très faim
Encore des fèves ! ... et pourtant LA fabacée ne cesse de hanter les étals et les palais de tous les gourmands terriblement en alerte à l'heure du printemps, au moment où les beaux jours semblent enfin poindre au loin et les arômes maraîchers sortir de leur hibernation. J'ai découvert les fèves sous leur forme la moins méridionale, c'est à dire sèches, vendues en vrac ou dans un filet. C'est alors que je m'amusai avec les ragoûts et plats mijotés de toutes sortes pendant l'hiver, et avec les salades composées l'été venu. Pourtant, je ne devais pas m'imaginer que la sèche pouvait supplanter la fraîche dans mon Panthéon des légumes. Tout à trac, Murielle me dit qu'en Provence, la fève se consomme très souvent crue, à la croque au sel, avec un peu d'ail, car les deux amis font très bon ménage. Je ne voulais pas qu'elle reste célibataire dans sa p'tite verrine (pas Murielle, la fève), alors j'ai aimé lui adjoindre des graines de lupin que j'avais en saumure dans mon modeste réfrigérateur mais Caverne-d'Ali-BabaesqueCaverne-d'Ali-Babaesque pour qui sait s'y attarder. Et pour finir, quand on a faim, l'entrée doit savoir rassasier un tant soit peu, l'oeuf apparaît alors au grand jour.

Verrine primesautière, pour 2 personnes
2 avocats bien murs
2 cosses de fève maraîchère
20 graines de lupin (en conserve)
1 c.s. de Biocolive = mélange d'huile d'olive et d'huile de colza (recommandée dans le "régime crétois", vendue en supermarchés)
1 oeuf gros cuit mollet
1 pincée de colombo en poudre
Ecossez les fèves, faites-les cuire 5 minutes dans l'eau salée, égouttez-les.
Prélevez la chair des avocats, mixez-les de façon à obtenir une purée.
Disposez cette purée en fond des verrines, puis disposez les fèves, les graines de lupin, un demi-oeuf, et au moment de servir, versez l'huile, saupoudrez de colombo.
vendredi 25 avril 2008
Verrine de concombre mentholé aux deux cosses

Grâce au concours organisé par le site 750g, vous bénéficiez aujourd'hui encore d'une recette composée de légumes. Devant la folie très tendance des verrines, j'ai craqué, il faut bien le dire, mais je crois que mon engoûement pour cette entrée (ou collation) saine ne fait pour moi que commencer. Les ténors des fourneaux de l'Aubrac, Michel et Sébastien Bras, accompagnés de la talentueuse bloggeuse culinaire Pascale Weeks nous convient à réaliser une recette à base de légumes primeurs. C'est chose faite ! car si mes papilles ne se tiennent plus de joie devant une Etincelle ou un étal de légumes, il y a fort à parier que la tonalité verte y joue un rôle important. Je me lancerai un jour dans une introspection cérébrale pour isoler le fondement de cette obsession esthético-hédoniste, peut-être en mangeant de la cervelle d'agneau comme dans mon enfance (avec du persil, bien entendu), et les souvenirs referont surface. Laissons-là cette digression. A mes yeux, le logo du concours représente un thème primesautier : la fraîcheur. Ce n'est pas que les autres saisons en soient dépourvues, non, mais ces bottes de légumes printaniers voguant sur des flots de verdure parmi les ilôts de ciel bleu m'émeuvent tout particulièrement. Telle est la raison qui m'a poussée à imaginer pour l'occasion une chose petite en soi, mais qui vaut le détour question mise en bouche. Il s'agit d'une verrine à la composition minimaliste, dans laquelle j'ai souhaité privilégié les saveurs et les consistances de chaque produit, tout en obtenant un mariage aromatique subtil et rafraîchissant. Ainsi je vous présente ma Verrine de concombre mentholé aux deux cosses. Les proportions indiquées valent pour 4 verrines à servir pour l'entrée.
Verrine de concombre mentholé aux deux cosses (4 verrines)
170 g de faisselle bien égouttée (idéalement, faire égoutter pendant 12 heures au réfrigérateur)
un demi concombre lavé, pelé, épépiné
12 cosses de fèves fraîches
12 cosses de petits pois frais
20 feuilles de menthe fraîche lavée, ciselée + 4 brins pour la déco
sel de céleri

Ecossez les fèves et les petits pois, faites-les cuire séparément, dans une casserole d'eau bouillante salée, à raison de 4 minutes pour les fèves et de 6-7 minutes pour les petits pois. Egouttez-les et rafraîchissez-les immédiatement à l'eau glacée afin de fixer toutes les qualités des légumes et conserver une belle couleur verte. Poursuivez l'égouttage jusqu'au moment de dresser.
