mardi 3 novembre 2009
Tarte au Poulet, ou de l'utilisation raisonnée des restes
Ce
week-end, très tard après la fin du repas, je n'ai eu de cesse de me
tracasser sur le devenir du second poulet patte
noire qui a doré plusieurs heures dans le four, sur un lit
de pommes de terre et confit dans l'ail, l'oignon et le laurier. Bien
que le recyclage soit de bon aloi toutes disciplines confondues,
j'opte difficilement pour des menus total look poulet. La
volaille est là, parée de ses plus beaux atours, dans son plat en faïence blanche, impuissante devant mes turpitudes
gastronomiques, et je me creuse les méninges pour que son sort ne
soit pas laissé au hasard.
D'une part, la nuit porte conseille, et de l'autre, la boîte à lettres m'apporta ce matin-là une réponse idoine, une réponse presque toute faite. En même temps que je reçois le dernier numéro de Cuizine, je découvre dans l'enveloppe une jolie brochure consacrée uniquement aux tartes. Le Tartezine dessiné par Myriam Huré et publié pour l'occasion par Tartes Kluger, la nouvelle enseigne parisienne dévouée aux tartes, m'inspire ... Je crois que je ne peux tirer que du plaisir de ce louange à la tarte pas quiche pour un sou.
Depuis un an, s'est opérée une petite révolution, passant du modèle éprouvé à fond anti-adhésif/diamètre 28 cm au moule à charnière en fer blanc et bords hauts, diamètre 21 cm. Cette configuration plus rustique a entièrement remodelé ma façon d'envisager le profil d'une tarte. Et m'en susurre toujours une nouvelle tentation tartesque... Les tartes ont cet avantage terrible, salées ou sucrées, qu'on peut tout mettre dedans, ou à peu près. Une bonne pâte faite maison, parfumée en accord avec la composition de la garniture, des aliments dûment choisis et un bel appétit : les conditions pour qu'elle naisse sont réunies.
Tarte au poulet, ou de l'utilisation raisonnée des restes
Pour la pâte brisée salée :
-60 g de beurre froid
-200 g de farine tamisée
-1 jaune d'oeuf
-eau froide
-10 g de parmesan râpé
-¼ de c.c. de noix de muscade moulue
-les feuilles de 3 branches de persil lavé et émincé
Pour l'appareil :
-le blanc d'un poireau taillé en rondelles et cuit-vapeur 8 minutes
-200 g de blanc de poulet cuit et émincé
-200 g de fromage frais
-10 cl de crème liquide entière
-1 gros oeuf
-poivre, sel
-50 g de fromage râpé (facultatif).
Réalisation :
Pour faire la
pâte, je préfère utiliser mon blender, question de résultat. Versez dans le bol mélangeur la farine, le persil, la noix de muscade moulue, le parmesan, le beurre coupé en dés. Mixez 10 secondes environ, ajoutez le jaune d'oeuf. Mixez de nouveau 20 secondes. Si la pâte est encore trop friable, incorporez une c.s. d'eau froide ou 2. Mixez encore un tout petit peu. Laissez
la pâte reposer au moins 1 heure au réfrigérateur en la
recouvrant de film alimentaire pour éviter qu'elle ne se déssèche. Elle peut être faite la veille.
Abaissez la pâte sur votre plan de travail et foncez le moule en faisant des bords hauts.
Dans
une jatte, mélangez tous les ingrédients à l'exception du poulet
et des poireaux. Battez
bien. Salez et poivrez à convenance.
Recouvrez la pâte des lamelles de poireaux et du poulet émincé, versez dessus l'appareil. Ajoutez un peu de fromage râpé si vous le souhaitez.
Faites cuire à four chaud thermostat 6-7 pendant 30 à 35 minutes. La tarte est prête quand le dessus est pris. Servez bien chaud avec une salade verte.
Les pommes de terre et autres condiments qui accompagnaient le poulet ont été réutilisés pour une soupe et un fond de sauce.
Mes autre recettes de Tartes salées :
Tarte poireaux-noix avec ricotta et tahini
mardi 9 juin 2009
Pizza verte courgettes et PPP (pesto de persil plat & pistaches)
Style télégraphique ou presque pour le titre de ce post qui vient contredire entièrement mes présupposés en matière de prévisions météorologiques un poil trop optimistes. La semaine passée, sandales aux pieds, tout était voué à la fraîcheur de circonstance, à grand renfort de fraises et de fèves primeurs. Idéalement, je pensais jeter par-dessus bord, pour quelques semaines trop chaudes, les desserts au four et les cuissons mitonnées... que nenni ! Depuis lors, j'ai repris le chemin des gourmandises à grand renfort de clafoutis et autres tartelettes aux fruits ...
