la cuisine selon mon envie/la cocina que a mi me gusta

je propose une cuisine conviviale, simple et haute en couleurs. Inspirée par ce que je flaire, ce que je vois, ce que je découvre, ce que j'entends et ce que je goûte. Propongo una cocina convival, simple, colorada.

samedi 26 avril 2008

Sekerpare, patisserie ottomane

Sekerpare, ce n’est pas la langue de Shakespeare

Si la pâtisserie n’est pas forcément ma tasse de thé, en revanche le thé c’est mon péché mignon. Et pour l’accompagner, je me laisse alors carrément aller aux douceurs orientales, margarine, semoule, miel et tutti quanti. Qu’il soit à la menthe ou non, le thé remporte tous les suffrages et ses copains sucrés aussi. Dans le n° 159 du magazine Saveurs, une fiche recette a retenu mon attention par sa simplicité et sa pertinence gourmande : celle qui décrit la confection (enfantine) du Sekerpare. Il s’agit d’une douceur ottomane très bienvenue malgré les petites hausses de température de ces derniers jours. Il n’empêche, j’ai réussi à réaliser plus de Sekerpare que de raison, mais quand le four fonctionne, il faut que ça dépote ! En résumé, les proportions données dans ladite fiche sont pour 8 personnes, cependant, même divisées par deux, j’obtiens pas moins de … trente pièces de Sekerpare à déguster, j’espère que cela tiendra quelques jours !

Pour réaliser 30 Sekerpare à la rose il vous faut :

  • 2 lèchefrites ou plein de plats anti-adhésif ou recouverts de papier cuisson

  • 1 œuf

  • ½ sachet de levure chimique

  • 125 g de margarine

  • 2 tasses à café de sucre roux

  • 6 tasses à café de farine de blé blanche

  • ½ tasse à café de semoule de blé

  • des pignons de pin pour la décoration (1 par pièce de Sekerpare)

Pour réaliser le sirop à la rose il vous faut :

  • 20 cl d’eau

  • 2 tasses à café de sucre roux

  • eau de rose ou 4 c.s. d’arome de rose

Battre l’œuf, la margarine et le sucre dans un saladier. Ajouter la farine, la semoule, la levure, malaxez bien jusqu’à obtenir une pâte homogène. Il est dit dans la recette que cette pâte doit être « aussi douce que le lobe de votre oreille », alors oui, je puis vous le confirmer, la pâte atteindra sans grand effort ce stade si poétique, et cela grâce à la margarine, cette coquine !

Façonner des boulettes de la taille d’une noix : prenez la pâte entre vos paumes, tournez, hop ! le tour est joué, vous avez modelé une parfaite toupie. Placez-les sur une grande surface anti-adhésion, plantez un pignon sur chaque boulette.

Faites cuire ces sablés 15-20 minutes (th. 7).

Préparer alors le sirop : portez à ébullition l’eau et le sucre, comptez 3 minutes et stoppez le feu. Ajoutez-y la rose.

Quand les sablés sont cuits, sortez-les du four et disposez-les dans un ou plusieurs grands plats à bords hauts, versez-y le sirop encore chaud. Laissez reposer plusieurs heures avant de déguster.

N.B. j’ai goûté un Sekerpare à la sortie du four, juste ensiroté (néologisme), c’était tout à fait comestible. Mais l’intérêt, avec le sirop est de leur rendre une enveloppe très fondante.

La recette originale indique un autre parfum : un sachet de sucre vanillé dans l’appareil et une c.s. de jus de citron jaune dans le sirop. Il reste encore l’essence d’amande amère, l’eau de fleur d’oranger, je vous donnerai des nouvelles quand j’aurai nourri des bataillons entiers de Sekerpare !

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Posté par orangebalsamique à 08:47 - Petites douceurs, amies des théophiles - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 25 avril 2008