Préparez la faisselle : dans un bol, versez la faisselle parfaitement égouttée, salez-la, ajoutez-lui la menthe, brassez bien. Détaillez le concombre, ajoutez-le à ce mélange. Si vous avez le temps, réfrigérez une demi-heure.
Dressez les verrines comme suit : tapissez le fond des fèves, remplissez au deux-tiers du mélange mentholé, terminez par les petits pois et un brin de menthe. Servez immédiatement.
mercredi 23 avril 2008
Verrine à la crème de chou-fleur

Une blogosphère culinaire, une verrine au chou-fleur, et un séjour prochain en Franche-Comté...
Là je suis bien contente car je vais vous donner des informations non exclusivement comestibles (quoique, en cherchant bien, le fond reste le même !). Tout d'abord, j'ai envie de vous faire découvrir, si ce n'est déjà fait, le jeu de la bogosphère culinaire. Quézako ? Il s'agit d'un répertoire des blogs culinaires, répertoire électronique initié par Dominique -je fais des rimes-, auteure du désormais fameux blog cuisine plurielle qui permet de mettre un lieu sur un blog, à défaut d'un visage et encore moins fréquemment d'une voix ! Qu'importe, les devants sont pris et l'entreprise est déjà une usine à succès. Je tiens personnellement à saluer ce type d'initiative très fédératrice et vraiment sympa. S'il vous plaît également de vous inscrire sur ce (g)astronomique annuaire, rendez-vous très vite à la diabolique adresse indiquée comme suit : http://cuisineplurielle.canalblog.com/archives/2007/12/03/7098349.htm. Sur cuisine plurielle , pour ce billet, une fois n'est pas coutume, un globe terrestre et des cartes géographiques prennent la place des espumas et autres gaspachos printaniers. Je donne moi-même en permanence le lien sur mon blog car ce repérage géographique m'est très utile et j'aime quand les choses sont imagées. J'ai pour l'instant deux illustrations qui caractérisent ma nouvelle ville, Tours (Indre-et-Loire, région Centre). Ces photographies ont été prises au Jardin Botanique, situé à la jonction entre la cité Tourangelle et l'ancien faubourg de La Riche, aujourd'hui commune de l'agglomération tourangelle, où nous avons failli habiter. La première image représente les fleurs du grand Paulownia, arbre gigantesque et superbe ; la seconde des tulipes, dont les massifs regorgent depuis quelques semaines. Le Jardin Botanique étant mon lieu de promenade quotidien (car babychou raffole des canards et aujourd'hui le cabri a grimpé sur le haut de la poussette), je décris par le menu floral la ville de Tours qui révèle mille autres richesses que je développerai ultérieurement.
Mais pour l'heure, revenons à nos moutons du jour : la verrine au chou-fleur, qui se sert en apéritif ou en entrée, c'est selon. Elle permet de consommer du chou-fleur malgré sa petite quantité, ce qui ravira les plus réfractaires. En tous cas, pour obtenir environ 1 litre de cette crème, il vous faut :
500 g de chou-fleur
100 g de ricotta
1 dl de lait
1 dl de bouillon de légumes (bio)
1 pincée de noix de muscade
fleur de sel
poivre du moulin
Lavez les bouquets de chou-fleur, détaillez-les en lamelles, faites cuire au cuit-vapeur 15-20 minutes. Cette cuisson a l'heureux avantage d'éviter que le chou-fleur ne se gorge d'eau. Laissez refroidir. Mixez tous les ingrédients de la susdite liste, de "chou-fleur" à "muscade" jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse. Réajustez l'assaisonnement si nécessaire. Déposez dans des verrines et maintenez au frais jusqu'au moment de servir. Assaisonnez de nouveau et décorez avec la fleur de sel et un tour de poivre du moulin.
vendredi 4 avril 2008
Salade de dattes sèches et oignons nouveaux

Une petite oignon-folie ne soufflerait-elle pas dans l'air de la Touraine ? Je ne sais si mes compatriotes régionaux sont atteints par la même lubie que moi, mais je sais au moins que j'achète des oignons de Touraine. Même si la "Capitale de l'oignon" se situe tout à fait à l'opposé (Auxonne), les étals des marchés Tourangeaux que je parcours parfois plusieurs fois par semaine, des Halles à Rabelais, me disent qu'il y a de la concurrence ! En ce moment d'inter-saison où l'on ne sait plus à quel saint se vouer, je les apprécie beaucoup car je trouve que, le soir notamment, ils permettent d'élaborer aisément des salades et ainsi de varier des soupes. De plus, ils sont un atout santé important. Les dattes sèches, elles, apportent un doux parfum d'Orient bien sûr, mais non contentes de nous dépayser vers des contrées exotiques, elles offrent des caractéristiques intéressantes. En outre, leur formidable apport diététique contrecarre un peu les caprices météorologiques de ces derniers jours. En bref, un peu d'exotisme et de terroir composent cette assiette conçue comme une entrée aux saveurs douces et délicates, qui peut précéder à merveille un plat à base d'agneau, de mouton ou de poulet.