Sans faire l'impasse sur le salé. Aficionado inconditionnel de la pizza, le gourmand qui partage ma table chaque jour ne peut guère passer plus d'une semaine sans déguster une de ces spécialités italiennes qui ont fait le tour de la galaxie. A tour de rôle, on passe le tablier du pizzaïolo-a, mais c'est comme on l'entend, il n'y a pas d'orthodoxie en la matière sous notre toit. Lorsque c'est mon tour, la dominante chromatique ne laisse que peu de place à l'improvisation ou à la surprise : vert. Heureusement, la palette est vaste du vert pâle au vert sapin. Début juin, la courgette tombe sous le sens, et je la marie avec un pesto maison, qui égaye grandement la pâte desfois lasse de se voir couvrir de pulpe de tomates.
Pour le pesto, tout est permis. Le traditionnel alla genovese comprend basilic frais, pignons de pin, parmesan et huile d'olive. Quand on a fait le tour de cette base simplissime, on y va de sa bonne intuition et on varie les plaisirs. Pour les herbes arômatiques, la coriandre, le persil plat, sont quelques-uns des possibles. Question oléagineux, la liste est longue avec les noix, les amandes, les noisettes pour ne citer qu'elles. En revanche, parmesan et huile d'olive me semblent immuables pour conforter le côté méditerranéen à l'exquis adjuvant. Dernièrement, j'avais un gros bouquet de persil plat à utiliser rapidement, et quelques pistaches non salées qui attendaient leur sort au fond de leur boîte. Proportions données pour obtenir 4 parts.
Pour le pesto :
1 bouquet de persil plat lavé
60 g de pistaches mondées non salées
60 g de parmesan râpé
1 gousse d'ail
huile d'olive
sel (selon votre goût)
Placez tous les ingrédients + 3 cs d'huile d'olive dans un mixer et procédez à plusieurs impulsions pour réduire le tout en fine purée. Au fur et à mesure, ajoutez 4 cs d'huile d'olive, davantage s'il faut détendre encore le pesto. Vous pouvez très bien l'allonger d'un tout petit peu d'eau s'il est encore trop épais. Conservez-le au réfrigérateur dans un bocal en verre bien fermé, et nappez le dessus d'huile d'olive pour éviter que le pesto ne se déssèche.
Pour la pizza :
250 g de pâte à pizza (surgelée ou prête à réaliser rayon farines)
1 belle courgette détaillée en tranches fines
1 gousse d'ail
1 cs d'huile d'olive
sel
1 boule de mozzarella de bufflonnes (~130 g)
du pesto au persil plat et pistaches (cf. plus haut)
Faites griller les tranches de courgettes dans une poële chaude huilée. Retournez-les au bout de 5 minutes, poursuivez la cuisson du même temps de l'autre côté. Salez. Réservez.
Préparez la pâte, étalez-la sur votre plaque de cuisson.
Garnissez-la de pesto : prélevez-en une c.s. puis étalez-la très finement, continuez ainsi jusqu'à en recouvrir toute la pâte. Coupez des tranches de mozzarella, disposez-les sur le pesto en les espaçant, terminez par les tranches de courgettes.
Faites cuire 15 minutes à four très chaud (th. 7-8). Dégustez la pizza bien chaude, accompagnée d'une salade roquette ou mâche.
mardi 5 mai 2009
Le Boulou de Yaël Naïm
Entre
deux eaux (j'habite entre la Loire et le Cher...), la tête encore
dans l'herbe verdoyante de mes vacances franc-comtoises et les pieds
bientôt nus sur le macadam Montpelliérain, je prends toujours cinq
bonnes minutes pour feuilleter la presse, le lundi c'est ELLE et ses incontournables fiches-recettes*.
Et la page Vie Privée-Cuisine que je prends pour parole d'évangile
quand c'est Estérelle qui la rédige. Mais y'a tellement
à faire en ce moment avec le buzz de la cuisine qu'un dossier entier
est consacré aux "(...)
People [qui] nous font la popote".