Verrine de concombre mentholé aux deux cosses

verrine_de_concombre_menthol_e_aux_deux_cossesDSCN1261Grâce au concours organisé par le site 750g, vous bénéficiez aujourd'hui encore d'une recette composée de légumes. Devant la folie très tendance des verrines, j'ai craqué, il faut bien le dire, mais je crois que mon engoûement pour cette entrée (ou collation) saine ne fait pour moi que commencer. Les ténors des fourneaux de l'Aubrac, Michel et Sébastien Bras, accompagnés de la talentueuse bloggeuse culinaire Pascale Weeks nous convient à réaliser une recette à base de légumes primeurs. C'est chose faite ! car si mes papilles ne se tiennent plus de joie devant une Etincelle ou un étal de légumes, il y a fort à parier que la tonalité verte y joue un rôle important. Je me lancerai un jour dans une introspection cérébrale pour isoler le fondement de cette obsession esthético-hédoniste, peut-être en mangeant de la cervelle d'agneau comme dans mon enfance (avec du persil, bien entendu), et les souvenirs referont surface. Laissons-là cette digression. A mes yeux, le logo du concours représente un thème primesautier : la fraîcheur. Ce n'est pas que les autres saisons en soient dépourvues, non, mais ces bottes de légumes printaniers voguant sur des flots de verdure parmi les ilôts de ciel bleu m'émeuvent tout particulièrement. Telle est la raison qui m'a poussée à imaginer pour l'occasion une chose petite en soi, mais qui vaut le détour question mise en bouche. Il s'agit d'une verrine à la composition minimaliste, dans laquelle j'ai souhaité privilégié les saveurs et les consistances de chaque produit, tout en obtenant un mariage aromatique subtil et rafraîchissant. Ainsi je vous présente ma Verrine de concombre mentholé aux deux cosses. Les proportions indiquées valent pour 4 verrines à servir pour l'entrée.

Verrine de concombre mentholé aux deux cosses (4 verrines)

  • 170 g de faisselle bien égouttée (idéalement, faire égoutter pendant 12 heures au réfrigérateur)

  • un demi concombre lavé, pelé, épépiné

  • 12 cosses de fèves fraîches

  • 12 cosses de petits pois frais

  • 20 feuilles de menthe fraîche lavée, ciselée + 4 brins pour la déco

  • sel de céleriDSCN1260

  • Ecossez les fèves et les petits pois, faites-les cuire séparément, dans une casserole d'eau bouillante salée, à raison de 4 minutes pour les fèves et de 6-7 minutes pour les petits pois. Egouttez-les et rafraîchissez-les immédiatement à l'eau glacée afin de fixer toutes les qualités des légumes et conserver une belle couleur verte. Poursuivez l'égouttage jusqu'au moment de dresser.

    Préparez la faisselle : dans un bol, versez la faisselle parfaitement égouttée, salez-la, ajoutez-lui la menthe, brassez bien. Détaillez le concombre, ajoutez-le à ce mélange. Si vous avez le temps, réfrigérez une demi-heure.

    Dressez les verrines comme suit : tapissez le fond des fèves, remplissez au deux-tiers du mélange mentholé, terminez par les petits pois et un brin de menthe. Servez immédiatement.

Posté par orangebalsamique à 08:16 - Entrées froides - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 23 avril 2008

Verrine à la crème de chou-fleur

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Une blogosphère culinaire, une verrine au chou-fleur, et un séjour prochain en Franche-Comté...

Là je suis bien contente car je vais vous donner des informations non exclusivement comestibles (quoique, en cherchant bien, le fond reste le même !). Tout d'abord, j'ai envie de vous faire découvrir, si ce n'est déjà fait, le jeu de la bogosphère culinaire. Quézako ? Il s'agit d'un répertoire des blogs culinaires, répertoire électronique initié par Dominique -je fais des rimes-, auteure du désormais fameux blog cuisine plurielle qui permet de mettre un lieu sur un blog, à défaut d'un visage et encore moins fréquemment d'une voix ! Qu'importe, les devants sont pris et l'entreprise est déjà une usine à succès. Je tiens personnellement à saluer ce type d'initiative très fédératrice et vraiment sympa. S'il vous plaît également de vous inscrire sur ce (g)astronomique annuaire, rendez-vous très vite à la diabolique adresse indiquée comme suit :   http://cuisineplurielle.canalblog.com/archives/2007/12/03/7098349.htm. Sur cuisine plurielle , pour ce billet, une fois n'est pas coutume, un globe terrestre et des cartes géographiques prennent la place des espumas et autres gaspachos printaniers. Je donne moi-même en permanence le lien sur mon blog car ce repérage géographique m'est très utile et j'aime quand les choses sont imagées. J'ai pour l'instant deux illustrations qui caractérisent ma nouvelle ville, Tours (Indre-et-Loire, région Centre). Ces photographies ont été prises au Jardin Botanique, situé à la jonction entre la cité Tourangelle et l'ancien faubourg de La Riche, aujourd'hui commune de l'agglomération tourangelle, où nous avons failli habiter. La première image représente les fleurs du grand Paulownia, arbre gigantesque et superbe ; la seconde des tulipes, dont les massifs regorgent depuis quelques semaines. Le Jardin Botanique étant mon lieu de promenade quotidien (car babychou raffole des canards et aujourd'hui le cabri a grimpé sur le haut de la poussette), je décris par le menu floral la ville de Tours qui révèle mille autres richesses que je développerai ultérieurement.DSCN1135DSCN1129

