samedi 24 mai 2008
Carte de visite un jour pluvieux... et cupcakes aux amandes, glaçage de fruits rouges
Quand on a une soeur graphiste, par respect pour les crayonneurs en tous genres et les peintres de tous poils, on se doit de faire attention à tout ce qui nous entoure visuellement : typographies, polices de caractère, cercles chromatiques et autre ligne claire. Ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire, car j'y trouve carrément mon bonheur. Le billet de ce jour rend hommage à tout l'art graphique, mon préféré parmi tous les arts mineurs et majeurs -s'il faut établir là une classification- ! Il fait tellement sombre à Tours que je n'ai pas d'autre choix -guère économique, je le concède- que celui d'allumer plafonnier et autre lampe de bureau si je veux continuer à tapoter gentiment sur mon clavier. Marina a réalisé pour moi et surtout pour mon blog ces cartes "à mon effigie" suis-je tentée de dire, qui reprennent au recto des ingrédients (pièce de viande, fleur de curcuma, kiwi en coupe) sur fond de nappe vichy délicieusement rétro, et au verso le descriptif du blog. Ma mission consiste maintenant à essaimer ces papillons chez mes commerçants favoris, en commençant par mes parents.
Cupcakes aux amandes et leur glaçage aux fruits rouges, pour une vingtaine de cupcakes :


Pour le plaisir, je vous transmet quelques images pour enfants sages car j'ai fait d'autres cupcakes, cette fois-ci des cupcakes aux amandes et leur glaçage aux fruits rouges. Je vous en épargne ici la description car elle a déjà fait l'objet d'un précédent billet. Mais je dois vous conter les modifications que j'ai apporté à ces cupcakes à l'eau de rose.
65 g de sucre blanc et 50 g de sucre type Rapadura = sucre de canne complet au goût prononcé et au pouvoir sucrant plus élevé que le sucre blanc classique
25 g de poudre d'amandes et pas d'eau de rose
J'ai réalisé le glaçage avec du sucre glace et le reste du jus issu d'un paquet de mélange de fruits rouges surgelés. Je pensais également le confectionner avec du jus de betterave dont la splendide teneur pigmentaire magenta n'est plus à prouver, or, des piques se sont dressés devant moi, excédés par les abus d'additif alimentaire dans les yogourts industriels des années 1970... J'abdique à tout jamais devant cette alternative dont je n'imagine aucunement la qualité gustative avec les cupcakes et qui pourrait avoir raison de mon amour pour la betterave, que j'ai mis des années à apprécier.
Pour finir en gourmandise, puisque tel est le lien qui unit plus fort que tout les bloggeurs et bloggeuses culinaires, voici sans jeu de mot un lien très miaoumiamesque qui fait étal de cup cakes stories, celui de Rachel.
mercredi 21 mai 2008
Que faire avec du confit d'amande ?
Verrine de Fraises au confit d'amandes
Le printemps continue sa course folle, je cours les marchés et me voilà toute entichée de ma nouvelle douceur : la fraise. J'ai trouvé ce matin des Mara des bois, "non traitées !" s'est-on bien empressé de me préciser en ces temps obscurs d'OGMisation et autre prolifération pesticidesque. Car oui, la fraise ne se conserve pas ou alors elle est vraiment mal barrée une fois qu'elle s'est faite rincée : il faut lui préférer dans ce cas une dégustation sur-le-champ que tout gourmand (-met) qui se respecte n'aura pas à craindre. En feuilletant mon magazine gravement préféré, le ELLE à Table de mai-juin 2008 (n° 58) j'ai trouvé une super recette de fraisier (p. 77) totalement relooké version 2008 : il se réalise en un temps record. Avec un quart d'heure montre en main pour boucler mon dessert (excuses-moi Sophie, mais à ce moment-là ton coup de fil : c'était une question de vie ou de mort !), il n'en fallait pas plus pour me convaincre. Malheureusement, en dépit des condiments martiens et autres épices farfelues qui s'agglutinent à vitesse grand V dans mon placard à épicerie lilliputien, je n'avais absolument pas tout ce qui fait le piquant de leur recette ! Damned, heureusement, de la ressource, ça j'en ai, et quand une idée me trotte dans le tête, elle ne s'enfuit que -très- rarement. Ce midi, nous sommes venus à bout de la moitié de la barquette de Mara des bois. Hier, c'était Marat assassiné dans sa baignoire, aujourd'hui, les Mara assassinées à (ma) table ! Mais on crie youpi de bonheur gustatif ! Petit bémol : extrêmement déconseillé à celles et ceux qui font attention à leur silhouette pré-bikinesque.