Certes toute foodista est rompue à ce genre de lecture trendy,
personnellement je ne sais jamais trop sur quel pied danser avec ce
type de recettes, et desfois, oh ! Une pépite brille là, rien que
pour soi.
Pas facile à rassasier, très exigeante avec ce que je mange, un peu pénible, quoi !, je frétille d'impatience devant le Boulou, non pas la ville mais le petit pain servi traditionnellement à l'issue de Kippour dans la culture juive. La recette est donnée par la chanteuse Yaël Naïm et rien que pour cette Madeleine je me convertirais. A bon entendeur, salut ! Le pitch : une merveille qui se situe entre le pain et le gâteau, agape bien plus nourrissante que divertissante. Moi qui, depuis bientôt trente ans, vis chaque petit-déjeuner comme la sortie d'un jeûne, alors vaille que vaille, j'essaie cette recette un tantinet régressive. Verdict : l'essayer c'est l'adopter.
Point numéro 1 : la réalisation est un jeu d'enfant, notamment j'obtiens illico la consistance adéquate. A la cuisson, le Boulou prend un joli teint légèrement doré, et se creuse de petites alvéoles couleur or qui trahissent la présence de matières grasses qui le différencient à jamais d'un vrai pain sans rien.
Point numéro 2 : que c'est bon. Vraiment - un goût agréable, une matière nourrissante, à la première bouchée émission d'un message de satisfaction pour mon cerveau : tu n'auras pas faim avant midi. Réel soulagement. Bienfait assuré et respect de l'adage diététiquement correct "Petit-déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant".
Point numéro 3 : ça se conserve plusieurs jours à l'abri dans un linge ou du papier aluminium. Pas mal comme roue de secours quand on a 3 pains devant soi malgré une coupe sombre dans les proportions.
J'ai lu diverses choses sur l'histoire de cette recette, entre autres qu'il s'agit d'un dessert créé à Sfax (Tunisie), à réaliser avec de la semoule et absolument pas de farine, avec du fenouil ou de la badiane. Quoi qu'il en soit, le résultat est 100% garanti collation super protéinée, savoureuse et de belle facture, même si je n'avais pas de graines de sésame pour la touche finale. Comment faire ? Rien de plus simple :
Ingrédients pour 6 petits pains Boulou:
-1 kg de farine
-3 sachets de levure = 33 grammes (je la choisis bio sans phosphates)
-1 verre et demi de sucre (je mets toujours du sucre roux)
-6 oeufs
-le jus d'une orange fraîchement pressée
-1 verre d'huile neutre (pour ma part j'ai mis de l'huile d'olive car même si elle n'est pas tout à fait neutre, elle a l'avantage de se marier parfaitement avec l'orange. C'est même très bien en vinaigrette).
-1 verre de raisins secs
-1/2 verre d'amandes hachées
-2 c.s. de graines de sésame blond.
Mélangez tous les ingrédients secs dans un grand saladier. Y verser tous les autres ingrédients dans leur ordre d'apparition sur la liste op. cit., mélanger jusqu'à obtenir une pâte de consistance souple, ni trop ferme ni trop molle. Si un des deux cas se présente, ajouter alors du jus d'orange ou de la farine et mélanger un peu. Formez 6 petits pains ovales et glissez-les sur la plaque du four, préalablement recouverte de papier sulfurisé. Faites cuire 40 minutes environ à four chaud th. 6. Les miens ressemblent à des cookies mais leur diamètre est de 20 cm, à partager donc !
Source : magazine ELLE n° 3304 - 25 avril 2009, page 92.
*Bientôt je ne résisterai pas à consacrer un billet sur leur genèse.
mardi 17 mars 2009
Tarte poireaux-noix avec Ricotta & Tahini
Juste avant de larguer les derniers poireaux de l'hiver, de ceux qu'on consomme en potages et pas en vinaigrette, ces poireaux king size bientôt contre les bottes jolies, j'ai réussi à inscrire sur mes tablettes une tarte aux poireaux et noix qui fait le pari d'être sans crème fraîche. Je traque cette oie blanche, sans doute sous l'effet des dossiers Régime qui éclosent plus vite que les jonquilles dès le premier rayon de soleil. Bon en réalité c'est plus par goût, je commence à me lasser vraiment de cet inséparable adjuvant culinaire de la ménagère française. Alors essayer de lui trouver un ersatz c'est mon nouveau dada. Heureusement, en découvrant les purées d'oléagineux j'ai replongé dare-dare dans le monde des bio-consommateurs, et restitué pléthore de bienfaits vraiment authentiques, osons le terme, aussi calibrés que délicieux, aussi nourrissants que dépaysants. Je tartine carrément le confit d'amandes complet les jours de grande famine, et j'adore mettre une pointe de Tahini (ou Tahin) soit dans une vinaigrette au miel pour salade d'endives, soit dans cet appareil à tarte salée.