Mais pour l'heure, revenons à nos moutons du jour : la verrine au chou-fleur, qui se sert en apéritif ou en entrée, c'est selon. Elle permet de consommer du chou-fleur malgré sa petite quantité, ce qui ravira les plus réfractaires. En tous cas, pour obtenir environ 1 litre de cette crème, il vous faut :

  • 500 g de chou-fleur

  • 100 g de ricotta

  • 1 dl de lait

  • 1 dl de bouillon de légumes (bio)

  • 1 pincée de noix de muscade

  • fleur de sel

  • poivre du moulin

Lavez les bouquets de chou-fleur, détaillez-les en lamelles, faites cuire au cuit-vapeur 15-20 minutes. Cette cuisson  a l'heureux avantage d'éviter que le chou-fleur ne se gorge d'eau. Laissez refroidir. Mixez tous les ingrédients de la susdite liste, de "chou-fleur" à "muscade" jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse. Réajustez l'assaisonnement si nécessaire. Déposez dans des verrines et maintenez au frais jusqu'au moment de servir. Assaisonnez de nouveau et décorez avec la fleur de sel et un tour de poivre du moulin.

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mardi 22 avril 2008

Crumble poireaux-thym

crumble_poireaux_thymDouceur provençale, régression enfantine, touche végétale maximale et consistance agréable : tout ce qui me séduit en vous cher crumble, peut être décliné en version salée. Des cigales chantent parfois au-dessus de ma tête quand je rentre en cuisine, puis elles s'envolent ou m'insufflent l'inspiration ultime ... quelle herbe, quelle épice, quel aromate. Je tire mon dernier coup de chapeau aux poireaux d'hiver avec cette recette qui nous fait doucement voguer vers l'été, sous ce soleil aujourd'hui ma foi resplendissant et chaud. La réunion du thym et du poireau préfigure les traditionnelles saveurs méridionales et estivales qu'on se prête tous à adapter l'été venu. 

Crumble poireaux-thym pour 4 personnes

  • 800 g de blancs de poireaux crus

Détaillez les blancs en tronçons, lavez-les bien, faites cuire 15 minutes au cuit vapeur. Egouttez, réservez.

  • la pâte sablée

  • 1 oeuf

  • 250 g de farine

  • 25 g de sucre en poudre

  • 25 g de parmesan râpé

  • 125 g de beurre mou en petits morceaux

  • 10 branches de thym

  • 1 pincée de sel

  • 1 tour de poivre du moulin

Dans un cul-de-poule, battez l'oeuf entier à la fourchette, ajoutez le sel, le poivre, le thym, le parmesan, le sucre. Travaillez ce mélange avec une spatule jusqu'à ce qu'il devienne mousseux. Effritez la pâte, incorporez le beurre, mélangez et effritez-la au-dessus du plat de poireaux. Faites cuire 30-40 minutes à four chaud (th. 7). Servez immédiatement.

Le plus : servez avec une roquette ou un mesclun assaisonné(e) d'un trait d'huile d'olive vierge extra et de vinaigre balsamique.

Posté par orangebalsamique à 15:01 - pizzas, cakes, tartes, tourtes salées - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 21 avril 2008

Exquise escapade rennaise !

Ave à tous les gourmands, ce week-end et malgré la pluie nous avons fait escale à Rennes, capitale de la Bretagne, et paradis des gourmets ! Je vous livre ci-après une exceptionnelle place to eat de la métropole bretonne. Car à force de battre le pavé sous le crachin local, les estomacs se gonflent d'orgueil et crient bientôt famine. Que l'on se rassure, ici, pour étancher sa soif et calmer un p'tit creux, les adresses sont légion. Je me concentrerai particulièrement sur une, la pâtisserie Le Daniel, où officie Mr. Lionel Le Daniel, heureux M.O.F. en 1997 et gardien d'un temple du sucre voué à l'esthétique et à l'hédonisme. Devant le tapis rouge que nos hôtes ont déroulé face à la réputation de cette bienséante maison, nous avons eu droit à deux dégustations différentes : l'une le vendredi à l'heure du Five O'Clock, l'autre le samedi pour parachever dignement un plateau de fruits de mer fraîchement ramené du célèbre Marché de la place des Lices. Pour calmer le jeu, j'arrête de vous mettre l'eau à la bouche et vous fais part de mes souvenirs visuels...