Blog Scriptum : je découvre aujourd'hui le nouveau concours organisé par le site 750g.com qui n'a pas fini de me plaire, puisqu'il s'agit du thème des Verre'in. J'y adjoins de suite cette recette, bien d'autres seront envoyées.
Verrine de Fraises au confit d'amandes, pour 2 verrines :
125 g de fraises de la variété dont vous disposez : Ciflorette, Mara des bois
125 g de mascarpone
1 jaune d'oeuf extra frais (ne cuira pas)
1 c.s. bombée de poudre d'amande
1 c.s. bombée de confit d'amande au sucre de canne (diabolique, quoique sa consistance ressemble beaucoup à celle du très éloigné beurre de cacahuète. Il se trouve dans les magasins bio, la marque Jean Hervé notamment est excellente.)
Mixez le jaune d'oeuf et le mascarpone pour obtenir une crème bien lisse. Ajoutez le confit d'amande, la poudre d'amande, mixez encore. Ce sera moins lisse mais plus épais, cependant pas d'inquiétude à avoir, c'est normal avec le confit d'amande.
Lavez vos fraises, mettez-les sur un torchon pour les sécher, ne les frottez pas. Coupez les en 2 dans le sens de la longueur, réservez-en 2 pour la décoration sommitale.
Disposez dans vos verrines la crème, les fraises coupées en 2, la crème, les fraises restantes. Réservez au frais 30 minutes au moins. Servez.
mardi 20 mai 2008
Soupe de mangue au gingembre en verrine

Madame, Monsieur, bonsoir, je suis particulièrement heureuse de vous annoncer la naissance de mon petit dernier : la Soupe de mangue au gingembre qui a connu un grand succès hier soir à ma table. J'en suis d'autant plus ravie que sa réalisation est, comme à l'accoutumer chez moi, pour faire dans le superlatif : hyper-simple. En plus, apprécier la mangue relève pour moi un peu d'une gageure/ cf. mes souvenirs antédiluviens (peu reluisants) de dégustation de fruits exotiques à la maternelle. Je me rappelle encore que la seule caractéristique que je lui attribuais alors était sa consistance spongieuse. Depuis, bien de l'eau a coulé sous les ponts. N'empêche, la mangue n'est pas un fruit facile, je veux dire quand il s'agit de l'éplucher et de la couper. Mais une fois ces deux étapes passées, la dégustation reste un pur régal. Pour venir à bout de la demoiselle, je procède quant à moi comme cela : oui, j'aurai sa peau en épluchant tout le fruit, puis j'en viendrai à bout en la coupant en lamelles méthodiquement autour du noyau dans le sens de la longueur. L'opération terminée, délectez-vous visuellement du résultat. Vous le méritez, car que le fruit soit vert, mur, ou blet, l'attaque fut de taille, un peu comme Saint Georges combattant le dragon. Puis passez au traitement de la bête selon l'usage que vous vous voulez en faire. Généralement, prosaïquement, la croquer telle quelle me suffit. Cependant, à force de chercher des accords culinaires (et de repousser l'achat du tant recommandé par Clotilde Culinary Artistry) par tous les bouts de ma modeste mais efficace bibliothèque culinaro-gastronomique, je picore ça et là des idées, des voyages gustatifs. Celui que je vous propose ici est dans le genre accord majeur, voyez donc :
Soupe de mangue au gingembre pour 4 personnes :
4 belles mangues bien faites
1/4 de c.c. de gingembre moulu ou 1 c.c. de gingembre frais râpé
4 fraises : le fruit ou idéalement, piochez-en quelques-unes dans un pot de confiture extra (c'était mon cas, merci maman !)
Préparez les mangues comme indiqué dans le texte ci-dessus. Mixez-les soit avec un mixer plongeant, soit au blender de façon à les réduire en soupe. Ajoutez le gingembre, mixez de nouveau 15 secondes. Répartissez la soupe dans 4 verrines, réservez au frais. Au moment du service, décorez avec une fraise/personne.