Tarte poireaux-noix avec Ricotta & Tahini. Ingrédients pour 8 parts.
-1 pâte feuilletée pur beurre
-1 beau poireau lavé, découpé en tronçons : servez-vous des plus belles parties
-250 g de ricotta
-1 oeuf
-1 bûche de fromage de chèvre (vous n'utiliserez sans doute pas sa totalité)
-10 cerneaux de noix
-1/2 c.c. de Tahin (pâte de sésame)
-1 pincée de noix de muscade
-1 pincée de poivre du moulin
-sel (facultatif).
Faites cuire les tronçons de poireaux à la vapeur pendant 5 minutes.
Préparez l'appareil : dans une jatte, mêlez intimement la ricotta, l'oeuf, le tahini, le poivre, la muscade.
Disposez la pâte à tarte feuilletée sur un moule de 26 cm de diamètre, piquetez-la avec une fourchette, posez dessus les morceaux de poireau, étalez l'appareil et recouvres des cerneaux de noix et de tranchettes de bûche de Chèvre. Faites cuire 25-30 minutes à 180° C (th.6). Servez chaud avec une mâche assaisonnée d'huile de noix par exemple.
Mes autres recettes de Tartes Salées :
vendredi 27 juin 2008
Cake brioché courgette-chèvre
Les pic-nics offrent de multiples possibilités de finger-food, de nourritures faciles à manger sans assiettes, ou avec si l'on choisit des salades géantes pour peu que l'on ait des tables ou simplement de grandes nappes à même l'herbe, des barbecues si l'environnement civilisé n'est pas loin. Les rencontres estivales de la blogosphère culinaire approchent, saisissant justement la possibilité informelle du déjeuner sur l'herbe. Chacun y apporte son repas ou bien une réalisation en proportions assez importantes pour pouvoir la partager avec ses pairs, donnant là la formidable occasion de tester des univers gourmands, des conceptions différentes ou proches de cuisiner.
Mon premier "grand" pic-nic a lieu dimanche, il sera familial, institué, peuplé, autour de l'étang, au bord de la rivière d'Ain. On n'y mange pas de poisson. Habituellement, on y apporte des taboulés ou des salades de pâtes, ainsi que des tartes aux fruits toutes merveilleuses dont mes tantes sont spécialistes et friandes. Puis le soir, on lance le barbecue, et voguent les brochettes, saucisses aux herbes, merguez, grillades, tartines de camembert fondu.
Cette fois-ci, mon apport sera protéiné, à manger sans assiette ni fourchette, et n'obéit à aucune température de dégustation : mon cake brioché courgette-chèvre.
Cake brioché courgette-chèvre
- 2 jaunes d'oeuf
- 4 blancs d'oeuf battus en neige très ferme (ajoutez une pincée de sel à mi-parcours)
- 50 g de fromage frais type Saint-Morêt
- 300 g de courgette râpée finement
- 300 g de farine T65 + 1 sachet de levure chimique
- 10 feuilles de persil plat
- 50 g de beurre fondu
- 10 cl de crème fraîche épaisse
- 1 bûche de chèvre type Sainte-Maure de Touraine coupée en fines tranches
- une dizaine de noisettes entières pour décorer
- une pincée de poivre
Dans un grande jatte, mettre les jaunes d'oeuf, le Saint-Morêt, la crème fraîche, le beurre, le poivre, le persil plat, mélangez bien avec une cuillère en bois. Ajoutez peu à peu la farine, mélangez à chaque fois, incorporez la courgette râpée et brassez bien de nouveau. Incorporez ensuite délicatement les blancs à cet appareil, en le soulevant pour brasser.