Salade de dattes sèches et oignons nouveaux pour 2 personnes :
10 dattes sèches
1 oignon nouveau
1 c.s. de miel (type miel de Printemps, de couleur blanche au goût très doux)
2 c.s. d'huile de noix
1 c.s. de vinaigre de Xérès
1 c.s. rase de graines de sésame blond (se trouve par exemple dans les épiceries Asiatiques)
4 cerneaux de noix (facultatif)
Coupez les dattes en 2 dans le sens de la longueur, dénoyautez-les, séparez-en 2. Epluchez et émincez l'oignon, sans utiliser le vert, uniquement le bulbe bien blanc. Disposez ces 2 ingrédients dans un saladier, décorez des noix. Confectionnez une sauce dans un petit récipient, versez-la sur votre salade, réservez une demi-heure. Saupoudrez des graines de sésame. Servez sans attendre.
Le plus : pour rendre cette entrée plus complète, accompagnez-la de tranches de fromage de chèvre ultra-frais, dont la texture extrêmement fondante ne viendra pas heurter les autres ingrédients. Une tranche de pain aux noix ou du pain aux amandes et noisettes complètera également très harmonieusement cette assiette.
jeudi 3 avril 2008
Salade d'orange et d'oignon rouge
Un peu de couleurs dans l'atmosphère c'est bien : on nous annonce des tendances vestimentaires très pop, aux couleurs très acidulées qui vont durer tout le printemps et tout l'été. Mais dans nos assiettes, aussi, il faut que ça en jette ! Des légumes verts, des fruits fous, youpi, mais avec deux ingrédients basiques et économiques, on parvient même à faire quelque chose de chouette ! Une bonne façon de se gorger de vitamines C pas seulement au petit-déjeuner !
Pour ma soeur et moi, cette recette est un poncif qui remonte à une époque où moi aussi, je ressemblais à un bonbon acidulé -celles et ceux qui me connaissent bien rétorqueront que, malgré les années, je n'ai pas tellement changée-, accrochée à un temps presque béni où pendant nos jobs d'été nous nous requinquions à la force de la fourchette. Jamais lasses d'arpenter les rayons de l'épicerie en quête d'un ingrédient incroyable ou d'un nouveau facing (surtout du côté des biscuits...), une fois la corvée achevée, notre montagne de recettes récoltées tous azimuts nous accueillait, les bras pleins de victuailles et les papilles en haleine. Pour notre plus grande joie, l'étagère de la cuisine familiale regorge de fiches-recettes (une belle invention devenue une véritable institution) recueillies dans les magazines et d'autres volumes très usités, comme ceux de la bonne Ginette Mathiot. Tous à leur manière nous dévoilaient leurs trésors et nous étions intarissables quant à l'élaboration -hypothétique ou réelle- de menus. En pleine chaleur ou pour se donner un p'tit coup de fouet, cette salade au look très flashy requinque bien.
Salade d'orange et d'oignon rouge pour 4 personnes
3 belles oranges à croquer (Navel)
2 oignons rouges
1 c.c. de miel de Forêt
2 c.s. d'huile d'olive
10 ml de vinaigre balsamique à faire réduire
1 tour de poivre blanc du moulin
sel (facultatif car le vinaigre accomplira ce rôle)
Epluchez et pelez à vif les oranges, taillez-les en rondelles, mettez-les dans un saladier. Récupérez leur jus. Epluchez et émincez les oignons rouges. Joignez-les aux oranges. Faites réduire le vinaigre balsamique : dans une toute petite casserole, démarrez à feu très doux, lorsque l'ébullition commence, laissez encore réduire 3 minutes, toujours à feu très doux (il sera préférable d'aérer la pièce car l'odeur du vinaigre est persistante et peut incommoder certains). Laissez refroidir ; dans un bol, préparez une vinaigrette avec le vinaigre, l'huile, le jus des oranges, le miel, le poivre et le sel éventuellement. Versez sur votre salade, laissez rendre le jus un quart d'heure à température ambiante ou au frais s'il fait très chaud. Présentez, mélangez, servez.
vendredi 7 mars 2008
Salade de Chou rouge, lardons, toasts au chèvre
Oh, ces derniers jours, le gris à l'horizon n'incite guère à la gaieté, mais ce ne sont pas quelques nuages intempestifs qui nous arrêteront !