Vous pouvez accompagner ces verrines de mini-muffins ou de cup cakes (= fairy cakes) parfumés avec de la poudre d'amandes.
Blog scriptum : comme pour ma verrine de fraises au confit d'amandes, je ne peux résister à l'enthousiasme du nouveau concours lancé par 750g.com et poste également cette recette a posteriori mais j'y tenais. Verrinez bien !
lundi 19 mai 2008
Gateau de ménage aux pommes
Gâteau de ménage aux pommes 
Oui, ça m'amuse de le nommer ainsi, car entre les couches de babychou qui débordent dans le porte-bébé dorsal et les grandes vaisselles post-cuisine, j'ai parfois cette sensation étrange et pas du tout grisante de m'faire un peu la reine du ménage. Enfin, next week, je pars à Paris et cette virée est très attendue. La raison officielle de ce voyage -mais bien réelle quand même- : je passe un concours de la fonction publique (euhrk, encore un hangar rempli de plein de gens tous zombifiés le deuxième jour). La (les) raison(s) officieuse(s) : Marie-Antoinette s'expose au Grand Palais, Jérome Bibette et Thierry Marx font des billes gustatives au Laboratoire, on m'attend de pied ferme au théâtre de l'Odéon et le Cordon Bleu m'offre une démo de cuisine : à vue de nez, mon emploi du temps est chargé. Qu'importe, je continue à prendre des forces, et mes délires de cakes, gâteaux en tous genres se poursuit avec ce Gâteau de ménage aux pommes qui convient bien aux familles nombreuses dont je ne suis pas mais aux gourmands que nous restons.
Ah ! si Versailles m'était conté, je prendrais un certain plaisir à revêtir les tenues portées par la dernière reine de France, chaque matin je hausserais mon volume capillaire de quelques dizaines de centimètres grâce à l'efficacité ébouriffante de Monsieur Binet. Saviez-vous que "se casser la binette" revient à ce cher coiffeur royal dont le patronyme féminisé qualifie ici le fait de tomber, sans doute sous le poids de ces coiffes hautes comme des gratte-ciel dont l'équilibre est bien chancelant. J'ai visionné dernièrement le film éponyme de Sofia Coppola et cet enchantement que j'ai connu lors de sa sortie en 2006 a resurgi, c'est ma Madeleine de Proust à moi, tout comme l'excellent ouvrage de Stefan Zweig, Marie Antoinette dans lequel l'auteur élabore une biographie exceptionnelle, magnifiquement écrite, à la documentation érudite mais très digeste, là réside tout le talent du maître. Si vos tables de chevet sont dépourvues de livres en ce moment, je ne saurais que vous en conseiller la (re-)lecture.
Passons aux choses sérieuses, maintenant je vous livre la recette de mon très convivial Gâteau de ménage aux pommes
1 yahourt nature type La Laitière
3 pots de farine T 110
2 pots de sucre de canne complet (Rapadura, Mascobado)
2 gros oeufs
1 sachet de levure chimique
3 pommes de la saison (le must étant la Reine des Reinettes) lavées, épluchées, détaillées en cubes
2 c.s. bombées de sucre de canne complet
15 g de beurre + 15 g de beurre fondu
sucre glace pour saupoudrer
Dans une sauteuse, faites fondre 15 g de beurre, ajoutez les pommes, faites cuire à couvert pendant 15 minutes. Ajoutez alors 2 c.s. bombées de sucre de canne complet, faites caraméliser les pommes pendant 5-7 minutes sans couvrir. Réservez.
Préparer l'appareil : dans une jatte, versez le yahourt, les oeufs, la levure, mélangez bien au fouet. J'aime bien procéder ainsi car la levure prend bien avec les éléments aqueux, tandis que certains préfèrent la mélanger directement à la farine pour une plus grande homogénéité. A vous de choisir. Ajoutez le beurre, le sucre, battez, incorporez la farine petit à petit, battez toujours.
Disposez les pommes dans un moule à fond amovible, recouvrez de l'appareil, faites cuire à four chaud (th. 7) 30 à 35 minutes. Juste avant de servir, saupoudrez de sucre glace.
Plus : parfumez l'appareil avec de la cannelle en hiver.