Dans un moule à cake préalablement beurré ou chemisé, versez les 2/3 de l'appareil obtenu. Disposez des tranches de fromage de chèvre sur la surface de pâte, versez le restant d'appareil, terminez en disposant les tranches de chèvre restantes. Décorez de noisettes. Faites cuire 45 minutes à four chaud th. 6. Le cake doit être bien gonflé, bien doré. Laissez-le reposer quelques minutes avant de le démouler et de le découper en tranche d'1,5 cm. Servez chaud, tiède ou froid, avec une salade...
Si une impression de mi-cuit subsiste, cela est dû à la courgette râpée qui est un élément aqueux.
Emballé dans de l'aluminium, le cake se conserve 2 jours au réfrigérateur.
lundi 9 juin 2008
Tartelette du soleil
...ou comment apprécier dignement les premières chaleurs même si l'on ne dispose pas de barbecue sur son balcon (car, vous l'aurez deviné, tel est mon cas). C'est la première fois qu'il fait véritablement chaud depuis que j'ai entrepris l'écriture de ce blog au beau milieu de l'hiver. Car il est vrai que depuis hier, le mercure dépasse dignement les 23° C, il fait feu de tout rayon de soleil et moi je me languis de nos prochaines vacances ibères... d'autant plus que la côte basque m'appelle du fin fond du dernier numéro de côté passion. C'est arrêté, la décision est prise, nous irons donc à Donostia, ou San Sebastian, la capitale du pays basque espagnol, à laquelle on accède en longeant de belles côtes décharnées, ponctuées de plages somptueuses, et qui bat au rythme du Festival du Film durant tout l'été. S'il y fait chaud, les embruns nous rafraîchissent et les vagues nous redynamisent, vivement l'été ! En plus de délicieux et très espagnols pasteles* abondent dans tout le vieux centre. Mes préférés sont aux pignons. Avec tout ça, je ne sais pas si j'irai au pic-nic Grenoblois organisé par la divine Sophie et au pic-nic de Bercy masterisé par l'enthousiaste Dorian, car mon calendrier n'est pas encore arrêté, alors à ce jour : tout est possible. Je ne compte pas y transporter des denrées trop délicates, craignant le chaud, le froid, les bousculades métroesques et la pluie en sortant du RER. Vous gagnez en fin de compte une idée-recette simple comme d'hab' mais pas simpliste, très bien pour le soir avec une roquette.

Tartelette du soleil pour 2 personnes
-1/2 rouleau de pâte feuilletée toute prête = 2 quarts
-1 bel oignon blanc en lamelles
-4 tomates pochées et pelées
-1 c.s. de pignons
-15 g de beurre
-2 c.s. d'huile d'olive vierge extra
-1 c.s. bombée de sucre roux
-1 pincée de poivre
-1 pincée de sel
-quelques copeaux de parmesan
Faites confire l'oignon dans le beurre pendant au moins quinze minutes. Réservez. Faites confire les tomates dans l'huile et le sucre à feu très doux durant 25 minutes sans couvrir. Coupez la pâte en 2 et posez la sur des moules à tartelettes, laissez la partie qui dépasse. Disposez-y l'oignon, 2 tomates par tartelette, salez, poivrez, versez les pignons et parsemez de parmesan. Repliez les coins de pâte. Faites cuire à four chaud (th. 7) pendant 20 minutes. Dégustez immédiatement.
*un joli terme aux sonorités très décomplexantes pour qui veut conjuguer gourmandise et tenue de plage, qui signifie tout bonnement gâteau.
mardi 3 juin 2008
Cake printanier
En règle générale, lorsque l'on est couramment deux personnes à table, on voit assez difficilement comment venir à bout d'un cake conçu dans le moule idoine, c'est à dire augurant d'une préparation valable pour 4 personnes au moins. Or, mes dernières acquisitions -qui me surprennent pour le moins, car ma tête de caboche s'y refusait jusqu'à très récemment- m'ont permises de moduler cette donnée. Avec les moules en silicone, j'ai des envies terribles de tout essayer, la spatule me démange, le blender m'assaille. Pourtant ces moules sont de teinte noire, absolument pas attractifs en cuisine. Malgré ce caractère dominant, mes a priori sont récessifs. Et de me lancer vaille que vaille dans des aventures farinesques toutes plus passionnantes les unes que les autres. Celle que je vous conte aujourd'hui est très indiquée pour un pic-nic, un apéritif, mais peut également tout à fait remplir une boite-repas. Ainsi, le cake petits pois-lardons regorge de sucres lents (farine biologique T110 et petits pois frais) et n'exclut pas la verdure (oignon nouveau) ni le plaisir (lardons et parmesan).