borealcassisflorideetincellecoeur_de_bretagneMon préféré est l'Etincelle, non seulement parce que j'ai été d'emblée séduite par sa couleur vive, printanière et pas du tout artificielle, mais aussi parce que l'Etincelle tient ses promesses gustatives pas toujours évidentes à restituer en bouche. Il se présente comme un dôme, aux parfums de pistache et de griottes, ceint d'éclats de pistaches vert sapin qui tranchent avec l'aspect plus acidulé -pop peut-on dire- de l'ensemble. A l'intérieur, une base de biscuit soutient la crème à la pistache (délicieuse) renfermant quelques griottes. Une autre surplombe le tout, et un demi-mini-macaron à la cerise signe cette pâtisserie de la griffe de Le Daniel. Dans mon coeur, vient ensuite le Coeur de Bretagne, un autre dôme tout aussi exquis, aux notes plus enfantines de caramel au beurre salé, de chocolat au lait et de palet breton. Une ceinture d'éclats de noisette borde le dôme, basé sur du palet breton, qui reçoit un flan au chocolat et caramel au beurre salé. L'incroyable légèreté de ce Coeur généreux m'a laissé rêveuse, et je suis alors contrainte de ne donner que la troisième place au tout nouveau Cassis, dont l'intérieur est une double mousse : cassis et chocolat blanc. Mais ce joli gâteau au nom de fruit rouge prendra une place croissante le soleil brillant, j'en suis certaine. Le quatrième de la famille, c'est le Floride, aux notes d'agrumes et de citron vert très côte Ouest. Sur une pâte très légère, une crème anglaise accueille des quartiers de mandarine et de pamplemousse confits, nappés de sirop sucré, agrémenté de zestes de citron vert. Pour finir, le Boréal annonce des nuits interminables, avec son double chocolat noir et lait, dont la profondeur du nappage suggère  l'intensité cacaotée dudit dessert. Architecturé comme le Cassis, il se compose d'une biscuit et d'une crème chocolatée exquise qui n'a dégal que l'enveloppe couleur ébène.

Condate, Rohazon, Rennes traverse les siècles, et je trouve que le dynamisme dont elle fait preuve la situe au premier rang des villes françaises, d'autant que le dépaysement est garanti, si l'on suit le fil conducteur de la langue, qui m'a surprise au distributeur de billets lorsque ma carte insérée fit apparaître non pas un mais deux idiomes : "Brezonheg" ou "Français". Tout un programme, je vous dis.

Posté par orangebalsamique à 18:36 - Bonnes adresses gourmandes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 20 avril 2008

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Flan courgette-épinard

flan_ric__pinard_courgette_choDans l'esprit des petites entrées faciles et déjà bien nourrissantes qui font leur vie toutes seules dans le cuit-vapeur, je classe le flan courgette-épinard. Avec le chorizo, on obtient une petite pointe ibérique pour donner du piquant à sa texture onctueuse, tandis que les pignons rappellent le chant méridional des cigales. Je ne sais pas quelle mouche me pique en ce moment, mais je suis toquée des légumes moulinés, en velouté, en purée, en flan. Cela dit comme ils seront bientôt de plus en plus nombreux ces petits nids à vitamines et à fibres, je me réjouis à plein palais. Je crois que les verrines et autres terrines de légumes ont de bien beaux jours devant elles ! Et il faut saluer leur grand bénéfice pour le moral, les gobilles, les papilles -bien sûr- dont les douces consistances ramollies quelque peu par la cuisson enchantent nos mixers et font chanter nos blenders.

Flan courgette-épinard, pour 2 personnes

  • 125 g de ricotta

  • 300 g d'épinards frais, lavés, équeutés

  • 1 belle courgette lavée, épluchée, en tronçons

  • 1 oeuf

  • 1 soupçon d'huile d'olive vierge extra

  • sel

  • poivre du Sichouan

  • 1 c.s. de pignons de pin

  • 2 tranches de chorizo

Faites cuire vapeur les épinards et la courgette pendant 15 minutes. Mixez-les avec les autres ingrédients, de la ricotta au poivre exceptés les pignons, vous obtiendrez environ 450 ml de matière. Répartissez cet appareil dans deux bols qui tiennent dans votre cuit-vapeur, recouvrez-les d'un film alimentaire, faites cuire encore 15 minutes. Découvrez, servez immédiatement avec 2 tranches de chorizo par personne.

Posté par orangebalsamique à 12:30 - Plats - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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