Pour parer aux coup de froid et à la morosité ambiante, les jours sans soupe, on répare ses mirettes et ses papilles comme on peut, et toute l'année au marché le chou est roi sur les étals : fleur, romanesco, vert, blanc, frisé, chinois, rouge ... une palette entière de saveurs et de textures permet la préparation de maints mets savoureux. On se prépare un bon repas complet, pour le soir, à l'aide d'un chou rouge. Pour deux personnes, il faut :
Salade de chou rouge, lardons, toasts au chèvre
1 tout petit chou rouge
1 bel avocat mûr
1 tanche de lard fumé (1 cm d'épaisseur)
2 tours de moulin à poivre
1 petite échalote
2 tranches de pain complet
2 tranches de bûche de chèvre frais cendré
1 c.c. de miel
1 c.s. de moutarde
1 c.s. de vinaigre de framboise
4 c.s. d'huile d'olive
Préparez la salade : émincez le chou au couteau, ne le mixez pas. Emincez l'avocat, l'échalote. Faites des lardons dans la tranche, cuisez-les à feu vif, poivrez-les. Disposez le chou dans un saladier, l'avocat, les lardons, l'échalote. Pour la vinaigrette, mettez la moutarde, le vinaigre, mélangez bien, ajoutez l'huile, battez bien. Faites 2 toasts avec le pain, le chèvre, une goutte de miel, que vous dorez 10 minutes à four chaud (th. 7). Disposez un toast dans chaque assiette, servez la salade mêlée de la vinaigrette en même temps. 
jeudi 6 mars 2008
Mon Taboulé
J'ai un mari fan de taboulé, et malgré que la saison et le froid ne s'y prêtent pas du tout, hum, hum, je sais que devant ce petit plat revigorant il sera content ! Aujourd'hui, je l'ai servi en accompagnement de porc haché cuit au four, c'est nourrissant, simple, de la cuisine quotidienne, mais ce n'est pas tous les jours dimanche ! Alors il faut faire le maximum pour varier.
Mon Taboulé (les proportions sont données pour 3 à 4 personnes en entrée, 2 à 3 en plat principal).
- 200 g de semoule (grain moyen)
- 200 ml d'eau
- 200 ml d'huile d'olive
- 200 ml de jus de citron jaune
- le zeste d'un citron jaune non traité
- 1 poignée de menthe poivrée (elle sera sèche en cette saison)
- 1 petit oignon très doux émincé
- 1 concombre épépiné et épluché
- 1 1/2 c.c. de sel de céleri
- 3 tours de poivre blanc du moulin (Sichuan)
Versez tous les liquides sauf l'eau dans un saladier, égrenez la menthe entre vos deux mains pour la réduire en morceaux, laissez mariner 1 heure. Ajoutez ensuite le concombre en très petits morceaux (des quarts de rondelle), le zeste, le sel, le poivre, l'oignon, mélangez bien avec une cuillère en bois. Ajoutez l'eau puis mettez à gonfler directement la semoule que vous mêlerez avec une fourchette, et finirez en lissant bien la surface. Cette préparation doit reposer au frais au moins deux heures, recouverte d'un linge. Vous pouvez brasser pendant ce temps de repos, mais pas trop souvent.
Ce taboulé ne comporte pas de raisins secs pour la bonne raison qu'ils sont moyennement appréciés par le même amateur de taboulé, et pas de tomate ni de poivron car ce n'est pas la saison et parce que je trouve simplement que c'est meilleur sans !
Si d'aventures vous êtes échaudées par la quantité d'huile d'olive, vous pouvez bien entendu la remplacer au prorata par du jus de citron ou de l'eau. Après cela, c'est une affaire de goût, tant il est vrai que certains taboulés sont plus ou moins forts en citron. A vous d'interpréter !

vendredi 8 février 2008
Navet en salade
Quand l'hiver est là, nous glaçant les os, on est souvent réconfortés par des entrées bien fumantes, qui nous réchauffent : une traditionnelle soupe, un consommé, ou encore un soufflé. Mais c'est pour moi compter sans les entrées plus convenues en été, j'ai nommé les salades. Et j'apprécie particulièrememt les légumes râpés qui apportent beaucoup de vitamines en cette froide saison. Certains légumes peu connus sous cet usage se révèlent étonamment goûteux et très commodes à préparer. Par exemple, le navet blanc et violet, qui occupe les étals d'octobre à avril. Si les Japonais sont parmi les rares terriens à le consommer cru, additionné de vinaigre, je mets un point d'honneur à sa dégustation crue qui révèle tout un pan inconnu de sa saveur : délicat, rafraîchissant, il se confondrait avec le radis noir s'il n'était beaucoup moins fort et aigre. Il s'agit d'une petite douceur, véritable trésor pour la ligne et le transit de surcroît.
Navet en salade, pour 2 personnes il vous faut :
1 beau navet bien ferme
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
1 cuillère à café de vinaigre balsamique
1 cuillère à café de jus de citron jaune
1 cuillère à soupe rase de Gomasio (sel de sésame) aux algues
Râpez le navet avec la plus fine lame du mixer. Placez dans un saladier, arrosez de l'huile, du vinaigre, du Gomasio.