Cake petits pois-lardons
200 g de farine T110
20 g + 10 g de beurre fondu
3 gros oeufs
300 g de petits pois frais ou surgelés à cuire à l'eau bouillante salée 7 minutes. Clotilde explique comment les écosser
100 g de lard salé en allumettes
50 ml de lait tiède
quelques copeaux de parmesan
2 tours de poivre blanc du moulin
1 oignon nouveau et sa tige émincés
1/2 sachet de levure chimique
sel (facultatif car le lard sale)
Versez la farine en puits dans une jatte, incorporez les oeufs, le lait, 20 g de beurre, la levure, mélangez intimement à l'aide d'une spatule.
Faites suer les lardons et l'oignon nouveau dans le beurre restant dans une casserole à couvert durant 5 minutes. Incorporez-les à l'appareil, mélangez de nouveau, ajoutez les petits pois et poivrez. Mêlez une dernière fois.
Versez la préparation dans un moule à cake beurré et fariné s'il est en matière classique, directement sur les parois s'il est en silicone. Vous le graisserez malgré tout s'il s'agit-là de sa première utilisation. Râpez quelques morceaux de parmesan, enfournez ce cake 30 minutes à four chaud th. 7, 180° C. Il se sert tiède ou à température ambiante.
lundi 26 mai 2008
Tarte courgettes-brousse
Vous saviez déjà en foodista avertie que les Japonaises francophiles raffolent -dans n'importe quel ordre, je ne suis pas un organe statistique- : des châteaux de la Loire (qui regorgent, comme je le sais dorénavant, de bébés européens très kawai à leur goût), des boutiques Agnès b., (particulièrement le QG de la Rue Du Jour) et du non moins proche repaire de Pierre Hermé. Autrement dit, la nippone en goguette sur le territoire français ne repartira pas au Pays du Soleil Levant sans : avoir visité Chenonceau, dégusté des tonnes de macarons, vetue d'un cardigan bien coupé. Ah, mais parfois elle fait un détour par une ville provinciale, en l'occurrence la mienne, et dévalise le stock de Fondants au chocolat surgelés d'une boutique centrale de la ville ! Une si gracile silhouette emportant un gargantuesque stock de biscuits au cacao pour 10 personnes est à mes yeux l'image d'Epinal du futur, si une protagoniste étrangère au pays de Rabelais fait concurrence au maître de la gourmandise, tout y est !
Ensuite, je dois vous informer que LA star du jour, après les créatures de rêve qui ont gravi les fameuses marches du Palais des Festivals ces derniers jours, n'est plus A. Jolie, pardonnez-moi du peu, c'est plus terre-à-terre, plus nourrissant, plus vert (quoique...). La palme chez moi revient aujourd'hui à la courgette. Explication : à l'affût de recettes me permettant de recycler (parfois) les courgettes qui s'entassent (rarement) dans le bac à légumes de mon réfrigérateur, j'ai revisité les classiques de la bonne tarte aux courgettes façon quiche. Grâce à des élans méridionaux dans mes courses de bouche ces temps-ci, je disposais fort heureusement de brousse, de pignons, d'ail et de basilic. Comme mes provisions de légumes atteignent des sommets volumétriques et kilogrammesques depuis la naissance de babychou (qui aura un an vendredi, grâce aux courgettes, notamment) je dois sans cesse jongler entre l'immédiatement consommable et le qui-peut-attendre-un-peuqui-peut-attendre-un-peu. Mais il fallait agir, pour le plus grand bien de mes douces zucchine, c'est donc avec entrain que je me lançai dans la réalisation très alléchante de ma première tarte courgettes .

Tarte courgettes-brousse, pour 8 parts et peut-être moins de gourmands.
-1 pâte feuilletée prête à l'emploi (la seule des pâtes que je ne fasse pas moi-même)
-3 courgettes lavées
-20 ml de crème fraîche épaisse entière
-150 g de brousse
-4 oeufs
-30 g de pignons de pin
-2 têtes d'ail épluchées et émincées
-1/2 c.c. de basilic séché ou 6 feuilles fraîches lavées et ciselées
-2 tours de poivre du moulin.
Tout d'abord, épluchez les courgettes en dessinant des rainures, cela fait moins de peau à avaler et des effets graphiques, qui seront bien vite absorbés par l'appareil soit, mais c'est une superstition. Faites à votre guise.
Détaillez-en des rondelles, puis cuisez préalablement les courgettes à la vapeur 10 minutes.
Préparez alors l'appareil : versez dans une jatte la crème, la brousse, les oeufs, le basilic et le poivre, battez au fouet énergiquement.
Étalez la pâte sur un moule à tarte recouvert de papier sulfurisé, parsemez-en le fond des pignons, de l'ail, puis déposez les rondelles de courgette, enfin versez l'appareil. Enfournez et laissez cuire 30 minutes th. 7 (180° C).
Servez cette tarte chaude avec une salade de mesclun+vinaigre balsamique+huile d'olive, ou tiède découpée en apéritif.
jeudi 15 mai 2008
Cake moutarde/comté



Cake moutarde/comté
· 2 gros œufs
· 1 sachet de levure chimique
· 1 yogourt brassé nature
· 3 de farine blanche tamisée ou fluide
· 1 de moutarde
· ½ de beurre fondu
· 1 pincée de poivre blanc du moulin
· 1 pincée de noix de muscade
· 150 g de fromage de Comté® râpé
Dans une jatte, mélangez les ingrédients un à un, dans l’ordre de la liste ci-dessus. Disposez un ingrédient, fouettez bien et procédez ainsi jusqu’à l’incorporation du Comté®. Prenez un moule à cake, beurrez-le et versez-y l’appareil obtenu, faites cuire 25-30 minutes à four moyen (th. 6). Laissez refroidir et découpez de fines tranches au moment de servir.
lundi 28 avril 2008
Pizza du chef
Après avoir doré nos petites peaux palottes au gré du macadam tout vendredi et tout samedi, on rêvait en secret que cette douceur chaude annonçant enfin le printemps persiste quelques jours. Que nenni ! Débuté sous les meilleurs auspices, dimanche introduisait un programme exceptionnel pour le reste de la journée : marché ensoleillé place Rabelais, petite virée champêtre à l'exposition des bouquinistes des Prébendes, puis retour de marché très primeur. Mais après coup, nos espoirs s'effondrèrent devant la teneur grisâtre et lourde de l'après-midi, qui ne fit que s'empirer. Las, nous avons pris la route pour Saumur, ville du Cadre Noir : alors, pour les non-initiés, il s'agit de l'Ecole Nationale d'Equitation qui prévaut par l'excellence de son enseignement. Et là, surprise, en gravissant les marches de la Ville Haute nous conduisant tout droit jusqu'au Chateau un soleil dardait ses beaux rayons sur notre peau toujours aussi pâle. On y croise également un atelier de compagnonnage en taille de pierre qui se justifie sans doute par la restauration incessant des monuments saumurois. D'ailleurs, ne vous avisez pas de visiter les intérieurs cette année car sous l'égide de l'UNESCO, les principaux trésors de la ville sont en travaux en 2008. Outre les pierres, une chocolaterie m'a intriguée, grâce à sa devanture titillant le chocophile. Quelques fromages de chèvre nous rappellent à la spécialité fromagère de Touraine, totalement opposée en ce sens à celle de ma région d'origine, la Franche-Comté, qui jure essentiellement par le lait de vache et sa sainte trinité : morbier, comté, bleu de Gex. J'aime bien le nom poétique du fromage de chèvre poitevin, le chabichou. Alors, pour moi, tous sont très bons, quelque soit leur degré de maturation, j'apprécie tout autant. Quelques-uns sont très jolis, d'autres juste choux. Après une fin de journée bien remplie, notre estomac creux nous conduit quasi immanquablement vers des mets disons copieux ! L'innénarable affection de Monsieur pour la pizza a donc amené en nos assiettes ceci : 
Pour 4 parts
-une pâte à pizza
-de la pulpe de tomates
-un oignon émincé
-250 g de champignons de Paris frais émincés
-6 coeurs d'artichaut
-8 anchois marinés à l'huile d'olive
-1 filet d'huile d'olive
-quelques brins d'origan
Etalez la pâte sur la plaque du four préalablement tapissée de papier sulfurisé.
Enduisez-la de pulpe de tomates, disposez dessus les ingrédients énumérés ci-dessus, dans le même ordre.
Faites cuire 15 à 20 minutes à four chaud (180° C/th. 7).
Servir immédiatement accompagnée d'huile pimentée.









